LIL. — Que tu dis. Poui-lant tu te laisses embrasser
VIVETTE. — Fralernellemeut. C'est arrivé deux ou trois fois et devant Gaston.
LIL, détachée, perfide. — Ala ! si Gaston i>ermet... c'est différent.
GASTON. — Moi ? Mais je ne permets rien du tout ! Seulement, on se passe de mon avis. On supporte ma présence parce qu'on ne peut pas faire autrement.
LIL. — Dans ces conditions, je me demande pourquoi vous le gardez chez vous ?
GASTON. — Il n'y sera plus longtemps je vous en réponds ! Dès son retour, je le flanque à la rue.
VIVETTE. — Il faudrait avoir des biceps pour cela.
GASTON. — Sois sans crainte, je saurai m'y prendre. Et si son avenir t'inquiète, tu n'auras qu'à le suivre !
VIVETTE. — Oh ! je ne me fais pas de souci pour lui. Il trouvera tout de suite mie jeune fille prolongée pour le recueillir... N'est-ce pas. Lit ?
LIL, piquée au vif. — Pourquoi pas. Il tomberait au moins sm- quelqu'un d'honnête. Ce sont les filles sérieuses qui font les jeunes filles prolongées.
VIVETTE. — Tu veux dire que moi, je me suis pas sérieuse ?