‹ Chillon; étude historiqueChapitre 12 sur 49 · Non lues, sed febris eum corripuit. » Ann. bened · texte numérisé non relu

Non lues, sed febris eum corripuit. » Ann. bened

69. « Sollicitior pro Lothario imperatore, quam pvo se. •« Radbert. Ann. bened.

70. « Pridie Kalendas septembris (31 août). » Liber pastuum. « Pridie idus septembris (12 septembre). Index Corbeiensium abbatum. » — Voyez Mabillon. Ann. bened. II, 576. — Lorsqu'on apprit à la cour de Lothaire la mort de Wala, la reine Ermengarde envoya de tous côtés des messagers inviter les personnes de religion (beatos homines) à élever en commun leurs prières au ciel pour l'âme d'un si grand homme.

71. « Una conversaiio, etsi parum dispar causa. Una religio, una fuga, una quies. » Radbert.

72. « Beatus vir qui suffert tenta lionem, quoniam cum probatus fuerit, accipiet coronam vital » Radbert, dans Perte, II, 569.

Notre notice sur un Premier prisonnier de Chillon était écrite, telle que nous la publions, lorsque nous avons pris connaissance d'un ouvrage récent : Wala et Louis-le- Débonnaire , par M. Himhj, archiviste paléographe et professeur au collège Rollin (Paris 1849). Ce livre atteste la solidité des études qui se font à l'Ecole des Chartes et le mérite particulier de M. Himly. Le rôle de Wala, demeuré une énigme pour les historiens, restait à dégager du milieu des narrations brèves et obscures des contemporains, de leurs allégations contradictoires, et des voiles dont Pascase Radbert a cru prudent d'envelopper le panégyrique qu'il nous a laissé de son ami. Le premier, M. Himly, a bien fait voir que les hautes qualités de Wala lui avaient assuré le premier rang dans l'Etat , tant que vécut Charlemagne, et lui donnèrent le premier rang dans l'opposition , sous le règne de Louis-le-Débonnaire. Il a fait ressortir que la politique de WTala n'était autre que celle du grand prince qui, plus qu'aucun, l'avait honoré de son amitié, et dont il eût voulu continuer la pensée. Comme Charles, Wala voulait l'unité de l'empire, l'union, en même temps que la libre action, de l'Eglise et de l'Etat, et la fusion, dans cette alliance, des éléments germaniques et romains. Nous sommes heureux de nous rencontrer dans ces vues avec le savant professeur de Paris. Mais il est deux points sur lesquels nous aurions quelque peine à nous mettre en plein accord avec lui. Il nous paraît difficile

de ramener à l'unité les traits dont M. Himly compose ie portrait de Wala. Nous nous demandons si l'écrivain de notre siècle ne se montre point trop dans le dessein qu'il trace de l'une des figures les plus franches et les plus énergiques d'un âge de jeunesse et de vigueur. Nous doutons aussi que l'antagonisme de Louis et de Wala ait eu sa source dans une antipathie personnelle et dans une haine instinctive; il suffit , pour l'expliquer, de l'opposition de leurs vues et de la force des choses. L'un aimait, l'autre estimait son adversaire; mais Wala craignait dans Louis la faiblesse, qui devait faire le malheur de l'empire, et Louis redoutait Wala , comme s'il eût dû toujours voir apparaître avec lui la grande ombre de son père.

1. M. le baron de Gingins a résumé l'œuvre de M. Cibrario dans la Revue Suisse, Y, 257. L'ouvrage de M. Wurstemberger a paru en quatre volumes in-8° (1856-1858).

2. Le Contrat de Marguerite se trouve dans le Conservateur Suisse, VII, m.

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