‹ Chimie du teinturierChapitre 18 sur 28 · cioES · texte numérisé non relu

cioES

bustion lente du soufre ôu par la décomposition de l’acide sulfurique, par des substances végétales dans une cornue , et on l’emploie pour donner un blanc particulier a la laine et a la soie ; le second employé aux usages les plus variés, tant a letat d’isblement qu’à l’état de combinaison, est un liquide dense, gras, inodore et pesant ' presque deux fois plus que l’eau. Celui , du commerce marque 66° environ , à l’aréomètre de Beaumé; on Tobtient en brû- . lant du soufre dans une chambre de plomb, où l’on fait arriver en même tems de la vapeur d’eau et du gaz nitreux. Celui-ci cède de l’oxigène à l’acide sulfureux qui ^se forme par la combustion’ du soufre, et il se produit de l’acide sulfurique.

Le gaz acide carbonique est produit ,pàr la combustion du carbone , c’est— à— dire , la combinaison de ce corps avec l’oxigèné; et quoiqu’il ne soit pas employé dans ùn état d’isolement par le teinturier, nous le signalons , parce qu’il joue un grand rôle dans la fermentation que l’on entretient dans, la plupart des cuves où l’indigo est mis en dissolution; ce gaz est un produit' des décompositions végétales et animales.

L’azote, par. sa combinaison avec l’oxigène , produit deux acides , le gaz acide

-ACi.|)KS. 55

nitreux, et nitrique, qui contien-

nent des proportions différentes de principe acidifiant.. L’acide nitrique, que l’on, n’obtient jamais privé d’eau, est un liquide incolore, pésant une fois et demie plus que l’eau i jouissant des propriétés acides les. plus prononcées, désorganisant par son contact les substances végétalés et animales ■'qu’il colore en jaune, ayant une odeur particulièi^e assez désagréable , et susceptible d’être décomposé lentèment

f ar la lumière solaire qui en dégage de dxigène à l’état de gaz , et en convertit une partie en ,gaz nitreux qui' reste en dissolution dans la liqiieur et la colore en jaune et en brun.

Cet acide est d'un grand usai^e dans la teinture où çn l’emploie pour préparer différentes dissolutions métalliques, avec l’étain , le* plomb,, lé bismuth , le fer et même le zinc; d'ordinaire son action sur ces métaux , est accompagnée d’un dégagement de gaz nitreux qui provient de la décomposition d'une partie de l’acide nitrique qui cède une certaine, quantité d’oxigène au métal. On se le procure fen traitant le nitrate de potasse , ou- salpêtre , que l’on rencontre dans la nature, par l’acide sul— ^ furique.qui se combine avec la potasse, et

dégage l’acide nitrique sous forme de va—

P eurs blanches ; ces vapeurè"] conduites à ' aide de tubes de verre , sont reçues dans des flacons où elles se dissolvent dans l’eau. Le mélange d’acide sulfurique et de nitre a besoin a être légèr.ement échauffe pour que la réaction s.’établisse..

L’acide nitreux’, est un gaz' rutilant , d’une saveur forte et d’une odeur suffocante , et quoiqu’il s’en trouve en dissolution dans la plupart des dissolutions métalliques préparées au moyèn de l’acide nitrique, ou peut' dire qu’il n’est pas d’un usage direct et imnaédiat dans la teinture.

• v L’acide que l’on désigne aujourd’hui sous lé nom d’hjdrochlorique, était appelé muriatique dans l’ancienne théorie , et il était alors regardé comme composé d’oxi— gène, et d’un radical qu’on n’avait jamais i • pu séparer. Aujourd’hui on le nomme hydrochlorique parce qu’on le regarde comme une combinaison d un corps simple qu’oTi , appelle chlore avec l’hydrogène. On le retire du sel marin , qui est un hydrochlorate de soude, à l’aide de Tacide sulfurique qui s’enipare de cette base saline et forme un sulfate. Le* gaz hydrochlori— que qui. se dégagé , est conduit à l’aide , de tubes de< verre, dans de's flacons à de—

ri)i pleins d’eau , ou il- se dissout. Le ma— tras'ou la .cornue qui contiennent le mélange de sel et d’acide , sont échaulFés par quelques charbons. , '

L’acide hydrocblorique est d’un usage très— répandu en. teinture, où on l’emploie pour un grand nombre de dissolutions.

Dans ce ças ,.il accompagne ordinairement l’acide nitrique. On l’emploie aussi à l’etat d’isolement pour modifier ou altérer, diverses nuances ; et. il est en outre d un usage présque général dans le blàncbîment.^ Lorsqu’on ajoute du peroxide de manganèse , au mélange d’acide sulfurique* et de sel marin,, l’acide hydrocblorique qui se dégage , abandonne son hydrogène au peroxide métallique qui passe à un moindre degré, d’oxidation , et il y a production d’eaü et dégagement de chlore. Dans l’ancienne théorie, où le. chlore était appelé acidè muriatique oxigéné , bn supposait que l’acide muriatique enlevait de l’oxigène au peroxide de manganèse , et, que c’était à ce sùrcroîtd’oxigenation qu’il devait ses propriétés nouvelles. Ainsi donc, le chlore est regardé aujourd’hui comme du gaz muriatique moins de l^hydrogène, tandis qu’on le regardait autrefois comme du gaz muriatique oxigene. Ces deux hy—

«« AtilDBS.

. f^thèsds âe prêtent, égafeiçieot à l’éxplicàtion de tous les phéQon\eiies cepêndatit h preitiiére a prévalu, pâtce c|u’eHe paraît être plus constanument d’a<^ord avec l’a-^ na^se. '. • . ' * , •

'chlore, d’ûu grand usage dans lé blanclÿiinont , a la propriété de- rendre so^ luhles daiiâ les alcalis, la matière eolo-rante fauve des toiles à laquelle il enlève de f l’hydrogène. Pendant quelque teins on en a. fait usage à Tétât de dissolutioh dans Téau ,'mïüs son odeur forte y a fait presque ■ entièreiu en t - renoncer / et on aie l’emploie guère . auqourd!htii qoe dans un état de combinaison aveê' différons oxides alcalins , tels que la chaux , la- sçude , la potasse' et la magnésie. -

' «imposés que forme le chlore a véo les oxides, ou avec les coi^s combustibles^ se ndmin^t chlorures. Les ^combinaisons dq <?htere avec les métaux , ne subMstént' qO à l.etat sec, et leur contact avec l’eaif les côni?ertit^en hydrochlorates , par suite de la décomposition d’une . partie de . ce liqaide ^ dont l’hydrogène se combiné avec le chlo/e et;roxigène avec Je métal. Quant aux chlorures • d’pxides , ou 'combiiTai^ii^ du chlore avec les okides , ils soqt au tontrtiré âmev permanens à Tétât liquide;

Page 1