OXIDES
breux; mais nous nous contenterons de parler de ceux que forment les divers métaux dont la connaissance est intéressante pour le teinturier. ‘
L’alumine , ou oxide d’aluminium , est une des' bases Hu sel, connu dans le commerce sous le nom d’alun. Elle est 'blanche , douce 'au toucher, insoluble, mais divisible dans l’eau, et susceptible de perdre cette deniiére propriété par l’action du feu. Elle se trouVe en grande proportion dans toutes les' terres argileuses, et*joue un rôle important dans la plupart des opérations de teinture.
La magnésie , ou ox;ide de magnésium , est une terre blanche , opaque et insoluble dans l’eau, et elle n’intéresse le teinturier que parce qde* sa combinaison avec le chlore est très-propre à être employée dans lé blanchîment des toiles que l’on destine à l’impression.
La chaux , ou oxide de calcium , est une des substances les plus répandues dans .
la nature.. Dépouillée , par le feu , de l’acide carbonique avec lequel elle s’y trouve ■ combinée , elle est d’un grand usage dans la teinture où on l’emploie pour la dissor'i lution de l’indigo et pour virer diverses nuancés oU leur donner plus de fond. Or\
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la combine en outre ayec le chlore , et dans cet état , elle est du plus grand usage dans le blanchiment. Klle possède les propriétés des alcalis a un haut degré. .
La soude , ou oxide de sodium , est un oxide alcalin fort en usage dans la teinture , où on l’emploie Combiné avec différens acides. On l’extrait des plantes' marines, et du salsola*soda en particulier, en brûlant ces plantes , desséchées dans des fosses , jusqu’à ce que les cendres entrent en fusion- pâteuse par la chaleur, et se prennent en massé parle refroidissement.
On l’obtient aussi en calcinant un mélange de sulfate.de soude , de chaux vive et de charbon. Quel que soit le procédé que l’on suive , la soude obtenue est toujours à l’élat de sous— carbonate, ‘Ct on ne parvient à la séparer 'du gaz acide carbonique qui est combiné avec elle , qu’en la mêlant avec son poids de chaux vive , ,et délayant.ce mélange dans quinze'ou vingt lois son poids d’eau. J3ans cette opération, la chaux s empare de l’acide carbonique et se précipite , et la soude demeure én dissolution dans l’eau qui surnage.
La'soude\a une savnur âcre, brûlante, et fortement alcaline. A l’état d’oxide , c’est— à— dire lorsqu’elle n’est unie à aucun
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âdde, elle se combi^ieavec les huiles et les graisses , et donue naissance à des coin— jposes açpeles savons. Ces combinaisons sont favorisées par une élévation de température. Les savons blancs et marbres ' de Marseille sont une combinaison d’huile d.oliie et de soude. On les prépare en versant partie par partie de la lessive de soude dans une chaudière qui contient de l’huile d'oFive eu ébullition ; et quand cette substance est suffisamment saponifiée, on en sépare la lessive épuisée , et on coule le savpn- dans, des moules de bois.
Là soude est employée quelquefois à 1 état caustique par les teinturiers pour la .dissolution de l’indigo , dans certaines cuves à froid que l’on monte jpour le coton; A la vérité , elle est à l’état de 'sous-carlmnate lorsqu on la met dans la cuve , mais comme on l’y emploie concurremment avec ^de la chaux, elle abandonne son a,cule à cette substance et passe à l’état caustique.
La potasse , ou oxide de potassium , est •une substance blanche, légère, très-corrosive , jouissant de toutes les propriétés des alcalis au plus haut degré; et attirant fortement 1 humidité et le gaz acide carbonique de Tair. On j’extrait des bois dans les forêts, par la lixiviation de leurs cen-
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dre?,' l’évaporation des lessives et la cal-, cination de leur résidu dans des fours. Le produit qü’on obtient , est à l’état de souscarbonate, et constitue la potasse que l’on rencontre dans le commerce. En la traitant par la chaux vive étendue d’eau , on la fait passer comme la soude à l’état caustique. - La potasse est d’un grand usage dans le blanchiment et dans la teinture, mais comme ou l’emploie communément dans un état de combinaison avec quelque acide , nous parlerons de nouveau d^ ses usages en décrivant les sels qu’elle forme. Cette substance a , comme la soude , la propriété de former des savons avec les cprps gras ; mais les savons qu’elle forme ne sont jamais d’une consistance bien grande. Ces savons n’ont pas, comme ceux de soude, la propriété de se séparer de la lessive épuisée, et il faut les cuire et continuer l’évaporation jusqu’à ce que leur consistance semble suffisante. Quelquefois onJ|ur communique un certain degré de dur^re par l’addition d’une peti te quantité de résine j on les durcit aussi par l’addition de l’hydro-cblorate de soude , ou'sel marin , durant le travail ; mais alors il se forme un vérilablesayon desoude', parce t|ue l’acidé du sel marin se porté sur la potasse et que sa base se cembi n e a vec le corps
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“• gras ; aussi le sa von qu*on obtien t da ns ce dernier cas , se sépare-t-il de la lessive épuisée comçie tous les autres savons de soude.
' Le manganèse forme quatre oxides , mais le peroxide qui est noir est le seul dont le teinturier fasse usage. Cet oxide mêlé avec trois parties de sél marin et deux d’acide sulfuriqtie sert à préparer le chlore dont on fait usage dans le blanchiment. Au lieu d’acide sulfurique et de sel on peut n’em- • ployer que de l’acide hydrocliloriqùe , et alors on fait agir cinq, parties de cet acide contrée une d’oxidè.
Le fer forme trois oxides, le premier, blanç tant qu’il est humide ou hydraté , le second noir, et le troisième rouge. Ces oxides sont d’un fréquent usage dans la teinture, mais comme ils sont toujours combinés avec quelque acide , lors de leur emploi , nous en parlerons en traitant des sels à base de fer^ •
L^ étain forng||^eux oxides , l’un noir et l’autre blanc qui tous les deux sont fort employés dans la teinture , mais à l’état de combinaison avec quelque. acide.
Le cuivre forme deux oxides, vert et brun noir; mais^il ne sont employés dans la teinture que combinés avec quelque acide. If en est de même du* plomb qui
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forme trois oxides et dont les sels sont d’un grand usage. Le.bismutt et le zinc sont moins employés , mais ils peuvent l’être cependant avec succès à l’état de sels.
Les acides sont dès. corps presqud. toujours à l’état li(|üide ; leur saveur est' aigre et piquante^ et ils rougissent la plupart des couleurs bleues végétales. Ils ont en général une grande 'aflSnité pour les alcalfs , les terres ét les oxides métalliques proprement dits, et les composés <^^ils produisent en se combinant avec ces basé», sont appelés sels. Nous signalerons ici les prin-i cipaux d’entre ces corps , tant de ceux qui ont une substance élémentaire pour radical, que dé ceux que l’on extrait des sub-^ stances végétales ou animales.' Tous le^ acides paraissent devoir leur caractère d’acidité à la prédominance de l^ôxigène’; et entre ceux dont nous parlerons, il n’y a que l’acide bydrochJorique qui fasse èxcep^ lion, et dont lë radical soit combiné avéc' l’bjdrogène. .. ' ■
Le soufre forrtie deux acides fori: em-' ployéspar les teinturiers; lepremier, nommé gaz acide 1 sulfureux, s’obtient par la corn-.