RÉTRÉCISSEMENT MITRAL. — MYOMES UTÉRINS
ceinture au creux épigastrique, perte d’appétit, vomissements alimentaires et aqueux fréquents lorsqu’elle se levait, en même temps diarrhée, céphalalgie frontale. A cette époque, début de l’amaigrissement, il y a eu une hémoptysie.
Depuis deux mois, palpitations incessantes dès qu’elle se fatigue, ainsi que de l’œdème qui disparaît lors du repos.
lr* analyse au liquide sanguin :
Hémoglobine.. . 72 Sr,91 .
Pouvoir oxydant 140 centimètres cubes.
Matériaux solides 107 grammes.
A ce moment, pas d’œdème des membres inférieurs.
4 février. — A son entrée l’abdomen, gros, globuleux, ballonné, présente un météorisme régulier dans toute son étendue. A la percussion sonorité dans les deux tiers supérieurs, matité dans le tiers inférieur. Le foie a son volume normal, il ne dépasse pas le rebord des fausses côtes. A la région médiane, au-dessous de l’ombilic, on sent à la palpation une tumeur peu volumineuse, mobile sous le doigt, rénitente, située sur la ligne médiaire.
Le toucher -n’est pas douloureux, le col de l’utérus est normal, le corps est volumineux. Les mouvements que l’on imprime à la tumeur se transmettent au col. La malade n’a pas de perles en dehors de ses règles. A ses époques elle perd beaucoup, et cela, dit-elle, pendant plusieurs jours.
Il existe des corps fibreux de l’utérus.
Depuis un mois elle se plaint de quintes de toux sans expectoration. En avant submatité à droite ; en arrière et à droite submatité ; souffle pleurétique.
Peu d’appétit, pas de vomissements, bouche amère, langue un peu sale et sèche, soif vive, digestion lente, pas d’albuminurie.
Dans le cinquième espace intercostal, un peu en dehors du mamelon, on entend un ronflement présystolique avec dédoublement constant et invariable du second temps, pouls petit, fréquent, irrégulier.
18 février. — Apparition à la face externe de la jambe gauche d’une tumeur large, arrondie, dure, circonscrite, de la largeur d’une pièce de cinq francs (thrombose avec phlébite variqueuse).
Fin février. — Épanchement pleurétique à droite caractérisé par un souffle à timbre aigu. A la suite ; de l’application de deux vésicatoires, le liquide pleural a beaucoup diminué.
Les jours suivants, jusqu’au mois de mai, la malade était dans un état satisfaisant, sécrétant 1 400 grammes d’urine qui contenait 20 à 23 grammes d’urée. L’épanchement avait beaucoup diminué. Il ne restait que peu de liquide à la base de la poitrine.
2a dosage avant la ponction :
Hémoglobine 67gr70.
Pris 5'jr,103 qui ont donné résidu sec 0vr, 520.
Le 5 mai, elle se leva de grand matin et descendit dans la cour de l’hôpital : là elle se sentit fatiguée et put à peine remonter les escaliers.
Le lendemain on l’examine et on constate que l’épanchement a augmenté; les jours suivants, le liquide devient plus abondant, et le 8 mai on lui enlève par la ponction aspiratrice deux litres de liquide, le 12 mai deux autres litres. Mais à la suite de cette dernière thoracentèse il ne reste qu’une très faible quantité de sérosité dans la plèvre.
3e dosage après la ponction :
Hémoglobine . 60 grammes.
Pouvoir oxydant 116 centimètres cubes
Matériaux solides 82 gr, 40.
Pris 6er,7ü5 qui donnent résidu sec 0gr,553.
Note. — Les corps fibreux sont une complicalion des affections cardiaques, qui accélère la destruction de l’hémoglobine; le fait est frappant si l’on compare cette malade à celle du n° 37, même salle.
De plus, après la ponction, dans les 12 à 15 jours qui suivent, la destruction de l’hémoglobine est plus rapide qu’avant la ponction.
De même, dans les jours qui suivent la ponction, le sérum perd de ses matériaux solides, puisque de 105gr. par 1000 gr. de sérum, ils tombent à 82 gr. 40.