‹ Chillon; étude historiqueChapitre 28 sur 49 · Pingon. — Les comtes de Saxon · texte numérisé non relu

Pingon. — Les comtes de Saxon

103. De Ferrato. N'est-ce point le nizzard Raymond de Féraldo dont nous lisons le nom défiguré?

1. Prêt de Louis de Châlons, prince d'Orange, à Amé VIII, de la somme de 200 florins, avec assignation sur les péages de Chillon, en 1424. — Un prêt de 269 goulden, fait à Louis, successeur d'Amé, par les villes de Bâle et de Strasbourg, n'avait pas été remboursé en 1501. — Berne et Fribourg aidèrent Louis et Amédée, dans les grandes nécessités où les avaient mis les dettes contractées par Félix V, leur père, pour parvenir à la papauté ; pour hypothèque ils reçurent le Pays de Vaud. Dès lors, l'argent manquant toujours au terme convenu, « la cour de Savoie, dit M. Cibrario (dans son Econ. polit, pag. 537), était obligée d'acheter des délais par des pensions données aux bourgeois les plus influents, par de riches dons et par de grandes dépenses d'ambassade , faute de quoi les magnifiques seigneurs de la Vieille Ligue auraient occupé le pays engagé. » — Sur Chillon, pendant les guerres de Bourgogne, lisez VHistoire de la Confédération Suisse de Millier, tomes VII et VIII de la traduction nouvelle, et M. de Gingins, dans les Mémoires et Documents de la Société d'histoire de la Suisse romane, tome VIII. — On chante encore dans les montagnes voisines cette antique coraule :

0 prince de Savouya,

T'as ton eau ben marry (bis)

T'as engaddhi La noblla Valanoûa, De Tçillon le tçathi (bis) Toti le mêliau platzé Que H'ausse à l'entouâ dau lé.

Olivier, Canton de Vaud, pag. 490.

Page 1