‹ Chili, Paraguay, Uruguay, Buenos-AyresChapitre 32 sur 63 · I. CASPIENNE PROPREMENT DITE · texte numérisé non relu

I. CASPIENNE PROPREMENT DITE

Séparée de la mer Noire par les chaises du Caucase, la Caspienne, plus longue que large, et d'une fornie sinueuse, s'étend du trente-septième ou trentehuitième degré au quarante-septième de latitude nord. Sa plus grande largeur peut être estimée à cent trente lieues ; elle se rétrécit beaucoup le long

de la province de Mazendéran, où elle n'a que quatre-vmgt-dix lieues. Le Volga, qui, par ses alluvions successives , a formé le delta d'Astrakan , l'Oural, le Kour, l'Oxus, le Sydéris et le Macéras des anciens , viennent se perdre dans cette mer, dont ils diminuent graduellement la salure. On y trouve encore des phoques qui s'y sont tranquillement perpétués; mais on n'y rencontre plus de cétacés. Quant aux hydropliytes de la Caspienne, on ne les a pas encore observés. On ne connaît qu'un seul polypier flexible trèscurieux , recueilli sur les côtes méridionales. Cette partie est généralement formée de falaises escarpées; dans une autre direction , les flots de cette mer intérieure couvraient autrefois une étendue beaucoup plus grande, qui n'offre aujourd'hui que des déserts sablonneux et salés.

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