‹ Chimie pathologiqueChapitre 159 sur 166 · E LA REPRODUCTION ARTIFICIELLE DE LA DÉNUTRITION · texte numérisé non relu

E LA REPRODUCTION ARTIFICIELLE DE LA DÉNUTRITION

le tourteau est délayé dans de l’alcool ; on y revient; tous les liquides alcooliques sont réunis; on évapore au bain-marie; oiï a un extrait qu’on dissout dans l’eau; on filtre; puis ondose par notre procédé uréométrique.

2° Albumine soluble : on traite par l’eau froide, on filtre, on coagule par la chaleur, on dessèche et on pèse; on continue le même traitement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de coagulation.

3" Les matières extractives : on prend le liquide séparé du coagulum albumineux; on évapore à sec, et on pèse le résidu après s’être débarrassé des graisses, de l’albumine insoluble et des collagènes.

4° La graisse : on laisse digérer dans l’éther, -puis dans l’alcool; on évapore l’extrait.

5° La gélatine : la matière est épuisée dans l’eau froide, bouillie pendant vingt-quatre heures; on filtre et l’on évapore à sec le liquide filtré, le résidu est la gélatine.

6» Matières albuminoïdes insolubles : de la quantité totale des matières solides on retranche les graisses, l’albumine soluble, les substances extractives, la gélatine : on a l’albumine insoluble.

Quant à la recherche et aux dosages des diverses variétés de substances chimiques, voici le procédé suivi :

Le tissu a été broyé avec du sable et passé sur une toile; on a ensuite concentré au bain-marie jusqu’à consistance sirupeuse; alors il se dépose des cristaux.

On fait bouillir avec alcool en excès (90 pour 100), on chauffe, le tout se prend en une gelée qui, refroidie, laisse apercevoir des plaques, des boules de leucine et de pseudo-leucine.

Les eaux mères sont distillées au bain-marie; le résidu étendu d’eau de baryte qui précipite les phosphates, on enlève la baryte par un courant d’acide carbonique, et on filtre.

QU1NQUAUD. 20

Le liquide filtré est placé au bain-marie ; on ajoute de l’acétate de cuivre; il se forme un précipité qu\ renferme à l’état de combinaison la carcine, la sarcine, la xanthine et la granine.

On cbasse le cuivre par l’hydrogène sulfuré; on filtre.

On concentre le liquide filtré, on traite par l’alcool froid qui extrait la leucine et la butvlamine.

Le précipité cuivrique est lavé à l’eau chaude, puis de nouveau par l’acide chlorhydrique chaud et étendu. Le liquide est filtré, à chaud; quand la chaleur se refroidit, une grande partie de la combinaison cuivrique se dépose.

On lave, on décompose par l’hydrogène sulfuré : on a alors la carnine, que l’on purifie.

On fait barboter dans l’eau mère un courant d’hydrogène sulfuré; on filtre, il se produit des cristaux de chlorhydrate de xanthine; puis, par concentration du liquide décanté à froid, on a le chlorhydrate de guanine; puis, en précipitant par un excès d’ammoniaque, on a la guanine, et la xanthine reste dissoute.

Pour obtenir la sarcine, il faut traiter le premier précipité cuivrique par le nitrate d’argent et l’ammoniaque, on a un précipité gélatineux qu’on lave avec de l’eau ammoniacale, puis on fait cristalliser dans l’acide nitrique bouillant à 12° Baumé. On a aussi la combinaison nitro-argentine de sarcine, que l’on décompose par l’hydrogène sulfuré; on filtre, on concentre ; on ajoute de l’ammoniaque et on a la sarcine en fines aiguilles.

Ainsi, le travail qui se passe dans la cellule pourrait bien être à la fois analytique et synthétique, en agissant sur les albuminoïdes empruntés à la digestion.

Ce qui paraît bien net, c’est que ce travail, dont le mode d’action intime nous échappe, est de même nature que celui que nous produisons artificiellement.

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