CORPS SIMPLES PONDÉRABLES NON MÉTALLIQUES
OxIGÈnE, HYDROGENE, AZOTE, CARBONE, SOÜFRE,
CHLORE, BROME, IODÉ, BORE, PHOSPHOREU SE-^
léniüm.’ I
Oa^igène. - •
L’oxigème est un fluide gazeux ou aérifonne, ommemmentrespirable , et quiéntre pour les vingt-un’ centièmes dans la oqm— ■ position de l’air atmosphérique; c’est un.
des corps qui jouent' le rôle le plus ^mpor-r tant dans la nature. 11 se combine avec les autres corps simples, en donnant lieu, lorsque cette combinaison est rapide , à un dégagement de calorique et de lumière, et l’acte de cette combinaison est appelé combustion., Ea combustion ou la combi-r naison des corps combustibles avec l’oxir»
gène , donne lieu à des produits diffé— rens , selon la nature du corps , et selon la
Trinlnrc 1. '2
r?.6 CORPS SIMPLES
.quantité d'oxigène- qui a été' absorbée.
Lorsque ces produits sont insipides, ou du moins qu’ils ne sont sensiblement ni acres, ni aigres , on les désigne sous le nom général A'oocidcs^ on nomme aaV/ej- ceux qui ont une saveur aigre et qui rougissent les couleurs bleues végétales , et on donne au contraire lè nom à’alcalis' à ceux dont la saveur est âcre et brûlante , et dont les dissolutions ramènent au bleu , les couleurs bleues'que les acides avaient altérées.
Lorsqu’un corps .simple combustible peut se combiner avec l’oxigène dans des proportions différentes , en donnant lieu à des produits non acides, le premier de ces produits ,• ou celui qui contient le moins d’oxigéne, est appelé protoxide^ eX\e?> autres sont appelés succe.ssivement , selon la quantité d’oxigène qu’ils ont àbsorbée, deutoxidc , Iritoxide et enfin tétroxide et pcroxidc , mais il y a peu de corps qui puissent donner lieu à un si grand nombre d’oxides ; communémientils ne peuvent en former qu’un ou deux. D’un autre côté , lorsqu’un corps acidlfiaWe peut former différentes combinaisons avec^roxigéne, la première, ou celle qui' contient le' moins d’oxigène , prend le nom d'acide du corps acidifiable avec la terminaison eiix et la dernière, celle qui en
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contient le plu.^, prend le nom d iicide' du même corps , avec la terminaison ique. C’est d’après ces principes que l’on nomme protoxide , deutoxideeitritoxideàe fer, les .divers produits de la combinaison de ce métal avec l’oxigène ; et que l’ou appelle acides sulfureux et arsénieux , sulfurique et qrscnique , les divers produits acides , formés par la combinaison 'de l’oxigène avec le soufre et l’arsenic.
On obtient l’oxigène en introduisant (lu peroxide de manganèse’ dans une cornue et exposant la cornue'à une haute tempé-i rature. Le gaz qui, se dégage,' suit 114 tube de verre recourbé que l’on adapte à1,’ori(içe de cette cornue , çt va se rendre dans des récipient renversés et pleins d’eau, que l’on a disposés pour le recevoir. Ce gaz active singulièrement la combustion ; aussi la plupart des métaux réduits en lames trèsminces,'y brûlent-ils avec une vive lumière, lorsqu’on les y plonge et qu’ils portent un morceau d'amadou alluméxjui .seèt à coniimenepr à élever leur température. L’oxi— gène ne cominunique pas seulement aiîx corps simple's des propriétés acides, «en se* comliinunl avec eux, -il communicjue en—
• corc des pi()priétés semblables à ddféreiis corps composés , cl donne 'naissance à de.s
Dh-
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acides particuliers que Ton reticoijlre dans les substances organisées , ou quijse forment par la réaction de leurs élémeris. Ce gaz .
est d’un dixième plus lourd que l’air, t
' ' .Hydrogène.^
Ce gaz est un des principes constituans de l’eàji qui se compose de 11,10 d’hydrogène et 88,90 d’oxigène. Il est insipide, incolore et environ -14 à 1 5 fois plus leger que l’air. On l’obtient ordinairément eu opérant la combinaison de l'oxigène de l’eau avec ,d’àutres corps j à cet effet on introduit dans un flacon des parcelles de zinc ou de fer * et qn mélange d’acide sulfurique et d’eau.
L’acide' qui a une grande affinité pour l’o3tide de zinc et de fer> détermine la com-r bfnaison de l’oxigène; de Teau avec ces métaux, et le dégagement du gaz hydrogène commence aussitôt. On le recueille dans des vases. renversés et pleins d’eau , comme nous avdns^vu que l'on, recueillit le gaz oxigène. , ■ .
Ce gaz connu autrefois sous le nom d’air inflammable , se dégage aussi eb quantité considérable^ lorsqu’on distille des matières bitumineuses ; mais dans cet état il retient en dissolution une plus ou moins grande
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S uantité de carbone , et porté le nom d'hyrogène carboné ou percarboné. Comme il se combine facilement avec l’oxigène, en donnant Keu à un grand dégagemefit de lumière , on a mis cettQ propriété à probt pour l’employer comme moyen d’éclairage ; l’on peut dire aussi que c’est à sa combustion , que l’on doit la flamme <[ui accompagne ordinairement la combustion dés matières vég;élales avec l’oxlgène.
. Le gaz hydrogène ne 'joue aucun rôle .
diins la teinture lorsqu’il est dans un état d’isolement, mais ses propriétés nc sauraient être trop étudiées par le teinturier, à cause des altérations reinarcjuablcs produites dans les couleurs végétales -par sa prédominance ou par son défaut.. C’es'f ainsi que, l’on détruit ou qu’on rend .solu- ' blés les matières colorantes , ftiuves et résineuses, qui recouvrent les fils de chanvre et de lin , en diminuant la prédominance de leur hydrogène ,• tandis qu’au contraire on donne plus d’éclat au blauc de la-laiuè et de la soie , en augmentant, la prédoml— . -
^nce du même élément.
' L’hydrogène se combine avec le .soufre et donne naissance à un gaz fétide et délétère appelé hydrogène sulfuré, qui.se dégage de la décompo'sitio4i^des matières
DigitL
conps SIMPLES
animales et , v«gétales qui coutiennent un peu de soufre.*'ÏI se combiné anssi avec le pbosphoré , le sélénium , le potassium et I arsenic, dont il-fait passer ;qaelqües particules, à Tëtat gazeux ; mais l’étude .de ces com^sés , ne serait d’aucune utilité pour le teinturier.
' ^ Azote. •
■Cç <jui constitue les 79 centièmes der Vair , est ainsi nommé parce qu’il ne peut servir à l’entretiçn de la vie animale ma^js on le nomma d’abord nitrogène^ parce <|u'on ti’ouva que, par sa combinaison avec I dxigène, il produisait l’acide nitrique.
Cette propriété de produire l’acide nitrifque , est là seule qui mérite de fixer l’att^tion du teinturier : du reste, l’azote, en se combinant avec de moindres proportions d’oxigène , donne naissance à difi^— rens autres composés, tels <jue le protoxide et le deutoxide d’a-zote et le gaz acide iii- ,treux. On L’obtient en introduisant dans une cloche pleine d air, et dont les bord|^ plongent dans l’eau , un mélange de li— • maille de %r et de soufre .humide y qui est propre à absorber l,é gaz oxigène dans Tes— pacé de quelques jours', .ou bien en sub-
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stiluant 4u phosphore à ce mélangé , sous un semblable appareil. . •
Carboné. .
Ce corps , un des plus répandus de la ♦ nature , fait |a base de toutes les matières végétoles et animales , mais pp n^ l’a en<- , core rencontré pur que dans, le diamant. ' Dans le charbon de bois, il est uni à, des quantités vafiablçs de gaz bÿrdi^gène et de ' substances, salines : le charbon de bois Vobtieut par la distillation des matièrt:^ végétales dans un vase clos', à'ùne haute tem^' pérature , et nous^ pouvons considérer les propriétés qu’ü manifeste comme appartetenant au carbone , dont il est ; pour ainsi dire , forme en entier. Ce corps., à la tem-;pécature ordinaire , ne/ reçoit presqù’au-^ cune altération de la .part de l’air ou ’ del’eau , et il n’en éprouve non plus aucune de la chaleur , lorsqu’il est échauffé dans un vase clos. Du reste lorsqu’on le chauffe au contact de l’air , ’ if produit un dégagea mçnt de calorique et de.lumièrè par sa ' combinaison avec l'oxigène et donne uaisr sance à un corps acide gazeux , appelé gaz acide carbonique. Les composés, formés par la combinaison du ‘ carboné ^vec le»
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corps corïîbastibles , portent le nom de carbures. ' Ils ne sont d^aucun usage dans la teinture. . ♦
. ' Soufre.
' Le soufre existe en- grande quantité dans la nature, mais -ordinairement à l’état dé combinaison. On ne le- rencontre à l’état natif que dans les terrains -•yôlcaniques ; et on le sépare des- matières étrangères qui' le salissent, en le sublimant. Ce'corps a une grândé'^affinité pour l’oxigène , et il produit , en se‘ combinant avec lui, un oxide et plusieurs acides , entre autres , le ga?-' acide sulfureux et l’acide sulfurique , ^üi sont- les seuls qui soient employés dans les arts et, -dans la teinture. Une "combustion lente du soufre , donne naissance au gaz Sulfureux qui apparaît sous forme de fumées blanchâtres , et une combustion plus rapide donne naissance à un liquide très— déuse qui est l’acide sulfurique. Le seüfre , par sa combinaison avec les corps combustibles , donne naissance à des composés qu’on nomme sulfu^res > et qui jouis»sent de propriétés très-renu^rquables. Ces.
composés , de -mêiUe que la plupart de ceux ou, l’on rencontre le soufre .à l’état