FLUOR
87. Il existe dans la nature certains sels qui ressemblent aux chlorures et ne renferment pas. d'oxygène au nombre de leurs éléments; on avait supposé qu'ils étaient constitués, comme les chlorures, par l'union d'un métal et d'un élément qu'on n'avait pu
isoler, parce qu'il attaque le verre, la porcelaine, les métaus. A cet élément on avait donné le nom de fluor et le symbole FI.
M. Moissan a réussi récemment à. isoler le fluoi soumettant à l'action d'une pile de 50 éléments l'acide Ûuorhydrique anhydre refroidi à — 40", Il se dé pùle positif du fluor, sous forme d"un gaz fortemei odorant, qui décompose l'eau avec production d'oz et déplace le chlore du chlorure de potassium. silicium s'enflamme au contact du fluor, en produi ■(^ fluorure de silicium.
. Acide: fluorhydriqiîe. — On l'obtient eu trait par l'acide sulfurique un minéral, le spath fluor, Best du fluorure de calcium Cahl* :
\î -1- S0'H= = 2HFI 4- SO'C
Lii». 9ulturiq»a. Quorliydrique. de Diloii
(Orame il attaque le verre et la porcelaine, on s< ^ pour sa préparation d'une cornue de plomb munii Q récipient en U de même métal (fig. -17) . 1 chaulTe doucement la cornue, et \\ se ctit\.àew^
dans le récipient une solution très concentrée d'acide fluorhydrique.
Pour obtenir l'acide fluorhydrique anhydre, on combine l'acide étendu au fluorure de potassium; il se forme du fluorhydrate de fluorure de potassium, qu'on exprime, qu'on sèche dans le vide, puis à l'étuve, et qui, fortement chauffé dans une cornue de platine, se décompose en acide fluorhydrique HFl et en fluorure de potassium KFl.
L'acide anhydre bout à 19o; sa densité à 42^,5 est de 0,9873 : il fume à l'air; il n'attaque le verre qu'en présence d'eau. Anhydre on en solution concentrée, il agit énergiquement sur l'économie, ses vapeurs sont très corrosives. Il suffit de laisser les doigts exposés quelques instants aux vapeurs d'acide fluorhydrique pour qu'ils se recouvrent d'ampoules, bientôt suivies de plaies très douloureuses, accompagnées de fièvre intense et qui mettent plusieurs semaines à se cicatriser.
Dans rinduslrie où l'on emploie l'acide fluorhydrique pour graver sur verre, on se sert de solutions étendues qu'on obtient en mettant au préalable de l'eau dans le récipient où se condense l'acide concentré.
Pour graver au moyen de l'acide fluorhydrique, on recouvre le verre d'un vernis formé d'une partie de térébenthine et de quatre parties de cire jaune, et l'on dessine sur ce vernis avec une pointe, de manière à mettre le verre à nu. On peut attaquer celui-ci, soit en recouvrant la plaque d'une solution étendue d'acide, soit en la renversant sur l'ouverture d'un vase en plomb dans lequel on a mélangé une petite quantité d'acide sulfurique et de fluorure de calcium, qui dégageront des vapeurs d'acide fluorhydrique. Avec l'acide