‹ Chimie pathologiqueChapitre 91 sur 166 · G. EMPHYSÈME PULMONAIRE · texte numérisé non relu

G. EMPHYSÈME PULMONAIRE

Dans une première période , qui peut durer 15, 20 ans et même plus, on constate une faible diminution de l’hémoglobine, qui descend à 93 gr., très rarement au-dessous de 90 gr.

Le pouvoir oxydant est de 180 cent, cubes et s’abaisse quelquefois à 175 cent, cubes.

Les matériaux solides du sérum ontconservé leur taux normal.

Dans la seconde période, c’est-à-dire celle qui s’accompagne d’amaigrissement, de pâleur cyanotique de la face, de dyspnée d’une certaine intensité avec accès, de contraction continue des muscles accessoires de la respiration, et de dilatation cardiaque ; à ce moment, l’altération du sang est plus notable, quoique toujours moindre que dans les maladies cardiaques primitives et dans les lésions pulmonaires consécutives.

On trouve en moyenne 78 gr. d’hémoglobine, parfois même 72 gr. 91 ; on peut même rencontrer 83 gr. 54; quand les malades arrivent à la phase cachectique l’hémoglobine peut descendre à 67 grammes.

Le pouvoir oxydant offre des variations analogues ; on note 145 cent, cubes, 140cenl. cubes, plus rarement 130 cent, cubes.

Les matériaux solides restent à 88, 86 gr. ; vers la fin on trouve 84 à 85 grammes. Même après un accès asystolique, le

(aux peut rester normal. Chez certains vieillards emphysémateux de 88, 90 ans, il n’est pas rare de rencontrer 98 gr., 104 gr. d’hémoglobine avec des matériaux solides à 75 gr. 30.

En clinique, à la phase asystolique de l’emphysème, on est parfois embarrassé pour discerner si les troubles pulmonaires sont primitifs ou secondaires.

Dans ces cas douteux l’examen du sang peut être décisif. Dans l’emphysème les matériaux solides du sérum conservent le taux physiologique, variant de 88 à 94 gr.

Dans les maladies du cœur, à la phase asystolique, ils sont au-dessus de ces nombres, excepté dans l’insuffisance aortique où ils sont au-dessous du chiffre physiologique.

Le diagnostic peut donner lieu à bien d’autres difficultés. — Parfois les emphysémateux sont cachectiques, pâles, ils ont un peu d’albumine dans les urines, le cœur plus volumineux qu’à l’état normal ; alors se pose la question de savoir s’il ne s’agit pas d’une néphrite. Le diagnostic dans ce cas est très facile.

Dans l’emphysème l’hémoglobine reste toujours à un chiffre assez élevé, c’est-à-dire à 78 ou 75 grammes, plus souvent audessous.

Dans la néphrite parenchymateuse, le chiffre est un peu inférieur. Il en est de même dans la néphrite interstitielle.

Dans l’emphysème les substances solides du sérum sont près de la normale, c’est-à-dire de 90 gr. dans la néphrite parenchymateuse le chiffre descend aux environs de 60 gr. ; tandis que, dans l’interstitielle, ilvarie de80 à75gr. Le diagnostic acquiert ainsi une précision rigoureuse.

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