COULEURS BLEUES
Les huiles et autres corps gras peuvent aussi étre colorés en différentes nuances en les mélant avec la solution alcoolique de solférino, vert, bleu, mauve, etc.
Lorsque les huiles, etc., ont pris la couleur, on fait évaporer l'alcool, soit par la chaleur, soit par la préci-
pitation; nous pouvons par ce moyen, pour la premiére fois, donner aux corps gras les teintes les plus variées, depuis le violet jusqu’au rose le plus tendre.
Il est encore plus simple et plus économique de remplacer l'alcool par une certaine quantilé de glycérine, et ensuite de se servir de celte dissolution DOG colorer les corps gras, huiles ou pommades.
Les colorants de la houille sont peu recommandables lorsqu'il s’agit de les appliquer aux matières grasses, ces corps ayant la propriété d’altérer a la longue les couleurs d’aniline, de leur donner une couleur gris sale et parfois de les décolorer complètement.
On peut encore avec les mêmes substances donner les plus charmantes couleurs à la GLYCÉRINE. La couleur magenta de Simpson et la couleur mauve de Perkins sont employées avec le plus d'avantage à cet effet.
Les eaux prennent les teintes mauve, magenta, solférino à tous les degrés.
Les laits et les émulsions les prennent également, mais il ne faut pas vouloir les garder trop longtemps;
en effet, au bout de quelque temps, la matière colorante
se précipite peu à peu en se combinant avec l'amygda-
Jine de l’amande ou avec la matière albumineuse de la
pistache, avec lesquelles l'émulsion a été préparée.
Couleurs bleues.
Les bleus d’aniline, l'outremer et le carmin d'indigo sont employés en parfumerie. On prépare le carmin
d’indigo en arrosant l’indigo finement pulvérisé avec de
Vacide sulfurique fumant. Aprés vingt-quatre heures, on y ajoute du carbonate de chaux (craie) jusqu'à ce qu'une nouvelle addition ne produise plus d’effervescence. Il ne reste plus qu'à filtrer. Le carmin d’indigo
ne doit pas entrer dans les savons, car il colorerait q
la peau en bleu.
3 Couleur noire.
Il n’y a pas de noir véritablement soluble dans l’eau
ni dans l’a{cool; mais l’encre de Chine reste en suspension plus longtemps qu'aucune autre substance.
On ne peut colorer économiquement la graisse et le savon en NOIR qu'avec du noir de fumée, d’abord broyé
dans l'huile et ensuite ajouté à la graisse ou au savon en quantité suffisante pour donner la nuance voulue. On emploie souvent, pour remplacer le noir de fumée, le charbon de liège.
Quelques espèces de savon sont suffisamment co:0rées par les essénces employées pour leur donner de l'odeur; tels sont le savon au blanc de baleine et le savon au citron qui devient d'un beau jaune pâle par le simple mélange de l'essence avec le blanc de suif.
Pour colorer les savons transparents, on emploie un extrait alcoolique de cochenille ou des couleurs d’aniline (fuchsine, safranine, elc.), pour le rouge; l'acide picrique, le curcuma pour le jaune, etc.
Les couleurs d’aniline s’emploient dissoutes dans la glycérine, cette coloration disparail par refroidissement du savon mais reparait au bout de quelques jours. Cependant, à la longue, la coloralion finit par disparaître totalement.