‹ Chillon; étude historiqueChapitre 11 sur 49 · Etiamsi mori cum eo conîingeret · texte numérisé non relu

Etiamsi mori cum eo conîingeret

61. Le recueil des Décrétales? Il est probable, au moins tel qu'il existait alors. Ainsi les circonstances auraient donné lieu dans ce temps à la composition de ce recueil. Le langage que Radbert met dans la bouche des évêques est d'autant plus remarquable qu'on ne peut douter de son authenticité. D'autres pièces de cet âge sont évidemment eontrouvées. Vëjntre de Grégoire IV, adressée aux évêques de France [Bouquet, VI, 352), est assurément dans ce nombre. Mais la citation du moine de Corbie est incontestable, et elle permet de marquer avec quelque certitude l'origine et le moment de la production d'un acte qui fait époque dans l'histoire.

62. « Mirabatur ac verebatur... (Il est étonnant, en effet, qu'il ait dû passer les Alpes pour apprendre ce que ne lui avaient pas appris les Archives de Saint-Pierre).... Deinde gratanter accepit et valde confortatus est. »

63. Ce fui dans les derniers jours de juin de l'an 836 que ces faits se passèrent, dix -neuf ans après la mort de Charlemagne, près de Colmar, au pied du mont Siegwald , sur une prairie nommée le Champ-Rouge (Rotlifeld) et qui, depuis ce jour, a porté le nom de Champ du Mensonge.

64. « Omnes sua quaerunt, pauci qiue Dei.... Solus iste iam non poterat contra omnes.... Palpabam , quasi in tenebris. » Page 567. — Un jour, Waia surprit les principaux officiers de Lothaire qui partageaient l'empire entre eux. Honteux, ils lui demandèrent ses conseils. « Tout est très bien, répondit-il, sauf que vous n'avez rien laissé à Dieu de ce qui revient à Dieu, et que vous n'avez eu aucun égard aux vœux des gens de bien. » Page 516.

65. « Wala, sua consilia nihil pendi animadvertens , ab utrisque discessit, salutato Ludovico, qui eum, uti et Lotharius, retinere conabatur. » Ann. bened. ÏI, 559.

66. Annales Bertinenses , dans Perte , 429. Radbert , Ibid. 563. — Vita Hludowiei imperatoris. Ibid. 641. — « Lothario addictus, Ludovici tamen partes pro modulo et rerum instantium difïîcultate juvit.» Ann. bened. II, 575.

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