OBSERVATIONS
HÉMOGLOBINE
Oxygène p. 1000 cc.
maximum.
HÉMOGLOBINE
Oxygène.
HÉMOGLOBINE
Oxygène.
Croup infectieux
1er jour de l’angine.
Après trachéotomie.
2 j. avant la mort.
5 ans.
91‘jr> IQco
72ar, 15“
Croup liypcrtoxiquc
2“ jour.
3r jour.
4° jour.
i ans.
Mort.
Pas de trachéotomie.
Croup opéré
1 j. apres l’opération.
8e jour.
20° jour. 2e mois.
Guérison
G2'Jr, 13“
8G'J(, 18“ 101rJr, 21
C ans.
Croup hyperloxique. ^
3e jour.
7 ans.
Mort.
Croup subaigu
Le lend. de l’opération.
7e jour.
45e jour.
0 ans Ys.
81,jr, 7“
86arj 18“
8G'Jr, 18“
Guérison au bout de 3 mois.
Croup
Opéré.
3,! jour.
5 ans.
Mort le 7e jour.
QUI.NQUAUD.
De ces analyses, que je pourrais multiplier et dont je rapporterai tous les détails dans un autre travail, on peut conclure que dès le début de la maladie, l’hémoglobine est altérée, sa capacité d’absorption pour l’oxygène est diminuée d’autant plus que la maladie s’aggrave, à tel point que la mesure de la faculté d’absorption peut indiquer jusqu’à un certain point la gravité de la maladie. Ainsi un malade dont l’hémoglobine n’absorbe plus que 8, 9 ou 10 d’oxygène est bien près de succomber.
On remarquera également la persistance de l’altération de l’hémoglobine lorsque les fausses membranes persistent.
La quantité des matières dites extractives augmentent dans le sang ; elle est souvent doublée ou triplée.
Les sels de potasse diminuent notablement.
A. Quantité d’urine excrétée dans les vingt-quatre heures.
Règle générale : après la trachéotomie, dans le cas de croup toxique, il y a diurèse, une légère polyurie, quelquefois avec une petite quantité de sucre et plus souvent d’albumine. Un enfant de sept ans, qui ne rendait que 300 à 400 grammes d’urine avant la trachéotomie, en excrète, après l’opération, 1 000 à 1 200 grammes en 24 heures. (Les malades observés n’avaient que six à huit ans.)
Cela dure un ou deux jours.
Après ce temps, quelle que puisse être la terminaison de la maladie, l’urine, après avoir augmenté, va diminuer : le taux tombe à 600, 500; ce fait coïncide ordinairement avec une élévation du thermomètre.
Cette diminution, même dans les cas qui guérissent, peut aller jusqu’à 300 grammes.
LE CROUP
Dans les cas avec guérison, la quantité d’urine augmente peu à peu, et dès les premiers jours de la convalescence l’urine est excrétée en assez grande abondance.
Si la maladie va en s’aggravant, la quantité d’urine diminue, le malade ne rend plus que 250, 200, 100 grammes en 24 heures, et dans les 20 heures qui précèdent la mort, souvent l’enfant n’excrète plus que 15 à 20 grammes; dans les cas hypcrtoxiques, il y a presque anurie. Le cathétérisme pratiqué à ce moment ne permet de retirer que quelques gouttes d’urine; ici le cas est mortel.
En résumé, dans la première période l’urine diminue, ce fait s’accentue pendant l’asphyxie, mais elle augmente après la trachéotomie pour diminuer ensuite; la maladie se termine par de la polyurie si la guérison a lieu, par de l’oligurie si la mort survient.
B. Densité de l’urine.
Dans les premiers jours, la densité de l’urine augmente, le densimètre marque 1 016, 1 018, parfois 1 022. (Densité normale et moyenne, de 5 à 8 ans, 1 010 environ.)
Au moment delà période asphyxique, la densité croît encore, elle atteint souvent 1 025; d’ailleurs, après les accès d’oppression, la densité 'diminue.
Après la trachéotomie, pendant 24 à 48 heures, la densité diminue, de 1 008 à 1 012; puis elle s’accroît : 1 017, 1 025.
A partir de là, la marche de la densité varie : si l’enfant doit guérir, rarement le chiffre 1 030 est dépassé, elle oscille entre 1 026 et 1 028. Mais si la mort doit survenir, la densité augmente et dépasse 1 030, le densimètre marque 1 034, 1 036, et même 1 039 ; la moyenne de ce maximum est 1 033.
Donc la densité comme la quantité de l’urine donne une me-
sure de l'aggravation ou de l’amélioration de l’état du malade. Ainsi, quand on voit la quantité d’urine diminuer, la densité augmenter graduellement, arrivera 1 034, 1 035, lorsque surtout ce chiffre est dépassé, tenons pour certain que la maladie est en voie de progression et que le pronostic doit être réservé. Je n’entends point toutefois baser un pronostic uniquement sur ces données physico-chimiques, je veux seulement qu’ils entrent en ligne de compte avec les signes purement cliniques.
Vers l’époque de la convalescence il n’est pas rare de voir la densité augmenter un peu : de 1 01 1 elle monte à 1 015 à 1 018 pendant deux ou trois jours; ce fait coïncide avec une légère augmentation des matériaux solides dans les urines.