‹ Chimie des parfums et fabrication des essences, odeurs, bouquets et eaux composées, émulsions, pâtes, teintures, pommades, dentifrices, poudres, etcChapitre 95 sur 268 · MUSC ARTIFICIEL · texte numérisé non relu

MUSC ARTIFICIEL

zine. Au bout de plusieurs jours, la pression, qui avait été croissant jusqu à atteindre vingt-cinq atmosphères, commence à descendre jusqu’à un minimum de deux à . trois atmosphères. Le corps que l’on obtient ainsi est un hydrocarbure correspondant à la formule C?*05f. Le produit estdistillé par fraction, et la partie passant entre . 190 et 280° est nitrifiée en faisant agir sur elle un léger - excès soit d'acide nitrique fumant, soit d'acide sulfoni- . trique. On laisse refroidir, lave à l’eau, puis enfin dis- . tille à la vapeur. Cette opération éloigne les corps ana- . [ogues au nitrobenzol, dont l'odeur forte masque celle . du produit final. L'huile que l’on obtient correspond à . la formule C?*H!7Az0* ; son odeur est douce quand elle - est concentrée ; mais, diluée, elle présente l'odeur péné- . trante et fixe du musc.

Procédéde fabrication du musc artificiel(Mallmann). |

. — On peut obtenir du muse artificiel au moyen de cer- taines cétones automaliques dérivant de l’isobutylto- . Juène et de l’isobutylxylène qui, par nitration, donnent

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- des produits ayant l’odeur de ce parfum. Ces cétones - s'obtiennent facilement en traitant l’isobutyltoluène ou Visobutylxyléne, parles méthodes Friedel et Crafts, avec . les chlorides acides et les chlorides d'aluminium. Par

- exemple, on obtient avec l'isobutylxylène, à l’aide du . chlorure d’acétyle et du chlorure d'aluminium, une Cétone aromatique, qui a son point de fusion à 45°,5 etson point d’ébullition à 265°. En introduisant une . partie de cette cétone dans 10 parties d’acide sulfu-

rique fumant (1,525) puis tenantce mélange à une tem-

. pérature très basse, il se forme une dinitrokétone qu on

obtient en versant le tout dans de l’eau glacée. La matière brute obtenue est lavée dans une solution chaude de soude, puis cristallisée par l’alcool bouillant. En se refroidissant, le produit pur cristallise en gros cristaux,

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sous forme d’aiguilles qui ont leur point de fusion à133°. Ce produit donne un parfum exquis de musc, bien supérieur à celui du musc artificielordinaire. Si l’on traite à froid cette même cétone par un mélange d'acide nitrique fumant et d’acide sulfurique fumant, on obtient : le trinitrobutylxylène. Pour obtenir ce produit, on | introduit peu à peu une partie de cétone dans un mé- :

lange de 5 parties d’acide nitrique fumant et d’acide sulfurique fumant, puis on verse ce mélange dans de l’eau glacée. Le trinitrobutylxylène qui se sépare est lavé ensuite avec une solution de soude et cristallisé par l'alcool bouillant ; son point de fusion est 14°,5. Ce produit trinitré, obtenu par nitration de la butylxylola- . cétylcétone, donne une odeur de muse plus fine encore — que celles obtenues par les autres procédés.

Essences artificielles de fruits.

Les éthers de fruits sont employés en raison de leur : bas prix el des forts rendements qu’on en obtient pour la parfumerie bon marché (à la place des huiles essen-. tielles). On les emploie sur une plus vaste échelle pour parfumer les savons de bonne qualité (1). A

Les essences de fruits ou essences artificielles sont. des solutions alcooliques de différents éthers.

Les essences préparées avec un alcool dilué ont une odeur plus forte et plus caractérisée. <

Certaines de ces essences demandent à être colo-. rées. La couleur rouge de fraise et de framboise s’ob-« tient par le rouge d’aniline (fuchsine) dont la teinte. bleue est convenablement neutralisée par un peu de caramel.

(1) Voy. Julien Lerivre, Les savons. Paris, 1894.

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