EXTRACTION DES PARFUMS PAR DISSOLUTION. AT
fleurs, de facon à opérer un épuisement méthodique ; lon recommence ainsi plusieurs fois, en envoyant toujours le chlorure de méthyle dans le vase 3, or filtration sur les fleurs. | Enfin on fait le vide dans le digesteur pour enlever le chlorure qui imbibe les matières, et on le refoule ‘dans le liquéfacteur ; ensuite on fait passer un jet de vapeur à travers la masse épuisée pour chasser le chloture retenu par la petite quantité d’eau que renferment. es fleurs, et on reçoit le gaz humide dégagé dans un gazomètre, d'où la pompe l’aspire on le liquéfier apres dessiccation.
… Le liquide chargé de parfum et renfermé dans le vase 3 est évaporé dans le vide. A ceteffet, on fait passer autour de ce vase un courant d'eau à 30° environ, pendant que la pompe aspire le chlorure de méthyle qui se vaporise alors rapidement. Lorsque le manomètre placé sur l'appareil, et qui indiquait au début une pression de trois à quatre atmosphères, accuse un vide d’une demi-atmosphère, on met fin à l'opération. En ouvrant le vaporisateur, on trouve le parfum, résidu de la va- © porisation du chlorure mêlé à la matière grasse et cireuse. Ce mélange traité à froid par l'alcool abandonne le parfum avec toute la suavité qu'il possédait dans la plante.
En opérant ainsi, on peut non seulement obtenir les parfums généralement extraits par distillation des plantes au moyen de la vapeur d’eau, mais aussi ceux qui, trop altérables, ne peuvent être obtenus par la distillation, et ne sont recueillis que par l’enfleurage, tels que ceux du jasmin et de la violette.
Procédé Laurent Naudin (fig. 53). — L'appareil de Laurent Naudin, basé sur la distillation des solvants en
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vase clos dans le vide et a trés basse température, se compose des six éléments suivants :
1° D’un vase A (digesteur), dans lequel on extrait le parfum par contact du liquide volatil avec la matière odorante; on peut, au lieu d'un vase unique, avoir une série de récipients, communiquant entre eux, de manière à obtenir un épuisement méthodique; 20 d'un vase B (décanteur), dans lequel la solution parfumée est purgée par décantation de la partie aqueuse des fleurs fraiches, entraînées mécaniquement pendant la digestion; 3° d’un vase C (évaporateur), où se fait la distillation du solvant volatil, et où le parfum se décompose; 4° d’une pompe aspirante et foulante ee servant : a. a activer la distillation du solvant volatil par aspira- — tion de ses vapeurs et leur liquéfaction, par refoulement, dans le réfrigérant F; 6. à enlever, dans un but économique, a la fin de l’opération, les dernières traces du solvant qui pourraient subsister dans les diverses parties de l’appareil et à les refouler dans le réfrigérant F ; 5° d’un réfrigérant tubulaire F où se fait la condensation du liquide volatil. Ce condensateur est refroidi par un des. procédés connus : ammoniaque, acide sulfureux, etc.; 6° d’un récepteur R servant à emmagasiner le solvant employé.
Les trois vases A, B, C, etle réfrigérant F peuvent être tenus hermétiquement clos au moyen de joints. Le tube TT’, qui commande tout l'appareil, distribue le vide par la pompe pneumatique re Ce tube est en communication avec les tubes £, ¢’, ¢'’, munis de
robinets. Les rentrées d’air se font à volonté par les tubes 7, r', . r', yr’, ou au moyen d’air comprimé provenant de l’air extrait de l'appareil, et refoulé dans un petit récipient spécial. Des manomètres M, M', M", indiquent à tout moment l’état du vide dans chaque vase. Le niveau du liquide solvant est indiqué par un regard en verre sur chaque vase (Voy. Een A). Les vases A et C sont entourés d’une double enveloppe permettant l'introduction à
volonté de vapeur d’eau chaude ou d’eau froide (1).
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