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Ce métal, dont le poids atomique est 52,2 et le

(ymbole Cr, a été découvei't eu 1797 par Vauquelin.

a été isolé sous forme de grains métalliques, d'un

s blanc, cassants, très durs. Il n'a aucun usage.

Comme le fer et le manganèse, il donne deux séries

Fde combinaisons, les unes au miiimiwm, renfermant

l'atome Gr diatomique, les autres au w-oximum, dans

lesquelles fonctionne un groupement hexatomique

(Gr')". Les combinaisons au minimum sont peu sta-

Lbles, et on ne connaît que l'hydrate chromeux CrO'H',

T^'acétate, et le chlorure CrCl' ; elles se transforaient

fecilement en combinaisons au maximum. Les sels

fehromeux et chromiques n'ont pas d'intérêt pratique.

La série des oxydes du chrome comprend :

L'oxyde chromique ou sesquioxyde do chrome. Cv^O»

L'oxyde chromoso-cbromique Ci^O'

L'anhydride chromique CrO^

L'anhydride perchromique Ci^O'

L'oxyde chromeux CrO n'a pas été isolé, mais on sonnait l'hydrate CrO^H', peu stable.

De toutes ces combinaisons, nous n'avons à étudier

[ue l'oxyde chromique Cr'O^, son hydrate Cr^O-',H^O,

t le composé CrO^ anhydride de acide chromique

0*H' auquel correspondent les chromâtes, sels d'une

rande importance.

) 440. Oxyde oltromique [sesquioxyde de chrome)

- C'est une poudre verte qui se produit par la

alcination d'un mélange de bichromate de potassium

fet de fleur de soufre ; il se forme de l'oxyde cliromique

Bt du sidfate de potassium, qui est enlevé par des

lavages h l'eau :

:]UIB INORGANIQUE ÉLÉ

cr»om' + s

Il est amorphe, presque insoluble dans les acides ■ôs une forte calcinatiou, irréductible par l'hydrole, réductible par le charbon à une tempéi'ature

cS élevée. Il est employé dans la peinture sur porce-

^m1. Hydrate chromique. — L'hydrate ehromlque Jr'0',H^O coustitue la belle couleur appelée vert émeraude, vert Giiignel et qui, fabriquée depuis "1809, ■emplace les verts arsenicaux dans l'impression des issus et des papiers peints et la coloration des fleurs artificielles.

Il est d'une magnifique teinte, inaltérable à l'air, ne changeant pas de couleur à la lumière artificielle et d'une innocuité complète.

On le prépare en chauffant à 500" environ, dans un four à réverbère,, un mélange de 3 parties d'acide borique et de 1 partie de bichromate de potassium. II se produit ainsi un borate double de chrome et de potassium, qui, traité par l'eau, se décompose en borate acide de potassium soluble dans l'eau et en hydrate chromique.

442. Acide chromique. — Les chromâtes neutres répondent à la formule CrO*M^ et sont les analogues des ferrâtes et des manganates. L'acide chromique normal renferme CrO'H', on donne ordinairement le nom d'acide chromique à l'anhydride CrO'.

Il est en aiguilles d'un beau rouge cramoisi, qu'on obtient en ajoutant peu à peu de l'acide sulfurique concentré (20 parties) à une solution froide de -1 partie de bichromate de potassium dans 10 parties d'eau. On

décante l'eau mère qui surnage les cristaux, et on les fait égoulter sur une plaque de porcelaine. Il est déliquescent, donnant une solution d'un rouge foncé et d'une saveur styptique. Cliauffé ;i une température élevée, il se décompose en oxygène et en oxyde chromique ;

C'est un oxydant énergique, employé souvent dans les laboratoires : de l'alcool ou de l'éther versés sur de l'acide chroraique s'enflamment immédiatement.

Il sert comme caustique en solution dans son poids d'eau distillée pour détruire les cors aux pieds et cautériser les végétations.

413. Chromâtes. — Les chromâtes de potassium fournissent les autres cliromates par double décomposition. On obtient les premiers au moyen d'un minerai naturel de chrome, le fer chromé, que l'on fond avec le double de son poids d'un mélange :ï parties égales de salpêtre et de carbonate de potassium. On reprend la masse par l'eau, qui dissout du cliromate neutre de potassium avec du silicate provenant de la silice contenue dans le minerai; on sursature la liqueur par l'acide azotique, qui précipite la silice et convertit le * chromate neutre en bichromate. Celui-ci cristallise par évaporation de la liqueur. Pour le transformer en chromate neutre, avant d'évaporer la solution, on l'additionne de carbonate de potassium.

Le chromate neutre de potassium CrO'K' est jaune, isomorphe avec le sulfate de potassium, sotuble dans 4 deux fois son poids d'eau â i5", et possède un pouvoir J olorant si intense qu'il communique une teinte ia«.\«

CHIMIE IXORCANIQDB ÉLËUENTÀra fois son poids d'eau. Il sert ;i préparer le de plomb CrO'Pb, jaune, insoluble, employé dansia peinture sous ie unm de jaune de clirome. En teinture, on fixe le ciiroraate de plomb sur les tissu* en les passant successivement dans uq bain d'acétale de plomb et de chromate de potassium.

Le bichromate de potassium Cr'O'K* est en cristaui prismatiques d'une belle couleur orangée, solubles i dans 9 à 10 parties d'eau '~~iide, et très solubles dans i l'eau bouillante. Chauffé avec de l'acide sulfurique, il donne du sulfate chromique, du sulfate potassique (qui se combinent pour donner l'alun de chrome, § 451) et de l'oxygène :

CrïOma + 4S0*fl' = SO'K' + (SOS)\Cr")" + 4H*0 + 0" Bicliromnte Aside SnlfaUiie SuUate Eaa. OnYcrm. i

de paUuaiuni. suUuri>iDa. patauiDm. chronilqiK.

Ce mélange d'acide sulfurique et de bichromate esl ' usité comme oxydant.

En présence d'acide chlorhydrique, le bicbromale met en liberté de l'acide chromique qui oxyde et \ détruit les matières colorantes; cette propriété le Mt employer comme rongeur dans l'impression des indiennes.

444. Cahactères des chromâtes. -— Us sont jaunes ou rouges; les chromâtes alcalins seulement sont solubles dans l'eau. Avec diveraes solutions métalliques, ils donnent des précipités insolubles et colorés, jaunes avec les sels de plomb, d'un rouge clair avec les sels mercuriques, d'un rouge foncé avec les sels d'argent.

Les agents réducteurs, comme l'acide sulfhydrique, réduisent les chromâtes à l'état de sels ehromiqoefi verts, I

445. Ces deux métaux se rapprochent du fer, du manganèse et du chrome, parce qu'ils fournissent des oxydes nickeleux NiO,mckeliqueNi'0', cobalteux CoO et cobaltique Go'O', les uns analogues aux oxydes ferreux, manganeux FeO, MnÛ, etc, les autres aux oxydes ferritiue Fe*0', manganique Mn'O^. Les sels correspondant aux oxydes nickeleux et cobaiteux ressemblent aux sels ferreux; mais ces métaux se distinguent des précédents, parce qu'ils ne donnent pas de sels au maximum correspondant aux oxydes NÎ'O' et Co'O'. Quand on traite ceux-ci par un acide, ils dégagent de l'oxygène et fournissent seulement des sels au minimum :

C(.I0» + 4HCi = 2CoC|î + 2HaO + 0 Osyda Aei.le Cl.lurLira Enu. Oiyj^np.

FabuUiquo. elilorbydrique. oobiJleui.

Les sels de cobalt et de nickel sont donc ceux dans lesquels l'atome du métal est diatomique : NiCI", chlorure de nickel; SO'Co, sulfate de cobalt, etc. On a préparé cependant un chlorure cobaltique {Co')"C!'' très peu stable.

Ces deux métaux se préparent, comme le fer, par la réduction de leurs oxydes au moyen de l'hydrogène. Comme lui, ils peuvent se forger k chaud et s'étirer an fils.

Dans la nature, on trouve le cobalt à l'état d'arséniure [smaltine), d'arséniosulfure (cobaltine), en Saxe, en Bohème et en Suède.

Le nickel s'extrait surtout de son arséniure. le kup- 1 fernickel ou nickeline, qui renferme aussi du cobalt.

481 CHIMIE INORGANIQUE iLËMENTAIRE

Le cobaU^ dont le poids atomique est 50 et le sym-j bole Go, fournit des dérivés qui sont usités conuM matières colorantes. Les silicates dé cobalt sont itm\ beau bleu; on les emploie dans la fabrication dal verres, des porcelaines, des émaux. La caldnatioB' d'un mélange de phosphate de cobalt et d'alumine es gelée donne une substance colorante bleue, 6feu IMnarà. Le minerai de cobalt grillé, fondu avec du sable blanc et du carbonate de potassium, fournit un silicate double, le smali^ qui sert à l'azurage des papiers.

Le chlorure de cobalt GoGl* + 6H*0 se prépare par l'action de l'acide chlorhydrique sur Toxyde. Lorsqu'on trace des caractères sur du papier avec la solution de ce chlorure, les caractères sont invisibles, mais ils apparaissent en bleu quand on chauffe le papier et disparaissent de nouveau par le refroidissement. La solution de chlorure de cobalt est employée comme encre de sympathie.

Le nickel, poids atomique 59, symbole Ni, forme avec le cuivre des alliages peu altérables à l'air et d'une belle couleur blanche se rapprochant de l'argent : tels sont le maUlechort et l'alliage monétaire de la Belgique et de la Suisse. Les objets de cuivre et de fer recouverts de nickel présentent une grande inaltérabilité. On opère le nickelage par les procédés galvanoplastiques, en formant le bain avec une solution de sulfate double de nickel et d'ammonium parfaitement neutre.

UG. Relations des métaux de la famille du fer. — En parlant de chacun de ces métaux, nous avons fait ressortir leurs relations. Ils ont pour caractères communs les analogies de leurs sels au minimum, qui se rapprochent de ceux du zinc et du magnésium, et Texistence d'oxydes de la formule générale M*0' ; mais

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