‹ Chez nous (volume 4)Chapitre 4 sur 13 · L’HEURE DES VACHES · texte numérisé non relu

L’HEURE DES VACHES

coulisse, on barrait l’entrée du jardin potager, on fermait la porte de la grange, et — - « Que, vaches, quê ! )) — les bêtes entraient dans le parc.

Puis, on tirait les vaches. Dans l’ombre qui descendait, nous entendions un ruminement confus, des meuglements vers l’étable, et le bruit, très doux, du « lait tombant dans du lait ».

Du haut du clocher, l’angélus du soir jetait sur la campagne ses derniers tintons.

L'heure des vaches était passée.

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En grand’charrette

EN GRAND’CHARRETTE

Ne me parlez pas de votre chariot moderne, avec avant-train, arrière-train, flèche, timon, double bacul, crochets, chaînes et autres ferrures, et que surmonte, tel un squelette de guimbarde, une grotesque construction à claire-voie en forme de panier. Ne m’en parlez pas ! La vraie charrette à foin, c’est la grand’ charrette, à deux roues, avec échelles, aridelles, fausses barres et queues daronde. Fait de bonne épinette rouge, et d’une seule pièce, chaque limon court de la cheville au treuil ; l’essieu, érable ou cormier, est placé de telle sorte que la charge ait juste

le ballant voulu et ne porte pas trop à dos ; échelles et aridelles, un peu libres dans leurs mortaises, s’écartent pour que le voyage de foin monte en s’élargissant.

Voilà une voiture ! et solide, et facile à tourner, et qui entre dans la batterie comme chez elle.

Et dire qu’il y a, dans les villes, des gens qui n’ont jamais été en grand’ charrette 1 Les malheureux, ils ne savent rien de la vie.

Nous partions, dès le matin, avec Gédéon, le fermier. A 1 ’échelette d’arrière, Catherine, la femme à Gédéon, tenait sur ses genoux le panier où nous avions vu mettre un pain frais, une motte de beurre, un morceau de lard, et, à cause de nous, les enfants, du lait dans une bouteille. Le fils du fermier, gaillard bien découplé, qui vous soulevait au

EN GRAND' CHARRETTE

bout de la fourche les plus grosses veilloches sans rien laisser sur le champ, allait à pied, ouvrant et fermant les barrières. Notre place, à nous autres, était entre les fausses barres d’avant, avec Gédéon.

Car il y a plusieurs manières de voyager en grand ’ charrette, et chacune a ses charmes.

A l’arrière, on a l’avantage d’être tout près de terre, et les herbes hautes, en passant, vous chatouillent les jambes. Si le cœur vous en dit, vous pouvez sans peine débarquer soudain, cueillir une framboise le long de la clôture, puis rejoindre en courant la voiture qui s’en va, et d’un bond remonter à votre place. C’est fort agréable. Mais, si la Grise se met à trotter — ce que d’ailleurs elle ne fait jamais de son plein gré, car la vieille jument, qui est la plus sage des bêtes, sait bien qu’une charrette à foin n’est pas une voiture de course — si la Grise se met à trotter, ceux qui sont à ïéchelette d’arrière

en ont connaissance, je peux vous Yacertainer. C’est alors que le panier danse, et la fermière avec !

Au centre de la charrette, entre les ridelles, pourvu qu’on prenne garde aux fourches qui sont là, on est en sûreté. Mais gare aux cahots ! on se trouve sur l’essieu, et l’on se fait secouer dans le grand genre. Pour une longue route, il n’y a pas à dire, c’est dur ; mais avec une couche de foin, et pour rire un brin quand la Grise trotte, il n’y a pas meilleure place.

A l’avant, enfin, c’est comme si on était porté sur des ressorts. Et on mène ! O délices ! être assis, à côté de Gédéon, sur la queue d’aronde, les jambes pendantes, tout près de la croupe du cheval ! avoir devant soi un cheval, un cheval en vie, et qui obéit au geste et à la voix ! tenir dans ses mains les cordeaux, de vrais cordeaux de corde ! pouvoir tirer, si on veut, sur celui de gauche,

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par exemple, et voir la Grise, docile, aller à dia, puis, en tirant à hue, la ramener à droite! Mener, enfin!... Les jouissances comme celle-là ne sont pas drues dans la vie d’un homme. Ce qui m’étonnait, c’est que Gédéon ne parût pas tenir à conduire luimême. Pour la descente du Coteau de Roches, il prenait les guides, c’est vrai ; mais il ne semblait pas en éprouver de plaisir, et, après le passage difficile, il me les rendait sans ombre de regret. N’était-ce pas étrange ?

Peut-être bien que, n’ayant pas à surveiller la Grise, Gédéon se trouvait plus libre pour fumer sa pipe et pour parler. Car, tout le long de la montée à travers champs, il nous contait des histoires. Parfois, il nous disait les hivers passés dans les chantiers du Saint- Maurice ; parfois, des batailles terribles, livrées on ne savait dans quel pays ni à quelle époque, mais où invariablement le grand Napoléon battait les Anglais à plates

coutures. Le plus souvent, c’était l’Histoire Sainte que Gédéon nous contait. Le récit du déluge, en particulier, était une merveille. Nous voyions se construire l’arche, une espèce de chaland avec une grange dessus, et dans laquelle il y avait, d’un bout à l’autre, des parés et des barrures, comme dans une écurie ; puis, le grand-père Noé, de sa bonne fourche, emplissait le fanil de foin, de beaucoup de foin à cause des éléphants qui mangeaient une botte par bouchée ; ensuite, les animaux entraient, deux par deux, dans l’arche toute prête, et leur énumération était interminable. A la fin, la pluie se mettait à tomber, et Gédéon, qui avait vu l’inondation de la grande digue, devenait éloquent. . . Quand l’eau était rendue par-dessus les clochers d’églises, nous nous regardions épouvantés ; j’en oubliais de mener la jument — qui ne continuait pas moins, de son pas tranquille, à suivre la route tracée.

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Juste comme la colombe revenait à l’arche, un brin d’herbe Saint-Jean au bec, nous passions la dernière barrière et nous nous trouvions sur la terre du deuxième rang, où le foin, fauché la veille et mis en veilloches pour la nuit, attendait les faneurs.

Ah ! on vous les éventrait, les veilloches ! on vous le retournait, le foin mûr ! on vous le faisait danser, au bout de la fourche ! C’était, dans l’air, un vol de brindilles qui s’éparpillaient.

Vite fatigués, cependant, nous ne tardions guère, pendant que le fanage se continuait, à rejoindre la Grise, dételée et à l’ombre sous un arbre. Nous avions cent autres choses à. faire : la clôture à sauter, la grand’ charrette à faire balancer sur ses deux roues, des framboises à manger, des petites merises à cueillir, __ - - 53 -

des papillons à attraper, des mulots à dénicher, des poissons à pêcher. . . Car, sous un certain petit pont — que je revois encore — un ruisseau d’eau claire courait sur des roches, et il y avait tout plein de petits poissons d’argent ; nous les seinions avec nos chapeaux de paille, lesquels en étaient tout rafraîchis.

La matinée passait, et nous nous apercevions que, dans le grand champ, au lieu des petites meules arrondies ça et là, il n’y avait plus qu’une jonchée de foin qui séchait au soleil et sentait bon.

Les faneurs revenaient vers nous. Au clocher lointain sonnait l’angélus de midi.

Gédéon se découvrait :

« L’ange du Seigneur annonça à Marie ...»

Et nous répondions, tournés vers l’église, dont on apercevait, par-dessus le Coteau de Roches, la croix fleurie et le coq brillant au soleil.

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Puis, le panier s’ouvrait, et c’était la collation, sur le bord du fossé.

De son couteau de poche, Gédéon faisait une croix sur le pain qu’il allait entamer. . . Ah ! le bon pain ! le bon beurre ! le bon lait ! Et de quel appétit nous mordions dans les beurrées ! D’ailleurs, rien qu’à voir manger Gédéon, on aurait eu faim.

Mais il ne faut pas gaspiller le temps que le bon Dieu donne pour la fenaison : un botillon sous la tête, Gédéon faisait un petit somme, et le travail reprenait.

Le soleil plus ardent avait déjà séché le foin que, pour une dernière fois, les râteaux ramassaient en veilloches.

Sauter par-dessus les veilloches, c’est un excellent exercice, après dîner. A ce noble jeu, nous occupions nos loisirs jusqu’au

moment où Gédéon attelait la Grise pour rentrer sa récolte.

C’est nous, les petits, qui foulions, avec Catherine. Besogne facile, pensez- vous. . . On voit bien que vous n’avez jamais foulé ! Je gage que vous ne sauriez pas comment recevoir les premières fourchetées, ni comment les disposer au fond de la charrette, jusqu’à hauteur d 'aridelles, pour établir un bon et large ber, sur quoi pourra s’élever la charge. Vous pensez aussi que, pour faire le tour du champ, d’une veilloche à l’autre, un cheval se conduit comme à l’ordinaire. . . Je voudrais vous y voir ! Vous seriez làhaut, entre ciel et foin, et vous attendriez naïvement que quelqu'un vous envoie encore une botte, ou dise au cheval d’avancer ; tout à coup, une secousse en avant, un cahot à droite, et patatras ! vous seriez à terre, probablement avec quelque chose de cassé. Ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut

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faire. Quand une veilloche est chargée, Gédéon dit au fouleux : « Tiens-toi ben ! » et c’est assez : la Grise a compris ; sans autre commandement elle part, pour s’arrêter d’elle-même à l’autre amas ; et la charrette peut cahoter, vous vous en moquez bien ; car, au cri de Gédéon, vous vous êtes jeté à plat ventre dans le foin qui bondit.

Le chargement fini, Gédéon peignait avec sa fourche la chevelure de brindilles qui retombait de chaque côté, on perchait, et nous nous couchions sur la charge, pour gagner la grange, au bout de la terre du deuxième rang.

A la tombée du jour, la dernière charge prenait le chemin du village. Et c’est donc sur un voyage de foin que nous revenions du champ.

Cette dernière manière de voyager en grand ’ charrette est, en vérité, la plus recommandable. Vous disparaissez presque dans le bon foin, et le plus dur cahotement se transforme, sur cette couche molle et fléchissante, en un bercement qui vous endort.

Et vous songez qu’à la maison, où vous allez, une bonne grand’mèrc a préparé le repas du soir, et qu’il y aura sans doute, pour les petits qui sont allés au champ, des tartines de crème douce avec du sucre du pays dessus . . .

La maison condamnée

LA MAISON CONDAMNÉE

Enfants, elle nous faisait peur ; nous n’osions l’approcher.

Pourtant, la barrière donnant sur le jardin était ouverte ; mieux encore : arrachée de ses gonds, la barrière gisait par terre. Et personne pour interdire l’entrée ! Au retour de l’école ou de l’église — nous marchions alors pour notre première communion — il eût fait bon, a maison condamnée se trouvant à mi-chemin, s’y arrêter, s’asseoir sur les marches basses du perron. D’autant que dans le verger tout proche il y avait des prunes, des cerises à grappes, des pommes, des gadelles, qui mûrissaient au soleil, et que, dans

le jardin, des fleurs, poussées au hasard du soleil et de la rosée, envahissaient les allées avec les herbes folles et s’ouvraient au petit bonheur. Tout cela était à l’abandon, sans maître, sans gardien. Mais nous passions, sans arrêter jamais, devant la maison condamnée : elle nous faisait peur.

Aussi, c’était, au bord du chemin, comme un tombeau. Des planches, grossièrement clouées en travers, barraient la porte et les fenêtres de la triste demeure. Jamais une fumée à sa cheminée de pierres ; jamais un rayon de soleil sur la planche de son seuil ; jamais une lumière à ses yeux clos. Aveugle et sourde, la maison abandonnée restait indifférente à la large diaprure des champs, comme au bruissement infini des prés; froide et muette, rien ne pouvait la faire sortir de sa torpeur, et nulle voix humaine n’éveillait ses échos. Nulle voix humaine . . . mais, la nuit, n’avait-on pas entendu, dans le vent

LA MAISON CONDAMNEE

qui soufflait, venir de la maison morte des cris longs comme des plaintes ? Plusieurs l’affirmaient.

L’un de nous avait un jour proposé d’écarter les planches d’une fenêtre et de regarder en dedans. Mais nul n’avait osé. Il se passait peut-être, sous ce toit, des choses terribles ; derrière les fenêtres closes, des ombres sans doute remuaient ; et quelle terreur, si, l’œil à la vitre, nous avions aperçu, dans une chambre tendue de noir, un cercueil, un mort, et des cierges autour !... Le soir, nous passions de l’autre côté du chemin et détournions la tête, de peur de voir quelque chose.

La maison était-elle donc hantée, comme la faisaient nos imaginations d’enfants ? Non, mais de vieux souvenirs glissaient le long de ses murs, et des âmes anciennes pleuraient lamentablement au fond de ses chambres vides.

Autrefois, la maison condamnée avait été vivante et joyeuse ; joyeuse du rire des

enfants nombreux et de la gaîté chantante des grands-pères, vivante du travail qui sanctifie les jours et fait les âmes fortes. Pendant un siècle et plus, les fils avaient succédé aux pères et possédé ce bien au soleil, et toujours la terre avait nourri leurs familles. Pendant un siècle et plus, les ancêtres, les uns après les autres, étaient nés, avaient vécu, étaient morts dans la maison aujourd’hui fermée ; et chacun, quand il était parti pour le grand voyage, avait laissé l’adieu de son regard s’en aller, par la fenêtre ouverte, vers le même champ et le même bouquet d’arbres.

Mais, un jour, le bien échut en partage à un fils en qui l’âme des aïeux ne devait point revivre. Celui-ci, chercheur d’une tâche moins rude, refusa à la terre le travail de ses mains et la sueur de son front. La terre se ferma ! Le pain manqua dans la maison ! Et lui, déjà déraciné, maudit la terre, qui pourtant ne demandait qu’à produire et que

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désolait la stérilité de ses friches. Attiré par le mirage d’un luxe facile, le mauvais habitant résolut de s’expatrier ; il vendit ses bêtes, ses meubles, son roulant de ferme ; puis, comme on cloue un cercueil, il barra les portes et les fenêtres de la maison paternelle, et s’en alla. . .

Et depuis, la maison de l’émigré était fermée, condamnée, presque maudite, objet de terreur pour les enfants, de tristesse pour les voisins, de désolation pour la paroisse.

Ceux qui partent ainsi savent-ils bien ce qu’ils font, et qu’ils désertent un poste d’honneur, et qu’ils manquent à un devoir sacré ? Croient-ils ne laisser derrière eux qu’un toit, sur quatre murs ? Ce qu’ils quittent, en vérité, et à quoi ils renoncent, c’est plus que cela : c’est le pays natal ; pour celui-ci c’est la montagne, pour celui-là la plaine, mais, pour tous, au flanc des collines ou dans la vallée, c’est la paroisse où s’écoula, paisible.

la vie des anciens, l’église où se plièrent leurs genoux, la terre qui garde leurs os ; c’est la glèbe que les aïeux fécondèrent d’un rude et pénible labeur ; c’est le trésor des traditions familiales, les saines coutumes du foyer, le culte du passé, la religion du souvenir ; et c’est peut-être aussi le parler des ancêtres, hélas ! et le respect de leurs croyances . . . C’est tout le patrimoine ancestral qu’ils abandonnent, c’est la patrie qu’ils désertent !...

Et pourtant, ô Terre maternelle, je te prie de ne point maudire ceux qui sont partis. Tous ne sont pas des ingrats. Si quelquesuns t’ont reniée et t’oublient dans la fumée des villes, ne sais-tu pas que, pour plusieurs, des drames douloureux purent seuls amener le dénouement du départ, et que de loin ceux-là te restent fidèles, rêvent encore de toi, t’aiment d’un amour plus fort que l’exil ? Chéris-les toujours, ô Terre, sous quelques

LA MAISON CONDAMNÉE

cieux qu’ils peinent ; ils sont encore tes fils ; ils font vivre à l’étranger l’âme de la patrie ; ils continuent là-bas l’œuvre que tu appris à leur enfance.

Espère- les, aussi, bonne Terre ! Si l’exil, un jour, leur est dur, et si la Providence veut qu’ils te reviennent, accueille-les, clémente et douce. Pour fêter leur retour, mets des fleurs plus fraîches au bord de tes routes, baigne tes prés dans une lumière plus chaude, fais-toi plus verdoyante et plus belle. Puis, ouvre-toi, facile, aux socs de leurs charrues ; reçois, mère féconde, la semence que leurs mains meurtries viendront épandre sur tes sillons ; et, joyeuse, germe encore, pour tes fils revenus, des blés lourds et hauts sur paille ; couvre tes prés d’herbe grasse ; emplis tes bois de rumeurs favorables ; et par toutes les fenêtres de la maison rouverte, fais entrer l’odeur, la bonne odeur de tes foins coupés !...

Les quêteux

LES QUÊTEUX

La porte, grande ouverte, laissait entrer le soleil dans la rallonge. Sur le perron, le chien dormait ; soudain, il se dressa et se prit à gronder . . .

La fermière regarda vers le chemin.

— « Encore un quêteux, fit-elle. Té-ci, Azor ! Té-ci !... Marches-tu l Va te coucher sous le four ! ))

Toujours grondant, le terreneuve obéit.

Le mendiant approcha, reçut une pleine terrinée de farine, et reprit sa route, salué par un aboiement étouffé parti du four.

Les chiens canadiens aboient aux quêteux. Ces bons gardiens flairent un danger pour la maison dans l’approche des chemineaux ; mendiants honnêtes, bohémiens, vagabonds, voleurs, jeteux de sorts, charlatans et filous, nos chiens confondent dans une même aversion instinctive tous les quêteux portant besace. Ils les chasseraient sans pitié, si, charitable, la voix des maîtres ne les rappelait au devoir de l’hospitalité.

Pourtant, les quêteux ne sont pas tous de méchantes gens, et il y en a de plusieurs sortes. Chez nous, on distingue d’abord : le quêteux qui vient de loin, le quêteux des paroisses voisines, et le quêteux de la paroisse.

LES QU Ê T EUX

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