C. — Le croup
La laryngite diphthéritique, vu sa gravité, sa fréquence, doit être étudiée avec minutie dans tous ses détails, afin que de cette étude il ressorte quelques faits utiles à la guérison de cette terrible maladie.
Tous les médecins s’accordent aujourd’hui, excepté en Allemagne, à considérer le croup comme une affection générale
LE CROUP
avec une lésion locale importante. Beaucoup de raisons militent en sa faveur, les altérations du sang apparaissent déjà très nettes le jour où les malades se sont plaints de l’angine. Cette notion chimique est en accord complet avec l’aspect du malade, qui commence à maigrir, à avoir un peu de fièvre avant toute manifestation du côté des voies respiratoires.
J’ai dosé l’hémoglobine et le maximum d’absorption d’oxygène dans plusieurs cas de croup ; en voici les résultats. (Le sang a été pris tantôt au moment de la trachéotomie, tantôt à l’aide d’une ventouse scarifiée posée dans un but thérapeutique.)