MUSC ARTIFICIEL
par lesquelles MM. Tiemann et Krüger représentent l'irone et l’ionone :
CH3 CHB 3 a - CH3—C—CH? ( oe a CH—CH=CH—CO—CH3 eat 3 we 3 CH\ /CH—CH CH, /ch—cH CH? CH Irone. ; IJonone.
L'irone et l'ionone sont ainsi deux acétones isomériques par structure, et il faut écarter l’idée d’une isomérie optique, que pouvait faire considérer comme possible, sinon probable, a priori, l'activité de l’une et Vinactivité de l’autre.
Conclusions. — En résumé, grâce aux recherches de MM. Tiemann, Krüger et Semmler, l'industrie peut aujourd'hui fabriquer aisément un produit à odeur nette de violette. La matière première employée dans . cette préparation est le citral, aldéhyde qui se rencontre - dans un cerlain nombre de plantes odoriférantes et - qu'on se procure facilement dans le commerce. Le parfum synthétique (ionone) est isomérique avec celui qui existe dans la racine d’iris (irone). Son odeur est même plus douce que l'odeur de l'iris; elle rappelle - davantage celle de la violette en fleur. Il est probable . que celle-ci renferme de l’ionone ou de l’irone, ou une modification active de l’une de ces deux acétones isomériques.
Musc artificiel.
Sous le nom de musc artificiel, on désigne des com-
. posés aromatiques à odeur musquée que la parfumerie emploie à la place du musc naturel.
Cette curieuse propriété appartient à des carbures
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212 LES PARFUMS ARTIFICIELS. ae, a
nitrés dont le premier a été décrit par M. Albert Baur. | Ce premier muse artificiel est le trinitrobutyltoluène :
cus à
Az0? AzO? : AA | CH3 | CZCH? |
> CH3
AzO2
Il se prépare en faisant agir l’acide nitrique fumant en excès sur le métabutyltoluène résultant de l'action du chlorure de butyle sur le toluène en présence ve chlorure d'aluminium (réaction de Friedel et Crafts). Ge — composé cristallise dans l'alcool en prismes d’un pus jaunâtre fusibles à 96-97°, ‘4
On utilise également son homologue supe le® trinitrobutylxylène : 7
» CHS Az02/ \A202 - CH:
cus /c< CH Azoz CH
préparé d'une manière analogue, mais à partir du. xylène. Ce dernier composé, qui possède une odeur. moins violente que le premier, cristallise également et, fond à 110° lorsqu'il est pur (1).
A côté de ces muscs découverts par A. Baur, nous devons mentionner les brevets Schnaufer et Hupfeld, et. ‘Mallmann. À
Dans le procédé Schnaufer et Hupfeld (brevet du 17 décembre 1888), on chauffe dans un autoclave, à. une température voisine de l’ébullition, soit vers 40 ou: 50°, un mélange de métaxylol et d'alcool isobutylique en présence de quatre à cinq parties de chlorure de:
(1) Voy. Cuarasort, Les parfums artificiels,