‹ Chillon; étude historiqueChapitre 35 sur 49 · Les Franciscains ou frères mineurs · texte numérisé non relu

Les Franciscains ou frères mineurs

49. Bonivard ajoute : « Si nous voulons vivre comme Adam, il ne nous faudra rien avoir de propre, mais vivre sur le commun. Mais en quelle partie du monde iras- tu, où les choses soient tellement communes qu'il soit permis de les prendre sans les demander, sinon en Utopie? Si tu vas aux terres neufves, où l'on dit que tout est commun, sache qu'ils n'admettent point d'estrangerz qu'ils ne mangent ; et voyre mangent les corps les uns des autres.... Il n'est plus question de parler du droict de nature ; car celui des gentz et des citez luy ont osté son crédict, et quand bien ainsi serait que tu ne véquisses que de l'aër, marchisses tout nud etc., tu ne le sauroies faire simplement et impunément. Premièrement tu seras tenu pour un fol, ce que bien tu seras ; et te courront après les petits enfantz, te picquant les fesses : les grandz prendront leur passe-temps à te donner du fouet ; tu seras picqué des mouches et autres menues bestes, dévoré des grosses : car la puissance que Dieu havait donnée à l'homme sus les bestes est faillie ; finalement les hommes te feront comme ils font à ceux des terres neufves, ils te réduiront en servitude, disant : à quoy sert ce maraut qui veut vivre sans travailler9 et à bon droict.» Amarti gênée, ou de la source du péché,

par Bonivard. Le manuscript de ce traité philosophique et théologique est de l'an 1562. Après les derniers mots, il a écrit : abba pater, miserere.

50. « Quid didici studiis audi Bernarde, sciendi Hoc tantum didici, quod nihil ipse scio, etc. »

51. ■ Sunt qui pontificem romanurn ut numen adorant. Ejus et e cœlo dogmata lapsa putant.

Sunt hune qui stygiam velut exécrant ergamin, Demonii pingant cornibus atque mali....

Ergo horninum mentes cum sint e luce creatae, Die hos quee verum cernere causa vetat ? >'on labor hic parvus, nam prima ab origine tnundi Est opus Incipiam, si recitare velim. ■

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