‹ Chimie des parfums et fabrication des essences, odeurs, bouquets et eaux composées, émulsions, pâtes, teintures, pommades, dentifrices, poudres, etcChapitre 25 sur 268 · EXTRACTION DES PARFUMS PAR DISSOLUTION · texte numérisé non relu

EXTRACTION DES PARFUMS PAR DISSOLUTION

‘senter a l’exposition de Vienne ses essences concrètes dont le procédé de fabrication n’a pas été divulgué (4). La voie était tracée qui devait conduire plus tard à la découverte des essences absolues et des essences liquides dont nous dirons un mot.plus loin.

L'application de la méthode des dissolvants volatils nécessitait l'emploi de dispositifs permettant de récupérer le dissolvant et d’en éviter les pertes. Nombreux

furent les systèmes d'appareils soumis à l'essai et l’on

peut dire que tous les industriels qui fontusage de cette méthode ont apporté au matériel leurs modifications. Quel que soit le dispositif employé, l'opération se divise en trois parties bien distinctes :

1° Epuisement des fleurs ; 2° récupération du dissol-

vant qui mouille encore les fleurs après la séparation

du dissolvant chargé; 3° évaporation du dissolvant. Ce n’est que depuis quelques années, après les tenta- tives de M. Massignon, que l'emploi de la méthode qui

nous occupe s’est généralisé dans l’industrie.

Faisons connaître quelques-uns des dispositifs qui

ont été décrits.

Procédé Camille Vincent. — Le chlorure de mé-

thyle jouissant de la propriété de dissoudre les corps

gras, les résines et les huiles essentielles, M. Camille Vincent a cherché à l'appliquer à l'extraction des parfums (2).

La première expérience faite sur des bois odorants

réussit, mais on obtint un produit d'une odeur

désagréable, car le chlorure de méthyle d'industrie

(1) Roure-BERTRAND fils, Bull. scient. ind., n° ?, p. 25, et Mo-

. nileur scientifique, septembre 1875.

(2) Moniteur scientifique de Quesneville.

dO ee | EXTRACTION DES PARFUMS.

employé à cet effet AE des traces d'un produit pyrogéné à odeur persistante. ce

Le problème revenait donc à purifier le chlorure de méthyle employé. En traitant ce corps à l’état gazeux par l'acide sulfurique concentré, on y parvient aisément, car dans ces condilions le produit à odeur désagréable est retenu par l'acide sulfurique, et le liquide obtenu a une odeur propre, douce et éthérée.

Ainsi purifié, ilnelaisse par évaporation aucun résidu

odorant; il est apte à dissoudre les parfums, et à les! : ey idonnet ensuite par évaporation en leurlaissant toute leursuavité, et peut être appliqué industriellement. A cell effet, on sesert d’un appareil qui se compose : > 4 1° D'un vase digesteur dans lequel on met les plantes, dont on veut extraire le parfum; A 2° D'un réservoir à chlorure de méthyle liquide, préalablement purifié par l’acide sulfurique ; 4 3° D'un vase clos dans lequel on reçoit le chlorure. chargé des principes enlevés aux plantes, et où, à l'aide d’une pompe, on le vaporise ;

AD) une pompe à faire le vide au- -dessus du chlorure à vaporiser et à en comprimer la vapeur dans un serpentin liquéfacteur refroidi, où le chlorure li= quéfié retourne dans le réservoir n° 2. Cette dernière partie de l'appareil n’est autre que la machine frigori= fique de M. Vincent.

Pour procéder à l'extraction des parfums, de celui de la rose, par exemple, on emplit le digesteur avec les fleurs ; on ferme l'appareil, puis, à l’aide d’un robinet a cône, on fait arriver le chlorure de méthyle liquide du vase 2, de facon à baigner les fleurs. On laisse deux minutes en digestion, puis on fait passer le liquide chargé de parfum dans le récipient 3. On fait alors arri-| ver une nouvelle charge de chlorure de méthyle sur les.

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