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38°, et vers le huitième jour, le matin, elle est à 38° ou au-dessous.

On comprend facilement que chaque complication apporte un trouble dans cette marche delà fièvre.

En résumé, pour établir la gravité ou la bénignité delà maladie, il faut avoir recours à deux ordres d’éléments : les uns sont fournis par l’état général, les autres par des altérations diverses. Dans cette dernière catégorie on trouve le pouls, la respiration, la chaleur, la quantité et la densité des urines, les variations d’urée et de chlore, l’altération de l’hémoglobine et des matières extractives, qui s’accumulent dans le sang et qui doivent jouer un grand rôle dans les phlegmasies secondaires.

Lors donc que chez un enfant atteint de croup on voit, après une exacerbation dans les signes, le nombre de respirations et de pulsations diminuer, le thermomètre baisser, la densité de. l’urine décroître, la quantité de chlore augmenter, la capacité d’absorption pour l’oxygène augmenter, l’albumine être en faible proportion dans l’urine, on peut dire que l’enfant marche vers la guérison.

Mais je ne saurais trop le répéter : il est dangereux de baser un pronostic sur un seul de ces éléments, quelle que soit sa valeur. Il faut les réunir, les comparer entre eux, peser avec grand soin leur valeur pour en tirer des indications ayant une importance réelle.

H. Myosites.

En 1871, je remettais une note au D' Fouris sur les altérations des muscles dans la diphthérie (Th. Paris 1871). Ces lésions sont semblables à celles décrites par Hayem dans son élude des myosites symptomatiques.

Chez les enfants ayant succombé rapidement à l’infection diphthéritique avec croup, on trouve des myosites des muscles thyro-aryténoïdiens; après avoir enlevé les fausses membranes et la muqueuse, on aperçoit ces muscles pâles, à teinte feuille morte, tuméfiés, friables; ils sont le siège d’un œdème très marqué.

Les fibrilles ont augmenté de volume, leur protoplasma est le siège de nombreuses granulations protéiques et graisseuses, la striation n’existe plus, les noyaux de myolemme sont multipliés, tantôt disposés irrégulièrement ou en forme de chapelet; les capillaires sont dilatés, et sur leur trajet on voit souvent de nombreux leucocytes ; l’hyperémie est excessive.

Chez un enfant resté aphone pendant trois mois après la trachéotomie, et bien guéri de la diphthérie, mais qui succomba à une pneumonie aiguë, j’ai trouvé les muscles thyro-aryténoïdiens réduits à l’état de deux filaments au milieu desquels on rencontrait quelques fibres musculaires plongées dans les fibrilles de tissu connectif: il y avait atrophie.

Ces myosites n’appartiennent pas en propre au croup; je les ai rencontrées dans d’autres laryngites, chez les tuberculeux, dans un cas de laryngite intense où la mort fut produite par une pneumonie.

De plus, dans plusieurs cas d’angines ayant succombé à la suite de complications, j’ai vu des mvositesdes muscles du voile du palais, du pharynx, enflammés à des degrés divers; ces muscles se réparent; mais il arrive un moment où ils ne peuvent plus fonctionner. De là une paralysie qui guérit en général par suite de la régénération du tissu musculaire. J’ai noté ces lésions dans les cas d’angines diphthéritiques ou non.

Chez deux enfants atteints de paralysies diphthéritiques qui ont succombé pendant le siège de Paris, l’un à la suite d’une

LE CROUP

variole, l’autre d’une broncho-pneumonie, j’ai rencontré chez le second une myélite aiguë de la région lombaire (hauteur 3 centimètres); dans toute la substance grise existaient de nombreux corps granuleux, une vascularisation excessive. Un certain nombre de cellules étaient remplies de granulations jaunâtres (le malade était paraplégique). Chez le premier, également paraplégique, les lésions étaient beaucoup moins nettes.

L’autre avait une paralysie du bras; à l’autopsie on rencontre un ramollissement de la substance corticale du cerveau, mais mes notes ne précisent point l’endroit exact.

Dans diverses paralysies à la suite de maladies aiguës, j’ai eu également l’occasion d’étudier le système nerveux; j’ai observé des altérations diverses. Dans un cas il s’agissait d’une myélite localisée avec paralysie d’un seul membre, dans un autre c’était un foyer d’encéphalite avec contracture survenue dans la convalescence d’une variole.

Enfin dans un troisième cas il existait une névrite très douloureuse du nerf médian droit dans la convalescence d’une fièvre typhoïde , ce malade mourut d’une variole hémorragique.

Une bonne condition de guérison à la suite de la trachéotomie, c’est de savoir alimenter les enfants en variant l’alimentation suivant leurs goûts, et 11e cherchant pas toujours des aliments de premier choix. — - On les enveloppera d’une chemise ouatée ; la température de la chambre sera de 20 à 22° et cela d’une manière uniforme; tout en renouvelant l’air, il faut une grande chaleur.

L’administration des diaphorétiques et des diurétiques sera favorable pour éliminer les matières intermédiaires de la nutrition, qui produisent une infection secondaire. On donnera le perchlorure de fer comme topique et à l’intérieur, à la dose de

8 à 15 gouttes dans une potion non gommeuse. Le lait sera fort utile et par ses propriétés diurétiques et par ses propriétés analeptiques.

B. — • Parallèle entre la chlorose et une anémie de cause organique. ou par vice d'alimentation, d'aération , etc.

Dans la chlorose, l’hémoglobine arrive à 52, à 48 gr. pour 1 000 grammes de sang; le pouvoir oxydant esta 100 cent, cubes d’oxygène ; les matériaux solides du sérum du sang ne subissent pas d’altération.

Au contraire, dans les autres anémies l’hémoglobine reste à un taux plus élevé, excepté dans le cancer à la phase ultime, arrivant ainsi en moyenne à 80 gr. ; le pouvoir oxydant reste aux environs de 154 cent, cubes, les matériaux solides du sérum sont au-dessous de 90 grammes.

G. — Parallèle entre la chlorose et la tuberculose vulgaire au début.

Dans la tuberculose, à cette période de la maladie, la substance active des globules rouges ne descend pas au-dessous de 100 grammes; le pouvoir oxydant arrive au minimum à 192 cent, c.; les matériaux solides sont à 88, 86 gr., en un mot ils sont au-dessous du taux physiologique.

La lésion hématique dans la chlorose est toute différente, l’hémoglobine descend souvent aux chiffres de 55 à 50 gr., le pouvoir oxydantà 106 et 96 cent, cubes, les matériaux solides son! au-dessous de 90 grammes.

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