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POTASSIUM

r^TS. Hydrate de potassium {potasse) KHO. — ^ti'e cet hydrate, il existe ud oxyde anhydre K'O,

e présente pas d'intérêt.

•L'hydrale KHO se prépare par la réaction de la

: sur le carbonate de potassium dissous dans

lOn prend 1 partie de carbonate de polassiiim, 1 pat

I de chaux, et 10 à 12 parties d'eau, et l'on fait

Willir le tout pendant une heure en ayant soin de

Qjplacer t'eau qui s'évapore, parce que la réaction

Balieu qu'en présence d'une certaine quantité d'eau.

lOn laisse reposer, on déca,nle le liquide clair, on

Kvapore jusqu'à consistance sirupeuse, et l'on coule

■ résidu sur des plaques de cuivre. Le produit se

Dlidiûe par le refroidissement et se présente sous la

me de plaques blanches, qui constituent la potasse

fia chaux. Pour avoir la pierre à cautère, on coule ta

isse dans des lingolières où elle prend la forme de

|jrlindrea.

f La potasse à la chaux est mélangée d'un peu de "iaux et de différents sels, sulfate, chlorure de potas- ÎUm, que renferme le carbonate de potassium du

meree.

EComrae elle est soluble dans l'alcool et que les sd lèlangés y sont insolubles, on met à profit cette prffl "priété pour la purifier. La potasse huileuse, â r refroidie, est dissoute dans l'alcool; il se forme deux couches : l'une aqueuse, inférieure, renferme les sels ■angers; l'autre, supérieure, est une solution aleoo-]

lique de potasse pure. Il ne reste qa'à décanter la couche supérieure, distiller Talcool et fondre le résidu pour avoir de la potasse pure, dite potasse à FolcooL

L'hydrate de potassium ou potasse est un corps solide, déliquescent, excessivement caustique, fondant au rouge sombre; c'est une base énergique qui sature les acides et ramène au bleu la teinture rouge de tournesol.

Elle est employée comme caustique sous le nom de pierre à cautère, A cause de sa déliquescence, elle coule souvent sur la peau et donne des eschares mal circonscrites. Aussi lui préfère-t-on le caustique de Vienne, mélange pulvérulent formé de 50 parties de potasse caustique et de 60 parties de chaux vive.

La potasse caustique détruit rapidement la peau et plus vite encore les muqueuses. Les phénomènes de l'empoisonnement par cet agent sont les mêmes que ceux de rintoxication par les acides; les uns et les autres sont des poisons irritants qui agissent en désorganisant les tissus.

Les lessives de potasse servent à préparer les savons mous ou savons de potasse.

279. Sulfures de potassium. — On connaît un grand nombre de sulfures de potassium ; nous ne citerons que les suivants : le sulfhydrate KHS, correspondant à l'hydrate KHO; le sulfure K-S, correspondant à Toxyde K'O, et le pentasulfure K*S^, que Ton peut comparer au sulfate de potassium SO^K*.

"Le sulflujdrate KHS se produit quand on sature une solution de potasse par de l'acide sulfhydrique. En ajoutant à cette liqueur une quantité de potasse égale à ccîlle qui a été saturée, et évaporant lentement la liqueur, on obtient le monosulfure K^S, qui se pré-

te sous forme de cristaux incolorea très solubles s l'eau, d'une réaction fortement alcaline :

Le penlasulfvre K'S^ est employé en médecine. On le prépare à l'état impur en fondant 1 partie de soufre et 2 parties de carbonate de potassium; il est mélangé de sulfate de potassium.

Ce pentasulfure, appelé foiû de soufre, et sulfure de potasse, est solide, verdatre à l'intérieur, brun à l'intérieur, d'une odeur d'œufs pourris. Sa solution {sulfure depolasse liquide) est d'un jaune foncé.

Le foie de soufre, comme tous les sulfures, est un poison violent agi-ssant de la même manière que l'hydrogène sulfuré.

On le prescrit en bains ou en lotions pour le traitement des diverses alïections cutanées, et principalement pour le traitement de la gale.

280. CMorure de potassium KCl. — Il s'extrait des cendres de soudes de varechs, des eaux de la mer, et se rencontre en gisements considérables dans les mines de Stassfurt. 11 est en cristaux cubiques, incolores, de la saveur du sel marin. 100 parties d'eau en dissolvent 29,2 p. à 2" et 59,5 â la température de l'ébullition. Il sert à l'obtention de divers autres sels de potassium, azotate, carbonate, chlorate, etc. On l'employait autrefois en médecine sous le nom de sel fébrifuge de Sylvius.

potassium KBr. — On ajoute du.

brome à une solution de potasse jusqu'à ce qu'il ne soit plus absorbé ; il se forme du bromure et du bromate de potassium :

6KH0 + 6Br = 5KBr + BrQSK + 3H«0

Potasse. Brome. Bromure Bromate Eau.

de potassium, de potassium.

On évapore ensuite, et l'on chauffe au rouge clair le résidu pour détruire le bromate, qui dégage tout son oxygène et se convertit en bromure. On redissout le résidu dans l'eau et on l'abandonne à la cristallisation.

Le bromure de potassium est en cubes incolores, très solubles dans Teau, peu solubles dans l'alcool. Sa saveur est salée et piquante.

Ce sel, très employé en médecine, doit être exempt d'iodure de potassium. Pour s'assurer de sa pureté et y reconnaître la présence de l'iodure, on prend une pincée du sel suspect, on l'écrase avec une goutte d'eau sur du papier amidonné, et l'on y fait arriver un peu de vapeur de brome, en approchant des cristaux le bouchon d'un flacon renfermant du brome. S'il y a de l'iodure de potassium, le brome déplace immédiatement l'iode, qui colore en bleu le papier amidonné, ou donne des taches noires bordées de bleu.

Le bromure de potassium est un sédatif du système nerveux; il procure, sans être narcotique, un sommeil paisible; aussi est-il prescrit comme calmant dans un grand nombre de névroses, à la dose de 2 à 4 grammes.

282. lodure de potassium Kl. — On peut le préparer comme le bromure en dissolvant l'iode dans une solution de potasse caustique, évaporant et calcinant, pour le convertir en iodure, l'iodate de potassium formé en même temps.

■Un autre procédé consiste à traiter une solutii Rodure de fer par une solution de carbonate de potasB ; le carbonate de fer se précipite, et la liqueur jtrée et concentrée fournit des cristaux d'iodure de

[ L'iodure de potassium cristallise en cubes blancs,

iques, fusibles au rouge, d'une saveur salée et acre.

3 dissout dans les deux tiers de son poids d'eau i

!S, et dans moins de la moitié à l'ébullitiot

Jette dissolution s'accompagne d'un abaissement s^

Ible de température.

t La solution d'iodure de potassium dissout l'iode, en ! colorant en brun rouge; c'est ce qu'on appelle i)diire de potassium ioduré.

[■ L'iodure de potassium est très employé à l'intérieur It à l'extérieur pour combattre le goitre, les scrofules f les accidents de la sypbilis. On l'administre à des Mes variables, qui peuvent s'élever à 5 grammes par r et même plus. Il est absorbé très rapidement et It éliminé par les urines.

' 28;ï. Carbonate de potassium CO'K'. — Sous le n générique de potasses, on désigne, dans le com- , du carbonate de potassium plus ou moins lé de sels étrangers et provenant de diverses

■ On eu prépare de grandes quantités par la combus- BQ du bois; les cendres sont lessivées, la lessive évadée, et le résidu, connu sous le nom de salin, est Bciné pour amener la destruction des dernières traces p matières organiques. Les potasses brutes sout c

rées en rouge par l'oxyde de fer; on les rafHue en les dissolvant dans l'eau et concentrant la liqueui*. Le carbonate de potasse, très soluble dans l'eau, reste dissous, tandis que la plus grande partie des sels étrangers cristallisent d'abord; il n'y a plus qu'à décanter la solution et à l'évaporer pour avoir de la potmse propre à tous les usages industriels et renfermant de 68 à 71 pour 100 de carbonate de potassium. Suivant leur origine, on désigne les potasses provenant de la combustion des bois sous le nom de potasses d' Amérique j de Russie^ de Dantzick.

Une autre source de carbonate de potasse est la calcination des résidus de la fermentation des mélasses de betterave. Ces mélasses renferment tous les sels de potassium que la plante a enlevés au sol pendant sa végétation.

On retire encore de grandes quantités de carbonate de potasse du suint des moutons. Ces animaux absorbent avec leur nourriture des sels de potassium qui sont éliminés principalement par les glandes sudoripares et s'accumulent dans la laine. Par le lavage des laines brutes et l'évaporation des eaux de lavage, on obtient une masse noire, mélange de matières organiques et de sels de potassium. On la calcine dans des cornues; les matières organiques fournissent, outre de l'ammoniaque, des gaz hydrocarbonés qu'on peut appliquer à l'éclairage ou au chauffage, et le résidu de la distillation est un mélange de charbon et de carbonate de potassium, d'où l'on extrait ce dernier par lavage.

Il est bien entendu que dans les bois, les mélasses, le suint de mouton, il ne préexiste pas de carbonate de potasse, mais des sels de potassium à acides organiques, sels que la calcination convertit en carbonate.

Dr se procure le carbnïiate de potassium pur dans

R laboratoires ea ealcinant le hitartrate de potassium

(crème de tartre), reprenant pur l'eau bouillante !tf~ rfeidu, connu sous ie nom de flux noir et formé d charbon et de carbonate, filtrant et évaporant la soldj 3 t siccité.

carbonate de potassium (plus ordinairemet

elé carbonate de potasse) CO^K' est blanc, pulv6'*1

lent, d'une saveur caustique, bleuissant le papier

; de tournesol; il fond à la chaleur rouge, mais

Jtet pas décomposé. Il est très avide d'eau et tombe

■déliquescence à l'air humide.

3 carbonate de potasse du commerce est quelqueb employé en hains et en pédiluves contre le lichen, ■pour combattre l'atonie des parties qui ont été îtemps le siège d'une inflammation.

1 s'en consomme de grandes quantités dans les arts far l'obtention de la lessive de potasse des savonfers, la fabrication du cristal, du bleu de Prusse, etc. i84. Bicarbonate de potassium CO°KH. — En saturant une solution de carbonate de potassium par le gaz carbonique, on obtient le carbonate acide ou bicarbonate de potassium :

CO'Kï + C02

= i![C03HKl

1 cristallise en prismes rhomboïdaux obliques, non

fcquescents : 100 parties d'eau en dissolvent 26, (M

)". Par l'ébullition de sa solution, il dégage du gaz

■bonique et repasse à l'état de carbonate neutre. U

à peu près inusité.

Chlorate de potassium GIO'K, — On dirige I courant de cidore dans une solution concattoê.^. 4.*^

potasse, marquant 31*^ Baume, et, après saturation, on porte à TébulUtion. Par le refroidissement, le chlorate de potassium cristallise; le chlorure, plus soluble, reste dans la liqueur. La réaction du chlore sur la potasse est la même que celle de l'iode et du brome :

6KH0 + ea = 5KC1 4- Ç103K -f- 3H20

Potasse. Chlore. Chlorure Chlorate Eau.

de potassium, de potassium.

Ce procédé, où les 5/6 du chlore et de la potasse sont employés à produire du chlorure de potassium, est peu avantageux.

Il est préférable de saturer, par le chlore, un mélange de 100 parties d'eau, 300 parties de chaux et 154 parties de chlorure de potassium, puis de faire bouillir la liqueur. Il se forme de Thypochlorite de calcium, que Tébullition transforme en chlorate et chlorure de calcium ; mais, pendant le refroidissement de la liqueur, il y a, entre le chlorate de calcium et le chlorure de potassium, une double décomposition déterminée par la faible solubilité du chlorate de potassium à froid. Celui-ci se sépare, et il ne reste dans la liqueur que du chlorure de calcium.

Le chlorate de potassium, chlorate de potasse, appelé autrefois muriate suroxygéné de potasse^ est blanc, cristallisé en lames hexagonales anhydres et inaltérables à Tair. A 15**, 100 parties d'eau n'en dissolvent que 6 parties et 12 parties à 35°. La solution saturée à Tébullition renferme 60 parties de chlorate pour 100 parties d'eau, et bout à 104°.

Soumis à l'action de la chaleur, il perd son oxygène et se convertit en chlorure de potassium; cette décomposition est facilitée par la présence de certains oxydes métalliques (voy. page 17).

FOTASSmu

est un osyiJant (énergique; projeté sur des fa-bons ai-dents, il fuse comme l'azotate de potassium et active la combustion. Mélangé avec du soufre ou du phosphore, il détone violemment par le choc. Aussi a-t-on essayé de le faire entrer dans la fabrication de la poudre à canon, mais il donne une poudre brisante et détériorant rapidement les armes. Mélangé h, du sulfure d'antimoine, ou à du prussiate de potasse et du sucre, ii fournit des poudres explosibles par le choc, employées dans la fabrication d'amorces fulminantes, de torpilles et de fougasses. Ces poudres sont d'un maniement dangereux et ont donné déjà lieu à de terribles accidents, à cause de leur facile inflaramabilité.

Le chlorate de potassium traité par l'acide chlorhydrique dégage du chlore et des composés oxygénés de chlore, qui oxydent énergiquement les matières organiques en les transformant en eau et en acide carbonique. On utilise cette réaction, comme nous l'avons déjà vu, pour détruire les matières organiques dans la recherche de quelques poisons minéraux.

En médecine, on emploie le chlorate de potassium dans le traitement des inflammations de la bouche et du pharynx, soit en potion, soit en gargarisme. Ce sel, absorbé dans l'organisme, est en partie éliminé par les glandes salivaires.

286 Hypochlorite de potassium. — Sous les noms A'eati de Javelle, chlorure de potasse, liypochlorite de potasse, on désigne une solution d'hypochlorite de potassium et de chlorure de potassium obtenue en saturant de chlore une solution étendue et froide de potasse ou de carbonate de potasse (7 parties de car- -}ïoiiate de potasse pour 100 parties d'eau) :

2KH0 + C12 = KQ + ClOK + H^O

Potasse. Chlore. Chlorare Hypochlorite Eau.

de potassium, de potassium.

L'hypochlorite de potassium est un décolorant qui agit par son oxygène sur les matières oxydables; il se dédouble en leur fournissant de l'oxygène et passant à l'état de chlorure de potassium.

' En présence des acides, même les plus faibles, comme l'acide carbonique, il donne de l'acide hypochloreux :

2C10K + C02 + H20 = C03K2 + Hypochlorite Gaz Eau. (Carbonate

(le potassium, carbonique.

Acide de potassium. hypochloreux .

et deux molécules d'acide hypochloreux se dédoublent en eau, en chlore et en oxygène (voy. page 100) :

Acido Chlore. Oxygène. Eau.

hypochloreux.

Gomme tous les hypochlorites, il est peu stable; par l'ébullition de ses solutions, il se transforme en chlorate et chlorure :

3C10K = 2KC1 -f C10-1K

Hypochlorite Chlorure Chlorate

de potassium. de potassium. de potassium.

287. Azotate de potassium AzO^K. — L'azotate de potassium, azotate de potasse, nitre ou salpêtre^ se produit dans les lieux humides où des matières animales se trouvent au contact du carbonate de potassium. On le rencontre mélangé aux azotates de calcium, de magnésium, de sodium, formant des efflorescences sur

les murs des écuries, des caves, des bergeries, etc. On le trouve aussi dans certaines plaines de la Chine, de l'Inde et de l'Egypte formant des el'IIorescences à la surface du sol; dans d'autres régions, comme au Chili et au Pérou, au lieu d'azoLate de potasse, c'est de l'azotate de soude dont on rencontre des gisements. Longtemps on a allribué la production des azotates à l'oxydation lente de l'ammoniaque fournie par les déjections animales, et l'on admettait que cette oxydation s'accomplissait sous l'iiifluence dos corps poreux, comme le sol, les pierres, pour donner naissance à de l'acide azotique, qui ensuite se convertissait en azotate au contact des sels de potassium, de calcium, de sodium, etc. Comme un mélange d'ammoniaque et d'air dirigé sur de l'éponge de platine chauffée au rouge donne de l'acide azotique, on croyait avoir démontré l'action des corps poreux sur la formation des azotates. Cependant le mode de production n'est pas comparable, puisque dans l'expérience de la mousse de platine on opère à une haute température.

Les expériences remarquables de MM. Schlœsing et Miintz onl donné enfin l'explication de la formation des azotates dans le sol. MM. Schlœsing et Miintz ont montré que la nitrification est un acte physiologique qui s'accomplit sous l'influence d'un ferment organisé. En effet, tous les agents qui empêchent le développement des ferments {temp. de 100°, chloroforme) arrêtent la nitrification; d'un autre côlé, en faisant circuler de l'ammoniaque dans des tubes remplis de gravier roulé et poli, et ne présentant aucune porosité, ils ont transformé cette ammoniaque en acide azotique par l'addition d'eau d'égout, qui renferme les germes du

ferment organisé.

y En Europe, on a retiré longtemps le salçétte. d^5^

murs, des vieux plâtras ou des nitrières artificielles dans lesquelles on réunissait les conditions favorables à sa production. Aujourd'hui, on prépare presque tout l'azotate de potassium nécessaire à la consommation industrielle, en décomposant, par le chlorure de potassium, l'azotate de sodium naturel, dont il existe des gisements considérables au Chili et au Pérou.

Quand on mélange des solutions d'azotate de sodium et de chlorure de potassium, il s'opère cette double décomposition partielle, ce partage dont nous avons parlé en traitant des sels, et il se forme d'abord un peu de chlorure de sodium et d'azotate de potassium :

Az03Na + KQ = AzQSR + NaQ

Azotate Chlorure Azotate Chlorure

de sodium. de potassium, de potassium. de sodium.

Les solutions sont portées à l'ébuUition ; le chlorure de sodium, peu soluble à chaud, se dépose pendant révaporation, de sorte que l'équilibre est rompu et qu'une nouvelle portion de sels fait la double décomposition.

Cette transformation de Tazolate de sodium en salpêtre s'opère en dissolvant dans une petite quantité d'eau bouillante 100 kilog. d'azotate de sodium et 87 kilog. 300 grammes de chlorure de potassium. On concentre la liqueur par l'ébuUition, et l'on enlève le chlorure de sodium au fur et à mesure qu'il se dépose.

Quand la solution marque 45« Baume, on la laisse écouler dans des bassins, et on l'agite pendant la cristallisation, afin qu'elle donne de petits cristaux.

Le salpêtre brut doit être raffiné ; on le fait cristalliser une seconde fois en petits cristaux, et, après que ceux-ci sont égouttés, on les lave avec une solution de salpêtre pur, qui déplace le liquide emprisonné dans

la masse cristalline et renfermant encore des traces de chlorures de potassium et de sodium. Le aalpi^tre ilestiné à la fabrication de la poudre ne doit pas renfermer plus d'un gramme de chlorure sur trois iiilogrammes.

L'azotate de potassium cristallise en prismes réguliers à six pans, ordinairement striés et creux, d'une saveur salée et fraîche. Soumis àl'action de ta clialeur, il petxl au rouge une partie de son oxygène et se convertit en azotite ; par une plus forte chaleur, l'azotite est ensuite décomposé et laisse de la polasse anhydre.

Il est soluble dans l'eau ; sa solubilité augmente très rapidement avec la température, car 100 parties d'eau en dissolvent 13, ^2 k 0", 75,6 à 45° et 246 à -lOO". Il est insoluble dans l'alcool absolu, peu soluble dans l'alcool faible.

Projeté sur des charbons ardents, il fuse en activant la combustion. Il se comporte en effet comme oxydant; nous avons vu que, mélangé avec de l'antimoine et ■ projeté dans un creuset au rouge, il convertit ce métalloïde en anti moniale de potassium.

288. L'azotate de potassium, à la dose de 2 & 4 gram- i mes, est prescrit comme diurétique, car il est rapide- l ment éliminé par les reins et active la sécrétion de ces j +' organes. A la dose de 4 à 10 gr., il agit sur la circulation, qu'il ralentit en diminuant la plasticité du sang, j Aussi l'emploie-t on dans le rhumatisme articulaire ' aigu.

A la dose de 20 à 30 grammes, administrés en une fois, il est toxique et peut amener la mort.

Dans les cas d'empoisonnement, on le retire des organes ou des matières des vomissements en les faisant bouillir avec de l'eau distillée, filtrant et concentrant la solution. On caractérise les cristaux de nitre

342 CHIMIE INORGANIQUE ÉLÉMENTAmE

recueillis au moyen des réactions indiquées pour la recherche de Tacide azotique (voy. page 195). .

289. Poudre de guerre. — Un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon s'enflamme à 300°; le nitre abandonne son oxygène au charbon, qu'il transforme en acide carbonique; l'azote est mis en liberté, et le soufre s'unissant au potassium donne du sulfure de potassium. La grande quantité de gaz carbonique et d'azote produits instantanément à une haute température rend compte des effets explosifs de ce mélange, qui n'est autre que la poudre.

La réaction de déflagration de la poudre est représentée par l'équation suivante :

2Az03K + s -f- 3G = K«S + Az« + 300^

Azotate Soufre. Charbon. Sulfure Azote. Gaz

(le potassium. de potassium. carbonique.

Ces proportions correspondent, pour 100 du mélange, à 74,8 de salpêtre, 11,9 de soufre et 13 3 de charbon. Ce sont à peu près celles qu'on adopte pour la fabrication des poudres. La poudre de guerre française renferme : azotate de potassium, 75,0; soufre, 12,5; carbone, 12,5.

Si Ton calcule le volume de gaz représenté par l'équation précédente, on voit qu'à 0° il serait au moins 200 fois plus grand que le volume de la poudre qui lui a donné naissance. Gomme la température développée par la réaction est de plus de 1200^^, les gaz sont énormément dilatés et occupent un volume considérable.

290. Arsénite de potassium. — On l'emploie en solution pour l'usage médical sous le nom de liqKeiir de Fowler. La liqueur de Fowler se prépare par l'ébullitioii de 5 gr. d'acide arsénieux, 5 gr. de carbonate de

isàlfiilj et 500 jfr. d'eau distillée. Après dissolution laisse refroidir, on ajoute. 16 gr. d'alcoolat de mélisse mr aromatiser, et l'on remplace l'eau évaporée pendant l'ébullition , de manière que le (oui pèse 500 gr. 100 gr. de liqueur de Fowler renferment 1 gr. d'acide srsénieux. On la prescrit à la dose de 2 ou 3 gouttes jour dans tous le.s cas oU l'acide arsénieux est liqué.

291. Sulfate de potassium SO'K'. — Il est ciialallisé en prismes orlhorhombiques à six faces, solubles dans lli parties d'eau froide et 5 d'eau bouillante.

C'est un purgatif peu employé. On ne doit pas le confondre, au point de vue de ses eflets, avec le sulfate de sodium; il agit h la dose de 4 à 8 grammes. A la liose de 30 grammes, il est toxique.

292. Caractères des sels de potassium. — Ils sont presque tous solubles, incolores et ne présentent pas de réactions colorées qui les fassent immédiatement

mnallre dans l'analyse.

'I^e chlorure de platine y produit un précipité jaune chlorure double de platine et de potassium, très peu soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool. I,es sels ammoniacaux donnent également un précipité avec le chlorure de platine, mais le précipité de chlorure de platine et d'ammonium ne laisse que du platine à la calcination, tandis que celui que lournissent les sels de potassium laisse, outre le platine, du cldorure de potassium.

L'acide hydrofluosiUcique forme un précipité gela neux, opalescent, de fluorure douille de silicium et de ' potassium.

Dans les solutions concentrées, l'acide tartrique en excès détermine la formation de crème de tartre ou 'ate acide de potassium, précipité cristallin.

de ri

Rioi cl!

Le sulfate d'alumine donne également dans les solutions concentrées un précipité cristallisé d'alun.

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