Action sur Vorganisme. — L'acide azotique
étendu détermine sur la peau et les muqueuses dea taches jaunes, suivies du la mortification des tissus. Concentré, il les désorganise immédiatement.
Ingéré dans le tulic digestif, il amène, cfimme Lous les poisons corrosifs, de violentes douleurs à l'épigastre, des vomissements acides mêlés de sang, des évacliations alvines quelquefois remplacées par la constipation, de la dyspnée. La voix est éteinte, le pouls petit, fréquent, irrégulier, et la mort arrive le plus souvent dans les vingt-quatre heures. A l'autopsie, on ttouve l'épithélium recouvert d'une croOite orangée et parsemée de taches noirâtres : l'estomac renferme un liquide jaune, visqueux.
Iftî. Recherche: de l'acide azotique. — Pour retirer l'acide azotique des organes, on divise ceux-ci en morceaux, on les recouvre d'eau, et l'on sature par un léger excès de marhre blanc {carbonate de calcium). On desst-tche le mélange à la température du bammarie, et on l'épuisé par 3 fois son poids d'alcool bouillant, d'une densité de 90". Cette solution, qui renferme l'azotate de calcium, est évaporée à siccité après filtration, et le résidu repris par l'eau distillée. On fdtre de nouveau, et l'on possède ainsi, en solution aqueuse, à l'état d'azotate de calcium, tout l'acide azotique des matières suspectes.
On évapore de nouveau au bain-marie, et sur le résidu déliquescent on fait les essais suivants, destinés à démontrer la présence d'un azotate.
Une certaine quantité de ce résidu est introduite dans un petit tube, mêlée avec de la limaille de cuivre et additionnée de quelques gouttes d'acide sulfurique. Ce dernier décompose l'azotate et met en liberté de i'acide azotique qui, au contact de la limaille de cuivre, donne du bioxyde d'azote se convertissant ii l'air eu.
vapeur de peroxyde d'azote, reconnaissable à sa couleur et à son odeur. En outre, en fermant le tube avec un bouchon traversé par un petit tube de dégagement, on peut diriger les gaz dans une solution de sulfate ferreux, que la vapeur nitreuse colore en brun.
Sur une autre portion du résidu, on verse de l'acide sulfurique et quelques gouttes d'acide chlorhydrique ; s'il y a un azotate, il se forme de l'eau régale, qu'on reconnaît à ce qu'une mince lame d'or y est rapidement attaquée.
L'addition de petites quantités d'acide azotique à une bouillie formée par de l'acide sulfurique et du sulfate ferreux pulvérisé détermine une coloration violette. Cette réaction est très sensible.
Si l'on possède assez de matière, on peut la distiller avec l'acide sulfurique et constater que la liqueur possède les propriétés de l'acide azotique, de colorer en jaune l'épiderme, la laine, la soie, etc.
Enfin les azotates projetés sur des charbons ardents se décomposent avec déflagration; ils ne partagent cette propriété qu'avec les chlorates.