‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 37 sur 96 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

PAPIERS SECS XOX CHSÉS.

Dans les trois procédés qui précèdent on emploie la cire pour conserver plus longtemps le papier sensilile. Les préparations diverses se font en immergeant complètement les feuilles dans les bains. Les formules que nous indiquons dans ce chapitre diffèrent un peu des précédentes dans la manière d’opérer : les préparations ne se font généralement que sur l’une des faces de la feuille; elles sont un peu plus délicates et demandent déjà une certaine habitude des manipulations pliotographiques. Dans des mains habiles, ces procédés donnent de forts beaux résultats, ainsi que Je prouvent les belles épreuves des Pyrénées de M. le vicomte Vigier, celles de M. Ealdus, de M. Koman, etc., etc.

PAPIER A l’iODURE double DE POTASSIUM ET d’aRGENT EMPLOYE PAR M. LE VICOMTE VIGIER.

§ 163. Du papier. — Le papier français n’a permis a personne jusqu’à ce jour d’obtenir par ce procédé des résultats satisfaisants. C’est un inconvénient qu’il est nécessaire de signaler pour évite# l’ennui des insuccès. Les vieux Watmann Turkey Mill antérieurs à i84o, tout bons qu’ils sont avec les autres préparations, n’ont jamais donné avec celle-ci d’aussi bons résultats que les gros papiers Turner et Watmann de nouvelle fabrication. Ces papiers très-épais donnent des négatifs bien transparents, mais qu’il faut se garder de cirer, parce qu’ils s’égalisent et perdent tout leur effet.

Composition des liquides.

§ 164. Flacon n*^ i . — Double Faites dissoudre

dans 70 grammes d’eau distillée de nitrate d’argent, puis dans un autre verre à expérience ajoutez à 75 autres grammes d’eau distillée 60 à 62 grammes d’iodure de potassium. Versez peu à peu, et en agitant à l’aide de la baguette, la solution de nitrate d’argent dans celle d’iodure de potassium.

Tout le précipité d’iodure d’argent ne se trouvera pas complètement redissous; car, pour arriver à ce résultat, sur de nitrate d’argent dans i5o grammes d’eau, il faut de 64 à 68 grammes d’iodure de potassium; la li- (|uenr sera donc encore troublée par un précipité d’iodure d’argent : mais pour l’éclaircir et la ramener à une limpidité parfaite, il suffira de quelques cristaux d’iodure de potassium ajoutés un à un jusqu’à l’obtention du résultat désiré.

PAPIER

Flacon 11^ 2. — Acclonitrate .

Eau distillée

Nitrate d’argent 10

Acide acétique cristailisable . . 20 (1)

Flacon n^ 3. — Acide gallique.

Solution saturée.

Flacon n® 4- Hyposulfite de soude.

3oo à 35o grammes par litre d’eau.

Ces liquides préparés doivent être filtrés, à l’exception du n® 4» pour lequel cette précaution est inulile.

§ 165. Application du double iodure sur le papier. — Ayez une planchette de bois bien plane et plus petite que votre feuille de papier, d’un centimètre en tous sens, celui delà hauteur excepté;recouvrez-la d’une doublure de buvard; mettez-la de niveau, et appliquez sur la doublure votre feuille à préparer en la fixant en haut par deux épingles; versez à sa base une quantité suffisante du liquide n"^ i (i5 grammes suffisent à la préparation d’une feuille de 4o sur 5o centimètres). Promenez rapidement ce liquide à l’aide d’un triangle en verre d’abord de bas en haut, puis en large, de manière a ce qu’il imbibe bien également le papier, sans former de bulles et sans passer au revers; chassez l’excédant vers un des angles, et recueillez-le dans une coupe, pour le filtrer de nouveau et vous en resservir ultérieurement.

Pendez la feuille a sécher, en aidant le départ des dernières gouttes au moyen d’un morceau de buvard. La feuille devient d’une couleur rouille violacée.

iG

(G Dans les jours de grande chaleur jusqu’à 3o grammes.

9l\2 DEUXIÈME PARTIE.

Quand elle est sèche, iinmergez-la pendant vingt-quatre lieures dans une bassine pleine d’eau ordinaire, en ayant soin de détruire les bulles qui peuvent se former d’abord, et en ne mettant jamais plus de deux feuilles dos à dos.

La feuille sortie du bain d’eau épongée au buvard est pendue jusqu’à dessiccation complète; elle est insensible à la lumière, peut être gardée indéfiniment, et ne fait que s’améliorer si on l’expose au soleil, qui resserre l’encollage du papier. Elle est alors d’un jaune paille très-égal, si elle a été bien préparée.

§ 166. Sensibilisation de la feuille iodurée. — Cette opération se fait comme la précédente sur la planchette à l’aide du triangle, ou plus facilement encore sur un bain composé, par 3o centimètres cubes d’eau distillée, de huit à dix gouttes du flacon n"" 2 (acétonitrate), et de huit à dix gouttes du flacon n"^ 3 (acide gallique) (i). On emploie ordinairement un bain de aSo centimètres cubes d’eau, auquel on ajoute 3 centimètres cubes du flacon n® 2 et autant du flacon 3. On applique la feuille sur la face préparée jusqu’à ce qu’elle s’affaisse également (trois minutes environ) en évitant de laisser le liquide passer sur le revers, ce qui amènerait infailliblement des taches. On ta relire, et on l’éponge très-fortement au buvard, jusqu’à ce qu’elle cesse complètement de goder. Elle est prête alors à être introduite dans le châssis entre les deux glaces.

Les poses varient avec un objectif simple de 45 centimètres de foyer et le moyen diaphragme entre dix et vingt minutes par la belle lumière d’été et pour des paysages

n) Cette proportion peut être doublée dans les temps froids.

PAPIER

(13111 vert intense. Le papier sensibilisé ne se ^arde guère plus d’une nuit et d’un jour dans les fortes chaleurs; en hiver on peut le conserver bon pendant quatre à cinq jours. Si l’on ne peut l’employer, on le plonge, pour ne pas le perdre, dans un bain renfermant quelques grammes d’iodure de potassium : on convertit ainsi le minime excès d’argent qui rendait la préparation sensible en une nouvelle couche d’iodure d’argent insensible que l’on dépouille bien par les lavages comme lors de sa première ioduration, et quand elle est séchée on la remet en portefeuille pour l’employer au besoin. La feuille, sensibilisée d’abord, non-seulement avec un excès de nitrate, mais aussi avec de l’acide gaUique, se conduit exactement, après avoir subi le second bain d’iodure de potassium qui la ramène à l’état d’iodure d’argent insensible, comme le ferait une des autres feuilles préparées directement par le double iodure, et on obtient avec elle, quand on a l’occasion de la sensibiliser de nouveau, des épreuves sans taches et dans des conditions tout à fait identiques aux autres.

§ 167. Apparition de 1 image. — On ajoute, pour faire apparaître l’épreuve, un tiers environ du llacon n® 2 (acétonitrate d’argent) à deux tiers du llacon n® 3 (acide gallique); mais on ne fait ce mélange qu’à vue d’œil, diminuant la proportion d’acétonitrate si l’on suppose que l’épreuve doive pécher plutôt par un excès de pose, l’augmentant au contraire si on pense qu’elle en a manqué.

Lorsque l’exposition a été faite dans de bonnes conditions, la venue de l’image, pour être complètement terminée, ne doit pas demander plus de dix minutes à un quart d’heure au plus. Passé ce temps, il est rare que le cliché, s’il n’est pas venu, donne jamais rien de bon : c’est

lô.

qu’il n’a pas assez posé; il aura trop posé, au contraire, s’il ne peut supporter pendant cinq minutes au moins, sans noircir partout, l’action de ce bain : dans ce dernier cas, les blancs comme les noirs sont perdus, tout est gris et pointillé , et le négatif est hors d’état de donner une épreuve.

§ 168. Fixage à ï hyposiilfite . ~~ Un byposulfite un peu concentré est préférable, parce que l’on obtient un dégorgement beaucoup plus prompt, sans que pour cela l’épreuve perde davantage.

On fait cylindrer les négatifs pour refouler et aplanir le grain du papier. Il faut avec ces clichés n’employer que du papier positif anciennement préparé et bien sec, parce qu’ils ne sont pas protégés par l’enduit de la cire comme les autres, et qu’ils sont bien plus susceptibles de se tacher.

§ 169. Explication du procédé. — On étend sur la feuille une solution très-concentrée d’iodure de potassium et d’iodure d’argent : l’iodure de potassium attaque l’encollage du papier; de là la nécessité d’un papier particulier bien résistant et fortement encollé. On arriverait à employer les papiers français en perfectionnant leur encollage, comme l’ont prouvé les essais faits sur des papiers français spécialement gélatinés. La première eouebe de papier se pénètre de liquide et sèche; on plonge la feuille entièrement dans une grande cuvette d’eau, l’iodüre double est décomposé, l’iodure de potassium est dissous, et l’iodure d’argent est mis en liberté; celui-ci reste sur le papier en donnant une belle couche jaune pâle; il y est à l’état de molécules excessivement fines et divisées, ce qui contribue sans doute à la perfection de l’épreuve.

PAPIEH.

H faut laisser longlemps la l^uille dans l’eau pour que la déeoinpositiou de l’iodure double soit égale partout; la quantité d’eau doit être considérable pour que cette décomposition s’opère convenablement; enfin il faut n’employer qu’un seul bain dont on ne change pas l’eau, parce qu’on enlèverait ainsi tout l’iodure de potassium, et l’iodure d’argent, prenant alors une faible sensibilité, ne pourraitpîus être conservé et donnerait de mauvais résultats.

La feuille retirée du bain a donc une de ses faces couverte d’iodure d’argent, elle retient en outre une trèsminime quantité d’iodure de potassium, puisque le bain dont elle sort en contient une certaine quantité en solution; elle est insensible. Si l’on passe sur ce mélange d’iodure d’argent et de potassium une solution même trèsfaible de nitrate d’argent, du moment que ce sel sera en léger excès sur l’iodure de potassium de la feuille, toute la surface passera à l’état sensible et sera prête à recevoir l’impression de la lumière. Cette sensibilité variera suivant la proportion du nitrate d’argent; il sera facile de la régler a volonté.

§ 170. Observations générales. — M. le vicomte Vigier ajoute que les proportions indiquées par lui pour le mélange sensible sont celles qui lui ont réussi le mieux dans les voyages faits en France dans la belle saison; il fallait conserver le papier le plus longtemps possible, et lui laisser cependant une certaine sensibilité. Voilà pourquoi il n’a voulu employer que des quantités très-minimes d’argent. 11 en aurait beaucoup augmenté les proportions, s’il avait pu, comme cela se fait quand on est près de son laboratoire, préparer les papiers, les poser et les faire venir au sortir de l’exposition. Il aurait gagné une grande ra|)idi(édans la pose, ce(|ui esl souvenî à considérer.

C’est à ropérateui* de consulter non-seulement ses propres exigences, mais les conditions de climat, de température, de saison, de lumière dans lesquelles il opère. Ainsi les mêmes proportions sensibles avec lesquelles M. Vigier réussit en Fralice ne lui permettaient plus huit jours après, à quelques kilomètres de Londres, d’obtenir un bon résultat. Le papier noircissait sous Linfluence de l’acide gallique, sans qu’il apparût aucune image formée, c’est-à-dire, qu’étant trop sensible il était altéré par la lumière diffuse, sans que la lumière directe eût assez de force pour y imprimer une image. Il lui a suffi, après bien des insuccès, de diminuer la sensibilité du papier de plus* d’un tiers, et d’augmenter notablement le temps de la pose, pour régulariser les proportions qui donnèrent dès lors, en Angleterre, des résultats très-constants.

En étudiant ces dosages qui peuvent être variés depuis dix gouttes jusqu’à 4 grammes des flacons n® 2 et n° 3 par rapport à 3o centimètres cubes d’eau distillée, il faut seulement se rappeler ceci, savoir :

Que plus on veut de sensibilité, plus il faut faire prédominer les proportions d’acétonitrate d’argent et d’acide gallique;

Que plus la lumière est intense, plus il est permis d’employer des mélanges très-sensibles, à la condition seulement de ne pas les garder;

Que plus la lumière est faible, plus il faut aussi affaiblir la sensibilité du papier, et remédier alors à ce défaut de sensibilité par la prolongation de la pose qui doit le compenser (i).

(ij M. Vigier ajoute comme complément la note suivante : « Tel est » le procédé que j’emploie pour la plupart de mes épreuves. .le me hâte -) de dire cependant <pie j(' suis giand partisan du papier ciré, que j’em-

l'AI'lEli.

PAPIER SKC ALBUMINÉ.

Ce procède consiste à remplacer par de raliiumiiie oo lîlaiics d’œufs le liquide dans lequel on dissout Fiodure et le bromure de potassium; Falbumine est coagulée sur le papier par le bain d’acétonitrate d’argent qui sert plus tard à sensibiliser la feuille ; elle forme ainsi une sorte d’encollage trës-ün qui permet d’obtenir des épreuves d’une grande perfection de détails. On emploie tantôt le papier ciré, tantôt le papier ordinaire; quelques photographes immergent la feuille dans le hain d’alhumine pour la recoùvrir des deux côtés; d’autres, au contraire, posent seulement sur le bain et ne préparent qu’une seule face : il y a, on le voit, un grand nombre de va-

« ploie concurreniment ces deux procédés, et que, loin de s’exclure, » ils se complètent , selon moi, l’un par l’anti’e. Si le procédé Talbot » donne plus de finesse de détails, comme tous les procédés où l’iinagi' est à l’extrême surface, j’aime à dire à l’honneur de M. Legray, qui « a découvert et publié consciencieusement un procédé bien complet « et qui n’est en rien un dérivé des autres, que le papier ciré a sur » l’autre l’avantage d’étre plus constant, bien moins susceptible, et d’étre possible avec tous les papiers, tandis que l’autre ne l’est qu’a- » vec les papiers anglais. Le papier ciré se conserve sensible jusqu’à un mois entier; le papier Talbot nous laisse à peine trente-six heures dans » les grandes chaleurs. Deux minutes de trop de pose perdent une épreuve » sur Talbot, huit minutes de trop ne nuisent pas d’une manière appré- » ciable à un papier ciré. Pourquoi donc opter entre ces deux procédés, )) si différents dans leurs avantages? Il faut se rendre maître des deux et « les compléter l’im par l’autre. L’un vous permettra de faire pour huit » et quinze jours une abondante provision de papiers tout sensibilisés, » l’autre de diminuer considérablement le temps de la pose, si l’on y » trouve un avantage. Avec le papier ciré, vous obtiendrez des résultais « constants presque infaillibles, des négatifs })lus faciles à tirer, et moins » susceptibles de se tacher; avec le papier Talbot vous aurez, d’autre « part, des résultats peut-être plus parfaits comme linesse, comme trans- » parence dans les ombres, et comme vérité de plans et de ])erspective )) aérienne. »

riantes; nous ne déerirons que le procédé le plus simple, renvoyant nos lecteurs qui voudraient faire une étude plus approfondie de ce procédé à la publication qui en a été faite par M. Roman, dans l’ouvrage de M. Chevalier f î )•

§ 171. On prépare l’albumine en prenant

Blancs d’œufs 25o‘'''

lodure de potassium. . ....

Bromure de potassium 3

( Chaque œuf représente k peu près 3o centimètres cubes de blanc. )

On a soin, comme toujours, avant d’ajouter l’iodure et le bromure, d’enlever les germes des œufs; on bat en neige, on abandonne douze heures au repos et on décante la partie claire dans un bassin à fond plat bien propre, et, apres avoir posé une feuille de papier à la surface pour enlever toutes les bulles, on y applique le papier, ciré ou non ciré, en évitant avec le plus grand soin la formation des bulles. Après cinq minutes de contact, on relève le papier d’un mouvement régulier et on le pend pour le sécher. Le papier sec est sensibilisé en appliquant la feuille, du coté albuminé seulement, sur le bain d’acétonitrate dont nous avons donné la composition § 154. Mais cette préparation demande une certaine habitude; il faut que la feuille soit appliquée régulièrement sans temps d’arrêt, car à chaque temps d’arrêt il se ferait un fil qui gâterait l’épreuve. Le pa|)ier est ensuite lavé et séché comme les autres, et toutes les opérations sont semblables à celles (jue nous avons déjà décrites.

(i) Un. ('kkvaïjkr, opticien, etc., au Palais-Royal, C^uidc (la Photo- ^r(ij)fi( ÿ hi'oclmre iti-8'’.

PAPIER A LA GÉLATINE DE M. lîALDUS (l).

§ 172. Prenez d’abord : eau distillée, 5oo graniines; gélatine blanche de belle qualité, lo grammes. Faites fondre cette gélatine au bain-marie dans un vase en poi*ceîaine, et, quand elle est entièrement fondue, ajoutez à ce liquide 5 grammes d’iodure de potassium et agitez avec une baguette pour que le mélange soit complet. Le tout étant bien mélangé, ajoutez encore peu à peu, en agitant toujours avec la baguette, 2 5 grammes de l’acétonitrate dont nous avons donné la composition (2). Le liquide prend alors une teinte jaunâtre; on le laisse encore a la chaleur pendant environ dix minutes, en continuant de l’agiter, et il est bon a employer. On le verse dans une cuvette que l’on chauffe au bain-marie, et l’on étale à sa surface une feuille de papier que l’on tient par les coins opposés et dont le milieu porte d’abord sur le liquide. Il faut éviter avec soin l’interposition des bulles d’air. On doit laisser la feuille en contact avec le bain, jusqu’à ce qu’elle présente une surface bien plane, ce qui exige ordinairement de six à dix minutes; on la relève alors et on la suspend pour la faire séchei% en observant toutes les précautions que nous avons indiquées (§ 153). Quand les papiers ainsi préparés sont bien secs, on les trempe des deux côtés dans un bain composé de ;

Eau disllüée . loo?'

lodure de potassium.. . i

Il faut tremper d’abord le côté qui a reçu la première

( I i Extrait (io Notes publiées dans le Moniteur par ^î. le !)’ Houlongne.

Efia

Azotate d’argent (>

Acide acéti(|iie i #

2^0 DEUXIÈME l’AiniE.

préparation, retourner le papier, éviter les bulles d’air et laisser la feuille de six à dix minutes, suivant la température, la sécher de nouveau et placer les feuilles sèches dans un carton; elles se conservent très-longtemps.

Quand on voudra s’en servir, il suffira de leur faire su])ir la série des opérations que nous avons décrites au sujet de la photographie sur papier ordinaire. Ces opérations sont les mêmes que celles que nous avons indiquées aux §§ 154, 156, 157, 158.

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