PI
Platine ....
Yt.
Yttrium
Pd.
Palladium*.
Ce.
Cérium* ....
Rh.
Rhodium*. .
La .
Lanthane*. .
Ir.
Iridium* . .
Di.
DieVyme* ....
Ru.
Ruthénium
Er.
Erbium* ....
Os.
Osmium*.. .
U faut ajouter à ce tableau le Caesium, Cs, récemment découvert par M. Bunsen
Les corps simples marqués d’un astérisque sont pour ainsi dire sans applications jusqu’ici.
l*our quelques corps très-rares, les équivalents
n’ont pas encore été déterminés.
§ 9. Nomenclature. — Nous avons vu que les corps simples en se combinant forment tous les corps composés. Si l’on donnait a chacun de ces composés un nom arbitraire sans suivre aucune loi, il serait bientôt impossible à la mémoire, même la plus heureusement douée, de pouvoir se les rappeler tous. Aussi les chimistes ontils été dans la nécessité de fixer des régies de langage dont l’ensemble forme la nomenclature chimique; ces noms chimiques, si bizarres pour toute personne n’ayant aucune notion de la science, sont parfaitement raisonnés. En effet, une seule dénomination indique le plus souvent, non-seulement la nature et l’espèce du corps auquel on a affaire, mais encore les éléments dont il est formé et même les proportions dans lesquelles ces éléments sont combinés.
On n’a posé aucune règle pour donner un nom aux corps simples; les meilleurs sont ceux qui ne présentent 'aucune signification importante que les progrès de la science pourraient démentir, et qui, courts et harmonieux, peuvent facilement s’allier à d’autres noms, comme
Brome, iode, Clilore.
Les corps composés sont binaires, ternaires, quaternaires, etc., formés de a, 3, [\, etc., éléments; parmi les composés binaires, on doit distinguer ceux qui sont acides, ceux qui sont basiques et ceux qui sont indifférents.
Acides. — Les composés acides renfermant de l’oxygène prennent les désinences suivantes :
Si le corps ne forme qu’un acide avec l’oxygène, on ajoute la terminaison ique au nom du corps simple (souvent modifié par euphonie). Le carbone et l’oxygène donnent l’acide c^vhonique. Si le corps forme deux acides, le plus oxygéné prend la terminaison ique, le
PREMIÈBE PARTIE.
moins la terminaison eux. Le soufre et l’oxygène donnent non-seulement l’acide ^nXïmique, mais aussi l’acide sulïwfeux (f). Si, la nomenclature établie, on découvre des combinaisons nouvelles et intermédiaires à celles déjà connues, au lieu de changer les noms adoptés, ce qui rendrait les livres incompréhensibles, on les modifie ainsi : Pour un acide plus oxygéné que l’acide en ique, on met devant le nom du corps la préposition per on hyper (audessus); l’acide du chlore plus oxygéné que l’acide chlorique devient l’acide perohXovique. A un acide moins oxygéné que l’acide en ique, plus que l’acide en eux, on applique la préposition hypo (sous) ; on appelle hypoQh\ovique l’acide nouveau moins oxygéné que l’acide chlorique, plus oxygéné que l’acide cliloreux. Enfin, un acide encore moins oxygéné que l’acide en eux prend la préposition hypo^ en conservant la finale eux', on a-ppelle hypooliXoveux l’acide du chlore moins oxygéné que l’acide chloreux.
Les composés acides renfermant de l’hydrogène prennent de même la terminaison seulement, pour rappeler leur composition, on fait entrer dans le nom du corps fabréviation de riiydrogène, hydro, que l’on met au commencement du mot, onhydrique, qu’on ajoute à la fin. Ainsi on dit: Acide eXAoxhydrique ou hydroohXorique, hvomhydrique ou Aj<irohromique, etc., etc.
Les corps binaires oxygénés basiques ou indifférents n’ont pas .de terminaison qui leur soit propre; on les appelle simplement oxydes de tel ou tel élément : ainsi oxyde de carbone, d’argent, de cuivre. S’il y a divers degrés d’oxydation, c’est-à-dire si le corps simple se
(i) SiUfiu- est le mot latin 'qui signilie soufre. Soufrique, soufreiix seraient durs à l’oreille.
combine avec un ou plusieurs équivalents d’oxygène, la combinaison la moins oxygénée s’appelle protoxyde, la seconde deutoxyde, etc.; la plus oxygénée peut recevoir le nom de peroxyde.
Lorsque les composés binaires auxquels on a affaire ne contiennent ni oxygène, ni hydrogène, ou si, renfermant de l’hydrogène, ils n’ont pas le caractère acide, on leur donne un nom formé par la réunion des noms des deux composants; on termine en ure le nom du premier corps énoncé, et le second se place a la suite sans modification; chlornre d’argent, loàare de potassium. On aura soin de placer toujours le prejnier celui qui, dans le tableau des équivalents, est le plus rapproché de V oxygène.
Lorsque pour deux mêmes éléments on a plusieurs composés en ure, on adopte les prépositions proto, deuto, trito, comme nous l’avons dit plus haut pour les divers degrés d’oxydation : /;ro^ocbloi7/7’c d’étain ; deutoohXovure d’étain.
La préposition sesqui est souvent employée pour indiquer une combinaison de 2 équivalents d’un corps (2 fois le nombre porté au tableau § 8) et 3 de l’autre ( i et 1 ; tels sont le sesquio\^Av et le .9c.^7/7/7cblorure de fer, renfermant 2 équivalents de fer pour 3 d’oxygène ou de chlore (ou I pour i|) ; et la préposition bi pour une combinaison de 2 équivalents d’un corps et un seul d’un autre : ainsi le Z^/oxyde de manganèse.
Il nous reste à examiner les cas où des corps sont formés par la combinaison d’un acide avec une base (sels). Rien n’est plus simple que d’énoncer ces combinaisons : le nom de l’acide est joint au nom de la base, seulement le corps simple qui dans l’acide avait pris la terminaison iqiie, prend la terminaison (7/c; de même celui qui avait la terminaison eux\^ change en ite. Supposons les acides
(lu chlore combinés avec la soude (oxyde de sodium); nous aurons avec
l’acide chXoviqiie le cMovate de soude ;
l’acide hypoohXoveux , . . . Y lifpochXovite de soude.
Si un corps simple donne naissance à plusieurs oxydes salifiables ou bases, on mentionne ainsi les sels formés avec ces bases :
Sulfate de pro/oxyde,
Sulfate de /?eroxyde.
Le tableau ci-contre résume le mécanisme de la nomenclature :
ÉLKMEINTS DE CHIMIE.
O rr