LIL. — C'est mon droit, je suppose
VIVETTE. — Sans doute, mais tu en abuses.
LIL. — Et de tes devoir d'épouse, est-oe que tu en abuses, toi ?
VIVETTE. — Moi, je me mêle de ce qui me regarde.
GASTON. — Silence, Vivette ! Lil a raison. Jusqu'à plus ample informé, tu es ma femme ! Je dis bien jusqu'à plus ample informé, parce qu'il faut s'attendre à tout avec ces Mohicans. Et tant que tu porteras mon nom, je ne permettrai pas que tu te conduises comme une créature de rien du tout, comme la dernière des...
VIVETTE. — Fais attention à ce que tu dis, Gaston ! Si tu persistes à me traiter ainsi, tu fen rejjentu'as. Moi aussi, j'en ai assez, tu m'entends ? Quand on veut jouer les grands outragés, il faut avoir des preuves.
GASTON. — Des preuves ? Mais nom d'un chien, qu'est-ce qu'il te faut ? Et bette lettre, ce n'en est pas une peut-être ? Et les cadeaux ?... et le loyer ?... et la bomie ? . . . et la villa ?
VIVETTE. — Eh bien ! quoi ? Qu'est-ce que ça prouve ? Rien du tout !
GASTON. — Me prends- tu pour un imbécile ? Ça prouve que...
VIVETTE. — Ça prouve que le colonel se fait des idées. Je reconnais qu'il a des égai'ds pour moi, qu'il m'aime peut-être ! Mais rien nie be i>ermets de supposer que moi, j'éprouve un sentiment quelconque pour lui.