‹ Chez les sauvages de la Colombie Britannique [microforme]Chapitre 15 sur 178 · MM · texte numérisé non relu

MM

147 (CCE LOL L -° +

PEN eu, A? RP ni PAT D pe, Fig. 2, — Tombe moderne.

Est-ce à dire qu'ils fussent déjà parfaits ? Non assurément ; le {æyèn ou jongleur médecin, l'homme du diable, comme le prêtre l’est de Dieu, avait encore beaucoup d'influence sur eux en l’absence du prêtre, et ils étaient encore loin de respecter les liens du mariage comme ils l'auraient dû. Mais comme ils me parurent dociles, j'avais tout lieu d'espérer que ces abus disparaîtraient peu à peu.

Au cours de la mission, j'admis au catéchuménat les

deux familles dont j'ai parlé. Chacun fit son rœnatsækw æ- Inœk ou accusation publique de ses fautes, et le dernier jour je confessai les vieillards et les enfants qui étaient baptisés. De ce chef, j'entendis seize confessions, fis six baptêmes et bénis deux mariages.

J'avais décidé que, eu égard à leur extrême pénurie, je ne prêcherais que cinq jours. A l'expiration de ce terme, ils me demandèrent de leur parler encore trois jours, ce que je fis sans me fairetrop prier. Mais quand au boutdeces huit jours de mission ils voulurent encore me faire prolonger mon séjour au milieu d'eux, je leur répondis que je n'étais pas venu les faire mourir de faim et, pour trancher la question, je me mis à faire mes bagages.

Les adieux furent pénibles. On sentait qu’ils me voyaient partir avec peine et j'avoue que les regrets étaient réciproques. Après mes dernières recommandations, tout le monde prit le chemin de la forêt, tandis qu'avec mon interprèle et un autre Tsilkohtine je me mettais en route pour rejoindre le R. P. Blanchet.

Adieu donc, chers enfants des hoiïs, que le bon Dieu vous protège el vous préserve de tout danger !

Je me suis quelque peu étendu sur ma première visite au lac Louzkeuz. On en comprendra facilement la raison ; c'est là que j'ai fait mes premières armes comme missionnaire et l’onaime à se reporterà ses premières amours. Du reste, les détails qui précèdent serviront à donner une idée de mes visites aux sauvages en général, et en particulier aux Porteurs.

tsælv æ- , dernier i étaient s,fis six

nurie, je *e terme, jours, ce outdeces e prolonis que je trancher

e voyaient aient récis, tout le c mon in- ; en route

bon Dieu

ière visite la raison ; e mission-

ours. Du r une idée particulier

Page 1