‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 42 sur 96 · Lam^e, — Quel (jue soit le mode de fixage ou · texte numérisé non relu

Lam^e, — Quel (jue soit le mode de fixage ou

(le virage employé, les épreuves doivent être lavées avec le plus grand soin pour expulser complètement tout l’iiyposulfite de soude ou les sels étrangers (ju’elles pouri*aient contenir- et (jui les altéreraient parla suite; nonseulement ces lavages seront taits à grande eau dans une bassine profonde, mais surtout dans une eau renouvelée fréquemment au moins six ou sept fois, et de demiheure en demi-heure: il faut prendre soin, chaque fois (ju’on renouvelle l’eau, de changer les épreuves de place; le moyen le plus simple est d’avoir deux [bassines dans lesquelles on les fait passer alternativement. M. Bayard préfère laver les épreuves au moyen de l’eau chaude dans une bassine étamée ; l’action dissolvante de l’eau chaude est, en effet, dans les conditions de l’expérience, heaucoup plus énergi(|ue, et le lavage peut être fait plus rapidement ; mais ce [procédé ne pourrait convenir pour les épreuves gélatinées.

Le lavage fait à î’eau courante sera encore excellent; il faut alors avoir la piécaution de remuer fréquemment les épreuves, ou mieux de vider et laisser remplir alternativement la cuvette: sans cela, si les feuilles positives sont un peu nombreuses, le lavage reste imparfait, même après dix heures d’un courant continuellement renouvelé.

Il est facile de se rendre compte si le lavage a été fait d’une manière complète et si l’on peut sécher les épreuves ; il suffit, en effet, de recevoir dans une petite capsule de porcelaine les dernières gouttes d’eau qui s’écoulent d’une épreuve que l’on a sortie de la bassine de lavage. On laisse tomber dans cette eau un petit cristal de nitrate d’argent :• si le lavage est complet, il ne se fait pas de coloration; si, au contraire, le lavage est incomplet, l’hyposulfite de soude en présence d’un excès de nitrate d’argent se décompose, il se forme un sulfure d’argent qui s’étend

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en taches rondes, jaunes ou brunes, tout autour du cristal d’azotate d’argent : on doit alors continuer les changements d’eau. Cette réaction est si sensible, qu’elle accuse facilement la présence de 5 milligrammes d’hyposulfite de soude par litre d’eau.

§ 184. Séchage. — Lorsque les épreuves sont convena- ])iement lavées, on les fait sécher. Pour cela on dispose <l’ahord une corde sur laquelle on étend une feuille de papier commun sans tin, et sur ce papier on met les épreuves à cheval. On peut les abandonner ainsi jusqu’à dessiccation complète ; mais les papiers albuminés s’enroulent en séchant, et on a beaucoup de peine à les dérouler pour remettre les feuilles planes, nous préférons , lorsque les épreuves sont égouttées , les sécher dans des buvards de gros papier destinés spécialement à cette opération. En changeant de buvard deux ou trois fois, on a rapidement des épreuves bien sèches parfaitement planes et jirêtes à être coupées.

§ 185. Collage. — L’épreuve une fois sèche doit être coupée pour enlever ou rafraîchir les marges, disposer l’isnage d’aplomb et d’équerre, enhn lui donner la forme (|ue l’on désire. On place la feuille à couper sur une glace ou sur un verre bien pian ne servant qu’à cet usage, et au moyen d’une pointe coupante et d’une équerre en fer, ou en bois garni de cuivre, on coupe successivement les quatre côtés.

Si l’on veut avoir un ovale, il faut prendre un calibre fait à l’avance ou tracei* son ovale soi-même, ce que l’on obtient facilement soit avec un outil spécial pour tracer et couper les ovales, soil en faisant la construclion géomé- }!*i(iu(‘ nécessaire ou, (*(‘ qui est plus simple encore, en çonslruisant l’ovale dil des jaialiniers.

PoiH* avoir ce dernier, on eoininenee par tracer sur un carton mince une ligne AB [fig. 3/| ) qui représente le grand diamètre. Sur la ligne AB représentant le petit diamètre et

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passant par le milieu O, on trace la perpendiculaire CD. On prend ensuite avec un compas la distance AO, et mettant une des pointes en C, on faitarriver l’autre sur la ligne AB du côté A (soit en c), puis du côté B (soit en d ) . Sur chacun de ces pointscet d on plante une forte épingle, et on attache à ces épingles un fil assez lâche pour qu’en le tendant avec un crayon, la pointedu crayon arrive juste en C.En continuant de tendre le fil aveo le crayon et le faisant marcher, on trace une ligne qui passe successivement par CADBC ; on obtient ainsi l’ovale cherché. On découpe le carton avec une pointe coupante en suivant le trait aussi exactement que possible, et on a ainsi une ouverture ovale qu’on place sur l’épreuve pour en suivre les contours avec la pointe.

Pour collei' ces épreuves, on doit d’abord mouiller les bristols sur lesquels elles doivent être placées, de manière à les détendre ; pour cela, on place alternativement une feuille mouillée, deux feuilles non mouillées, et on continue pour tout le paquet: la feuille de bristol doit être mouillée largement dans une bassine. Au boutd’une heure* le tout est sultisammeni luimide, on peu! procéder c(dhig(‘.

Nous préférons à toute autre la colle faite avec T ainidon, non pas celle qu’on vend dans le commerce sous le nom de colle de pâte, elle contient des sels étrangers qui altéreraient les épreuves, mais celle qu’on prépare chez soi en faisant cuire 5 grammes d’amidon dans 100 grammes d’eau. Après refroidissement, on passe cette colle dans une mousseline, on l’étend au dos de l’épreuve avec un pinceau dit queue de morue, et on applique la feuille encollée sur le bristol.

On pend ensuite les épreuves collées pour les laisser sécher. Lorsqu’elles sont sèches, on fait avec un peu de couleur toutes les petites retouches nécessaires et on fait satiner.

Le satinage est en quelque sorte le complément de la toilette d’une image photographique, et il est a regretter ([Lie tous les photographes ne j)uissent pas disposer d’une presse à satiner. Toutefois on trouve dans le commerce des papetiei's ou des lithographes qui se chargent a façon de cette opération.

Enfin, pour faire disparaître toutes tiiaces de colle ou de couleur, on passe sur la surface un morceau de flanelle imprégné d’encausticjue composé de parties égales de cire blanche et d’essence de térébenthine; on frotte avec une* seconde flanelle pf)ur donner le brillant, on enlève avec un morceau de biscuit de mer (os de sèche) les marques de doigts ou autres taches qui ont pu salir les marges, et l’épreuve est terminée.

S’il s’agit d’une épreuve ([ue l’on veut tendre sur un carton, on commence par la mouiller complètement, on l’éponge dans un papier buvard, puis on la met sur le carton en collant seulement les quatre bords soit à la colle forte, soit a la colle à houche; en séchant, l’épreuve se Ifuid de manière à êtr e par faitement nette et lisse.

Ces procédés de séchage et de collage sont les mêmes, quel que soit le mode employé pour obtenir l’épreuve positive.

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