‹ Chez les sauvages de la Colombie Britannique [microforme]Chapitre 169 sur 178 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

re sur matin d’un violent mal de dents, je ne puis répondre que d’une manière assez maussade à ses civilités. un au- Nous campons sur la décharge d'un petit lac auquel je donnerai le nom de Murray.

chœur 24 septembre. — Remontons le lac Murray, la rivière qui | s dou- le relie au lac Sainte-Marie et une partie de ce dernier lae, | )r0pos et nous voilà au village indien. | lac ne Sommes très bien reçus par les habitants qui nous re- ( nappe gardent comme de vrais héros parce que nous avons pu | ? traverser, sains et saufs et avec un si frêle esquif, les tersapin, ribles lacs Dawson et Morice dont les profondeurs sont, disent-ils, peuplées d'ours gris marins gros comme des îles. Comment s'étonner après cela que les eaux en aient | . été si bouleversées ! | . Mon mal de dents redouble d'intensité, et je laisse à mes | ca compagnons d'aventures le soin de répondre aux nombreu- | ses questions de nos hôtes. | ses et | ce les 25 septembre. — Un peu plus calme cc matin, j'ai con- l par là fessé toute la population du village et béni les tombes des | faim. défunts qui n’avaient pas encore reçu cette consécration. MNPÈR Puis nous sommes repartis avec un nouveau canot plus | emin grand que celui de Nakon, mais en bois presque tout pourri. | ur les Nous avons refait le chemin parcouru hier jusqu’à notre | nous campement ; de là avons descendu la rivière qui décharge | apide les eaux des deux lacs Sainte-Marie et Murray dans la Nout- | FA chakoh ; puis nous devons sauter trois ou quatre rapides | d'autant plus dangereux que notre canot est moins solide. Vers le soir, nous manquons un loup de prairie et cam- | -chef pons sous les trembles. | est le emai- 26 septembre. — Décidément, il est écrit que nous ne sen- tuerons rien : oies et canards semblent ensorcelés. Deux

nouveaux rapides à sauter, une rivière large et profonde à

descendre, la faim à supporter, et nous voilà enfin à Natléh.

Deux jours après, j'étais de retour à la Mission du lac Stuart.

Il n’y avait pas encore le moindre bourgeon dans la forêt quand je quittai ma résidence le 13 mai dernier, et

maintenant que j'y rentre, le 28 septembre, les feuilles mortes jonchent les sentiers.

Fix.

fin à.

du lac

ans’ la er, et uilles | CHAPITRE PREMIER

Sommaire. — Obédience. -— Les Tsilkohtines. — Leurs faits d'armes. — « Par la corde, je veux mourir ». — La langue tsilkohtine. — Pre- mière visite. — Un pont peu sûr. — Une pétition politique. — Premier camp. — Camp d’Anarèm. — En route pour le lac Louzkeuz. — Accidents et incidents. — Arrivée. — La mission. — Condition morale. — Départ

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