Manuaux des Conseils de Berne. Journal de Naegeli
57. Registres du Conseil. Froment. Roset IV. Ruchat , IV, 37. Chroniqueur, 257.
58. Confrontez les diverses négociations, entre autres le compterendu de la Conférence de Payerne, avec ce que dit Bonivard dans ses Chroniques, IV, 37. On ne savait pas avec certitude que Bonivard fût enfermé dans Chillon, mais tout le faisait présumer.
59. « Nous estions leans quatre prisonniers de Genève. Mo y je me veulx mettre le premier, pour ce qu'en estoye le premier possesseur, et en bon droict en debvoye estre l'abbé. »..-...* Et fust lors joué un terrible mystère, car le duc vouloit que l'on laissast Barra bas et crucifiast Jésus, et Messieurs de Berne laschèrent Jésus et crucifièrent Barrabas, savoir un gentilhomme, nommé D'Arbignon, détenu leans pour le meurtre de son valet, faict tant seulement pour avoir quelque peu d'argent qu'il luy sçavoit avoir. Le duc
avoir commandé de faire mourir les prisonniers de Genève, ce que ne fist le capitaine, plustôt par crainte de Messieurs de Berne que par celle de Dieu. Et quand le chastel fust rendu, ils nous tirèrent très bien et beau de prison, non pas innocentz comme Jésus, sinon à respect de l'autre, et crucifièrent Barrabas, assavoir le gentilhomme, et fust prononcée sa sentence aux deux langues thioise (teutsch, allemande) et gauloise, et disaient : «Nous te condampnons, etc., en prenant possession de nostre chastel de Chillon. » Addition aux Chroniques de Stumpf, publiée par M. Chaponière dans les Mémoires de la Société d'histoire de Genève, IV, 267.
60. « Beaufort sçut faire saulver sa femme, avec trois pleins coffres d'or, argent et bagues, qui valoient plus qu'il n'avoit vaillant, car faust entendre que, de dix lieues à la ronde, chacun y portoit ses meilleures bagues, voyre même de Thonon. » Froment. Selon la légende, Beaufort aurait enterré, en parlant, ses trésors dans le cimetière, et revient, à l'heure de minuit, en faire le compte.
61. Journal deNœgeli. Froment. Lettres des capitaines de Berne. Mss. trouvés à Chillon. Ruchat, IV, 43. Roset, IV. Registres de Genève. Léti fait durer le siège dix-huit jours; M. Picot, deux mois; 1, 353.
62. Consultez encore, sur l'histoire de Bonivard, une Notice de M. Bordier, dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. 2e série, II, 385; et la Notice de M. le docteur J.-J. Chaponière, publiée dans les Mémoires de la Société d'histoire de Genève, IV, 137. Nous attendons encore une édition complète des œuvres de Bonivard. C'est à M. Chaponière, qui en possédait une transcription complète, faite avec un rare amour et une rare exactitude, qu'il eut appartenu d'en être l'éditeur, et peut-être serait-ce aux Sociétés historiques de Genève et de la Suisse romane de se réunir pour faire cette publication sous leurs communs auspices.
C'est à M. Chaponière aussi qu'il faut recourir pour apprendre la fin de la vie de Bonivard : les quatre mariages, qui ne donnèrent au vieillard ni enfants, ni famille; les faiblesses de l'homme insouciant, qui le livraient à la merci de ceux qui l'entouraient, et la pieuse sollicitude avec laquelle la seigneurie de Genève veilla sur ses dernières années. On empêchait que Bonivard ne fût pillé par les gens
chargés de le servir, on payait ses dettes, on examinait de près les titras de ses créanciers, « attendu qu'il n'est industrieux pour régler ses affaires. » Il y a quelque chose de touchant, dit M. Chaponière, à voir, pendant une maladie grave qu'il subit, la seigneurie retirer Bonivard de sa maison de Rive, où il souffrait de la chaleur, pour le transporter dans une salle de l'hôtel de ville, et le faire soigner jusqu'à sa convalescence, puis Bonivard venir remercier ces magistrats comme ses pères. ■
1. Voyez entre autres l'Acte du 27 mai 1538, signé Egrège Garret. Archiv. vaud. « Avons à nos sujets octroyé de faire enseignes, pénons ou bandières de notre couleur rouge et noire à ondes, laquelle toujours devra estre en notre château de Chiilon. Et quand les susnommés nos sujets seront évoqués en guerre, le capitaine sera esleu en la ville de Vevey, assavoir un bourgeois de la ditte ville, le plus apparent et idoyne, et les lieutenants et porteurs d'enseignes le seront toujours ès autres seigneuries du bailliage, etc. >-
2. Bovyer, Boverio. Il demanda, en 1542, de pouvoir « étendre sa maison sur Vechafaud, ou porte de la ville. Accordé sous condition qu'il en entretiendra décemment la toiture, et que, en temps de guerre, les habitants auront droit d'entrée chez lui pour se défendre. >• Arch. de Vilkneuve.
3. Histoire des Confédérés , XII, 256. Tillier, Geschichte Bern's, III, 478.
4. Histoire des Confédérés, XIII, 150. Arch. de Berne et de Vaud, « Et devront estre adjointes armures spirituelle et corporelle, de telle sorte que l'ennemi soit obligé de se retirer avec confusion, b Circulaire de LL. EE. — Histoire du canton de Vaud, par Verdeil. II, 316.