‹ Chimie du teinturierChapitre 7 sur 28 · FLUIDES · texte numérisé non relu

FLUIDES

mercure ', a.u œptraire'i 1)611.^6111 indiquer les -divers dégrés d’ébuUitipu des autres li-< ijttides et c’est pour cela que leur usage est. plus général. Leur échelle comprend ordinairement cent degrés entre le termé dçja glace fondante et celui de Tébulli— tion de l’eau dii>tillée , sous une pression atmosphériqite'raoyenae ; quelquefois aussi ce même ^intervalle ne porte que quatre»

vingfs divisions , . et . on les, nomme alors thermomètres selon Réaumur, du nom du physicièn qui, lc..premier, en construisit de p^ireils., , . . .

• Le degré d’ébullition • des liquides est • plus élevé quand la pression de l’atmosphère' est plus grande parce que Pair agit comme une couphc pesante superposée, et s’oppose à la. production des • va peursl L’addition dan^ l’.eau de certaines substances salines qui ont beaucoup d’affinité pour^ ce liquide retarde ■ aussi le moment de l’ébullition , parce que les particules aqueuses sollicitées par 1 affinité de ces substances cèdentl plus tard à la puissance expan-, sive du calorique. .

Le calorique a Ja propriété de. pénétrer .

a travers" les molécules dps /corps , mais tous ne -le transmettent pas-avec.la même facilité , et/il y en a, qui sont très-j)cu con»

. ■ IMPONDÉRABLHS. . .îl

dücteiirs dé ce fliiide.'^ Généralement les ‘ liquides sont des inafiyais- conducteurs ,-et s’ils s’échauffent facilement , c’est que lés parties échauffées étant devenues plus légères , gagnent la surface , et que les 'parties froides se précipitent , au contraire , ‘ vers le fond du vase. Du reste , toutes cho-., ses égales d’ailleurs , les corps .solides' absorbent et é'mèttent d’autant plus dexalor rique, que leurs surfaces sont plus déve^ lôppées et plus rugueuses ^ eHls èn' absor.^ bent et en émettent d’autant moins , au* contraire , biie leurs • surfaces sont plus polies. • . , , .

La combinaison 'des corps donne Eeu ordinairement à up dégagement de calorique plus- ôu moins considérable ; et c’est par ün 'moyen de cette nature que l’ori se procure toute la chaleur dont ôn’ a besoin. En effet là combustion des matières charbonneuses que produit , le feu , n’egt autre chose que la combinaison du charbon avec celui dés principes de l’air qu’op nomme ôxigène. Le calorique qui se dé- • gage dans les cdrabinaisonsr provient dés • substances qui se condensent , 'ou qui forment des, composés plus'intimesj et géné-^ ra^ement les gaz et leS liquides en rendent sensible une 'quantité considérable, lors-

fl,i;iUES .

qije les coiiibinaisohs dans lesquelles ils sont entraîné , oijt pour: effet de les fai^e changer d’état. • ' . . . ’ .

' . • ' , • Lumière.

• La- lunaiè’re et le calqrique out de si grands rapports run' avec l’autre^ dans de certaines circonstances, qu’il peut être permis de les considérer comme (tes mcidiîicationsdu même fluide. En effet, on pq ip^ut jamais àc(^ùmujer une grande quantité de calorique dans un corps , sans qu’il finissê par devenir lumineux ;> et dVn âu— tre coté, dans plusieurs cas, 'on .vent la lumière se comporter , à l’égard des^ corps, comme une température de cinq cents dew grès* . ‘

%es rayons lumineux reçus sur te prisme se àécQp) posent en sept rayons simples qui sont le rouge, l’dïanijé , le j.aune,le vert, le'bleu , le pqurpre et |e violet ; et les corps

né nous paraissent di.verseiiaent.colprés q«e

parce qu’ils qqt la propriété d’absorber un . certain upuibre de ces rayon.s et d’en rétfléchir quelques antres- lÜans ce sys^èaié,le blawcî'^st réûe^oft'de.tdùtsles rayoâa,^ ©t Éè noir ceur absorption total©- Pans ies substances tmiges ' il n!y a que tes tayons

• IIVIl'ONDÉRAliLÆ.S.

cle cette couleur qui soient rétiéchis ; cl on peut 4ire de même , à l’égard de toutes les substances qu’elles absorbent tous les rayons autres que celui delà couleur qui leunest

f )articùlière. C’est po'iir .cela que le mé-> ange de plusieurs liqueurs un peu foncées produit constamment du noir , en interceptant tous les rayons lumineux; mais lorsque ces liqueurs sont peu nombreuses , la teinte obtenue participe de la nature.de toutes les couleurs mélangées ^ et l’àrt de varier ainsi les' nuances jpar le mélange de ' diverses solutions colprees, à diverses doses, est une partie du savoir-faire du teinturier.

Quoiqu’on ne puisse dire comment la lumière agit sur les matières colorantes , et quelle nouvelle combinaison de principes elley détermine, il est certain qu’elle exerce sur la plupart des couleurs une action très-x vive, qu’elle détruit, dans un laps de tèmà.

assezcourtjla plupart d’entre elles, et qu’elle agit même à la longue sur celles 'que Cqçi est convenu d’appeler solides , et qui résistent 'aux réactifs ordinaires. Du reste il; n’est pas surprenant qu’elle puisse agir avec tant d’énergie pour opérer la de^truqtiou des couleurs , lorsqu’il^est certain, que c’est par suite de son ^influence sur les du

ÉLECI'HICITE,

végétal encore vivait, que cés, sucs se colorent de Hifféreütes nuances , et acquièrent la plupart des antres qualités qui les dis-' linguedt, comme la saveur et le goût.

Éiectrîcilè et, Magnétisme,

Con^me l’étude de ces , fluides , quoique d’ailleurs fort intéressante , n’a présenté jusqu’à ce jour aucune relation prochaine ou poignée avec la teinture, nous nous bornerops à dire que lé fluide électrique, analogue ^u flui^ qui produit la foudre, se manilefite à là surface des substances vitreuses ou résineuses ^ui viennent d’être frottées , ou dé deuje. métaux^ dé différente nature que l’on ' siiperpose avec dé certaines précautions; et que 'le flûide ^ma^nçtique , remarquable par sa propriété d’attirer le fér , se rencc:alre tout, dévelop^ dans' certains minejais même métal. J)u reste ces fluides qui présentent de grands traits de ressemblance tant entre eux qu’avec la lumière et le calorique , jouent le plus grand rôle dans , toutes ' les éomflinaisons chimiques , et donnent lieu à une multitude de phénomènes ,^donl l’étude est pro-^;

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