Que le fer absorbera tout l'excédait
(87 ) de soufre qui {iourrait s'être déposé sur la croûte de sulfure de fer qui enveloppe ce mëfËl.
On peut aussi obtenir cette combinaison par la voie humide, en précipitant une dissolution d'un sel d'oxidule de fer par un hydrosulfate d'alcali : le précipité est noin Placé sur na filtre et soumis au lavage , ce précipité commence à se dissoudre dès que l'excédant du corps précipitant est presc[ue filtré, et le liquide qui passe à travers le filtre devient vert , quoiqu'il ne contienne en dissolution qu'ime très-petite quantité de ce précipité. En décomposant ce liquidé au moyen de l'hydrosulfate d'ammoniaque, le précipité ne se dissout point, et si quelque peu s'en était dissous , il se déposerait bientôt en chaufiant le liquide. Si l'on expose à l'air le précipité noir encore humide, il prend , après quelques heures , une couleur gris>blanc y parce que If fer s'oxide et que la couleur du soufre devient visible.
Cette combinaison se rencontre très-rarement dans la nature , et alors sa présence dans les mines est dangereuse , p^rce qu'en raison de l'influence de l'air et de l'humidité
(38) elle commence à se transformer en sulfate d'oxidiUe de fer, ce qui occasionne une élë' vation de température qui va souvent jusqu'à l'incandescence. Par exemple , dans les mines (Jû- liouiUe d'Angleterre il est parfois arrive qu'après de fortes pluies, de grands approvisiçnneinens de charbons de terre se sont enflammes et consumés. C'est pourquoi l'on a soin maintenant de séparer cette combinaison des charbons. Des écrivains du quinzième siècle font mention du feu qui prît dans les mines de houille près de Dusart en Ecosse , comme d'un événement déjà ancien , et cet incendie a continué jusqu'à nos jours. A Killicrran, dans le Ayrshire, le feu prit, il y a plus de soixante-dix-ans , dans une carrière considérable de houille, dont l'incendie dure encore. A Johnstown , près de Paisley, une couche de charbon de terre d'une puissance de soixante -dix pieds s'enflamma et brûla avec une extrême violence ; on y voyait une étendue de cent toises complètement au rouge-blanc, et la flamme s'élevait à cent pieds au-dessus de l'ouverture de la mine; mais on parvint à éteindre le feu en remplissant la mine d'eau.
Il est moins rare de rencontrer cette combinaison mélangée mécaniquement avec les ftulfun^s ât ftr les j^us abondans en soufre , par CTemplé, dans les rognons de pyrites de fer ; cettes-ci ont la propriété de se gonfler «l'hèle temps et de tomber en efflorescencë sous forme d'un sel farineui, composé de Aidfate de fer oxidulé, mélangé mécanique- * ment avec uiie poudre plus ou moins fine de sulfure de fer.
' On a parfois trouvé cette combinaison cristallisée dans de Team vitriolée, par Faction réduisante due à k décomposition déplantes ou «de principes animaux!; mais il faut pouf cela plus de temps, et la donibkiaisoii contient assez souvent des proportions considé^ rables de sulfure de fer d'tuie échelle ptvA eieveei
Ce sulfure «t composé de 62,77 parties de fer et 37,«3 parfîéfs de soufre, cm bien 100 parties de Ifer s'y conil^inent à 69,31 parties tfoxigène.
4) La quatrième ne peut être obtenue que par la voie humide, en versant, goutte i goutte , une dissolution neutre de sulfate ou de muriate d'oxide de fer dans ulie dissolu-
Dans les cinq combinaisoiu du fer a< le soufre que nous venons d'examiner , les multiples de soufre sont donc comme nombres i, 4, 8, 12 et 16.
Pjrrite magnétique.
Lie i^ne minéral présente aussi, quoique rarement, une autre sorte de sulfure de fer.
Il a une couleur plus foncée , une texture cristalline indétennine'e ; il est attirable à l'aimant , et on le nomme par ce motif pyrite magnétique. On crut pendant long-temps sa composition semblable à celle du troisième degré de sulTuration du fer, jusqu'à ce que Slromeyer eut démontré qu'eu le dissolvant dans les acides, il restait du soufre non dissous, et que 100 parties de fer s'y trouvent combinées avec 68 parties de soufre. Stromeyer trouva de plus qu'en distillant dans une cornue du sulfure de fer ordinaire jusqu'à ce que la chaleur rouge intense en ait chassé tout l'excès de soufre , on retrouve toujours cette combinaison de 100 parties de fer avec 68 parties de soufre. La même chose a lieu en faisant fondre du fer avec im excès de soufre , à une température ca-
• 1 1 1 II /. i M (
pable de cfaaiser eet excédant E>i ces nombres à ceux mentionna precédem»
ment, en tfouve qu'ils ne sont point, avec ces dernieri^ dans les rapports simples ordi>naires. Mais y en faisant entrer dans le calr cul rhypotibèsë que ce suUiare pourrait bien être dû à 'la combinaison de deux degrés de sulfuration du fer, on tombe sur un sulfufe dans lequel le plus haut degré de sulfuration du fer s'est combiné avec une partie du tioisième degré de sulfuration , qui contient tuois fois plus de soufre que le premier. C^st donc la combinaisoïi qui se forme presque toujours lorsqu'on pr^are du sulfure de fer artificieL
Suture de for servant à la préparatiçri
du gaz hjrdrogène sulfiiré.
On. peut obtenir ce sulfuré de trois m»nières, et la chimie l'iepiidoie très -'fréquemment à la pcéparation ' du gaz hydrogène sulfuré.
a) On mâamgé intimement un peu d'oxîde de fer, par exemple des battiiures réduitei en poudra fine , avec du soufre, «toâdbaufie ce mélaiq^ idans un vase hemiétiquement
( 44 ) bouché ; il se dégage du gaz acide sulfurique, et le sulfure de fer reste.
6) On chauffe une barre de fer deVJUlt le soufflet d'une forge, jusqu'à ce qti'dte éprouve une chaude suante et qu'il s'en détache des étincelles ; on la retire alors du feu et on la frotte avec du soufre , en la tenant au-dessus d'une écuelle remplie d'eau ; le sulfure de fer fondu coule dans cette écucUB] où il se refroidit , après quoi on le sépare du soufre fondu qui y a coulé en même temps que lui.
c) On chauffe une barre de fer jusqu'aii rouge blanc , et l'on introduit l'extrémilè chauffée dans un creuset contenant du soufre. Le fer brùle alors dans les vapeurs sulfureuses, dont le creuset se remplit, et le sulfure de fer coule au fond. Dès que la forma-* tion de ce sulfure cesse , on chauffe de nouveau la barre de fer et on remet du soufre dans le creuset On, peut continuer ainsi cette opération jusqu'à ce que le creuset se trouve rempli de sulfure de fer. Cette méthode, qui a e'té pratiquée en premier lïetl par Gahn , procure du sulfure de fer avec le plus de facilite et le moins de frais.
n est probable que le troinème et le ciii* quième degsë de siilfutation du fer peuvent lie combiner encore dans d'autres proportions que celles qui ont été mentionni^ plus haut Siromejer 9l (examiné un sulfure de. fer naturel qui contenait 44 pour cent de soufre; ce sulfure s^accorde avec cette proportion 9 que ces deux degrés de sulfur ration contiennent une égale quantité de soufre.
n tst à présumer que le fer précipité de ses dissolutions au moyen du suUure de potassiiun, peut être combiné^ par la yoie humide , à de plus fortes quantités cie soufre que dans le fer sulfuré ; mais ces combinaisons n'ont pas encore été tentées.
Dissolution du fer dans le sulfure de for.
U est difficile de prononcer sur la ques* tion de savoir si la dissolution du sulfura de fer dans le fer liquide est soumise à des limites déterminées ou non; il paraîtrait qu'on peut les fondre ensemble en toutes proportions , de même qu'im métal avec \xn, autre métal. De très -faibles quantités de soufire 9 mise» en contact à une haute tempe-
(4«) cature avec le fer le plus ductile y détruisent à k dialeur rouge cette ductilité, etmideiii le fer cassant à chaud La proportion de soufre nécessaire pour produire ce définif dans le fer, est tellement petite qu'^De ne peut souvent être rendue sensible que par une ^analyse chimique très-exacte. ^
Le fer et le soufre exercent déjà une action l'un sur l'autre «\ la température ordi* naire de l'atmosphère, lorsqu'ils sont nus en même temps en contact aveo l'eau ; on forme ainsi, dans des vases clos, un méktnge de sulfure de fer et de suISsite d'osidule de fer. A l'air libre , ces deux corps absiniienf de l'oxigène et se transforment en un sul&te. Un gros de soufre et deux gros de Umaille de fer , dont on forme avec de l'eau une pâte épaisse , et qu'on place sur une soucoupe , sous une cloche de verre contenant un
1 £n ploorgeant dans Fesn du fer cassant II chàad, qa^OQ a d^abord fait rûngir aa ftaylaa Tapeurs qoi m dflgageot «OQserTflot encore Fedear do gas hydrogène sulfuré. Lorsqu^on verse de Fean sur les scories d^od fer cru contenant du soufre, elles répandent aussi une forte odeur de gaz hydrogène sulfuré, qui fait rceonnaître ce défaut aux ouTtitri.
quart et demi d'air , s'emparent de tout l'oxjgène et laissent l'azote. C'est de cette manière que Scheele commença ses intéressantes recherches sur la composition de l'air atmosphérique. Si l'on forme avec de la limaille de fer , moitié autant de soufre et de l'eau , une pâte épaisse du poids de plusieurs livres , cette masse commence , après quelques heures , à s'e'chaufTer > et finit par s'enflammer.
Si l'on se sert dans cette circonstance d'une masse plus considérable , de cinquante à cent livres , par exemple , qu'on l'enfouisse dans la terre et qu'on dame ensuite le terrain pardessus, au bout de quelque temps la terre est projetée en l'air, et la masse de fer et de \
soufre est rouge de feu. On a cherché de cette manière ù imiter les volcans. Cette action réciproque du fer et du soufre provient de l'affinité qu'ils ont tous deux pour l'oxigène de feau, et de l'affinité' de l'acide qui en résulte pour l'oxidule de fer , qui se forme en même temps. On s'attacha pendant longtemps à cet essai , parce qu'on espérait en tirer quelque lumière sur la cause des irruptions volcaniques : mais les produits qdi ré-
snflnHnBait qif ik ont une tieongîiie.>
Le snlfïiir de fer que preieBte cMrdiuanef nf le fi^ue mméni^ n'esl point souuitf à ce cimigcaieiit H oonlieiit tant de aoufte y qifen. suppiMmt que celui-ci, psr son ogridatkwypftt se tri i uii i ini er en «ôde sulfth fic{ae, il j en auiadt deux Sois phu qu'il n'en £iudfait pour nturer le fer tnuufonné en «nddule; et même, ai ce jutfmr pouvait, par la décou^oâtion de Fean, étae disaoua dam des acidea, il foumiiait deux foia plus de aoufire que le gax hyd r ogène nf en pourrait âdisofber.
1 Je m*o§m pMtcr ici flosi dicter ecue hjrp»lhèse bardie àt DaTj, qac pcat-te» 1» parties inlMemtm 4a ^obe aant composées d^sDiascs Ibraiéi par les bases des te'rrcs arec àm soalre, àm fer ci dVatrcs asétaaxj qae ces atfiagcSy loia^^Bs se troavait ca coBtact mTce de reaa, sVudeat à ses dipcM, •ocanoucnt lés ttovy UesiCBS de terre et les Tidcaas, et par leer fosio», a» ■lojen de la cbalenr produite par le«r oudatioo , donment aaiisaaee à la laTC et antres prodeiti Tolcaoiqiief^
Les pyrites sulfiireuses ne sont âécom.' posées ni par l'air ni par l'eau.
Cette circonstance fait que le sulfure de fer au maximum n'est attaquable ni par l'air, ni par l'eau , ni par les acides , excepté cependant l'acide nitrique et l'acide muriatlque oxigéné, 11 paraît que le soufre , qui dans cette circonstance devrait être se'paré de sa combinaison et rendu libre , s'oppose à la décomposition.
Avant de quitter les combinaisons du soufre avec le fer , je dirai quelques mots d'une autre combinaison, dont les e'iëmens ne sont pas encore connus exactement. En fondant ensemble dans une cornue de verre de l'oxîde rouge de fer et du soufre (opération pour laquelle la chaleur ne doit pas être poussée jusqu'à l'incandescence ) , il se dégage du gaz acide sulfureux, et il reste dans la cornue une poudre couleur de châtaigne foncée. Cette poudre est fortement attirée par l'aimant, s'enflamme à une chaleur très-modére'e,etbrùle comme de l'ama-
dou. Les acides ne la dissolvent qae lente-
ment, en la transformant en un sel d'oxîdule, sans qu'il y ait dégagement de gaz hydrogène sulfure'. Cette combinaison se forme également en faisant volatiliser le soufre dans des vases mai fermés. La masse , après avoir été rougie , s'oxidule pendant le refroidissement , et ne conserve qu'une faible disposition à être dissoute dans les acides, avec développement de gaz hydrogène sulfuré.
Fer et pitosphore.
Le fer se combine facilement au phos* phore, en fondant ensemble de la limaille ' de fer, de la poussière de charbon et de ' l'acide phosphorique. Cette combinaison a l'éclat métallique ; sa couleur est d'un blanc gris : elle est cassante et assez fusible. On l'obtient en propcwlions déterminée», en m^ langeant dans un creuset du phosphate d'o»dule de fer, avec un quart de son poids de poussière de charbon, elle réduisant à l'aide d'un soufflet*
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propriétés du phosphure de fen
On obtient ainsi un régule qui a la couleur et l'éclat du fer; il est cassant et trèsfriable : sa cassure est grenue et a une couleur un peu plus fonce'e que celle de l'acier. JQ n'est point magnétique, et sa poussière la plus fine n'est point attirable à l'aimant: . Ce phosphure de fer n'est soluble ni danS' ' racidesuHuriqueîni dans l'acide muriatique, et il ne se dissout qu'avec difficulté dans l'acide nitrique concentré et dans l'eau régale. H se fond aisément au chalumeau, et conserve même très-long-temps, dans la partie oxidante de la flamme, le phosphore qu'il contient. Le fer y est combiné à moitié autant de phosphore qu'il en faut pour former avec l'osidule de fer un phosphate neutre.
Pendant sa formation la chaleur dissipe donc précisément la moitié du phosphore contenu . dans le sel. Il serait intéressant d'examiner I «t Ton pourrait obtenir un plus haut degré
lange par phosphure
lUriatiqoe, le fer cru s'y dii e lepHTS lODS la forme d'ui
( 5j ) de combinaison du fer avec le phosphore, en faisant rougir peu à peu un phosphate neutre d'oxïdule de fer dans un courant de gaz hydrogène.
Si l'on faitdissoudre une petite quantité de phosphure de fer dans une plus grande mauc de fer métallique , la ténacité' de ce dernier se trouve diminuée à froid, et îï en résulte que ce fer se brise facilement à la tempénilure ordinaire de Vatmosphère,bien qu'à la chal'^ur rouge îl soit aussi ductile que le fer de bonne qualité. Tous les mine'rais de fer qui contiennent du phosphate ^^ de chaux, et surtout un phosphate de fer,
^^b ■ donnent de la fonte contenant du phos-
^^m phore, qui peut être utilisée néanmoins
^^M pour des objets en fer fondu, mais qui est
^^M impropre à la préparation de fer forgé.
^^B> En faisant dissoudre dans les acides un
^^ft tel fer, cassant à froid , le phosphore s'oxide
^^K et passe à l'état d'acide phosphorique ; et si
^^H[ l'on sature l'acide libre dans cette dissolu-
^^H tion, soit avec de L'oxidule de fer, soit avec
^^K un alcali, il se précipite, après que la disso-
^^H lution est restée exposée quelque temps à
( 53 ) phateaoxide de fer. Bergmann, auquel on doit cette découverte , ayant remarque que cette poudre blanche pouvait être réduite avec du charbon en une masse métallique d'un gris d'acier, la considéra comme un métal particulier, qu'il nomma siderum.
Mais Kîaprolh fit voir que ce métal contenait du fer et du phosphore , et Scheele démontra que cette poudre blanche était du phosphate d'oxîde de fer.
Fer et Charbon. Graphite.
Le fer se combine avec le charbon en plusieurs proportions. Sursaturé de charbon , il forme un corps nommé graphite {plumbaso). Ce corps se rencontre dans la nature; le graphite de Borro^vdaIe , dans le Cumberland, se distingue tellement par sa pureté et par sa finesse , qu'on en fabrique les meilleurs crayons. Le graphite se forme aussi artificiellement , lorsqu'on cémente pendant long-temps de la fonte crue dans une haute température, avec un excès de poussière de charbon ; ou bien il se dépose sur la surface de la fonte de fer noire pendant son refroidissement. Scheele trouva , le premier , la
eompositicra du graphite; il avança dans s Traite que J. G. Gahn , après un essai d'oxi> dation fait dans un fourneau de coupelle^ obtint comme résidu lo pour cent d'oxide de fer , d'où résultait une perte de go pour cent en poids. J^e là vient cette assertion contenue dans plusieurs Cours de chimie, que, d'après Schcele, le graphite est composé de 90 parties de carbone et 1 o parties de fer. MjÎs, en calculant sa composition d'après les eisais de Gahn , on trouve qu'il ne contient que 7 parties de fer sur g3 parties de carbone. De Saussure a trouvé que le graphite le plus pur de Cuniberland , en Angleterre , est composé de 96 parties de carbon£ et i, parties de fer. Sckrader a ren^ contré dans le graphite d'Allemagne d'autres métaux, par exemple , du titane. Jl serait certainement curieux de rechercher si tous les minerais, présentant différentes sortes de graphite , ont la même composition que le graphite qui se dépose sous forme d'écaillés, et pendant le refroidissement, sur la surface de la fonte crue, fortement chargée de charbon.
JjE fer paraît susceptible de se combiner
( 55 ) 1 différentes proportions déterminées avec le carbone , quoique par une fusion directe on n'obtienne que du graphite ou de la fonte crue, qui semblent être les deux limites extrêmes de ces combinaisons déterminées. II est vraisemblable qu'on obtient encore, entre ces limites , d'autres combinaisons du fer avec le carbone , en soumettant des sels de fer à la distillation sèche avec des acides ve'gétaiLx; il ne reste plus alors, en définitive, qu'une combinaison de fer et de carbone. Ces combinaisons n'ont cependant pas été examinées jusqu'ici avec une attention spéciale, parce qu'on les a considérées comme un mélange mécanique de carbone et d'oxidule de fer.
irbure de for provenant des cyanures de for.
Kvb Les seules qui jusqu'à ce jour aient été bjet de quelques recherches, sont celles qu'on forme en décomposant par la distillation sèche , et à une température suffisamment élevée , les prussiates ferrugineux anhydres; c'est-à-dire, les doubles cyanures du fe r avec d'autres métaux. Il se dégage alors ^Bbi gaz azxite , et le carbone reste en combi-
( 56) liaison avec les me'taux. L^es doufalesrcyanures àcs alcalis tes plus fixes au feu , ne sont pas ses* #îbleinent altères par la chaleur nécessaire à la fusion du verre; mais cette chaleur décompose les terres alcalines de telle sorte, que Je cyanure de l'er perd son azote , et qu'il se forme du carbure de fer. Quand on ajoute de l'eau, le cj'anure du radical de la terre se dissout, et le carbure de fer reste insoluble, ' sous forme d'une poudre noire. La meilleure manière d'obtenir cette combinaison dans le plus grand état de pureté, consiste à distiller dans une cornue du cj'anure d'ammonium et de fer. Il s'c'chappe d'abord, en jnéme temps que l'eau, du prussiate d'ammoniaque ou cyanure d'ammonium; puis, du gaz azote. Si, vers la fin de rope'ration , on fait rougir le carbure de fer restant, il prend feu en un instant, et paraît brûler comme dans le gaz oxigène; mais ce phénomène disparaît très-promptcment. Dans le cas où une partie du cyanure de fer n'est pas décomposée, cette décomposition a lieu alors que la température s'élève raptde<ment, et il s'opère un violent dégagement de ga? aîote. ,
( 57 ) Cette déflagration est absolument semblable à celle que manifeste l'oxidc de fer, quand on chauffe son hydrate. Le carbure de fer obtenu est une poudre noire, sans consistance; elle s'enflamme à une très-faible tempe'rature , et brCde comme de l'amadou , en laissant un poids égal d'oxlde de fer. Sa composition est telle que , lorsque le fer se transforme en oxïdule , et le charbon en acide carbonique , celui-ci absorbe quatre fois autant d'oxîgène que le fer ( quadricarhuretum). En cliaufTant de la sorte, dans des vases distiilatoires , du bleu de Prusse pur, on obtient de l'eau, impeu deprussiale, et beaucoup de carbonate d'ammoniaque ; et il reste dans la cornue du carbure de fer, qui produit alors une déflagration pareille à celle dont avons parlé plus haut. Dans ce carbure de fer le charbon absorbe trois fois autant d'oxigène que le fer ( tricarburelum ) : loo parties de ce carbure de fer, laissent, après la combustion, qui s'opère aussi aisément que pour le précédent j 108,28 parties d'oxide rouge de fer. On ne connaît encore aucun procédé pour préparer un carbure de fcr dans lequel le carbone el le fer se trou-
vent , l'un à l'égard de l'autre , dans les mémeS' proportions que dans le carbonate d'oxidule de fer.
Nous avons des exemples de la combf^ naison du fer avec le carbone , à des de^ré»
inft^rieurs , dans les difTérentes sortes de fonte crue et d'acier.
Différentes sortes de fer cru ou. fonte.
On nomme fer cru ou fonte de fer, le fe< qui résulte d'abord de la fusion des minëraîll de fer. On obtient autant de différentes sorttf de fonte que les minerais peuvent donner lieu à l'addition de corps étrangers ; mais on distingue en général trois espèces principales.'
a) Fonte noire.
La fonte noire a une couleur foncée, ellfl est un peu tendre et conserve l'impressioa du marteau; elle est cassante, et sa cassure, àgros grains, laisse apercevoir distinctemen| un mélange de grains de graphite; elle plus fusible que les autres fontes , et lor^ qu'elle est refroidie lentement, elle déposa à sa surface du graphite : elle contient plus grande proportion de carbone. CetM
fonte est quelquefois un produit des hautsfourneaux , lorsqu'on a été oblige d'employer, pour la fusion du minerai, une trop grande proportion de cliarbon.
b) Fonte grise.
La fonte grise possède une solidité et une tc'nacitti remarquables; elle a une cassure grenue, et se laisse tourner et forer.
On s'en sert pour couler divers objets, et principalement des bouches à feu : elle provient de minerais de bonne qualité , et quand le haut-fourneau marche convenablement.
Lorsque , par suite d'une trop grande addition de charbon , eu égard aux minerais , cette fonte se rapproche de la nature de la fonte noire , on la nomme alors en allemand ^ffaares Boheisen.
^^■h e) Fonte blanche.
' 'îï-a fonte blanche est de deux sortes ; elle résulte de minerais de fer contenant du manganèse, avec une marche ordinaire du haut-fourneau ; ou elle provient d'une disproportion dans la quantité de minerais , comparativement à celle du charbon , et dans ce cas on la nomme en allemand fonte de
( 6o ) rohem Gange. Elle esl blanc-d'argent, et si dure qu'elle raye le verre; elle est aigre, et le marteau n'y laisse aucune trace. Sa cassure présente une apparence cristalline, et l'on y remarque quelquefois de très-grandes surlaces cristallisées. Par un changement subit de température, elle casse comme du verre.
Presque toutes les fontes qui sont refroidici promplement , contractent plus ou moins les propriétés de la fonte blanche; en général, un refroidissement plus ou moins promu a une grande influence sur l'aspect de fonte,
La raison en est que la fonte de fer, ou ft cru , ne consiste pas seulement en une seul et unique combinaison chimique, mais une masse ou im composé de plusieurs com binaisons fondues ensemble ; elles se séparen par un refroidissement lenf , sont abandoi^ nées alors à l'action de leur pesanteur fique et de leur force d'aggrc'gation, et solidifient et cristallisent à diverses périodt du refroidissement C'est ce qui lait que cassure d'une fonte de fer refroidie leni meul, a un aspect si îrrégulier ; cet aspe* n'est pas le même aux bords quau milieu
et à rextrémité supérieure qtf à rinférieure* On a commencé depuis peu à confectionner divers objets en fonte de fer^ comme ^ par exemple, des couteaux, des ciseaux, de petits clous , etc. , qui d'ordinaire se font en fer forgé ou aciéré.
Moyen X adoucir la fonte.
L'on a découvert à cet effet un moyen de diminuer la dureté de la fonte, et de lui enlever ainsi son aigreur vitreuse ; c'est ce qu'on appelle adoucir la fonte : cette opération consiste à envelopper l'objet coulé dans une matière pulvérulente , à l'y maintenir pendant long-temps rouge de feu , et à abandonner ensuite le tout au refroidissement L'on crut d'abord que la fonte de fer, calcinée avec du charbon, pouvait être transformée en fer ductile. /?^ai«mi«r aiàionça ce fait, et Lucas opéra de la sorte , il enveloppa la fonte dans de l'hématite rouge pulvérisé et dans du carbonate de chaux ; mais l'expérience a démontré que la natiu'e chimique du fer n'est point modifiée par cette opération, et qu^on atteint le même but en chauffant k fonte dans du sable , ou dans de la poussière
Cfe)
€|irauiC 1^6 oom* i b tcnpciJEtnre
Cm a icguoé ^^fl— w»^ mie de cttÈt lirpolbèse, le bou3loauwnent de h fitmte dans Topénàan de faiKiBfey en admettant que ce bomUonne^
ment était occasioité par l'oKidation du carbone contenu dans le fer, au moyen de l'oxig'ène contenu dans les scories qui se trouvent mélangées mécaniquement avec le fer. Si l'on n'obtient point par la dissolution de la fonte de fer dans les acides une aussi grande quantité d'hydrogène que par la dissolution d'un égal poids de fer forgé, cela provient en partie de ce que la fonte de fer contient du carbone , ce qui diminue d'autant la quantité de fer à dissoudre , et aussi de ce que le carbone de la fonte se combine arec de l'hydrogène ; il en résulte d'une part une huile volatile, qui suit le gaz hydrogène et se condense dans l'eau du récipient ; et de l'autre part, du gaz hydrogène carboné, dans lequel ïhydrogène est réduit à n'occuper que la moitié du volume qu'il devrait occuper à l'état de gaz hydrogène pur.
J'ai analysé avec soin une fonte de fer provenant de minerais contenant du manganèse, et je l'ai trouve'e composée degi,53 parties de fer, 4,57 parties de manganèse, et 3,9 parties de carbone. 11 n'y eut donc aucun résidu qui pût être considéré comme de l'oxigène.
La fonte de fer contient au reste toujours un peu de silicium , quelquefois du magnésium ^ et souvent aussi du chrome ou du phosphore.
Dissolution de ta fonte de fer dans tes
acides.
Lorsqu'on dissout la foAte de fer dans de Tacide muriatique , ou de Tacide sulfurique étendu d'eau, il se dégagç un gax hydrogène puant ; si l'on fait passer ce gaz à travers un vase rempli d'alcool ^ celui-ci con^ tracte l'odeur du gaz, et il devient d'une apparence laiteuse , quand on y verse de l'eau. Cet état trouble provient d'une huile volatile , foifmée par la combinaison du carbone de la fonte avec ime proportion d^ terminée de l'hydrogène et de l'oxigène de ' l'eau. Cette huile se dépose en partie contre la paroi intérieure des tubes conducteurs y de façon que, si l'on y verse de l'eau , celle-ci s'écoide , comme elle le ferait sur du veixe enduit de graisse.
Résidu charbonneux provenant de la dissolution de la fonte de fer dans les acidetÊ^ti
Quand on a dissous du fer dans de l'acide sulfurique affaibli, il reste une masse charbonneuse qui, placée sur le filtre, ressemble à de la graisse, et qui contient une portion de cette huile puante et volatile. Cette masse est composée d'ailleurs de charbon et de silice, et si le fer contenait du phosphore, on en retrouverait une partie dans ce résidu, combinée avec le fer. Il est remarquable qu'avec l'acide muriatique ce re'sldu charbonneux et l'huile puante sont en moindre quantité; en sorte que, si, par la dissolution du fer dans l'acide sulfurique , le résidu est noir, il est simplement gris et quelquefois blanc , quand la dissolution a lieu dans l'acide muriatique. Quand on dissout le fer de fonte dans l'acide nitrique, ou dans un mélange de cet acide avec l'acide muriatique , il se dégage du gaz oxide d'azote , et un peu de gaz acide carbonique, et il se précipite d petits cristaux noirs, écailleux, et d'un éclat métallique. C'est du graphite qui se dissout,
lorsqu'on ajoute une nouvelle quantii
cide. La précipitation de ces e'caîlles prouve
que dans une masse de fer gjj qui a e'te' fon;
du, il se sépare pondant T^i^Prroidis&ement
I une combinaison détermince de carbone
rfl^de fer, qui, par une haute température,
Lfp trouve probablement dissoute et re'partïe
I jmiformcment dans la masse. Après une dis^
solution complète dans l'acide, îl reste une
poudre d'un brun fonce', soluble en petite
quantité dans l'eau bouillante, qu'elle colore
en brun jaimàtre , et dont elle se précipite
par le refroidissement. Cette poudre est in-
Mïhible dans les acides, mais elle est soluble
dans les alcalis, avec "lesquels elle forme un
liquide opaque d'une couleur brune , presque
k^olre; les acides l'en pre'clpitent sans altéra-
Ljtion. Se'chée et enflammée en un point, cette
1 poudre brûle comme l'amadou, et se réduit
r «n ime cendre rougeâlre. En un mot, cette
oudre a tous les caractères du corps nommé
I principe exlractif, qui se rencontre dans la
terre végétale , et qui est un des derniers
principes dans lesquels se résolvent les corps
organiques en putréfaction. Il est remarqua*
ble que, lorsque la fonte crue contient du
magnésium , on n'en retrouve presque aucune trace dans la dissolution; la plus grande partie passe, comme principe constituant, danS ce principe vëge'tal artificiel, et peut, après la ctJmbusiion de celui-ci, être retirée de ses cendres à l'état de magnésie, au moyen d'un acide. Il est évident que ce principe se forme, tant aux dépens du carbone contenu dans la fonte crue , à ceux de l'hydrogène, de l'eau et du principe acidifiant de l'acide nitrique, que par l'absorption du magnésium et du silicium, dans les mêmes proportions inconnues , dans lesquelles ces corps se présentent dans la nature organique. Si l'on précipite la dissolution de fonte crue au moyen d'un alcali, le liquide conserve là couleur jaune, après que tout le fer en a été séparé: cette couleur provient de ce qu'une partie de cette matière extractive se trouve dissoute par l'alcali.
Hh . Analyse de la fonte de fer.
M Lorsqu'on ne parvient point, par la méthode précitée, à déterminer la proportion de carbone contenue dans la fonte de fer, il faut avoir recours à la déflagration de la
fonte avec le salpêtre. On réduit la fonte en une poudre fine, dans un mortier de ferj on la lait passer au tamis le plus fin; on la mélange ensuite avec le décuple de son poids de salpêtre pulvérisé, et l'on place le tout dans une cornue de verre , ou plutôt de porcelaine Cne : on distille alors ce mélange peu à peu à un feu modéré, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de dégagement de gaz, ce qui exige souvent plusieurs heures. On fait passer le gaz. qui se dégage dans deux ou trois fioles successives , remplies d'eau de chaux ; , dans cette opération, le salpêtre se traïu-J forme d'abord en nitrîte de potasse , et comme il n'y a point d'alcali mis à nu , l'acide carbonique nouvellement formé se dégage à l'état de gaz, jusqu'à ce que, vers la fin de l'opération , le sel nitreux soit également décomposé, attendu qu'une grande partie de l'acide carbonique reste combinée à l'alcali provenant de la décomposition du salpêtre.
On recueille le carbonate de chaux qui s'est , déposé dans l'eau de chaux; on dissout dans' l'eau la matière saline restée dans la cornue; on 61tre et on précipite au moyen du muriate de chaux. On réunit le carbonate de chaux
obtenu de la sorte à celui qui s'e'tait déposé dans les flacons, on le lave, on le sèche, et on lé pèse. II confient 11,91 pour cent de carbone.
Autre méthode pour analjser la Jhnte de Jer et t acier.
Voici une autre méthode , plus convenable et peut-être plus facile , d'analyser la fonte de fer et l'acier. On fond du muriate d'oxide d'argent, on en forme un gâteau qu'on place dans un vase avec de l'eau; on pose ensuite le morceau de fer soumis à l'analyse sur le muriate d'argent , et l'on ferme soigneusement le vase , de manière que l'air n'y puisse pénétrer. L'opération s'accélère un peu quand on décompose l'eau au moyen de quelques gouttes d'acide muriatique. Le fer est dissous par l'acide muriatique contenu dans le sei d'argent, lequel se réduit en argent mélallique ; le carbone et le graphite contenus dans le fer, restent sur ce gâteau d'argent réduit, et peuvent en être séparés avec la plus grande facilité. Quand le morceau de fer est gros, cette opération demande quelque temps, si l'on veut pousser la dé-
(7û) composition jusqu'au centre du morceau de fer. Il faut, pour dissoudre i partie de fer pur, 5/, parties de muriate d'argent ; )nais il convient d'en prendre toujours un peu plus. '
Lorsque la fonte de fer séjourne long-temps sous Veau , elle se de'compose ; l'acide carbonique contenu dans l'eau, dissout le fer et l'entraîne : il reste une masse grise, semblable au graphite. Lorsqu'on repêcha, il y a quelques anne'es, dans les environs de Carlscrona , des canons contenus dans un vaisseau submergé depuis 5d ans , on trouva leur^ masse re'duite d'un tiers, et transformée en ce corps poreus dont il vient d'être question. Ces canons étaient à peine exposes à l'air depuis un quart d'heure, qu'ils commencèrent à s'e'chaulTer tellement, que l'eau qu'ils conservaient encore, se réduisit en vapeurs, et qu'on ne put plus les toucher avec la main. Mactulloch fît plus tard la remarque ,
I J« me suU servi avec avantage de ca.Ue mctbode pour ipprécier la pureté de Tctiiin el du lioc Pendaiit la diiaDlmian du mêlai pur, il s'en précipite •oarcnt,' *oni forme de pelits cristaui , des alliages desdiu mélaui avet dei me'laui éuaDgcrt.
(7V) qu'il en est toujours ainsi de ce corps formé de la sorte et semblable au graphite; en se combinant avec, de Toxigène , il s'échauffe
presque jusqu'à l'incandescence. Mais on n'a pas encore su expliquer comple'tement ce qui se passe dans ce phénomène.
jécier.
L'acier est du fer contenant un peu moins de charbon que la fonte ; il re'unit à la ductilité' du fer forge' , la dureté et la plus grande ^ fusibilité de la fonte. L'acier se prépare par ^diverses méthodes, qui donnent lieu à autant d'espèces différentes d'^ciçr; mais toutes ont pour but de combiner le fer purifié arec une certaine quantité de carbone. Si Von plonge pendant quelques instans une barre de fer dans de la fonte en fusion , elle enlève à cette dernière du carbone, et se transforme
en acier. ^
Acier brut
Si l'on tient pendant un certam temps de la fonte de fer en fusion sous une croûte de scories, le carbone se brûle jusqu'à un certain point, et l'on obtient de l'acier qu'on nomme de l'acier brut. Cet acier est souvent
(70 mauvais, parce que ce procédé ne peut pas atteindre le degré de précision désirable.
Acier corroyé.
On forg^ ensuite l'acier brut en barres minces et étroites , l'on soude jusqu'à 1 2 ou i5 de ces barres ensemble, une ou plusieurs fois, et on en forge enfin des barres étroites et carrées, que l'on répand ensuite dans le commerce sous le nom d'acier brut cor^ royê.
Acier dé cémentation.
Lorsqu'on pose alternativement dans de* boîtes en tôle bien fermées, un lit de charbon pilé, et des barres de bon fer, surtout de celui provenant de minerais manganésifères ; qu'on les expose pendant plusieurs jours à la chaleur blanche , le fer absorbe alors, sans se fondre, du carbone, et les barres, lorsqu'on les tire de ces boîtes, sont complètement transformées en acier. Il est entendu qu'un coup de feu trop prolongé ou trop court donne lieu à un acier trop dur ou trop mou, et qu'en conséquence, dans ■une opération de ce genre, il est de la der-
( 73) nière importance de bien connaître la tempe'rature nécessaire , et quelle doit être la durée du feu. Cet acier porte le nom à!acier de cémentation ; sa surface est souvent couverte d'une quantité considérable de soufflures plus ou moins grandes; elles paraissent provenir de principes aériformes qui se dégagent du charbon par sa combinaison avec le fer.
l<es parties extérieures de cet acier contiennent toujours une. plus forte dose de charbon que les parties internes.
Acier de fusion.
En fondant de l'acier de cémentation dans un creuset sous une couche de verre pilé, on obtient de l'acier de fusion , qui est préférable au premier; attendu que, sa masse étant plus homogène, il est d'un usage beaucoup plus avantageux pour des ouvrages qui exigent un beau poli.
Quoiqu'une certaine proportion de carbone soit nécessaire à la bonté de l'acier , cette condition n'est cependant pas suffisante pour produire de l'acier de la meilleure qualité; il faut eu outre un mélange
de manganèse et de phosphore. C'est poui^ quoi tous les minerais raanganésifère* donnent un fer plus propre à la préparation de l'acier, que ceux qui ne contiennent point de manganèse ; c'est aussi pourquoi l'expérience a appris depuis long-temps que le charbon tiré du règne animal , mélangé dam certaines proportions avec le charbon de bois , est d'un emploi plus avantageux dans !■ préparation de l'acier, et donne de meîlleurt produits que le charbon de bois seul. Vam quelin , ayant fait l'analyse de plusieurs bonnes qualités d'acier, y trouva du manganèse, du phosphore, du silicium et du magnésium; mais ces deux derniers composans y entraient en très-petite quantité.
Faraday et Stodart ont montré deputf peu qu'une très-petite addition de rhodium ou d'argent améliorait singulièrement l'acier^ ce qui est surtout important pour la (abrication d'instrumens tranchans. Le rhodium^ vu sa rareté , ne peut être employé communément à cet usage ; mais l'argent peut l'êtrô d'autant plus aisément, qu'il n'en faut que ^ij du poids de t'acier, ce qui n'occasionne point une augmentation de prix bien sensible.
Proprielés de Pacier.
L'acier ne se laisse point traiter à la chaleur rouge avec autant de iacîlilë que le fer, et il exige, en le martelant, beaucoup de précaution; s'il contient trop de carbone, il se brise sous le marteau en petits morceaux.
U se laisse plus aisément casser que le fer, et sa cassure ne présente point, comme celle du fer, une surface inégale et raboteuse; elle est au contraire plus unie, grenue , et d'une couleur plus claire. Lorsque de l'acier rougi au feu est refroidi subitement, par exemple, en le plongeant dans de l'eau froide, il se durcit, et n'est plus susceptible d'être courbé sans se rompre. Il raie alors le verre, et n'est plus attaquable à la lime. Dans cette opération du durcissement de l'acier , sa surface devient nette, et se dépouille des batlilures qui y étaient attachées; cela n'a point lieu pour le fer, qui d'ailleurs, dans une opération semblable, n'augmente pas de dureté.
Si, après avoir durci de l'acier de cette manière, on le chauffe, il perd sa dureté proportionnellement à la température à laquelle on l'a élevé. Un couteau, par exemple, dont le
( 76) tranchant est trop dur, s'adoucit quand on le plongedansuneitijchedepain sortant du four, et qu'on les laisse refroidir ensemble.
Afin de proportionner la diu-eté de l'acier axa divers usages auxquels on le destine, on le durcit comme il vient d'être dit ; après quoi l'on nettoie et polit sa surface pour la rendre blanche; on l'echauffe ensuite, et l'on juge aux couleurs qu'il prend , de quel degré' de dureté' l'acier doit être pourvu,
Couleurs que prend Facier.
Cette coloration , qui n'est au fond qu'une oxidalion de l'acier, dans laquelle sâ dernière couche joue les couleurs de l'aro-enciel, commence par le jaune paille, passe de 1 là au jaune d'or parsemé de raies pourpre'es, puis au pourpre, au violet, et eniin au bleu. A la chaleur rouge , cette couleur disparaît entièrement, tandis qu'il se forme une couche e'paisse d'oxide noir. Ces couleurs servent de guide à l'artisle , et lui font connaître quand il doit retirer l'acier du feu, pour le laisser refroidir dans l'eau ou dans la graisse. La première teinte jaune convient pour les ciseaux et autres instrumens tran-
chans qui servent à la confection d'ouvrages en fer; le jaune d'or, et un commencement de rouge pourpre, aux ciseaux et autres outils pour le travail de me'taux moins durs; le rouge pourpre pour des couteaux et des outils pour les ouvrages à la main; le bleu de violette et le bleu, pour des ressorts de montre , qui n'acquièrent qu'alors le degré d'e'Iasticité qu'ils doivent avoir. Comme l'acier, lorsqu'il est durci, n'a point la ténacité du fer, on a coutume de souder ensemble de l'acier et du fer mou , et quelquefois Ion transforme en acier la surface d'ouvrages en fer déjà finis, en les enveloppant dans de la lai^e, ou dans de la râpure de cornes, et en les faisant rougir ainsi au feu pendant quelque temps, après quoi on les en retire pour les durcir et les polir.
Acier indien dit TVooiz.
On pre'pare dans les Indes occidentales ime espèce d'acier que l'on tire de Bombay sous le nom de IVootz , et qui possède plusieurs avantages remarquables. Faraday a trouvé que cet acier contient une petite quantité d'alumimiun et de silicium, et il a
appris à l'imiter. Faraday et Stodart trouvèrent que , lorsqu'un fer cm très-charbonneiiï ( celui dont ils se servirent , et q»u avait e'te foadu avec une grande quantité' de charbon, contenait 5,64 pour cent de carbone), était pulvérisé , puis me'Iangë avec de l'alumine pure , et exposé pendant long-temps à la température nécessaire pour mettre le fer en fusion, l'aluminium se réduisait, et que le fer prenait un grainblanc, Gn, gi'enu et cassant; la dissolution du fer préparc de la sorte par Faradojy et Stodart, donna 6,/f pour cent d'alumine. On fil un premier essai avec 70 'parties d'acier de cémentation, et 4 parties 4S-i:et {^iage, et un autre avec 5o parties d*acier et 6,7 parties du même alliage , et tous deux procurèrent un acier absolument semblable sous tous les rapports à celui dit ff^ootz.
Damasquinure de Pacier.
Cet acier, après avoir été forgé et corrodé avec de l'acide sulfurique faible, jouit de la proprîe'té de laisser paraître des veines foncées et claires; ce procédé s'appelle da-
masquiner, parce que c'est principalement
à Damas que l'on fabrique des lames de sabres ainsi pre'pare'es. Cette damasquinure n'est point détruite par la fusion , et les coups de marteau la font reparaître. Faraday l'attribue à une cristallisation existante dans l'acier indien : ces cristaux s'étendent sous les coups de marteau , sans que leurs nouveaux contours se confondent avec la matière environnante, et ils sont ensuite rendus visibles par l'action de l'acide sulfurique étendu d'eau. L'on a imité depuis long-temps en Europe l'acier damasquiné, et l'on a cru que les figures qu'on y remarque provenaient de ce que cet acier était composé de morceaux de fer et d'acier soudés ensemble. On soude ensemble des barres d'acier et de fer doux, on les tord en forme de spirale , et l'on en fabrique alors des lames de sabre, des couteaux, etc. En enduisant ensuite la surface de cet acier avec un acide, les parties de fer pur deviennent blanches, et celles d'acier noires, à cause du charbon qui est mis à nu, ce qui donne à ces ouvrages une surface recouverte de stries noires en forme de vagues, qui indiquent la manière dont les parties de fer et celles d'acier se trouvent
juxta-posées. Plus les morceaux de fer et d'acier qu'on soude ensemble sont nombreux, et plus on les étend sous le marteau, plus' aussi ces va^es sont fines et serrées , et réciproquement.
L"Aiiçlais Mushet a cherché a déteimïner qiïèlles sont les proportions de carbone qui entrent d;ms les divers degrés de combinaisons du fer avec ce corps , et , d'après sRi essais , l'acier fondu ductile contient 7^ de carbone;
l'acier fondu ordinaire -^
l'acier plus dur j^
l'acier cassant j^
la fonte blanche -^
la fonte truitée ~
et la fonte noire ~.
Borure de fer.
Le fer ne paraît pas susceptible de combinaison avec ie bore , du moins pas en quantité notable. C. Deacotils et L. Gmeîin prétendent avoir opéré cette combinaison en fondant ensemble du fer, de l'acide boracique et de la poussière de charbon , et que le fer a pris une couleur plus blanche, tout
en conservant sa ductilité. Mais Arfwcdson n'a pu obtenir une semblable combinaison , en traitant dans un foyer de forge du borate de fer avec de la poussière de charbon. En Élisant rougir du borate d'oxide de fer dans xm courant de gaz hydrogène , ce chimiste obtint une masse me'tallique blanche y qui s'est dissoute avec dégagement de gaz hydrogène, et réproduisit de Tacide boracique et de Foxidule de fer; mais , en la faisant bouillit dans Teau, ce liquide sépara l'acide boracique, et il resta du fer métallique pur. La ductilité du borure de fer, produit par Gmelin et Descotils y fait présumer que le fer n'y était pas combiné réellement au bore , ou du moins que la proportion de ce dernier était très-petite.
Fer et Potassium ou. Sodium.
Le fer est susceptible de se combiner avec la plupart des autres métaux.
11 se combine avec le potassium et le sodium à luie haute température , et fond alors plus facilement que le fer pur, surtout s'il est en contact avec l'air atmosphérique.
Ces combinaisons se décomposent à l'air et dans Feau.
Fer et Silicium.
Le fer se combine facilement avec le silicimn, en fondant ensemble de la silice , de la limaille de fer, et de la poussière de charbon. Cette combinaison est, suivant la proportion de carbone qu'elle contient , aigre ou ductile : le silicium ne paraît point nuire à la ductilité du fer , et cet alliage est inaltérable à l'air , lorsque le silicium n'y entre point pour plus de 5 ou 6 pour cent J'ai possédé du fer siliceux dont la dissolution dans les acides donna jusqu'à i^ pour cent de silice , et cependant <:e fer c^t très-mou et se laissa marteler a froid en plaques minces. •
Fer et Béryllium.
D'après Stromej/er^ le fer peut se combiner aisément avec le béryllium , en fondant ensemble du béryU, de la limaille de fer et de la poussière de charbon.
Fer et Calcium, Magnésium et Aluminium* En procédant d'une manière semblable
avec du fer et du calcium, j^ n'ai pu obtCfur un alliage (réel entre ce# deux métaux; avec le magnésium , je suis parvenu à produire un indice d'alliage plus prononcé. Nous avons vu par ce qui précède, que le fer peut se combiner avec raluminiuiai.
Fer et Sélénium.
Le fer se combine aisément avec le sélénium, en l'exposant, quand il est incandescent , a des vapeurs dé sélénium : le fer s'enflamme et reste ardent, tant qu'il absorbe quelques parties de sélénium. Cette çombi-, naison est gris-!Bwcé, tirant sur le jaune y a récht métallique, e&t dure et cassante. Sa cassure est grenue.
Chauffé au chalumeau, cet alliage dépose du sélénium, et se fond, après un certain temps, en une boule noire, dont la cassure est vitreuse. Le seléniure de fer se dissout dans Tacide muriatique avec dégiagement de gaz hydrogène sulfuré. En réduisant ce sélé-, niure en poudre, y ajoutant du sélénium^ et chauffant jusqu'à ce que l'excédant de , sélénium soit distillé , on obtient du fer combiné avec une plus forte proportion de selé-
(84) nium : ce fer n'est alors plus ioluble dans facide muriatique, vt un feu violent lui fait abandonner son excès de sélénium.
Fer et Arsenic.
Le fer se laisse fondre avec de l'arsenic.
Cette combinaison est cassante , et quand l'arsenic y domine, le fer perd sa vertu magne'tique ; une petite proportion d'arsenic rend le fer cassant à froid,
Mispickel.
Le règne minéral offre une combinaison de sulfure et d'arseniure^e fer, qui a reçu le nom de Mispickel. fm est blanche, a l'e'clat métallique, et cristallise ordinairement en prismes ou en octaèdres alonge's. Le fer y est partagé e'galement entre le soufre et l'arsenic; transformés en acides, chacun de ces corps formerait un sel neutre avec l'oxidule de fer qui pourrait résulter de tout le fer combiné. Lorsqu'on chauffe le mispickel jusqu'au rouge dans un appareil distillatoire, on obtient d'aliord un peu de sulfure d'arsenic, puis de l'arsenic métallique, et il reste enfin le troisième degré' de sulfuratïon du fer entièrement dégagé d'arsenic.
Fer et Chrome.
Le fer peut se combiner avec le chrome , il s'çn rencontre souvent dans le fer provenant de minerais chromifères ; mais on l'en sépare en grande partie dans l'afEnage. Ber^
ihier a essayé de fondre du chrome avec de
1? ^ • acier.
Il mélangea dix parties de fer chromé naturel avec six parties de battitures de fer et dix parties de verre non métaUique. Ayant fondu ce mélange sur im foyer brasqué à la chaleur nécessaire pour traiter le fer, il obtint , sous forme d'un régule fondu , sept parties de fer chromé ; il le combina ensuite avec de l'acier, dans des proportions telles que l'acier retint de mu à un et demi pour cent de chrome.
Cet acier p^rut de fort bonne qualité, et il jouissait, ainsi que l'acier indien , de la propriété de se damasquiner , en traitant ^ surface polie avec de l'acide suUurique affaibli.
Berthier pense que cet acier pourrait être employé avec avantage à la &brication de lames de sabres et d'in^trumeni twncham;
Fer et Molybdène.
lie fer se combine facilement au molybdène. Cette combinaison , a parties égales , est dure , cassante , et d'un gris bleuâtre ; sa cassure est grenue ; elle se fond au chalumeau : une partie de fer et deux de molybdène forment un alliage d'un gris clair , infusible au chalumeau , attirable à Taimant^ cassant , et d'une cassure à grains fins.
Fer et TVolfram.
XiC fer peut aussi se fondre avec le wolfram ; cette 'combinaison est d'un brun clair y dure, rude au toucher, et cassante : sa cassure est serrée.
Fer et Antimoine.
Le fer peut se combiner avec Fantimoine ; mais l'antimoine s'évapore dans un feu découvert. Cette combinaison est blanche , dure , cassante , et d'une pesanteur spécifique moindre que celle des métaux compbsans.
L'antimoine paraît susceptible plus que tous les autres métaux, de détruire la vertu magnétique du fer.
Fer et Tellure,
La combinaison du fer avec le tellure n'a pas encore e'te' tente'e.
Fer et Tantale.
Le fer s'allie facilement au tantale , en fon* dant ensemble, dans un creuset de charbon, de l'oxide de tantale et de la limaille de fer. Cet alliage est si dur qu'il raie le verre; il Tiesi point ductile et est très-difficile à briser.
Il se réduit en une pondre d'un brun foncé, soluble dans les acides, en abandonnant du tantale métallique sous forme de poudre. Le tantale ferré se rencontre dans le règne mi* néral combiné avec du tantalate de fer oxidulé ; il forme le genre du tantalite de Kimito en Finlande , qui possède une pesanteur spécifique de 7,9, et qui donne une poudre couleur brun de cannelle clair. Plus la couleur brune de cette poudre est claire , plus sa pesanteur spécifique est considérable , et plus elle contient de tantale ferré.
Fer et Titane.
Le fer paraît ne point être susceptible de se combiner avec le titane. Faraday et Sto-
dart ont fait des essais à cet ^ard, mais qui ont c'te' infructueux.
Vauquelin et Hechl ont obtenu une masse d'un gris clair, parsemée de points métalliques jaunes ; cette masse était infusible , et ils la regardèrent comme une combinaison de fer et de titane.
Fer et Or.
Le fer ductile, la fonte de fer et l'acier, se combinent avec une égale facilité avec l'or. Onze parties d'or et une partie de fer forment une combinaison très-ductile, d'un gris jaunâtre presque blanc , d'un poids spécifique de i6,885, qui est moindre que la moyenne des poids spécifiques des deux composans. D'après les calculs de Hatchett, looo parties en volume avant la fusion , donnent, après cette opération , 1014,7 P^'''' lies.
Un alliage de trois parties de fer et d'une partie d'or, a la couleur de l'argent, et est attirable à l'aîmanL
Des ouvrages délicals en acier peuvent être soudés avec de l'or.
Fer et Platine.
Le fer et Tacier se fondent aisément arec le platine. Â parties égales , ils forment ayec lui un alliage qui, séionFaraday eiStodart^ prend un très-beau poli , et est inaltérable à l'air; sa couleur le rend très-propre à la febrication des miroirs métalliques. Sa pe* -sauteur spécifique est 9,862.
Quatre parties et demie de platine et une partie d'acier forment un alliage ductile dont le poids spécifique est i5,88.
Huit parties d'acier et une de platine , forment aussi un alliage ductile; mais il prend, lorsqu'on le polit, une surface damasquinée.
L'additioil d'un et demi pour cent de platine à l'acier, semble augmenter les qua^ litds dci celui-ci ; les alliages de platine "et d'acier ne s'altèrent point à l'air.
Le platine et le fer se laissent souder en* semble. Faraday et Stpdart soudèrent ensemble des fils de ces deux métaux, et, en les traitant ensuite comme de l'acier de Dainas , ils en obtinrent une belle dauia^tKpû^ inu*e.
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( 9ï ) voit encore qu'il n'existe point une combi* naisoii chiniique entre ces deux métaux.
Cette masse s'oxide promptement à Tair, ce qui paraît provenir d'une action électrique qu'exercent l'un sur l'autre les deux métai;^ qui s'y trouvent séparés.
Acier fondu et Argent.
En mélangeant et fondant ensemble de Tacier fondu et ^ de son poids d'argent , on obtient une combinaison intime , et l'on ^e peut y découvrir, même avec la meilleure loupe, aucune trace d'argent isolé. L'acier ainsi préparé surpasse de beaucoup le meilleur acier fondu et le meilleur Wootz; il nq le cède en rien à l'acier préparé avec du rhodium. Faraday et Stodart ont essayé de combiner Facîer et l'argent en. recouvrant le premier de feuilles d'argent, et le soumettant ainsi à la cémentation ; mais l'argent se fondit à la surface de l'acier , sans Je pénétrer.
Fer et Mercure. ,
Le fer ne forme pas directement un amal* ^me avec le mercure ; l'addition d'un métal
(9») étnngeT finrorîse cet amalgame.En plongeant du fer bien dœapë dans un amalgame de potassium, la suf&ce du fer s'amalgame trèsfortement j et cet amalgame reste adhérent tant qu'il contient du potassium; mais si on le plonge dans Feau, ce qui enlève le potassium, le mercure se^pare du fer, et lasurtèce de celui-ci reparaît aussi nette qu'auparavant
On obtient un amalgame de fer et d'étain , en fusant digérer du fer étamé dans du mercure bouillant, jusqu'à ce que le fer ait perdu sa cohâion, et que le mélange soit également opéré dans toute la masse. Cette masse est blanc d'argent , tenace y presque ductile et attirable à l'aimant
On a avancé qu'on obtenait un amalgame de fer en faisant, d'abord à sec, puis par la voie humide, une mixtion de limaille de fer , d'alun et de mercure , et en la pulvérisant d'abord à sec, puis en y ajoutant de l'eau.
On a aussi proposé de former un amalgame composé de parties égales de zinc et de mercure , et de le pulvériser avec la moitié de son poids de limailles de fer pures. On
y ajoute ensuite^ après un certain temps, du murlate de fer oxidé, pour extraire le zinc, après quoi l'on pulvérise plusieiu^ foil de suite cette masse, en en augmentant successivement la quantité. On la pressure alors dans un creuset, en la recouvrant de suif, et on Fy chauffe jusqu'à ce que le suif soit réduit en charbon. Cet amalgame est dur comme l'antimoine ; sa cassure est grenue : il ne s'oxide point, et n'exerce aucun effet sur
l'aimant
Fer et Cuivre.
Le fer se combine très-difEcilement avec le cuivre ; cette combinaison est grise , ductile, mais cassante à froid. On prétend qu*une pièce de monnaie en cuivre , jetée dans tm haut-fourneau , y exerce un effet très-préjudiciable à la fonte.
Cette combinaison est magnétique , même lorsqu'elle ne contient qu'un dixième de fer.
D'après Levasseur^ le fer allié au cuivre doit avoir plus de ténacité que le fer ordi* naire; il ne devient cassant qu'entre la chaleur rougCrbrunetla chaleur rouge -foncé, et il se laisse très-bien' forger au-<[essus et au-dessous de ces températiures.
Fer et Bismuth.
Oh ii*est pas encore parvenu a €x>inbiner ensemble ces deux métaux.
Fer et Étain.
D'dprès les essais de Bérgmann , lorsqu'on fond ensemble du fer et de Tétain , on ob^ tient deux alliagtîs séparés en deux couches; l'une , contenant i pjulle de fer et 21 parties d'e'tain , est ductile , un peu plus dur que rétain et d'une couleur un peu plus foncée; l'autre est composée de 2 parties de fer et 1 d'étain : il a quelque ductilité et est si dur qu'on ne peut le rayer au couteau.
Fer ^ blanc.
On emploie à une infinité d'usages des feuilles de fer (de la tôle), recouvertes d'étain ; voici comment on étame ces feuilles :
on les couche dans de l'acide sulfurique affai-^ bli, pour dissoudre la petite couche d'oxide qui peut les recouvrir; on les frotte ensuite ^ avec du sable, après quoi on les plonge d'abord dans du suif fondu, puis dans un bain d'étain, qui est lui-même recouvert d'une
couche de suif. Toute la masse du fer se pé* nètre d'étain par cette ojpératio;!! ^ de telle sorte qu'en retirant au bout de ijuelque temps ces feuilles de fer, elles sont imprégnées d'étain de part en part II reste sut ' leur surface une légère couche d'étain qui recouvre le fer^ Cette couqhe d'étain est d'autant plus unie que l'étain est plus pur.
En Angleterre 9 on emfioie à cet usage l'étain dit Grain tin; mais dans d'autr/ss pays y on se sert d'étain moins pur, dit Blockr zinn y qui donne un étamage très-inégal et nullement poli. Pour rendre cette surface unie, on est obligé de la marteler avec un marteau poli.
Un Français, nommé /é lard y décpuvrit^ il y a quelques années, une méthode de donner jà la surface du fer -blanc une appar rence cristalline , qu'il nomma moiré métâl^ lique. Voici comment on le prépare : oin fait chauffer les feuilles de fer<-blanç jusqu'4 ce qu'il y ait de l'étain fondu à leur surface^ puis on les refroidit en jetant de l'eau sur l'autre côté de la feuille. L'étain forme alor^^ des {ramifications cristallines, semblables à celles qu^occasiom^ent sur nos, carreaux de;
Titres les rigueurs de l'hiver : mais cette eristallisation n'est pas de suite visible , parce qu'elle est recouverte par une pellic cule de métal qui s'est refroidie d'âbont Plus le refroidissement a lieu promptemenl> plus ces ramifications deviennent petites : il dépend donc entièrement de la volonté' dei artisles de de'terminer leur grandeur, suivant la température de l'eau dont ils se servent pour produire le refroidissement.
l'on chaufie un point de la feuille de ferblanc assez fort pour que l'e'tain s'y fonde en se répandant vers le contour de la feuille, il se forme une étoile cristallisée qui a ce point pour centre. On peut, à l'aide d'un soudoir, qu'on trempe dans de l'etaih fondu, dessiner sur le revers de la feuille des figures ou des caractères qui deviennent visibles de l'autre côté. On recouvre de résine le cûté, où l'on fait ces dessins , et il faut que le soudoir soit assez chaud , pour que son contact fasse fondre l'e'tain. On rend ensuite Ia/:ris- (allisation apparente , en enduisant le côlé opposé avec un niélang'e d'acide muriatique et d'acide nitrique, lesquels ne doivent pas "être très - concentrés , sans quoi lout l'cta-
(97) mage ^è dissoudrait. 'Lorsque la cristallisa* .don apparaît avec un éclat suffisant; on jdonge la feuille de fer ^ blanc dans de l'eau pure; après quoi on Tenduit une couple de fois avec un peu de lessive de potasse caus' tique , afin d'enlever la couche mince d'oxide d'étain que l'eau précipite souvent de l'acide , et on lave ensuite de nouveau le fer- blanc avec de l'eau pure. Enfin, pour conserver de l'éclat aux cristallisations, il faut les recouvrir d'un vernis transparent Ce qui fait que l'acide ne dissout d'abord que la cou^ che non cristaUisëe , c'est que les parties qui cristallisent promptement et d'une -manière irrégulière , sont plutôt dissoutes par tous les dissolvans que les parties cristallisées ré^ gulièrement On peut se servir indifféremment de tout acide dissolvant l'étain pour produire ces cristallisations et pour y plonger ensuite les feuilles de fer-blanc , mais il faut que cet acide soit très ^ affaibli ; cepen-' dant la méthode la plus sûre est celle que nous venons d'exposer.
D'après l'assertion de Jf^agenmann, 57:^ d'argent ou -^^de cvivre, dissous dan& l'étain^ opèrent une tendance particulière à la cri»-
tdlîsstion. H résulte évidemment àe la cocu* pftraison que j'ai faîte précédemment entre le fer-blanc d'Angleterre et celui des autres pep y que le premier est seul coovenaUs pour la préparation d'un beau moiré métallique; ce qui a d'ailleurs été comtaté pat l'eipérience.
Fer et plomb.
Le fer se combine difficilement avec Je jtlomb ; en fondant ces deux métaux en-
t lemble , on obtient , suivant Gujrtoa , deux Coucbes séparées. La couche supérieure est du fer , contenant un peu de plomb ; la couche iuférieure, au contraire, e&t du [Jomb, lélangé avec une petite quantité de fer.
I Muschenbroeck prétend avoir réussi à fon-
I dre ensemble 400 parties de fer avec i34 parties de plomb ^ et qu'une combïnaisca de 10 parties de fer et 1 de pkmib, nCa
\ qu'une pesanteur spécifique de 4,35.
Fer et zinc
On ne peut fondre ensemble du fer et du linc, parce que le zînc se volatilise avant que le fer n'entre en fusion; mais on peut,
^ tf après Matouin ^ recouvrir et pénétrer dé
' tune des feuilles de fer, en les tenant , pènr dant quelque temps, dans tm vase rempli
^ de sine fondu.
lyaprès les essais de Hollundety on ob^ tient line masse blanche, cassante, métallique , en chauffant quelque temps , dans un vase clos , du fer de fonte réduit en poudre
L avec du zinc. Cette combinaison n'est pro-
: pre à aucun usage.
Fer et nickel.
'Le fer s^allie £icilement au nickel Cette combinaison se rencontre dans les pierres météoriques , dans lesquelles le fer contient depuis 3 jusqu'à 10 pour cent de nickel. ^ Les fers météoriques découverts en Sibérie par PallaSj paraissent contenir aussi cette proportion de nickel. Ces combinaisons peuvent s'imiter artificiellement Elles sont duc-
1 Sé mhkénX on indique nne trop faible proportion
ém sickel, parce qn^aa Boyen de ramraoniaqne on téparo
Sydde de nfekel de Toxide de fer, ce qoi fait qa^il reatft
aom diifoaa nne ^quantité sensible d^ozide de nickel coni'»
^Améé chiBi^eneat atcg Toxide de fer.
Biai. rch» II— iMicnmit a perist celte ^pniint^ .. -insoiJ^ jr mcàd y entre pour pn if if saur TCzlL IIDe» sont moins oxnUiB ai: ' ^- <s S: . au contraire . on fond du niàà vcc us l'acier, on obtient, d'après FaraàÊ
-rSimdnrt^uR allia^ qui a une grande ta
:am3t a se couvrir de rouiUe.
Fer et cobalt.
Le frr ar combine par la fusion avec k iircôaTL Cet aîliiire esn dur et ma^netiquCL Or. ne romiLÎt point linfluence qu'exeitent SUT il d'.icîllite du fer le* diverses proportions de cobalt qu il peut contenir.
de fer.
Les deux oxides du fer forment des sds de différente nature : leurs caractère généraux et commues a tous deux, sont : un goât doucereux et astringent: la propriété' de forrîcr avec le pnissiate de potasse un précipite qui a inunediatement la couleur bleue, ou qui la prend après son exposition à Tair pendant quelque temps : de n*étre point précipités par le gaz hydrogène sulfuré, mais de donner avec lliydrosulfàte de potasse un
( lOl )
précipité noir. Le fer a la propriété de produire facilement des sels doubles , ayant ^ la ;. fois pour basé Toxidule et Toxide , et une "^- couleur tantôt verte , déterminée par le bleunoir de Toxidule et le jaune-rouge de Toxide , et tantôt rouge.
Sels d'oxidule de fer.
Les sels d'oxidule se distinguent par une coideur bleuâtre tirant sur le vert, et par xui goût particulier ^ d'abord doucereux , puis astringent; la plupart sont solubles dans l'eau. Leiu* dissolution absorbe le gaz oxide d'azote et devient brun -foncé ou noir. La teinture de noix de galle ne les altère point dans des vases clos. Le prussiate de potasse les précipite avec une coideur blanche ; ils se troublent à l'air et déposent une ocre jaune ; ils prennent alors une couleur vert -pré et se transforment en sels doubles , ayant pour base l'oxidide et l'oxide.
Vitriol de fer.
Le sulfate d'oxidule de fer est appelé vulgairement vitriol de fer. On l'obtient à l'état de pureté en dissolvant du fer dans de l'acide
sulfurique afiaibli , et abandonnant la dûaolution à la cristallisation, après l'avoir fittnie '. 'toute bouillante. Le sel obtenu de la sorte forme des. prismes rhomboïdaux, tnuup»lens; il a une couleur vert-bleuâtre feilite; a tombe en eiBorescence dans un air jec:
sa surface devient d'abord blanche, puis jaune ; exposé à la chaleur , il se fond dam son eau de cristallisation et se réduit eu une poudre blanche , qui ne se dissout plus que Jentetnent dans l'eau, et qui, nonobstant cela, est un sel oxîdule inaltéré.
Il contient, d'après Miticherlicft , 43,08 d'eau de cristallisation, dont la proportion d'oxigène est six fois plus forte que celle de ce gaz dans Toxidule de fer. La chaleur rouge de'compose ce sel ; il se transforme d'abord en sulfate oxîdé de fer, et laisse enfin, après l'expulsion de l'acide , de l'oxide rouge de fer, qu'on nomme habituellement co/co/Aar vitrioli. Obtenu en grand, dans la préparation de l'eau forte, ou lorsqu'on fait rougir au feu dans les fabriques de vitriol la masse lessivée, il prend le nom de Braanroth , (rouge anglais ou rouge de Prusse).
Le sulfate d'oxidule de fer cristallisé est
5oIuble dans le double de son poids d'eau froide, mais il est insoluble dans l'alcool. Si l'on dirige un courant de gaz oxide d'azoW à travers une dissolution de ce sel dans l'eau, ce gaz se trouve absorbe en grande quantité; la dissolution se colore en brun -foncé, et devient enfin opaque et noire. Chauffée à l'abri du contact de l'air, la majeure partie du gaz s'échappe sans altération ; mais si l'on donne accès à l'air atmosphe'rique , cette dissolution pompe l'oxigène , et il s'y forme de l'acide nitrique. On a proposé , d'après cela , de se servir de cette dissolution comme d'un eudiomètre; mais elle a cet inconvénient, qu'en la secouant à l'air plus long-temps qu'il ne faut pour absorber précisément le gaz oxigène , il se dégage de l'azote , et on obtient un résultat incertain; il faut, par conséquent, observer soigneusement l'instant de la plus grande diminution du volume de l'air et interrompre l'opération dès que ce volume recommence à augmenter.
Davy trouva qu'une dissolution du sel d'oxidule , dont la pesanteur spécifique était j,4, absorba ;~ de son poids de gaz oxide fazote , qu'il s'en échappa pendant l'ébuUi-
lion.^4^ s^ï" altération , et que les j-^ rts- [ tans ■furent décomposés en même temps f ^'une portion d'eau : il se forma de Tam- I maniaque, et un sous-sulfate d'oxide fut pret cipité de la dissolution. On ignore si l'acide r fliiJfuriqiie forme avec l'oxidule de fer dM ) sels acides ou des sels avec excès de base; L car le précipité blanc qu'on obtient en ver- Lsant de l'acide sulfurique concentré dans une I dissolution saturée de sel d'oxidule , n'est B qu'une poudre cristalline , neutre , dépourl'^Vue d'eau, et les précipités blanc ou vert- ( ^îs que l'on produit en précipitant le sel avec de la potasse caustique, sont l'hydrate de l'oxidule, puisque la cuisson les rend noirs.
Ce sel se prépare, en grand , au moyen du \ ïulfure de fer. Quand il entre dans la composition de ce dernier plus de soufre que ■ l'oxidule de fer n'en peut saturer lors de la formation de l'acide , il dut retrancher artificiellement cet excédant
Cela s'opère habituellement par la calcination du sulfure de fer, qu'on réunit en tas sous lesquels on fait du feu. Le but serait bien de ne brûler ainsi que l'excès de sou- k
( io5 )
fr^ ; mais comme on n'y pourrait parvenir sans de plus grands frais, on laisse la décom^ position atteindre un degré plus élevé, et cela donne' lieu à la transformation d!\ine partie du fer en' oxide rouge. On dépose le sutifufê de fer grillé sur une aire en terre, iiidinée et fortement damée ; Teàu de pluie qui y tombe , en découle par de petits canaux en bois qui la dirigent dans des réservoirs partictdiers.
Les pyrites calcinées restent donc exposées à l'influence de l'air et de l'eau, et le siil&te d'oidBfede fer se forme peu à peu; il'sm't l'eaiMB pluie et s'accumule en waé dissolution , qu'on verse à diverses reprises sur les tas de sulfure de fer, jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment concentrée : on la fait ensuite ciiire et cristalliser dans des chaudières de plomb. Les restes du sulfure de fer , qui né sont point transformées en vitriol , sont en majeure partie de l'oxide rouge de fer, qu'on emploie comme du Braunroth.
A FahlUn, où la dissolution recueillie dans les réservoirs contient , outre le sulfate de fer, une quantité de sulfate de cuivre, on dirige cette eau sur du fer, pour obtenir le
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vitriol; alors le cuivre se précipite, et il est remplacé dans la dissolution par du fer, Enfin, on fait concentrer graduellement cette dissolution ferrugineuse, tant qu'elle compense les frais de la cuisson.
Le vitriol de fer fabriqué en grand n'est point pur ; il contient des sels étranger», terreux et métalliques, et le plus habituellement des sels de cuivre , de zinc , de mangaf nèse , d'alumine , de magnc'sie , et parfois de chaux. Il est facile de le débarrasser du cuivre 'en y déposant du fer ; mais il est d'autant plui difficile de le purifier des aiJ|^5els, que le sel d'oxidule de fer cristal!ii^%vec la plupart d'entre eux , et est à peu près aussi solU' ble qu'eux. Ils se mêlent ainsi avec le vitrial pendant qu'il cristallise , et modifient de diverses manières son emploi. Dans le commerce, on rencontre ordinairement deux principales sortes de vitriol, le vert- pré, en gros cristaux, dont la surface se recouvre moins facilement d'ocre; et le vert-bleuâtre^ qui est mélangé habituellement avec du sel en poudre efflorescente , et en partie avec de l'ocre. Le premier contient à la fois de l'oxidule et de l'oxide , et le dernier est du
< »07 ) sel d'oxidule simple , qui , pendant sa teiu dàiice à passer à Tétat de sel doiible^ s'e& fleurit et s'oxide à la surface. ]> sel v^ est ojrdinaireiçteiit un Wl de fer plus piu* que ]0 vitriol bleuâtre, et il peut, dans certaine* occasion^ où Ton a besoin d'un sel dépouillé d'oxide, être transformé entièrement en sel 4'oxidule , en le fidsant cuire avec du fer; on peut auiil, par la cuisson avec du fer, rendre à krliessîve de vitriol trop ozidée, la propriété d'être cristallisable.
Sulfite d'oxidule de fer.
Le sulfite d'oxidule de fer s^dbtient en versait une dissolution d'acide sulfiuvux 4ans Teau, sur un précipité de carbonate d'oxidule de ter qu'on vient de former : on .obtient ainsi une dissolution brunâtre qui , lorsqu'elle est concentrée , est précipitée par l'alcool. Ce sel n'a d'ailleurs pas été examiné. £n en faisant digérer ime dissolution avec du soufre, on obtient im sous -sulfite dg fer oxidulé* ~ On obtient aussi le sulfite d'oxidule de fer en faisant dissoudre du fer métallique dans de l'acide sulfureux liquide ; cette dissolution
à lieu sans dégagement de gaz : elle est d'abord- brune et devient ensuite verte. On ne parvient point à la faire cristalliser par Tévaporation ; elle forme au contraire alors une inasse glutineuse d'un blanc sale. Abandonnée â Pair libre , elle dépose une ocre rouge et il se cristallise du sulfite d'oxidule de fer. Exposée àî l'air plus long - temps ^ sa dissolution se transforme enfin en suli^tcMl'oxidule de fer. Les acides sulfurique et rnitlFiaidque en extraient de l'acide sulfureux et précipitent en même temps du sou%e.
Nitrate d'oxidule de fer.
'-" On forme idu nitrate d'oxidule de fer en dissolvant à froid du * fer dans de l'acide nitrique affaibli : on obtient d'abord une dissolutioh d'un brun sale, parce que ce sel, * ainsi que le suUate , retient le gaz nîti^ux ; mais il se décompose de luî-méme en peu de temps et procure un sel d'oxide. En dissolvant du sulfure de fer au minimum dans de l'acide nitrique pur, mais afl^Ii, il se dégage du gaz hydrogène suUuré, et Ton obtient une dissolution verdâtre claire , qui a égialement peu de fixité : car la moindre
élévation de température la .transforme en sel d'oxide.
Muriate d'oxidule de fer.
Le muriate d'oxidule de fer s'obtient en dissolvant du fer dans l'acide muriatique; la dissolution a lieu avec violence et forme un liquide vert -clair, qui se condense, pendant le refroidissement , en beaux cristaux de même couleur. Ce sel se dissout aisément dans Teau , et il est soluble aussi dans l'alcool. Il absorbe, ainsi que les deux précédens , du gaz oxide d'azote , avec lequel il se comporte précisément comme le sulfate. A une température plus élevée , il se fond dans son eau de cristallisation : lorsqu'on le distille dans une cornue , il part d'abord de l'acide nfuriatique et de l'eau avec quelque peu d'oxide de fer; ensuite, quand toute l'eau s'est échappée , et que Ton continue à entretenir la chaleur, il se sublime en cristaux , à la température à laquelle le verre s'amollit , un sel d'oxidule blanc , incolore , et il reste attaché au fond de la cornue, sous la forme de cristaux écailleux, im sel avec excès de base, vert -foncé, qui est en
( no )
partie soluble dans l'eau. Si Von n'a point empêche l'accès de l'air , ce sublimé a une couleur d'or éclatante et contieni un sel d'oxide. Le muriate d'oxidule de fer fondu absorbe avidement , d'après Faraday, le gaz ammoniaque, se gonfle el forme une poudre blanche , qui , lorsqu'elle est chauffe'e , restitue /ammoniaque ; mats lorsqu'elle est frappée par l'humidité de l'air, elle se décompose; D se forme de l'ammoniaque , l'oxidule de fer se sépare et passe à l'état d'oxide.
On peut aussi obtenir le muriate d'oxidule de fer libre d'eau , en dirigeant un courant de gaz acide muriatique sur du fer ardent; il se dégage alors du gaz hydrogène , et un sel blanc se dépose en petits f cristaux sur le fer, ou. quand la chaleur est très -forte, se sublime dans les parties plus froides de l'appareil.
Hfdriodate d'oxidule de fer.
L'hydriodate d'oxidule de fer se dissout facilement dans feau ; la dissolution a ime faible couleur verte et produit après l'évaporation un sel parfaitement semblable iiil muriate.
Phosphate ^oxidule de fer.
Le phosphate d'oxidule de fer est insoluble dans l'eau ; on l'obtient en précipitant le sulfate d'oxidule de fer par un phosphate neutre.
Le pre'cipite' est blanc ; mais il prend , à l'air, une couleur bleue qui devient bleufoncé. Ce changement est dû à ce que l'oxidule de fer se transforme en oxydum ferroso-ferricum , et le sel devient un sel double de phosphate neutre d'oxidule de fer avec un sous - phosphate de fer oxidé.
On a rencontré des minerais de ce sel ; s'ils sont blancs quand on les trouve , ils prennent en peu de temps, à l'air, une couleur bleue ; mais habituellement ils sont bleus et sous forme de poudre.
On a trouvé dans le règne minéral le sous -phosphate d'oxidule de fer cristallisé en cristaux bleuâtres et diaphanes. Le phosphate d'oxidule de fer se fond aisément et forme, après le refroidissement, une masse cristalline : au chaliuneau, on ne peut pas le réduire en phosphure de fer sans addition de soude.
Jjt fjrtwMut e d'cuddzile de fer- est soivd>Ie prtiir ipooititë daiis Feani; on robtient, ubI de Team contenant de Facide caiboBk{Qe sur de la limaiDe de fer, soit en preripitanf des ad» d'ondulés de fcr par un
d'un alcalî : ce qui ne peut pas lîsMilntion dans le liquiile, se préîle en une poodie TolumineuaeyblanGhey ut sir le ^ert. U est décomposé k Fair, sy tnnsfiomie en un sd acAuble d^oxide f oxidule. Jjt caobonate foxidule de fer mcoiitre dans le règne minrâal, cnstalomboides semblaUes a ceux du carbonate de chaux : il est rarement blanc, mais le phis sourent jaune ou noir, et il contient quelquefois des carbonates de diaux^ de manganèse et de magnésie. La plupart des eaux minérales ferrugineuses contiennent du carbonate d'oxidule de fer dissous dans un excès dTacide carbonique; les sources d'eaux minérales de la Suède en contiennent rarement deux grains par pinte.
Fhiate d'oœidule de fer.
Le fluate d'oxidule de fer est insoluble dans l'eau ; il se pre'cipite sous forme d'une poudre blanclie qui ne se dissout que lentement dans un excès d'acide.
Borate d'oxidule de fer.
Le borate d'oxidule de fer est insoluble; on l'obtient en précipitant le sulfate d'oxi' dule de fer par le borax : une grande partie de l'acide s'en va par le lavage; en général, l'acide boracique manifeste une très -faible affinité pour les oxides du fer.
Séléniate d'oxidule de fer.
Le séléniate d'oxidule de fer s'obtient en mélangeant un séléniate neutre avec la dissolution d'un sel d'oxidule de fer. Il se précipite avec une couleur blancbe, mais il acquiert à l'air un plus haut degré d'oxidation , et devient bientôt gris et enfin jaune. SI l'on verse dessus un acide plus actif, par exemple, de l'acide muriatique, il se dissout; mais l'oxidule de fer passe à l'état d'oxide , aux dépens de l'acide selénique , il y a du
sëléniiun de précipité, et l'on obtient dans la dissolution un mélange de muriate d'oxide de fer et d'acide sélénique libre. L'acide sâénique ne dissout point le fer ; ce métal s'y I lecouvre bientôt d'une petite pellicule de I sélénium d'un aspect cuivreux , et toute action cesse,
Biséléniate doxtdule de fer.
Le biséléniate d'oxidule de fer s'obtient 1 «n mélangeant un biséléniate à base alcaline J avec un sel d'oxidule de fer ; le liquide se I trouble au bout de quelques inslans , et une partie du sel tombe au fond du vase sous forme de poudre blancbe. Il se dissout difficilement dans l'eau , et l'ébullition !e décom- ■ jDose ; il tombe au fond du vase une poudre 1 brune, qui est un mélange de sélénium et de séléniale d'oxide de fer. -
jéiseniate d'oxidule de for.
L'arseniate d'oxidule de fer se précipite sous la forme d'une poudre blanche , qui , abandonnée à l'air, devient foncée et prend enfin une couleur vert -sale; l'oxidule se transforme alors en oxyduin Jerroso-ferrU
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cum , et le sel devient un sel double sem*blâble au phosphate correspondant.
On a trouvé près de Graul, dans le voisinage de Schwarzenbçrg ^ de Tarseniate neutre d'oxidule de fer avec de Teau de cris^ tallisation. Il formait de petits cristaiix octaèdres re'guliers, clairs et d'uii vert bleu: on leur a donné le nom de skorodit. Lors^ qu'on chauffe le sel neutre dans un appareil distillatoire , il prend une couleur gris-foncé; il se sublime de Tacide arsenieifx, et Toxidùle de fer acquiert , aux dépens de Tacide arse-* nique ^ un plus haut degré d'oxidatiôn. Uar-» seniate d'oxidule de fer est soluble en faible proportion dans l'ammoniaque caustique i cette dissolution prend à Vait une couleur verte.
Arseriite d^oxidule âe fer.
L'arsenite d'oxîdule de. fer est un précipité blanc, également soluble dans l'ammor- ^ niaque caustique.
Tungstate ^oaoidute de fer.
Le tungstate d'oxidule de fer est inso»
lubie.
Moîjbdate doxîdule de fer.
IjC niolybdate d'oxidule de fer est insoluble dans l'eau ; sa couleur est brun-foncé, d'après Schecle. En faisant digérer du fer dans de l'acide molybdique, on obtient une dissolution bleue , qui est néanmoins en grande partie^de l'acide molybdeux,
Chromate d'oxidule de fer.
Le cbromale d'oxidule de fer ne peut se produire, parce que l'oxidule de fera une < plus grande aflinité pour Toxigène que l'acide chromique , et qu'il le réduit par conséquent de suite à fétat d'oxide de chrome.
Antimoniate et tellurate de fer oxidulé.
L'antimoniate et le tellurate de fer oxidulé «sont deux piécipite's blancs, qui s'oxident davantage à l'air et y deviennent jaunes.
Tiiahate d'oxidule de fer.
Le titanate d'oxidule de fer est un minéral qu'on trouve dans le sable des volcans sous la forme de grains d'une couleur noirde-charbon, fortement attirable d l'aimant,
( 117) et dont la oassure ^st vitreuse ; on l'a aussi trouve' , mais très - rarement , sou* la forme de cristaux gris -de -fer, ayant un éclat métallique , et il a reçu alors le nom de crightoniL
S:Ucate de fer.
L'oxidule de fer forme avec la silice deux combinaisons connues ; le silicate , dans lequel les deux composans contiennent luie égale proportion d'oxigène, se forme pendant l'affinage du fer et pendant la fonte du cuivre noir : il n'est point rare de l'obtenir cristallisé en cristaux gris, ayant un éclat métallique. Il est très - fusible ; les acides le décomposent en laissant lui résidu de silice gélatineuse.
Bisilicate de fer.
Le bisilicate se forme quelquefois dans les hauts-fourneaux ; il s'y condense en paillettes verdâtres , parfois transparentes ; il est difficile à fondre. Les acides le décomposent :
il forme un des principaux composans du pyroxène vert -foncé, particulièrement du Hedenbergit de Tunaberg.
Acétate d'oocidule de fer.
L'acétate d'oxidule de fer s'obtient en dissolvant du sulfure de fer dans Tacide acéteux. Il se condense en petits cristaux prisnatîques verts , qui se de'coniposent aisémeii.t i l'air.
Oocalatc d'oxidule de fer.
L'oxalate d'oxidule de fer s'obtient par la clîssolution du fer dans l'acide oxalique ; il 1 forme un sel, qui est tantôt acide, et tantôt I neutre : le premier se condense en cristaux prismatique* verts, qui s'effleurissent danS I wn air sec; le dernier se précipite de la disk solution , suivant que l'acidç oxalique se I, trouve saturé par le fer qui s'y dissout.
Tartrate doxidule de fer.
Le tartrate d'oxidule de fer se dissoSîr difficilement dans l'eau et forme un sel blanc pulve'rulent ; on l'obtient en cristaux lamelleux , en versant une dissolution d'acide tartarique dans une dissolution chaude de sulfate d'oxidule de fer; le tartrate se condense I alors pendant le refroidissement : il con- \
( 1^9) tient , d'après Bucholz , 1 3 parties d'eau de cristallisation; il estsoluble dans 426 parties d'eau froide et 402 d'eau bouillante.
Benzoate d*oxidule de fer.
JLe benzoate d'oxidide de fer est soluble dans l'eau et dans l'alcool; il cristallise en cristaux jaunâtres qui s'effleurissent à l'air.
Succinate d'oocîdule de fer.
Le succinate d'oxidule de fer est iuscfluble ; il se pre'cipite sous la forme d'une poudre vert-gris , qui s'oxide davantage à l'air : il se dissout en partie dans un excèè d'acide suc* cinique.
• Gallate d'oxidule de fer.
Le gallate d'oxidule de fer parait être inr colore et en partie soluble dans Feau; mais, expose' à l'air, il se pre'cipite en formant un «el d'oxide noir.
Prussiate d'oxidule de fer.
Le prussiate d^oxidule de fer ou.cyamure de fer s'obtient pur, d'après les essais de Robiquelj en versant sur du bleu de Prusse
récemment précipité et lavé , de Teau qu' a d'abord saturée de gaz hydrogène sulfure et fait séjourner pendant cjuelques joun dans un vase bouché. Le gaz hydrogène sulfuré change la couleur bleue en blanc , et Q se forme peu à peu de petits cristaux jaunes, qui , exposés à l'air , deviennent de suilc bJeus, Je n'ai cependant obtenu , en répétant cet essai , qu'une masse blanche , et i) se trouva de l'acide prussique en dissolution dans le liquide : on obtient également le cyanure de fer en chauffant très-doucement dans un appareil distillatoire du prussiate d'ammoniaque ferrugineux , aussi long-temps qu'il se sublime encore du prussiate d'ammoniaque, après quoi le cyanure de 1er reste sous la fonn£ d'iuie poudre d'un jaune gris , qui devient \erdàtre lorsqu'on ne s'est point garanti parfaitement du contact de l'air. Le cyanure de fer fabriqué ainsi peut se conserver sans se transformer en bleu de Prusse. La composition de ce cyanure , comme en général de tous les cyanures métalliques, est telle que, si le carbone et l'azote s'acidifiaient en s'oxidant, l'azote seul formerait avec l'oxidule de fer un sel neutre, et le carbone un bicarbor
snate. Je renvoie au surplus, pour cet objet, à l'article des sels doubles , et particulièrement des doubles cyanures du fer,
L'oxidule de fer se combine aisément avec , l'acide sulfo-prussiquc enfaisantdissoudre le fer dans cet acide. Cette dissolution contient du sulfo- cyanure de fer, mais elle ressemble d'ailleurs parfaitement à toute autre dissolution d'un sel d'oxidule de fer : sa couleur , qui est vert-bleuâtre , devient rouge dans l'air; la dissolution dépose alors une ocre jaune et a tout-à-faît le même goût qu'une dissolution de vitriol de fer, A l'air, ce sel est toujours décomposé en un sel d'oxide, et l'on ne parvient à le condenser par l'évaporation que dans un espace vîde d'air. On n'a point encore tente d'obtenir cette combinaison ,sous ime forme solide; on la produit également en chauffant doucement un mélange de soufre avec les cyanures doubles du fer et du potassium, jusqu'à ce que la masse commence à fondre; on la fait dissoudre dans l'eau, qui s'empare alors d'un mélange résultant de la combinaison de la potasse et de l'oxidule de fer avec cet acide ,
OU, ce qui revient au même, d'un me'lange uUb-cyanures de potassium et de fer.
Sels d'oxide de fer.
Les sels d'oxide se distinguent par couleur jaune ou rouge, et par un goû âpre, astringent et peu sucré. Une grand partie d'entre eux sont insolubles dans l'eau et quelques-uns ont une grande tendance former des sels avec excès de base, de mi nière à n'être point complètement de'com poses par les alcalis. Les prussiates ferrug^* neux les précipitent avec une belle couleut bleu -foncé, et la teinture de noix de galle avec ujie couleur noire. Des dissolutions de ces sels, à l'état neutre, ont une couleuP»
foncée d'un brun rouge , qu'un excès d'acide fait disparaître et devenir jaune-clair. Les alcalis les précipitent complètement avec une couleur brun-rouge. Les sels d'oxide neutres sont décomposés , quand on les fait bouillir dans beaucoup d'eau ; il se précipite un sel avec excès de base , et le liquide retient xm excès considérable d'acide.
( >'3) Sulfate cVoooide de fer.
1 Pour obtenir le sulfate d'oxide de fer, il ^■Ut mêler le sel d'oxidule avec moitié' autant ^Heïde sulfuriquc qu'il en contient d'abord, Fet chauffer ce mélange jusqu'à l'ébullitïon, en y ajoutant de petites portions d'acide nitrique , tant qu'il y a dégagement de gaz. On le produit aussi en versant de l'acide sulfuriquc concentre' sur de l'oxide rcuge-de-fer, tandis qu'on remue bien !e mélange : la masse s'échauffe pendant cette opération ; on la met ensuite un peu sur le feu pour chasser l'excédant de l'acide. Ce sel se dissout dans l'eau avec une couleur rouge , et laisse, après l'évaporation, une masse saline déliquescente d'un jaune clair. Ce sel se dissout aisément dans l'alcool ; le gaz hydrogène sulfuré le réduit à l'état de sel d'oxidule.
Buckoh , Rink et Thénard ont produit un sulfate acide par le mélange de 4 parties de sel neutre avec 1 partie d'acide sulfurjque concentré; le sel acide se précipita de suite sous forme d'une poudre blanche, ou bien il cristallisa, aq bout de quelque temps, en
c Alam regtdKD y incolores, h Xaâêe ébâ phn oa moins a&ibtî.
Sams^sa^ate Jtaxide de /a\
Lt wmm^tJbts (f oxide de fer se I incipîtmt une dissolution de sel neun nu ilinili caustique . avec la précaution de i pOLct laisser toute \i. proportion de fer séparer : on Fobtient encore en faisant o:
étr à Tair une dissolution de sul&te neul Joxidule de fer: il se précipite alors sous foreoK (Cime poudre jaune. Ct sel se déco:
pose à la chaleur ; il ahudonne d'abord s eau . puis également son acide , â la chale rouge. L'acide s'y combine à six fois auta de h base que dans k sel neutre ; la b:
contient pu conséquent deux fois auts d'oxigêne que l'acide : l'eau contient la mêi proportion d'osigène que la base.
Nitrate Soxide de fer.
On obtient du nitrate d'oxide de fer dissolvant, à chaud, du fer dans l'acide trique ; il forme une masse saline bri rouge, soluble aisément dans l'eau et d; l'alcool , et qui attire l'humidité de l'air. U
Rjts haute température le décompose en un % avec excès de base , qui , par un degré' de taleur encore plus elevë, est de'truit come'tement et laisse de l'oxide de fer. Kàui*eiin, après avoir laissé en contact penfcnt plusieurs mois des battitures de fer rec de l'acide nitrique concentré, trouva as cristaux incolores sous la forme de prisses rectangulaires à quatre faces ; ces cristxix se fondirent à l'air en un liquide brun- 3uge , dont ils furent précipités avec une ouleur rouge par les alcalis.
Le sel avec excès de base s'obtient soit n précipitant incomplètement du nitrate l'oxide de fer par un alcali, ou en faisant (ouillir une dissolution complètement neure et affaiblie , ou enfin en faisant digérer lu nitrate de fer avec plus de fer qu'il n'en >eut dissoudre. Ce sel est gélatineux; il est !n partie soluble dans de l'eau parfaitement >urej en sorte qu'on ne peut pas le laver - UT le filtre ; car il forme alors un liquide "ouge qui filtre avec ime lenteur extrême.
l.'acide nitrique paraît d'aiUeurs susceptible le former ce que nous appelons un sel avec
|r=£i:cès de base, c'est-à-dire un sel dans
lequel il entre encore une plus grande portion d'oxide ; mais ce se] n'a pas été examiné en détail.
Lorsqu'on précipite une dissolution nitrate d'oxide de fer par du carbonale potasse en excès, le précipité se dissout core dans l'alcali , et l'on obtient une dii lution rouge que l'on a coutume de nommer leinturejerro- alcaline de Stahi.
Muriate d'oxide de fer.
Le muriate d'oxide de fer s'obtient par la voie sèche, en dirigeant sur du fer chauffé modérément de l'acide muriatique surg"éné ou chlore ; il se sublime alors un rouge très-volatil. On obtient cet oside la voie humide en faisant digérer et dîssoi dre de l'oxide rouge-de-fer dans de l'acw muriatique concentré, ou bien en décoi posant le sel d'oxidule avec moitié d'acide muriatique qu'il en contenait aupî ravant, après quoi on le chauffe jusqu'à l'ébullition, et on y ajoute de petites portions d'acide nitrique, tant qu'il se dégage quelque peu d'oxide d'azote. Évaporé jusqu'à consistance de sirop , il se condense pendant
efroïdîssement en une masse saline, cris- Kne , rouge, qui attire avec la plus grande facilite l'humidité de l'air. Chauffe jusqu'au ■ rouge dans des vases distillatolres , ce sel ndonne d'abord de l'acide muriatique uide, contenant quelque peu d'oxide de Ter , puis il se sublime im sel rouge , qui est un muviate d'oxide de fer neutre , dëpouillé d'eau, et il reste dans la cornue un sel d'oxide avec excès de base à l'état de feuilles larges, brunes et brillantes. Le muriale d'oxide de fer est soluble également dans l'alcool et dans l'éther. Lorsqu'on secoue un mélange d'éther avec une dissolution concenf'"ée de ce sel dans l'eau, l'éther s'empare d'une partie du sel de fer et devient jaune-d'or, La lumière du soleil lui fait perdre sa couleur, mais il la reprend à l'ombre. Cette dissolution est nommée dans les pharmacies JB^ther mardalis.
On précipite le muriate d'oxide de fer avec excès de hase en abandonnant à l'air une dissolution du sel d'oxidule, ou en précipitant incomplètement le sel d'oxide par de l'alcali caustique. Il est insoluble dans le '' liquide salin , mais il se dissout dans de l'eau
thire, en sorte qu'il ne peut pas être lavd sm le filtre , parce qu'il passe lentement à travenl Il est décompose à une très-haute tempéra- 1 ture ; il se volatilise alors du sel d'oxide | neutre et il reste de l'oxide rouge-de-fer.
L.emuriate d'oxidedeferoxigéné s' ohûeai I en dirigeant du chlore à travers un mélange d'eau et d'hydrate d'oxitle de fer. L'hydrate est dissous, et l'on obtient un liquide rougejaune, qu'on n'a point soumis à un plus ample examen.
lodate doxide de fer. '
L'iodate d'oxide de fer se dissout dans l'eau avec une couleur rouge-jaune; il forme, dans les mêmes circonstances que le muriate . d'oxide de fer, un sel avec excès de base, qui, par la distillation, donne de l'eau et de l'iode peroxidé. Le résidu qui reste dans la cornue, est un peu attirable à l'aimant
Uiodate oxigéné d'oxide de Jer est une poudre blanche , insoluble dans l'eau.
Phosphate d'oxide de fer.
Le phosphate d'oxide de fer s'obtient en précipitant la dissolution d'un sel d'oxide
par un phosphate. Le précipité est une •poudre blanche ^ insoluble dans Teau, et qui reste inaltérable quand on la sèche; mais ^ chauffée au rouge, cette poudre perd une partie d'eau et devient brune.
Elle se dissout aisément dans fôs acides; chauffée au chalumeau sur du charbon , elle se fojid en une boule gris-de-cendre; à une plus haute températiu*e , et recouverte de jQux , elle est réduite par le charbon en phosphure de fer. Ce sel se rencontre parfois dans des minerais de fer, qu'il rend vicieux, parce que dans le haut -fourneau il se réduit facilement ,en phosphure de fer, qui, en se combinant avec la fonte de fer , donize un fer forgé cassant à froid.
Les essais de M. C. D. Af Uhr ont fourni la preuve qu'un minerai d^ fer contenant du phosphate de chaux peut donner du fei* en barres d'un bon usage , lQj*squ'on prend des précautions particulières pendant la manipulation du fer et des dispositions convenables d^ns la préparation des minerais.
Mais, si ce minerai contient en même temps du' phosphate de fer , il devient impossible d'améliorer le fer qui en résulte : cç sel de fer
ne se rencontre point dans le minerai tnêtae mais dans sa gangue. On peut par quent en deTjarrasspr complètement le mine'rai, et l'en séparer au moyen de l'aimanL Si l'on réduit la gangue en poudre fine, qu'oa la fasse digérer pendant quelques jours, à ■une température de +20", avec de l'acide nitrique pur, étendu de 3o à 40 parties de son poids d'eau, qu'on fasse évaporer la dissolution jusqu'à siccîté, ou jusqu'à ce que l'acide libre soit expulsé , on obtient un résidu blanc, gélatineux, dont les nitrates terreux se dissolvent dans l'eau en laissant le phosphate d'oxide de chaux sous la fonne d'une poudre blanche. Ce sel est alors habituelle ment mêlé à quelque peu de silice , mais on peut l'en débarrasser en le faisant dîsseudre dans l'acide nitrique.
Le phosphate d'oxide de fer m'ec excès de base s'obtient en faisant digérer le sel neutre avec de la potasse caustique; il resie une poudre rouge, semblable à l'o.xide de fer, et qu'une addition d'alcali n'altère plus.
Carbonate d'oxide de fer.
Il n'existe point de carbonate d'oxide de fer.
Cha(|ue catbonate de fer jaune qu^on fait rougir dans un appareil distillatoire , donne tin oxide fonce' , attirable à l'aimant , et qui doit être par conséquent un sel double d'oxide et d'oxidule.
Fluate d'oxide de fer.
Le fluate d'oxide de fer se dissout aisément, et forme, en séchant, une gelée brun-
-rouge.
Borate d'oxide de fer.
Le borate d'oxide de fer est une poudre jaunâtre , insoluble , qui au feu devient brune , et à une température plus élevée se fond en im verre.
Séléniate d'oxide de fer.
Le séléniate d'oxide de fer, qu'on obtient par ime double décomposition , est ujne poudre blanche , qui , en séchant , devient jau- .îiâtre. Lorsqu'oii la chauffe , elle abandonne d'abord de l'eau, et devient rouge; à une température plus élevée l'acide s'échappe et Toxide reste à l'état de pureté.
Le biséléniate s'obtient en faisant dissoudre du fer dans un mélange d'acide selénique et d'acide nitrique, sans cependant
saÉurer complétcinent racide. Le biaâànatr se Jgp oi e aiots pendant le refrokliMeineiit raotic Jes parob du vase . sous la forme de n !-*■"' îiT(%tdien , lamelleux , et de couleur ptstacbe.
Le tliémimte d^oxide de fer avec excès de lair se foone en traitant un des sels préœJf^ par rammonîaque caustique. Oest or pMiMli e jaune qui . de même que le mufirte anrcc excès de base, passe à travers k fltarcpcwbBl le fam^e.
ioxide de Jer.
e fonde de fer est une poudre e. qui. lorsqu'on la chauffe, penli~,68 pour cent d^u. et det~ient rouge:
TfeHi y etwti^Bt deux fois autant d'oxigène ^■e b hi ag.Lppqne ceue poudre commence i nwigir an feu. tl se maniieste une légère ddbfmbMi. et elle prend alors une couleur ylos fiAle. simplement jaunâtre. Ce sel est sottàés daats les acides: il se dissout ègale- BKBl iès (pi'os y verse, lorsqu'il est encore ■K>u3fc, de Fammoniaque caustique. Mais <p*»i*d il est sec. )) faut qu'on l'y laisse digérer, pour que b dissolution ait lieu.
Cette dissolution est rouge et transpareir Abandonnée à elle-niême dans un endroit tiède , l'ammoniaque s'e'vapore , sans que cependant le sel de fer se pre'cipite; mais le liquide , qui est alors inodore , conserve sa transparence et se dessèche enfin en une masse fendille'e, translucide, et d'une couleur rouge de rubis. Cette masse est un sel double avec excès de base. L'eau la décompose en partie, mais l'ammoniaque la dissout. Distillée à sec , elle donne de l'eau, du gaz ammoniaque, et enfin de l'acide arsenieux; il reste dans la cornue une masse verte.
Uarseniale d'oxide de fer avec excès de hase s'obtient en oxidant le sel neutre d'oxidule avec de l'acide nitrique, et faisant évaporer l'acide ou précipiter le liquide par l'ammoniaque. L'acide y prend une fois et demie autant de base que dans le sel neutre. Ce sel n'est point dissous ni décomposé par l'ammoniaque. En le traitant par la potasse caustique , on obtient un sel avec un plus grand excès de base, dont on ne peut plus retirer l'acide par une nouvelle addition de potasse. A en juger par son aspect, ce sel est semblable à l'oxide de fer précipité par un
( >34 ) âlkali : il contient iS,^. pour cent d'eau, dont la proportion d'oxigène est la moitié de celle qui se trouve dans l'oxide de fer, 7 pour cent d'acide, et 73,6 pour cent d'oxide de fer contenant dix fois plus d'oxigène que l'acide. On pourrait peut-être l'envisager comme une combinaison d'hydrate d'oxide de fer avec de l'arseniate d'oxide de fer avec surexcès de base. Lorsqu'on chauffe ce sel jusqu'à ce qu'il commence à rougir, il se produit une très -vive déflagration, semblable à celle qui est manifestée dans les mêmes circonstances par l'oxide de fer, l'oxide de chrome , et plusieurs autres. On n'a pas d'autre moyen , pour se'parer de l'oxide de fer l'acide arsenique, aussi bien que l'acide pbospborique , que de dissoudre lesarseniates ou les phosphates, et de précipiter cette dissolution en la versant goutte à goutte dans de l'hydrosulfate d'un alcali ; le fer se sépare alors à l'état de sulfure de fer, et les acides restent dans le liquide. On rencontre encore dans le règne minéral un arseniate d'oxide de fer avec excès de base , cristallisé en cidies, ce qui lui a fait donner le nom de Jf^ûrfelerz. Il est vert et contient de l'eau de cristallisa-
( »35 ) tîon ; sa composition est telle que Tacicle j la base et Teau , y contiennent la même pro^ portion d'oxigène.
Moljhdate d'oxide de fer.
Le molybdate d'oxide de fer forme un précipite' brun ou jaune -citron fonce', qui e^t de'compose' par la potasse caustique.
Chromate doxide de fer.
Le chromate d'oxide de fer est une pou- (k-e d'un brun rouge , insoluble dans Teau , et soluble dans les acides concentre's.
jintimoniate et Tellurate d'oxide de fer.
L'antimoniate et le teljurate d'oxide de fer sont jaune-clair et insolul^les.
Acétate d'oxide de fer.
U acétate d'oxide de fer s'obtient en dissolvant de rhydrate d'oxide de fer dans du vi naigre, ou en pre'cipitant. le sulfate d'oxide de fer avec Tace'tate de plomb. Ce sel forme une dissolution rouge , qui , par révaporation , se transforme en une gele'e brune , de'liquescente ; il abandonne volontiers son
( >36) oxiàe de fer, et on l'emploie par cette raison dans les fabriques d'indiennes. On se sert , pour l'y préparer, du vinaigre provenant de la distillation du bois. On fait dissoudre le fer à peu près jusqu'au point de saturation, et on laisse ensuite la dissolution s'oxider à l'air. L'acétate d'oxide de fer se dissout dans l'éther acéteux. Cette dissolution , mêlée avec de l'alcool, était usite'e autrefois dans la médecine.
Uacétate d'oxide de fer avec excès de hase, est une poudre jaune, insoluble, qui se précipite du sel d'oxidule neutre , lorsqu'il est oxidé à l'air.
Oxalate d'oxide de fer.
L'oxalate d'oxide de fer est unte poudre jaune, difficile à dissoudre, que l'on obtient en précipitant un sel d'oxide de fer par un oxalate. II tombe très-lentement au fond du vase , et une partie du sel reste dans la dissolution. Un excès de l'acide oxalique doit le Tendre encore plus soluble , en sorte qu'ott peut alors l'obtenir cristallisé en petits prismes d'un jaune vert
Tartrate d'oxide de fer. •
Le tartrate d'oxide de fer se dissout'faeilement, et se condense /en séchant, en une gelée brune. Il est précipite' imparfaitenxent par un alcali caustique, et il donne alors un sel avec excès de base ; mais il reste tout-à-fait inaltérable lorsqu'il possède un excès suffisant d'acide , pour former avec l'alcali un sel double. Ainsi l'oxide de fer ne peut être précipité de ses dissolutions dans l'acide tartarique que par rixi prussiate de potasse ou de soude, et* par un hydrosulfate des mêmes Blcalis.
Citrate d'oxide de fer.
Le citrate d'oxide de fer est une masse saline d'un brun rouge, facile à dissoudre.
Malate d'oxide de fer,
' Le malate d'oxide de fer est .une masse semblable à de la matière extractive, d'un brun rouge, solublç dans l'eau et dans l'alcool, et qui attire l'humidité de l'air. Si la base est prépondérante, ce sel forme une ocre jaune qui est insoluble dans l'eau.
( 138) Gallate d'oxide de fer.
Le gallate d'oxide de fer est noir, insoluble, et forme un des principes composans de l'encre, L'orsqu'on verse de l'acide gallique dans une très-faible dissolution de fer, cette dernière devient rouge-pourpre; cette couleur est violette quand la dissolution tit plus concentrée, et noire comme de l'encre lorsqu'elle est bien salure'e. Les alcalis et les acides décomposent ce sel.
Benzoate d'oxide de fer.
lut benzoate d'oxide de fer est une poudre volumineuse d'un rouge pâle ; elle est insoluble. Suivant Hîsinger, ce sel est décomposé dans l'eau bouillante en un sel acide soluble , et il reste un sel avec excès de base.
Comme l'acide benzoïque forme avec lei terres et avec les oxides de manganèse7 de nickel et de cobalt, des sels aisément solubles, on se sert de cette propriété dans les analyses pour précipiter avec des benzoates l'oxide de fer de ses dissolutions neutres. H faut, pour cela, que le fer soit complètement oxidé , et que l'acide ne prédominffpoint dans la dissolution. Cest dans ce but
ju'on a soin de Fy neutraliser aussi exactement qu'il est pos^ble , au moyen de Tammonîaque caustique : Talcali ne doit pas non plus prédominer dans le benzoate; car, dans ce cas , le résultat devient faux.
Succinate d'oocide de fer.
Le succinate d'oxide de fer est ime poudre Touge-foncé , insoluble. On se sert de l'insolu- I
Bilité de ce sel , avec la même précaution que ^
pour le précédent , pour séparer Toxide de fer de Toxidule de manganèse. L'acide succinique est préférable , à cet effet , parce que la combinaison est alors moins voliunineuse , et peut plus facilement que le benzoate, qui contient une si grande quantité de carbone , passer à l'état d'oxide rouge. Si la dissolution dont on précipite le succinate d'oxide de fer n'est point complètement saturée , le succinate d'oxide de fer est bien, à la vérité, précipité, mais il se redissout pendant le lavage.
Mellate d'oxide de fer.
Le mellate d'oxide de fer est une poudre jaime-isabelle , qui ne se dissout point dan^j Teau , mais qui est facilement absorbée par '
Tacide muriatîque.
( HO ) Prussiate d'oocide de fer (c'est-à-dire le*
Ler
yanure de fer correspondant), dde de fer i
3 prussiate d oxide de ier n a pas encore e'te' trouvé dans un état d'isolement. Il sera fait mention ultérieurement de sa combinaison avec le prussiate d oxidulc de fer et avec quelques autres cyanures métalliques.
L'oxide de fer paraît susceptible de se combiner avec te sulfure de carbone.
Lorsqu'on mélange du sulfure de carbone dissous dans du sous -sulfure de potassium avec une dissolution d'un sel d'oxide de fer, on obtient un précipité qui a une couleur rouge un peu plus foncée que celle de l'oxide de fer, et qui a quelque analogie avec la terra umbra. On fobtient égalemenl en secouant de l'hydrate d'oxide de fer mouillé avec une dissolution de sulfure de carbone. Le précipité est soluble dans un excès du réactif, ce qui donne lieu à un liquide rouge-brun si foncé qu'il en devient opaque. En en laissant tomber quelqu», gouttes dans un verre d'eau , elles donneM'^ au liquide une couleur de vin rouge. Cett couleur passe peu à peu au vert de sulfui
( Hi )
de^ fer, et il se précipite enfin une poudre blanche. L'acide muriatique concentre' décompose- difficilement cette combinaison ; l'oxide de fer se dissout, et il s'évapore du sulfure de carbone avec Todeur qui lui est propre. Il est difficile de dire comment on doit considérer cette combinaison, parce que , à en juger par ce que nous savons sur la nature de la combinaison du sulfure de carbone avec de l'alcali , celle dont il s'agit ne peut être considérée comme une simple combinaison de sulfure de carbone avec de l'oxide de fer.
Sulfo-prussiate d'oxide de fer (c'est-à-dire ' le sulfo-cyanure de fer correspond^mt),
L'oxide de fer se combine avec tant d'avidité à l'acide sulfo - cyanique que , par exemple ,' lorsqu'on filtre l'acide à travers du papier, il s'empare souvent des traces d'oxide de fer que le papier peut encore contenir , et se colore en rouge. Cette combinaison est rouge , et la couleur e/i est si intense, que les traces les plus imperceptibles produisent une couleur rouge très -remarquable. Cet acide est aussi, par
cela même, un des réactifs les plus sibles pour le fer, quoiqu'il forme avec l'oxidule un sel sans couleur, mais que l'air oxide très-aisément,
La méthode la plus facile pour former ce sel , consiste à verser de l'acide sulfo-prussique sur de l'oxide de fer récemment pi^ cipîte, et de faire ensuite évaporer la djssi>lution ; on obtient ainsi une masse rouge déliquescente : ce sel est aussi soluble dans l'alcooL Un acide plus actif, mis en excès , change la couleur rouge en jaune ; imé addition de muriate d'oxide d'or produit le même effet. D'après les essais de Grotthuss , une dissolution de ce sel perd sa couleur et devient claire comme de l'eau, lorsqu'elle est frappée par les rayons du soleil qui , après avoir traversé le verre, pénètrent dans le liquide; mais elle conserve sa couleur, ou elle la reprend, quand les rayons passenf simplement de l'air dans le liquide; de sorte qu'en exposant directement aux rayons du . soleil un verre cylindrique contenant cette dissolution affaiblie jusqu'à un certain point, elle perd sa couleur depuis le matin de bonne heure, jusqu'à onze heures avant midi: et
lorsqu'ensuite les rayons commencent à frapper la surface du liquide en contact avec i'air , il reprend peu à peu sa couleur, et c'est entre une et deux heures que cet efifet est le plus prononcé. Grottkuss n'a point annoncé celui que produit le soleil couchant. Il trouva postérieurement que cette décoloration du sel estproduite avec le plus de promptitude et de facilité par les rayons verts , et il conclut de ces expériences et de quelques autres, que les rayons du soleil décolorent principalement les couleurs qui ont leurs couleurs complémentaires dans le spectre solaire. L'oxide de fer forme avec ce qu'on nomme l'acide chloro-prussique un précipité vert , qui est néanmoins de peu de durée.
^r Sels doubles.
Les oxides de fer ont une grande tendance à former, tant entre eux qu'avec différentes autres bases, des sels doubles. On ne connaît suffisamment qu'ime petite partie de ces sels, dont plusieurs sont d'une grande importance sous les rapports scientifiques et par leurs usages techniques.
^H Sels iloubles des deux oxides.
^H Les oxidesy sont ordinairement combina.
^H comme dans le fer oxidc et oxidulé > ; nous
^^H ne connaissons ju«{u'ici qu'un petit nombie,
^^P de ces sels.
^H Le ju//afe s'obtient en exposant le se) d'oi
^H dule neutre à l'inOuence de l'aîr ausisi loo^
^H temps qu'il se forme de l'ocre ; on a alor»
^^Ê une dissolution d'un jaune-rouge foncé; elle
^H ne cristallise plus après l'évaporation, mais
^^H forme une masse siropeuse d'un brun foncé,
^^1 que l'alcali caustique précipite en noir sans
^K^ aucun mélange de vert ni de rouge : cette
^V circonstance est caractéristique pour cette
^1 classe de seb de fer. Si l'on fait digérer ce
^B précipité dans des vases clos avec un excès
^H de sel, l'oxidule est absorbé, et il se forme
^E^ im hydrate d'oxide qui prend une couleur
jaune. On a trouvé dans la mine de cuivie' de Fahluii , près du puits Hisjo-Saukning sous la forme de grandes stalactites, un sel rouge, composé de petits cristaux transpa-
(JVofï du Traducteur.)
de fei magnétique et ijue la noDit e Dom de fer ovdt
( 145 ) Téns et mâangé mécaniquement avec du .sulfate de magiiésie. En analysant ce sel, je trouvai qu'il avisât pour base du fer oxidé et oxidulé; maid que l'acide sulfurique n'y était point' en quantité suffisante pour former un .ael neutre : cet acide ne contenait que deux fois autant d'oxigène que la base composée ; néanmoins ce sel était soluble dans l'eau. H contient aussi de l'eau de cristallisation y qui a trois fois plus d'oxigène que l'eau con* tenue dans la base.
On obtient un carbonate double en exposant à l'air l'oxidule de fer préparé par la voie humide^ aussi long^temps qu'il absorbe de roxig;ène ; il faut avoir soin de l'hiunecter de nouveau dès qu'il devient sec : il prend alors une couleur jaune y se dissout avec effervescence dans les acides, et forme un x>xide magnétique y lorsqu'on l'expose dans des vases clos à la chaleur rouge. Ce sel se rencontre, mélangé avec l'hydrate, dans le minerai qu'on trouve dans des terrains marécagetpc«
. On obtient un iùdate en faisant évaporer presque jusqu'à siccité de l'iodate neutre d'oxidule de fer; il se dégage à la fin du super-
lO
de mpciifSf et a fede uni I ^ ^ flp dinoot dam Yeat I i
liraB MULC« et qw est W^ ' ^
du tvtnir de petiite. Ce sd
dTmi : 2 le dîsMVt dus 384 putîci d^CBi firoâdr et Jto dem bouibnftp: D ooéf tient de FeaB f{m hn est laiie dmniqiienieiit^ ec doBt kft pffoportiOTi cf (EDgcBe CKt la iBoitié dr ceOr lOlgaue dan» h boacL
Les Kis dpub if » des «rtdes mrmemifue et
se fbfneiit. quand les s^ dosidnle ont cKcaskm de sonder à Tair: fl en a été Ait mention à Tarlicle de ces derniers sels, et jV mvoie.
Je yar lef ai |4us faos de h condmuùson de r«cfdr prmsêiqwte. k Foccasioo des ddid^lei
Sels doubles arec dautres bases.
Le salfmie d^axidc et fer forme , tfaprè»
MîiMckerlieky des sels doubles avec le md-
Jaie de poiasse et le sulfate ^anumomaque.
Leur aspect, la forme de leucs cristaux.
(un
•€t* leur €^ôm|iosition , sont Jiariaitemënf identiques à teux des sel^ correspondant iormes atec ^alumine ; aussi ne {>e.Ut'>on ^ sans tin examen chimique^ les distinguer de Falunu Cést cette concordance dané la forme et dans les pro|)ortiôns avec ValUn ^ qiii ren4 6e cot^s si &dilê à se combiner' aye<) le fei: ; car Tàlun ferrugineux , s'il m'est permis de le liommer ainsi , {lar la similitude de sa forme avec lé véritable alun, fait partie intégrant^ des cristaux de ce dernier.
Ij&éulfate d'oxidulfi de fer forme , d'après le même chimiste, avec le sulfate de poiàsêé et le suljale d^ ammoniaque j des sels doubles y cfistallisables, d^unè couleur vert ^^ bleu. pâle^ Ces sels ressemblent , quant à la forme et à ia compojtition y aux sels doubles résidt^ni de la combinaison de ces sels alcalins avec' f oxide de îlnCy la magnésie, Tpidde de nickel, l'oxide de cuivre , et quelques aulres. Les cris^ taux du sel de potasse et du sel d'ammonia->^ que Ont la même forme , mais TeaU de cris-' tallisaiion du premlef Contient six foi^, et celle du second sept fois autafnf d'o)xigèn0 cpfil y en a dans diaetine desr bases.
On obtient dM iarfraU dé potassé et éià
tarlrate d'oxidulê de fer, en faisant cuî] du tartrate acide de potasse avec la moitié' son poids de limailles de fer et autant d'eau, jusqu'à ce que la niasse ait la consistance d'une bouillie. Le fer s'oxide avec dégagement d'hydrogène , et l'on obtient un sel blanc , pulvérulent, qui se dissout difficilement dans l'eau, etqui, parsonoxidationàrair, se transforme peu à peu en un sel d'oxide , et devient noir. On décante l'épaisse masse saline qu'on a obtenue, pour la séparer du fer qui ne s'est point dissous, et on la iait évaporer jusqu'à ce qu'on puisse en faire des boules qui , étant sécWes, sont connues dans les pharmacies sous les noms de globuli maritales ou lartaras martialis. Quand ce sel est immerge dans l'eauj et abandonné à l'action de l'air pendant on certain temps , l'oxidule passe peu à peu à l'état d'oxide, et le sel double d'oxide se dissout dans l'eau avec une couleur rouge. En faisant évaporer cette dissolution, on obtient ime masse d'une consistance siropeuse, noncristallisable, et qui se dissout assez, facilement dans l'alcool. Le sel double d'acide tartaritjue avec la potasse et l'oxîde de fer, ainsi que je l'ai déjà indiqué, n'
,1 ff
h |K>int précipité par les alcalis ni partes terres,
"7 <ie qui fait qu'il retient plus fortement qi*
^ d'autres sels He fer, la proportion de fer qu'il
'; ix>nlient. Cette propriété est de la plus grande
importance pour la teinture au moyen de
sels de fer : c'est par cette raison que , pour
produire ce sel , on mélange le plus souvent
du sulfate de fer avec du cremor tartari
bu tarir e^ et l'on a réxpérience que, sans
ce mélange, la <;ouleur ne prend pas une
teinte uniforme.
Uôxalale acide de potasse forme un sel double avec Toxidulè de fer aussi bien qu'a-, vec l'oxide. Le sel d'oxide cristallise en beaux cristaux prismatiques vert-pomme, dont on peut séparer l'oxide de fer au mtoyen d'un alcali caustique.
La plupart des sels d'pxidule et d'oxide forment avec l'ammoniaque des combinaisons doubles, dont on n'a encore examiné . qu'un très-petit nombre. i
U acide sulfurique^ indépendamment des sels neutres doubles qu^il forme avec chacun des deux degrés d'oxidation du fer, et dont il a été parlé plus haut , se combine avec" Foxide en un sel avec excès de base. J'ai
( ,5o) obtenu ce sel en faisant dissoudi-e du fe dans un me'Iange d'acide sulfurique a^l avec un peu d'acide nitrique , et laissant s'oss der à l'air cette dissolution neutralisée qui lui fit déposer de l'ocre. Cette ocre l'aspect du sel simple d'oxidule avec excè»
de base; mais il s'en distingue en cela qu'il est presque insoluble dans t'acide muriatique concentra , et qu'il n'est point décomposé par un alcali caustique. Sa distillation donne d'abord de l'eau et de l'ammoniaque, puis de l'acide sulfureux. On conçoit aisément que la proportion d'ammoniaque contenue dam ce sel, provient de la décomposition réciproque de l'eau et de l'acide nitrique.
On obtient une combinaison de muriale d'ammoniaque et de muriale d'oxidule de fer en faisant bouillir ou distiller une dissO' lutlon d'ammoniaque avec de la limaille de for. Ce sel n'est point décomposé par I'am< moniaque caustique.
La combinaison du muriate d'ammoniat que et du muriale d'oxide de fer se formi en mélangeant ime dissolution de muriatfl d'oxide de fer avec une dissolution de riate d'ammoniaque, et faisant évaporer ei|
( iSi ) - mélange jusqu'à ce qu'il criNtalIise. Les crîst taux sont cubiques et d'une belle couleur rouge de rubis; ils contiennent à peine, maigre' la vivacité de leur couleur, un et trois quarts pour cent d'oxîde de fer : par des dissolutions et des cristallisations' réitérées, ils donnent du niuriate d'ammoniaque pur, et la faible proportion de fer qu'ils contiennent reste dans la dissolution. Ce sel paraît donc être non un sei double , mais plutôt une cristallisation réciproque de deux sels , puisque le fer qu'il contient varie constamment, suivant que lu proportion de muriate d'oxide de fer contenue dans l'eau -mère est plus ou moins considérable.
On prépare dans les pharmacies avec du sel ammoniac et de la limaille de fer un sel jaune , qu'on humecte d'abord et qu'on expose ensuite pendant quelques jours à l'action de l'air; quand il est sec, on le sublime dans une cornue de verre. Ce sel contient en majeure partie un double sel d'oxidule de fer, mais en même temps aussi une portion d'oxide de fer acide, qui lui communique cette couleur jaune. On le nomme sal ammoniacum martiale.
Le sulfate de magnésie et le sulfata date de fer se combinent entre eux, etfofmeut des cristaiix prismatiques presque vDf colores. Il en est de même du su/fa te d'oxide de zinc et du sulfate d'oxidule de fer.
La cpmbinalson de sulfate d'oxidule de manganèse et de sulfate d'oxidule de fer a l'jispecl du se] de manganèse ; mais il est plus diliicile à dissoudre dans l'eau, il cristallise plus aist'nienl, tombe en efflorescence dans un air sec, et se fond à une très-faible température dans son eau de cristallisation. Si on l'expose à l'air, il se sépare de sa dissolution un sel d'oxide de 1er avec excès de base, tandis que l'oxidule de fer passe à l'ëtat d'oxide : la dissolution prend alors une couleur plus foncée.
Ces sels composés ne doivent cependant pas être envisagés comme des sels doubles ; ils sont simplement cristallisés ensemble , et les bases peuvent s'y trouver dans toutes les proportions possibles. Beudant avait trouvé que plusieurs sulfates métalliques qui n'ont point la forme du sulfate de fer, peuvent cristalliser avec ce sel en quantités consy rablesj et preiment alors la forme
«elui-cî. Les minéralogistes français, pour expliquer ce phénomène, pre'tendent qu'un corps doué d'une forte tendance à la cristallisation , peut en forcer un autre qui n'a cette propriété qu'à un degré inférieur, à adopter sa forme. Mais Mitsckerlick a démontré que cette explication n'est point exacte ; il a de'couvert que plusieurs corps, qu'il nomme isomorphes f adoptent, en cristallisant, cette même forme, et conservent cette concordance de fonne lors même qu'ils sont combinés avec des quantités proportionnelles de corps ayant une plus grande tendance à cristalliser. II trouva, par exemple, que la magnésie, l'oxide de zinc , foxidule de manganèse, l'oxidule de fer, l'oxide d,e cuivre, l'oxide de kobalt et l'oxide de nickel sont isomorphes; et que , par conséquent, toutes leurs combinaisons avec des quantités proportionnelles dudit corps prennent, en cristallisant, des formes pareilles. Les sulfates de ces corps , combinés avec de l'eau de cristallisation .
n'ont pas une même forme de cristaux, parce que plusieurs d'entre eux ne contiennent JKU des quantités proportionnelles d'eau ; onais lorsqu'on les mélange entre eux, ils
it-
I transforme en prussiates, ou qu'au moiiu, » décomposition de l'eau a lieu, ce
uide se reforme avec une si grande faci- , qu'il peut être indiffe'rent, sous le point
Bvue théorique de cette explication, d'ad- Itettre ou non l'pxistence de prussiates.
îomme la présence de ces doubles cyanures anhydres est prouvée, mais qu'aucune circonstance ne peut éclaircir complètement, si, lors de leur dissolution dans l'eau, il y a décomposition d'une partie quelconque de ce liquide et formation de prussiates, je ne les considérerai ici que comme des cyanures qui, sans oxîdatîon de leurs radicaux, peuvent être combines avec l'eau. Je fais en même temps la remarque que les résulfats seront encore tout-à-fait les mêmes, dans l'hypothèse que ces cyanures sont alon, transformés en prussiates. Au total , les dénominations de cyanure et de prussiate reviennent tout-à-fait au même, et elles ne se distinguent que sous un rapport théorique , qui est sans aucune influence sur les phénomènes, et qui ne saurait être démontre par les faits.
Cette classe de doubles cyanures présente uelques propriétés générales, que je veux
indiquer avant de mentionner chacun d'eue Cn particulier : leur composition est telle ' que, lorsqu'ils sont transformes en prussia» tes, l'oxidule de fer prend toujours moidd autant d'oxigène que l'autre base , et dani I le double cyanure le fer prend moitié' autant de cyanogène que l'autre me'tal. Ceux qui sont formes par les radicaux des alcalis et des terres alcalines., sont solubles dans Veau, r cristallisables , et perdent, dans un endroit ['chaud ou dans le vide, toute leur eau. Au F contraire , ceux qui sont formés par les radil eaux des terres et des métaux proprement dits, sont pour la plupart insolubles, et n'a* bandonnent pas toute leur eau avant d'être décomposes par la chaleur. On pourrait , par conséquent , envisager eeux-oi plutôt que les premiers comme des prussiates. Les premiers ne sont déconipose's que lentement par la distillation ; il se dégage du gaz azote « le cyanure de fer est décomposé^, et laisse le quadricarburdtum du fer, tandis que l'autre cyanure reste intact. Les doubles cyanures formés avec les métaux communs, sont décomposés par la distillation, et donnent des doubles carbure'ta de ces métaux . en
manifestant la déflagration mentionnée précédemment. Cette décomposition a lieu pour les doubles cj'anures formés avec les métaux nobles , de manière que tout le cyanogène s'échappe sans être décomposé, et que le métal noble reste mélangé mécaniquement avec le quadricarburétum du fer.
Dans ces combinaisons le cj-anure de fer n'est décomposé ni par les alcalis , ni par l'hydrogène sulfuré; en un mot, la présence du fer dans ces combinaisons ne peut être constatée par aucun autre réactif que ceux qui, par l'oxidation des bases, détruisent le double cyanure. Les doubles cyanures solubles sont décomposés par les acides concentrés, surtout à l'aide de la chaleur; il se précipite du cyanure de fer sous la forme d'une poudre blanche, qui à l'air devient bleue, et il se dégage de l'acide prussîque. I-es doubles cyanures insolubles résistent a« contraire beaucoup mieux à l'action décomposante dei acides; le plus grand nombre ef entre eux se dissolvent, sans décomposition , dans l'acide sulfurique concentré, et tous se combinent avec cet acide , lors même qu'ils
î l'y dissolveht point , en perdant leiu- coy.-
leur et en se gonflant en une masse semblable à la coUe d'âroiclon. La dissolution est incolore, et lorsqu'on t'abandonne à l'air libre, une combinaison du cyanure avec l'acide sulfurique se cristallise à proportion que le dissolvant attire l'humidité de l'aie On peut obtenir cette combinaison isolément, en déposant la masse sur une brique, qui absorbe alors l'acide avec lequel elle, esl en contact. Il faut considérer ces combinaisons , soit comme des combinaisons de Facide avec les cyanures^ dans lesquelles le cyanog'êne occupe la place de l'oxigène près des métaux; ou bien, comme des sels acides de deux bases avec les acides sulfurique et prussique. On ne peut point décider laquelle de ces manières de voir est la véritable.
Quand on mélange ces dissolutions dans l'acide sulfurique avec une plus grande quantité d'eau, le double -cyanure se sépare sans se combiner avec l'acide sulfurique, et ii est décomposé, s'il est soluble; ou, s'il est insoluble, il est précipité avec sa couleur originaire et ses caractères primitifs. Quand on chauffe la dissolution dans l'acide sulfurique, elle est décomposée; le»
iiinent à l'éfat d'oxides avec Facile siiMtifîque; il se dégage du gaz acide carbonique j du gaz acide sulfureux et du gaz azote ; et Taëide contient alors beaucoup d'ammoniac que, fonhe'é par Tazote du cyaïio^ène et par Thydrogène de Feau. En • continuant d6 chauffer ,^ le sel ammoniac se décomposé aussi , et Toii obtient du gaz acide sulfureux et du gaz azote.
Je vais maintenant décrire lés plus remarlouables de ces doiu)les cyanures.
Fefrô -^tjrdnure de potassium.
j à) Ai^ec le* potaisium ; ferré-cyanure dé potassium y prussiàte de potasse Jerrugi-
• neuxi On obtient ce sel en faisant bouillir du bleu de Prusse pur y réduit en poudre fine, avec une dissolution dé potasse caustique , du éalbotiate ou du earbonate acide de potasse.
Le bleu de Prusse, qu'on peut regarder comme im composé de prussiàte d'oxidule de fer et^ de prussiàte tfoxide de fer , est ilùTS décomposé de telle manière que Foxidé de fei' devient libre , et que les autres principes constituans sont absorbés par Falcali ^ éB ajoute , pendant la cmsson ,- par petites
( iG» )
quantités, du bleu de Prusse réduit en poudre fine, jusqu'à ce que celui que Yoaf ajoute le dernier, ne soit pas attaqué aprèf quelques instans de cuisson : l'alcali estalon saturé; on fait évaporer la dissolution à UBtf chaleiu- modérée, et le ferro-cjanure de potassium cristallise en grandes tables rectangulaires , d'une belle couleur jaune-citroiL Si cette couleur n'est point nette, on peut après lui avoir fait perdre son eau de cristallisation par la chaleur, chaufler le sel dans une cornue jusqu'à ce qu'il se fonde ce qui détruit les principes cÔlorans étrangers. Quand le sel contient ûu excès d'alcali , on peut saturer celui-ci avec du vinaigre distillé , et précipiter le cjaniu^ par l'alcool , soit iramédialement, soit après une évaporation préalable. Le précipité forme des écailles brillantes dun jaune clair. Lai{ pureté de ce sel est ordinairement troublée^ par du sulfate de potasse; et il faut l'en séparer au moyen de lacétate de barjte; on extrait ensuite l'acétate de potasse à l'aide de l'alcool. Conseoe' dans un lieu tiède, oi dans le vide, à la température ordinaire dep l'air, ce sel perd son eau de cristallisation
tîiaîs il conserve sa forme et ila cùhé^ôîlé Cette eau forme les 1 2,82 pour cent du poid^ de ce sel t cette proportion est précisément suffisante pour oxider les métaux en les faisant paifser à Te'tat d'oxidule de fer et de potasse , et pour transformer le cyanog-ène eil acide prussique. Ce sel contient 1 2,85 poui? cent de fer = 16,68 d'oxidule dé fer, 37,11 pour cent de potassium = 44,66 de potasse et 37,22 pour cent de cyanogène = 38,64 d'acide prussîtjue.
A la chaleur nécessaire pour fondre le verre, ce sel commence â se décomposer avec dégagement de gaz azote, mais sa dé-* composition est lente et difficile. Elle a lieu plus aisément à une température beaucoup plus élevée ; mai» \nême lorsqu'on cherche à calciner ce sel dans un creuset et dans un feu ouvert, il est difficile de le transformer en potasse et en oxide de fer ; parce que , dès que le cyanure de fer est détruit, le cyanure de potassium résiste long- temps à la décomposition. Lorsqu'on mêle une dissolu-tîon de ce double cyianure avec du muriate d^oxide de mercure , et qu'on laisse digérer ce mélange , le potassium et le fer se t^om"
liiiiii JEMC k cUore ou. à Fêtât d'odcb «■«cfiiKÎiir i^HBiCi^vc: il se dûsout dam] fiffâir ^ evammtK àe nmrure . et U se p câpîK de ïaàêc de fn. £■ disant di^ ^ fr"* ■ ■— ■* ^^ p*»«™f "^«T^f Fim'il 4e BCRm. les ■— '•■■y s'asîdeiit ans di fcai éc <r d en i er ; ie liquide contient d «yiMire de ■crew e et de b potuse eau tifae, d Fende de Crr s'cm troure i lit b dÔBcdubOD e
. œ serait ïl^^ e qw Fêdiûiait l'oxiil de tiuMt. iCBd«tlibf« en nêi k potoae ci Tondidr de 1er, et ce demie scBÎi iBrrid* à i^ jàm faaut deçre' , par v aobc partie de Toside de Biemire. Comml b facce d'afieilé de b potasse . «usai bien {{ufl cde de roBÎdiile de Jer, surpasse celle c m eT Hu y et de ses comlw'ittisons. b premîèfC de ces hjpolfarses . oâ Ton admet que k j obéissant k Tortlre des affinités, : »\<ec Tcxigène. coqw pour le qod n a une bien phis grande affinité qiM pour le cvano^ène; cette hi'pothèse. dtsau nous, est pt^érà^ à b dernière, «fapn bquelle b base inconnue b plus ftnrte s
^ mise en liberté' par l'affinité du mercure pour ^ le cyanogène : c'est donc •lui motif de plus ^^itoui" considérer ces combinaisons comme - des cyanures métalliques.
Lorsqu'on verse goutte à goutte dans une dissolution d'un sel d'oxidule de fer une dissolution du double cyanure précédent, on <Atient un précipité blanc, qu'en général on a considéré comme du prussiate d'oxidule de fer; mais Proust a montre qu'il contient ide la potasse , dont on ne peut le séparer par un excès d'acide. Ce précipité est par conséquent un double cyanure , dans lequel la* quantité de potassium , eu égard à celle du fer', est' bien moindre que dans le précédent; mais on n'a pas encore fait des recherches pour en déterminer les proportions relatives. Si on laisse ce précipité en contact avec l'air atmosphérique, il absorbe de l'oxigène et devient bleu quand le liquide contient un excès du double cyanure, ou.
vert -bleu quand ^ au contraire, le sel de fer est en excès. Le précipité se transforme alors en bleu de Prusse , et le potassium qu'il contenait reste combiné à une moindre proportion de fer et se dissout dans le liquide sous la forme du double cyanure ordinaire.
Ferro-cjanure de sodium.
Avec le sodium; Jerra-cyanure àe \ Ksodium, prussiale Jerrugineux de soude.
h0ti obtient ce sel de la même manière que Ile précèdent, et, en général, ce que j'ai dit [.lie l'un s'applique également à l'autre. Il cri*- [ tallise en prisnicsquadrangulairesétroits, terr minés en biseau ; il est jaune , s'effleurit dans f un air sec, et se réduit alors en une poudre f blanche. Ce sel se dissout dans 4 parties et k-^emie d'eau froide et dans une bîeji moindre quantité d'eau bouillante : la dissolution cris- ' tallise pendant l'évaporation.
Il contient 3^ pour cent d'eau de cristall Sïsation, c'est-à-dire, quatre fois autant qu'il t en faudrait pour transformer le cyanure en run prussiate.
Ferro- cyanure d'ammoniac.
x) Avec l'ammoniaque ; Jèrro- cyanure ^'ammonium, prussiale Jerrugineux d' ont-
i fnoniaque. On obtient ce sel en laisant digérer du bleu de Prusse avec un excès d'anH 1
\ jnoniaque caustique : il n'en est point complètement décomposé , car il reste une masse
,d'un gris brun qui, traitée par les acides, reproduit du bleu de Prusse. On abandonne la dissolution à TeVaporation naturelle , pendant laquelle il se forme peu à peu des cristaux octaèdres réguliers , brillans et d'un jaune - paille. On les obtient quelquefois d'une couleur verte , et d'autres fois on ne parvient pas du tout à faire cristalliser la dissolution , ce qui provient alors de l'impureté du bleu de Prusse , ainsi que je l'exposerai plus bas. Je ne connais, dans ce cas, aucune méthode pour purifier suffisamment ce sel afin qu'il cristallise. Lef procédé le plus sûr pour obtenir ce sel pur, consiste à précipiter un sel de plomb par une dissolution d'un double cyanure pur de fer et de potassium , et, après avoir lavé le précipité , à le décomposer par le carbonate d'ammoniaque. Pour éviter Tévaporation , on peut précipiter le double cyanure par l'alcool, dans lequel il n'est, ainsi que les autres doubles cyanures, que peu ou point du tout soluble. Si Ton fait évaporer ce sel à Fair libre, il se volatilise peu à peu du prussiate d'ammoniaque , et le cyanure de fer se transforme aux dépens de l'air en bleu de Prusse ,
qui, lorsque le sel est pur, seprécipit^«Tec une couleur bleue , et quanti il est impur, 3vec une couleur verte. Ce sel , s'il est sec, ei qu'on le chaufl'e à l'air jusqu'à la tempfo rature de +4p", éprouve le même changement et devient bleu; mais dans le vide on peut le faire évaporer sans qu'il éprouve d'alte'ration , parce que le cyanure de fer ne trouve point alors occasion de s'oxider. Ce sel contient de l'eau précisément ep proportiou suffisante pour opérer la transforoiation du cyanure de fer en prussiate d'oxidule de fer , et quand on le chauffe dans un appareil dislîUatoire, il s'échappe du prussiate d'ammouiiiqne ou cyanure d'auinionium *1 de i'eau ; Je oyanure de fer reste , et il est dfs composé par une plus haute température, ainsi que je l'ai indîi^ué au sujet du carbur^ de fer.
Ferro - cjanure de hariiim.
d) Ai'ec le barluin ; Jerro- cyanure ,d»
èarium , prussiate Jerruginê de harytej 11 peut s'obtenir en faisant digérer de l'h^ drate de baryte avec du bleu de Prusse mais cette méthode est peu avantageuse , eii
Taison de la difficulté qu'éprouve le doubla
cyanure à se dissoudre dans Teau. Le mieux
est de nrélanger une dissolution bouillante
d'une partie de muriate de baryte avec une
dissolution également bouillante de deui;
^rties de ferro- cyanure de potassium cris»
talliséy et de laisser ce meltoge se refroidir;
le ferfô - cyanure de barium cristallise alors
pendant le refroidissement en petits prismes
rhomboidai^ÉBl'une couleur jaune. On en ob^
tient encore davantage par révaporation de
Feau-mère, Il faut , pour dissoudre ce sel , i oo
parties d'eaiibouiU^te, et 1920 parties d'eau
froide. Exposé à une chaleur de -f-40'', ce
sel p«rd son eau de cristallisation et devient
blanc sans tomber en efflorescence. Il perd
alors i6,56 pour cent d'eau, et cette perte
n'augmente plus, lors mêipe qu'on chauffe
le sel asse^ fortement. H retient encore 1 ^L
pour cent d'eau , qui ne devient apparente
que lorsqu'il est décomposé. Toute la pro-r
portion d'eau s'élève donc à x8 pour cent
La quantité d'eaù que le sel retient de la
sorta serait suffisante pour transformer la
moitié du fer en prussiate d'oxidule de fer ,
çt toute Teau contenue est le doubla de çç
cyanures avec les radicaux des terres.
Il) Les doubles cyanures avec les raâipux des terres proprement dites (ou leurs prussiates Jérruginés ) ont aussi été peu t tKamincs. Avec le béryllium on obtient Fline combinaison soluble en faisant digérer F du sulfate de glucine neutre avec un excès F de ferro-cyanure de plomb. Cette dissolution se dessècbe en un vernis transparent qui, lorsqu'il commence à se décomposer, devient légèrement bleu. Si l'on fait cet essai avec du K**ulfate d'alumine, on obtient une corabî- [naison insoluble, et le liquide ne contient Kipresque que de l'eau. Le ferro-cyanure de Kiotassium ne fonne cependant p<ynt de pré- Teipité avec les dissolutions d'alumine. L'alu- [ mine est dissoute par l'acide prussique ferrruginé (acide hydrocyanique ferruginé); * mais la dissolution est décomposée en majeure partie pendant l'cvaporation.
' Uyttria est précipité par le ferro-cyanurê He potassium avec une couleur blanche.
Doubles cyanures du fer et des autres métaux.
Le fer forme avec les miitaux des doubles cyanures, dont en gênerai on n'a examiné que la couleur et la solubilité dans l'eau. Il ne forme des doubles cj-aiiures qu'avec les me'taux dont les oxides sont les bases, et non avec ceux qui forment des acides, lorsqu'ils n'ont point d'oxide avec excès de base, auquel cas la composition du cyanure est proportionnelle à cet oxide. Par ta même raison le fer ne forme point de doubles cyanures avec les métaux qui approchent le plus des pre'ce'dens, par exemple, l'or, le platine, le rhodium et l'iridium. On obtient ces ferra-cyanures de métaux par le mélange du sel neutre métallique avec une dissolution de ferro-cyanure de potassium. Ce dernier s'oxide, réduit le métal et est absorbé par l'acide de celui-ci , tandis qu'il abandonne son cyanogène au métal. La nouvelle combinaison est insoluble dans l'eau ; quelquesunes même ne se dissolvent pas dans un excès d'acide ; d'autres , au contraire , sont solubles dans des acides aGTaiblis. Les alcalis les décomposent , et le métal se sépare à l'état
: biuic; Biais parfois (fuB beau de pècben. Scrfuble dans les
■ Cila p«*alt f»iMit Amc i
^'ifnvr€M l«s tcb Je LohA k I^frac h » 4« I
Cërium : blanc. Soluble dans les acides* Uraiie : brun rougeâtre, répondant à Foxîdé* Chrome : vert grisâtre, insoluble dans
l'acide sulfurique concentre'.
H me reste encore à mentionner deux
combinaisons du fer avec Tacîde prussique ou
avec le cyanogène ; savoir : Tacide prussique
ferrugina et le bleu de Prusse.
Acide hjdrocyaniijiie ferruginé.
Le double cyanure de fer avec Vhydr^f" gène acide hydrocyanique ferruginé , oi| Y acide prussique ferruginé (acidumferroprussiacum ^ferrum - cyanicuni) , a e'té découvert ipdiT Porret^ et il le nomlna^rrarett ed chyazic acid^. Il l'obtint, soit en précipitant le ferro- cyanure de barium par l'acide sulfurique, soit en décomposant le double cyanure de potassium par une dissolution d'acide tartarique dans l'alcool : dans ce dernier cas il se forme du cremor tartariy l'acide prussique ferruginé se dissout dans Talcool, et cristallise après l'évaporation en
1 Cette dénomination lui fut suggérée par les initiales C , Hj , Az , qui sont celles des princjipes constituais de Tacide, et dont il composa alors le nom de Cfyatic.
cristaux Cubiques jaunâtres. Cependant mieux est de le retirer du double cyanure de plomb ou de cuivre, qu'on mélange, encore humide , avec de l'eau, dans laquelle | on dirige un courant de gaz hydrogène sulfuré. Le soufre se combine avec le métal, l'hydrogène forme avec le cyanogène de i l'acide prussique, c'est-à-dire, de l'acide hydrocyanique, qui entre en combinaison avec le cyanure de fer et se dissout dans l'eau.
On enlève en grande partie, mais pas totalement, l'excès d'hydrogène sulfuré avec une plus grande quantité de ferro- cyanure de plomb; après quoi l'on filtre promptement le liquide , et on le fait évaporer jusqu'à siccitç à l'abri du contact de l'air et à proximité d'acide sulfurlque. On obtient ainsi une masse, blanche , sans aucune trace de crislallisatioi En l'arrosant avec un peu d'eau tiède , di pouîJlée d'air , elle s'y dissout sans altération j mais quand l'eau contient de l'air, il se forme; un peu de bleu de Prusse. Cette dissolution, qiiand elle n'est point dans un état de dé\ composition , est incolore et inodore ; elli a un goût fin, agréablement acide, qui de* yient ensuite un peu astringent, et elle m
thânlfëstç auctin des caractères de l'acidë })nissique. Elle rougit le papier de curcumary diéssoût avec èfifervescence le^ carbonates et forme avec eiix des doubles cyanures. Elle ^ coinporte eit tout comme un acide assez:' fort , qui Contiendrait de Toxigèùe. On ne la croit point vénéneuse j.en l'abandonnant dan^ ïin lieu échauffe à TeVaporation naturelle , 'elle cristallise en petits cristau± incolores, transparens, foi*mànt des groupes de rayons concentriques j et qui paraissent composa de prismes quadrilatères. Dans cet e'tat elle paraît contenir de Teail de cristallisation , et se distingue pa^ là dé la masse blanche , lentement soluble dans Teau , qui reste après TeVaporation dans un lieu vide d'air. Cette dernière, distille'e à sec, donne d'abord de l'acide prussique libre d'eau , puis un mélange de prussiate et de carbonate d'ammoniaque , ce qui fait que le^dernières gouttes d'acide prus- &ique se solidifient à la fin : le q^uadricarburétum du fér reste dans la cornue. Quand 'une. dissolution ^e ce corps acide reste longtemps exposée à Tair , le cyanure de fer passe en s'pjddant à l'état de bleu de Prusse , et prussique s*en échappe par évapora-
( -78) Ijon. Lort^qu'on fait bouillir cette liissdntion , il s'en dchappc peu à peu du gset acide nruuique ; il se précipite du cyanure delbr avec uiie couleur blanche qui passe successtvenient au bleu, suivant qu'il est frappé par l'air; le liquide prend, après avoir bouilli
I ' pendant quelque temps , un goût nwins acide et plus astringent, que quand il contient jdus de cjanur»^ de fer en dissolution. I/acide hydrocyanique ferrugine sec et cristallise ue peut non plus être conservé long-temp* au contact de l'air. Il devient bleu, perd son acide prussîque, et après un temps pliis ou moins long il ne reste plus que du bleu dc Pnisse.
C'est assurément un phe'nomène très-refttarquablc, que ce corps possède des propriétés acides bien plus prononcées que j'acidfi prussique pur, tandis qu'on devrait s'attendre à voir les propriétés e1ectro-n«gatives de ce dernier diminuées par sa combinaison avec
[ ^ un corpsaussi électro-positif que le fer. Cette circonstance a aussi donné lieu à bien des hypothèses diverses sur la nature de ce coqtsi Porretj et après lui Thomson et Rohiguel, Vont considéré comme un acide particulier.
( >79 ) dont ic fer métallique serait rùn des cbmposans. Gay-Lussac le regarde comme l'acide d'un radical, composé de fer et de cyanogène, qu'il a nommé cyanqferre , et qui est acidifié par l'hydrogène. Je reviendrai plus bas Sur cette coiisidération. D'un autre côté, on peut prendre ce corps pour un prussiate acide d'oxidule de fer, combiné a*ec trois fois autant d'acide prussique que dans le sel neutre , et qui , parla tendance qu'a le fer de former avec d'autres bases des sels doubles, possède la propriété d'un acide plus îott que l'acide prussique ; ainsi donc l'afïïnité qu'a originairement l'acide prussique seul , se trouve augmentée par l'alfinité due à la présence du fer, à peu près comme lê tattrate acide ou l'oxalate acide de potasse ont pour divers oxides mc'talliques une plus grande affinité que l'acide tartarique ou l'acide oxalique seuls.
Enfin, on peut encore (ce qui s'accorde le mieux avec l'explication adoptée précédemment) le considérer comme un double cyanure de fer et d'hydrogène, dans lequel yhydrogcne est combiné à deux fois autant âe cyanogène qye le fer; et il lui faudrait.
pour fonncr de l'eau, absorber deux foisattr lanl d'oxigèiie que le fer en exigerait pooc passer à l'état d'oxidule. ~
Au total , il esl lout-à-faît indifférent d'adopter l'un ou l'aiitre de ces deux dernières" hypothèses ; car elles ne se distinguent qu'en ce que ta première admet que le fer s'y trouve à l'état de prussiate d'oxidule , et la dernièrev à l'état de cyanure de iér. Des recherches à cet égard ne mèneraient à rien de décisif Comme l'acide , desséché à l'abri du contact de Tair, produit, pendant la distillation à sec, une quantité d'ammoniaque dont une partie est carbonatée , cela ne peut être occasioné que par la présence de l'eau, dont l'hydrogène s'est combine' avec l'azote du cyauurfr de fer : il en résulte qu'il est impossible de
décider si cette eau s'v trouve dans l'état
qui lui est propre , ou si ses principes cons^f
tituans y étaient employés à la formation dui
prussiate d'oxidule de fer.
L'acide hydrocyanique ferruginé est cotn-
posé soit de 46,57 parties d'acide prussique ,..■
et 53,43 parties de prussiate d'oxidule de fer,
ou de 46,57 d'acide hydrocyanique (acide
pnissique ), 45,'^7 de cyanure de fer et 7,66
( i8i ) d'eau; il contient 23,27 pour ceiit de fer. Ainsi que les autres doubles cyanures du fer , il est dissous par llacide sulfurique , et quand Facide est humecté à Tàir , la combinaison B.\tc Tacide sulfuriqtils se précipite souis la forme d'une poudre blanche non cristalline. Cette pou* dre se dissout facilement dans Teau sans laisser de résidu ; la dissolution contient de IV cide sulfurique et de Facide hydrocyanique ferruginé, lequel commence immédiatement à déposer du Weu 'de Prusse.
Bleu de Prusse.
I^e bleu de Prusse a été découvert par hasard, en 171Q, par un fabricant de Berlin, nommé DiesbaçK U devait ;préQipiter par le carbonate de potasse la dijisolution d'un mélange de cochenille, d'alun et de vitriol de fer, et il obtint un précipité bleu. Le carbonate aloaUn, employé dans cette opéra* tion, lui avait été fourni par Dippel^ qui s'en était servi dans se^ essais de fabrication d'une huile nommée olèum animale Dipeli^ du nom de son inventeur. Mais ce n'est qu'en 1 7 24 que Woodward fit connaître à Londres la manière de préparer le bleu de Prusse.
préparation du bleu de Prusse.
Celui qui sert pour la peinture, 4e fàbri:
que maintenant en grand de l« maniérw , suivante. On mélange avec de la pota&se ihi sang séclié , des crins , de la corne , ou d'au; fa-es parties animales ; on fait rougir le tout dans un creuset de fer, jusqu'à ce qu'il ne se manifeste plus de flamme ; on retire alors la masse du feu , on la couvre bien et on la laisse refroidir; on l'arrose ensuite avec de l'eau y qui dissout à la fois une partie de la potasse non encore altérée, "et une certaine j quantité de cyanure de potassium (prussâte de potasse). Au moyen de cette ditst^ution on en précipite une de vitriol de fer mêlée d'alun , et l'on obtient ainsi un précipité bleu. L'intensité de sa couleur dépend de ' l'excès inégal de l'aleali dans la lotion, de la , proportion d'alun et du degré d'oxldation du fer dans la dissolution de vîtrioi. L'addi- ■ tion d'alun a lieu proprement pour saturer ' l'alcali Ubre; il précipite alors de l'alumine, > et cela est moins préjudiciable à la couleur, j que s'il se précipitait en même temps un excès d'oxide de fer : dans ce cas, la coiileue '
^Hk deviendrait verte. On tioît au reste en- ^^isager cette addition d'alun comme une falsification] (]ui occasionne en effet les teinte.^ eî variées qu'offre le bleu de Prusse répandu dans le commerce. Aussi les fabricaiis qui s'attachent à produire du bleu de Prusse de première qualité, ne se servent-ils point par celte raiïon de l'alun ; iU font usage d'acide sulfurique pour retirer l'excès d'oxide qui ^e précipite avec le Heu de Prusse, et ils obtiennent de la sorte une couleur pure , mais en moindre quantité.
Pour obtenir le bleu de Prusse dans un parfait état de pureté, il faut le préparer avec du ferro ' cyanure de potassium pur, qu'on verse goutte à goutte dans la dissolution d'un sel d'oxide de l'er. Il a alors ime belle couleur bleue très-foncée ; pendant le laviige il s'ag-glomère fortement, et il est très-difEcile de l'obtenir complètement pur; il conserve ordi naïvement toujours une le'gèfe trace de potasse, que l'on découvre après sa combustion. 0'après Raimond , on obtient le plus beau bleu de Prusse en le précipitant du nitrate d'oxide de fer, et la nuance en it-ott, si belle , qu'elle compense tes
frais plus considérables de la préparation d* I pe sel. Le bleu de Prusse n'est soluble que- . dans l'acide sulfurique concentre' , avec Ici quel il se combine en une maçse semblable à la colle d'amidon, et dont on le sépare sans l'altérer avec de l'eau. On peut l'exposer à une très-forte clialeur sans qu'il en éprouve de changement , et il a une très-grande attraction pour l'humidité Iiygroscopique. il est décomposé par les bases ; îl se sépare de l'oxide de 1er, et de l'acide prussique ferruginé est extrait, Qiauffé dans un appareil distilla-, toire, il donne d'abord un peu d'eau, puis un peu de prussiate d'ammoniaque , et enfin du carbonate d'ammoniaque accompagné dhumidiié jusqu'à ce que l'opération soit terminée. Il reste dans la cornue une masse noire, charbonneuse, qui se consume sans flamme , avec beaucoup de vivacité, de la manière indiquée à l'occasion du carbure de fer, et qui laisse alors le tricarburétum du fer.
Nature du bhu 4e Prusse.
H est difficile de décider comment on doit envisager la composition du blei
* Prusse. Proust a fait voir le premier qu'une combinaison de prussiate d'oxidule de fe?
avec du prussiate d'oi^de de fer e'tait néces^ ' saire à sa fqnnation; et, e^ effet , dans Thy* pothèse des prus^iatçi , Iç bleu de Prus$e est réellement un sel doubje de ces deui; oxides; mais il paraîtrait qu'il se forme au moin$ deux combinaisons bleues, qui JiSpnt point une con^position tout-à-fait semblable.
L'une d'elles est neutre , et l'autre est aveo ^xcè^ de ba^e.
Bleu de Prusse neutre^
Le bleu de Prwse neutre s'obtient en piélangeant le double cyanure de potassium et de fer ayec une dissolution neutre , par exemple , de mùriate ou de nitrat^ d'oxide de fer : la neutralité du liquide n'en est point alternée , au moins tant qu'il n'y entre point un excès de sel de fer. Ainsi , le potassium . du bleu de Prusse précipité, est, si l'on regarde la combinaison commç un prussiate, décomposé par une quantité d'oxide de fer-, dont la proportion d'oxigène est deux foi^ plus grande que dans l'oxidule de l'acide prus^ique; ou bien, si l'on envisage c^ttC
dessécher, et il se laisse ensuite redissoudi en majeure partie dans l'eau. Les acides les sels pre'cipitent cette dissolution, niai» précipite est encore soluble dans l'eau put L'alcool ne la pï-e'cipile point. J'ai conser de ces dissolutions pendant plus d'une a ne'e, sans qu'elles aient dépose du bleu < Prusse. Lorsqu'on dirige dans un tel liquit bleu un courant de gaz hydi'ogène sulfur il devient noir, et le liquide ne contiei point d'acide prussique ferrugine' libre.
Il est difficile de déterminer la proportion du fer dans le bleu de Prusse, à cause des différentes quantités d'humidité hygroscopique qu'il renferme,
Usages du bleu de Prusse dans tes arh.
On se sert du bleu de Prusse pour la peinture, tant à l'eau qu'à l'huile, et il se distingue par sa belle teinte foncée et par sa fixité. On a commencé à s'en servir pour teindre la soie, en la laissant macérer dam du ferro - cyanure de potassium, et la plongeant dans une dissolution de fer. On l'a aussi employé en Suède , pendant \ui certain temps , pour le jnêler à la pâte de papier ,
; âaxii le but de lui donner une teinte bleuâ« tre , ce qu'on produisait ordinairement au moyen de smalte ; mais le papier en reçoit une couleur verdâtre et un vilain aspect
On prépare une combinaison d'amidon ^ï de bleu de Prusse , qui a une belle couleur bleue mitigée et qui est fort estimée, mais dont le procédé de fabrication est tenu secret Quand on la fait bouillir dan» l'eau, t'dmidon . s'y dissout , et la masse devient gélatineuse et yerte. En la faisant digérer- avec de l'acide î sulfurique affaibli , l'amiddn peut en être extrait sans que la couleur bleue soit détruite.
On s'est servi pendant quelque temps du ferrooyanure de potassium dans les analyses de minéraux pour précipiter le fer à l'état de bleu de Prusse, et on estimait que les quatre septièmes du fer restant après la cal-^ cination avaient été précipités dé la disso-' lution ; maintenant on n'en fait plus usage pour cet objet , parce que le ferro-cyanure de potassium se décompose si facilement et qu'il abandonne aussi au précipité une partie de son fer, indépendamment de ee qu'on a évalué.
Quand , dans la préparation du bleu de
Pnuse en gnuid, la masse de sang* et d<i potasse nVst pas asaet complctcment calcinée, on obtient un bleu de Prusse qui , loi»
qu'on l'emploie à la préparation du ferrecyanure de potassium , doiuie une diwolution vcrdâitre qu'on ne parvient point à feirc cristalliser. l>e bleu de Prusse contient aussi en outre de l'argile, et l'on recommande, pour l'en extraire , l'usage de l'acide muriatique ; mais on peut s'en passer quand on »e sert du carbonate alcalin. Cette combinaison verte forme, pendant sa dessiccation, des écailles vertes : elles deviennent yrisfoncé après un jour d'exposition à l'air, et se dissolvent de nouveau dans l'eau avec une couleur v^rte, tandis qu'il se dépose unC poudre verte. J'ai analysé cette combinaison, mais elle donne ia même proportion d'oxîde de fer et de potasse, que la combinaison ordinaire.
La meilleure manière de l'amener à cristalliser, consiste à la chaulfer jusqu'au point de la fusion, après l'avoir fait sécher parfaitement; mais par ce procédé on en perd toujours une partie, qui est décomposée paï' Veau des principes étrangers qui laccompa-
^enf. On obtient, par une seconde dissoliltion, beaucoup de carbure de fer, et il se dissout dans le liquide du cyanure de po^ lassium sans fer. L'hydrate d'oxide de fer, restant après le traitement de cette espèce" de bleu de Prusse par les alcalis, devient plus fonce' au contact de l'air.
L'hydrate de baryte est plus susceptible que toute autre base de produire cette combinaison verte. Elle reste dans la dissolution après la cristallisation du sel pur, et elle est également soluble dans l'esprit de vin. Evaporée lentement au contact de l'air, il se dépose de petits cristaux incolores de nitrate de barj-te , et la couleur verte est détruite ; ïnais elle reparaît de nouveau , lorstju'on verse sur le sel desséché de l'alcool et qu'on l'expose pendant quelque temps aux rayons du soleil. Cette combinaison verte, ainsi que le sel vert de potasse , forment avec les sels d'oxide de fer du bleu de Prusse : la chaux ne produit point cette variété verte ; il est probable qu'elle reste combinée avec le sel jaune avec excès de base, que cette terre laisse indécomposé.
L'ammoniaque , au contraire . procure une
quantité considérable de ce sel moAiSéît la sorte; quelquefois on n'en obtient pa* d'autre. Il ne cristallise plus alors sou» k forme indiquée; mais seulement, quai^ it a acquis la consistance sirupeuse , la ir se fige en un amas de cristaux verts en forme d'aiguilles. Quand on décompose pai* l'alcool une dissolution de ce sel , jl se précipite avec une couleur verte, et il se rassemble, au-dessous de l'alcool, un sirop vert, épais. Des dissolutions et évaporatiom souvent réitiirces-leLde'composent peu à peu; et il se dépose une poudre verte ; mais le résidu est de la même nature. Un excès d'ammoniaque le rend brun ; nïais il reprend sa couleur verte , quand cet excès d'ammoniaque s'est volatilisé. L'acide acéteux n'altère point cette couleur, he sel anunoniac pur peut même , par une év^poration répétée, être transformé en cette variation verte, et l'on obtient parfois ainsi des cristaux octaèdre», troubles et d'un vert foncé : la substance verte qui est précipitée dans ces opérations, est du bleu de Prusse tout-à-fait différent de celui qui est formé par la coinbinaison de l'acide clitoro-hydro-cyanlque
( i9^ ) ftV6ô léà sels de fer. Le^ acides lui fendcfni ta couleur bleue; la potasse ne le décK>nH pose ^ue lentement, et il se forme alors une taasse couleur de rouiHe tirant sur le vert Ce principe vert, lorsqu'il est calciné, répand tme forte odeur de cophe de cerf, et il donne, comme le bleu de Prusse pur, beau^ coup de carbonate d'ammomaqué.
Ferro -^ cyanure de potassium ayec maxi^
mum de (yatiogène*,
2. La seconde classe de cyanure de for a été découverte depuis peu par Léopold Gmelin ; le fer y est combiné avec une fois et demie autant de cyanogène que dans les précédens , c'est-à-dire, qu'il y ^gale le prus^ siate d'oxide de fer. On li'a examiné jusqu'ici qu'une combinaison de cette classe ; c'est celle avec le potassium. Pour l'obtenir, on procède de la manière suivante : on dissout dans l'eau du ferro - cyanure de potassium Cristallisé, et l'on dirige dans cette diisolu-^ tion de l'acide muriatiqùe su][)eroxidulé ou chlore, jusqu'à ce qu'il ne se précipite plus de sels d'oxide de fer ; ce qui n'exige poin^ tme grande quantité de chlore. Cest à Itf
huBÎère ifuie boujf^ie qu'ira distingue le mieux quand l'opération est terminée , parce que le liquide, qui auparavant parait verdâtre, devient rouge. On cesse alors àj ajouter du chlore . parce qu'il détruinit le sel déjà fonné. On filtre le liquide et od l'abandenne à une évaporation lente dansun vase garni de bords élevés. Le sel cristallise d'abord en aiguilles; ces cristaux ont presque un éclat métallique, et sont d'une couleur qui joue du jaune au rouge. Onredisaout (Xi cristaux et on tes feit cristalliser de nouveau; on (Client alors ce sel en beaux cristaux, rouge de rubis, translucides, parfois assez grands , et d'une fomie cristalline confuse. Ces cristaux ne contiennent pas d'eau, c'est-à-dire, qu'ils ne contiennent point d'oxide de fer ni d'acide prussique ; le potassium et le fer s'y trouvent l'un à l'égard de l'autre dans un tel rapport que tous deux prennent la même quantité de cyanogène, et absorbent la même quantité d'oxigène,en passant, le premier, à ]'état de potasse, et le second à l'état d'oxide de fer. Ce sel est composé de 35,(»8 de potassium, 16,48 de fer, et *7,8 \ de cyanogène. Lorsqu'on le chauffe à
la flamme d'une chandelle , il briile avec vivacité et lance de côté et d'autre de pétillantes étincelles de fer. Chauffé dans un appareil distiUatoire , il se change en ferro- cyanure de potassium ordinaire, abandonne du gaz cyanogène et du gaz azote , et lors de la dis* solution de cette masse après la fusion , il reste peu de carburé de fer. Une ptetie de ce sel se dissout dans 38 parties d'eau froide. La dissolution est jaune et l'alcool en précipite une masse d'im rouge brun , formée de très -petits cristaux. Ce sel n'est cependant pas complètement insoluble dans l'alcool. Sa dissolution dans l'eau est le réactif le plus sensible pour constater la présence de l'oxi* dule de fer ; car un liquide qui ne contient que la plus légère trace de ce dernier, devient alors vert , et s'il y en ^ ime plus grande proportion d'oxidule de fer, il y a du bleu de Prusse précipité. Les dissolutions d'oxide de fer, au contraire, ne sont ni précipitées , ni modifiées par ce réactifs
^cide hjdrocjranique ferruginé avec majcimum de cjranogène.
L. Qm^Un a trouvé qu'ayec la soude, Fammoniaque , la baryte et la chaux y on forme des s^ rougies semblables et solubles dans l'eau. En mêlant une dissolution du sel que nous venons da dépriré, arec des sels métalliques, il sa forme des précipités volumiiusux et coloré^. Jjeiut coulew est, d'après le^ essais de GmçUu , c^Ue indiqué^ ci-après;
Titane : jaune brunâtre,
Unqie : brun rougeât^e,
Manganèse : gris brunâtre, . Kobalt : rouge «brun foncé.
Nickel : brun jaunâtre.
Cuivre : brun -jaunâtre sale.
Argent z janne orangé.
Mercure , tant des sels 4'oxidule que de* sels d'oxide : jaune.
Étain : blanc- Zinc : jaune orangé.
Bismuth : jaune brun.
Avec le plomb on n'obtient pas d'abord de précipité, mais il se dépose, après im
( *97 ) certain temps ^ des cristaux d'une couleur rouge-bnuL En les arrosant ensuite avec diÇ Tacide . sulfurique , on obtient \m liquida rouge qu'une évaporation naturelle fait cris* talliser en aiguilles d'im jaune bruiv Ces cris^ taux reagissent sur le curcuma conune un acide^ ont un goût acide et ensuite astringent^ et se décomposent par une chaleur modérée en acide prussique et en bleu de Prusse* Ces cristaux sont formés par une cojnbinaison d'acide prussique (l'acide hydrocyanique ) , avec du cyanure de fer rouge, dans un tel rapport que le fer et l'hydrogène absojbent cette quantité de cyanogène. Le fer s'y trouve^ à l'égard du cyanogène, dans le même rapport que dans l'acide prussique ferrugin^, mentionné précédemment; mais celui-ci conr tient un tiers d'hydrogène de plus que l'acide rouge. Ce dernier est composé de i ^89 d'hjr drogène, 26,28 deler, et 73,33 de cyanogènci ou bien de 38 parties d'acide hydrocyanique et 62 parties de cyanure de fer rouge. Qa ignore s'il contient de l'eau combinée çIÛt miquement.
L'acide rouge précipite les dissolutions mér talliques avec la même couleur et les méme<
( aod )
tîoii permanente, comme, par exemple, dans les premières périodes de la pulmonie ^ dans cerfaones affections hémorrhoîdales , etc. ; mais l'expérience a démontré que ces effets préjudiciables de Toxide de fer peuvent être neutralisés par l'addition d'une juste dose d'alcali , sans <pie pouf cela la vertu fortifiante du premier en soit sensiblement diminuée.
STRABBOUBG, DB L^IMPRISfiniIi; DE T, G. LBVÉADLT.