SCENE PREMIÈRE
CLÉMENCE #er SYLVIUS arrivant tout mouillés,
CLÉMENCE
Mon ami, chauffons-nous, tu dois avoir froid.
SYLVIUS
Oh ! quand l'amour jaloux bouillonne aaus nos têtes, Quand notre cœur se gonfle et s’emplit de tempêtes, . Qu'importe ce que peut un nuage des airs
Nous jeter en passant de tempête et d’éclairs,
(À part.) Je n'ai pas besoin de lui dire que c’est de l'Hugo.
CLÉMENCE
Tu parles bien, mon ami, mais dis-moi plutôt que tu m'aimes. (Elle se pend à son cou.)
SYLVIUS
Viens plus près, Clémence. Tu as un nom comme toutes les femmes. Clémence! c’est d'un trivial à faire vomir. Je t'appelle maintenant Vertu-des-Roïs.
CLÉMENCE
Pourquoi mon Sylvius ?
SYLVIUS
La clémence n'est-elle pas la vertu des rois ? Un polisson de classique l’a dit. s LE FEU.
Que voilà donc deux individus longs en affaires ! Regarde, Sylvius, comme ces deux tisons se serrent amoureusement. (Le feu redouble de chaleur.)
CLÉMENCE
Mon ami, j'étouffe, ce feu est si vif. (Elle ôte son bc:rel,
SYLVIUS, à parl.
Queile bonne ménagère cette jeune fille fera dans dix
ans ! elle craint d’abîmer son bonnet, — tout à l'heure. (Haut.) Dis, Vertu-des-Rois, comprends-tu l'amour féroce, échevelé, égratignant ?
CLÉMENCE
Jene suis qu’une faible femme, cher Sylvius. (Elle l’étreint de ses bras et recule sa chaise.) |
SYLVIUS, à paré.
Nous avançons.
CLÉMENCE
Oh ! je suis malade, Sylvius.