‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 36 sur 96 · BAIN B^ÏOBURE BE POTASSIUM · texte numérisé non relu

BAIN B^ÏOBURE BE POTASSIUM

Immerger complètement le papier ciré et le laisser d’une demi-heure à deux heures dans le bain d’iodure alcalin, composé de :

Sérum (petit-lait)

lodure de potassium

Bromure de potassium 4

Sucre de lait eo

Le pendre, le laisser sécher et faire refondre la cire au fer chaud, en repassant chaque feuille entre deux buvards.

30 B Am D’ACÉTOMITRATE B’ ARGENT.

Sensibiliser dans une solution d’acétonitrate d’argent formée de :

Eau 500*^*=

Nitrate d’argent 35^^

Acide acétique cristallisable. . 4^^

Laisser le papier dans ce bain une a deux minutes au plus.

Laver a plusieurs eaux (de pluie ou distillée ).

Sécher et presser entre deux surfaces planes, b^xposer à la chandtre noire.

40 DÉV1SÏ.OPFEMEMT DE E’ÉFREÎÎVE.

Développer l’image en l’immergeant dans le bain sui-

vant :

Eau pure.... iooo§'’

Acide gallique . 4

bain auquel on ajoute, au moment de s’en servirou quand l’image apparaît,

Acélonilrate d’argent. .. . ... 3 à 4'"*'

Laver plusieurs fois à l’eau ordinaire.

FIXAGE.

Fixer dans une solution de .*

Eau ordinaire 1000^^

lîyposuirue de soude

Laver à plusieurs eaux pendant deux heures au moins.

Sécher complètement et révivifier la cire au feu.

. PAPIER A LA CÉROLÉINE DE M. STEPHANE GEOFFRAT .

S 16t. On doit à M. Stéphane Geoffray le procédé suivant pour iodurer le papier en même temps qu’on l’enduit d’un des éléments de la cire, la céroléine; ce procéda donne des très-bons résultats. Nous transcrivons ici textuellement la description que AL Stéphane Geot~ Ira y a donnée de son procédé :

« 1®'". .l’introduis 5oü gramiuos de cire jaune ou blanche dans i litre

» d’alcool au degré du commerce dans une cornue de verre, et je fais » bouillir l’alcool jusqu’à dissolution com})lète de la cire (j’ai eu soin de « disposer à la suite de ma cornue un appareil au moyen duquel je puis ') l■('(•lleillir tout le produit de la distillai ion ), .le verse dans un vase le )• mélangé encoie liipiide; bientôt, à mesure cpi il y a refroidissement, la

PAPIER. *237

)> myricine et la cérine se solidifient, et la céroléine reste seule en disso- » lution dans l’alcool; j’isole ce liquide en le passant sur un linge fin; et « par une dernière opération, je le filtre à travers un papier dans un en- )) tonnoir de verre, après y avoir mêlé l’alcool résultant de la distillation.

» Je conserve en provision cette Ijqueur dans un flacon bouché à l’émeri » et je m’en sers à mesure que j’en ai besoin après l’avoir mélangée de la » manière suivante.

)) § 2. D’autre part je fais dissoudre dans 1 5 grammes d’alcool à 36 degrés 20 grammes d’iodure d’ammonium (ou de potassium), i gramme » de bromure d’ammonium ou de potassium, i gramme de fluorure de potassium ou d’ammonium.

» Dans une capsule j’ai versé sur i gramme environ d’iodure d’argent » fraîchement préparé, et goutte à goutte, ce qu’il faut seulement pour le » dissoudre d’une solution concentrée de cyanure de potassium.

» J’ajoute cet iodure d’argent dissous au mélange précédent et j’agite; » il reste comme en dépôt au fond du llacon une épaisseur assez considé- )) rable de tous les sels ci-dessus, -qui servent à saturer l’alcool par lequel » je remplace successivement celui saturé que j’extrais au fur et à me- « sure dans les proportions ci-dessous.

§ 3. Ces deux flacons étant composés, lorsque je veux préparer des » négatifs, je prends 200 grammes environ de la solution n° i de céroléine » et d’alcool auxquels je mêle 20 grammes de la solution n° 2, je filtre » le mélange avec soin pour éviter les cristaux non dissous qui tachent » toujours le papier, et je fais dans une cuvette en porcelaine un bain où » je laisse s’imbiber pendant un quart d’heure environ et par cinq ou six « à la fois, jusqu’à é|)uisement de la liqueur, les papiers choisis et coupés. » — Retirés, suspendus par un angle et séchés , ces papiers, qui ont pris )) une teinte rosacée toujours très-uniforme, sont enfermés à l’abri de la » poussière et conservés au sec. Quant à la sensibilisation ])ar le nitrate » d’argent, l’ai^parition de l’image sous l’action de l’acide gallicpîe et la » fixation de l’épreuve par l’hyposuHite de soude, je suis les méthodes » ordinaires, celle de M. Legray le plus souvent. J’ajoute seulement, si « j’en ai de préparée, i gramme ou 2 d’eau-de-vie camphrée à t litre de » la dissolution d’acide gallique. »

PAPIER TÉRÉEENTHTNO- CIRÉ IlE M. TILLARD.

§ 162. M. ïillard a indiqué un procédé ayant qLielqu(‘ analogie avec le précédent, et au moyen duquel il obtient des épreuves très-fines et surtout très-rapides.

On met dans i litre d’essenee de térébenthine ordinaire de la cire blanche en petits fragments, et on laisse le mélange en contact à froid pendant deux a trois jours, puis on décante et on filtre. Au liquide filtré, on ajoute d’iode par loo centimètres cubes, l’iode est immédiatement dissous, et le liquide ne prend pas de coloration sensible ou du moins il est immédiatement décoloré par suite d’une réaction de l’iode sur l’essence de térébenthine. Si la décoloration n’est pas complète, on expose quelque temps le liquide au soleil. On y mélange aussi une très-faible quantité d’huile de ricin que l’on a soin de choisir parfaitement pure et récemment préparée, dans la proportion de [\o à 5o gouttes pour loo centimètres cubes du liquide. La meilleure manière de doser l’huile de ricin est d’essayer avec un petit morceau de papier si la tache forme deux zones, dont l’une parait plus grasse que l’autre. Aussitôt que cet indice commence à se manifester, on arrête l’addition de l’huile de ricin, la quantité ajoutée est suffisante.

Le bain ioduré étant ainsi préparé, on le filtre dans une cuvette et on y trempe son papier pendant cinq minutes environ pour qu’il soit parfaitement pénétré. On le pend jusqu’à ce qu’il soit sec, ce qui a lieu très-rapidement, surtout dans un courant d’air, et on le conserve pour le sensibiliser au besoin.

Ce papier est sensibilisé dans un bain d’azotate d’argent, composé de :

Eau loo"'*'

Azotate d’argent 4®"^

Azotate de zinc lo

Acide acétique lo

Le papier est lavé et séché, comme il est indiqué § 154,

PAPIER. 239

et prêt a etre exposé. Il se conserve comme le papier ciré.

On développe l’épreuve en l’immergeant dans le bain suivant d’acide gallique :

Eau distillée

Eau saturée d’acide gallique. . 5o

Acide «fRcétique , environ to^'^

dans lequel on ajoute un peu d’une solution d’argent qui n’a servi à aucune autre préparation.

Ce procédé, dit l’auteur, est si rapide, qu’il ne demande généralement pas deux minutes de pose, et qu’en bonne lumière une demi-minute suffit grandement avec un appareil simple ordinaire pour { de feuille (21 x 27).

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