‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 67 sur 96 · ACIDE RÉEL P · texte numérisé non relu

ACIDE RÉEL P

1 ,3io

(i) Pour rechercher l’iode , il faut, pour plus de sûreté, quand on a versé la dissolution de sel d’argent et qu’on n’a pas eu de précipité, ajouter un petit copeau de cuivre dans le but de produire un composé nitreux, capable de réduire l’acide iodique s’il s’en trouvait dans l’acide azoti((UP.

VOCABULAmE.

Barium.

(Ba = 858 parO ou 68 par H.)

Métal éminemment oxydable, d’une extraction difficile; il existe dans la nature à l’état de sulfate de baryte (Spath pesant) et de carbonate de baryte, etc. L’oxyde de ce métal est la baryte.

Baryte.

(Ba O = 958, oxyde de barium par O ou 76 par H.)

Combinaison d’oxygène et de barium. Cette terre est tout à fait analogue à la chaux par sa composition et ses propriétés; à l’état caustique et anhydre, elle produit comme celle-ci un vif dégagement de chaleur quand on la met en contact avec l’eau, et donne une poudre blanche plus soluble que la chaux : elle a une réaction alcaline plus prononcée. La baryte peut être employée pour faire l’iodure de barium.

Base.

On appelle ainsi tous les corps qui se combinent aux acides pour donner des sels (§7). Les alcalis [voir ce mot) sont les bases qui sont solubles dans l’eau et semblent les plus énergiques.

Benjoin.

Baume solide à odeur agréable. L’arbre qui le produit est le Styrax benjoin; c’est un aliboufier : il croît dans le royaume de Siam, à Java et à Sumatra. On l’obtient par incision; il coule à l’état de suc blanc qui se solidifie et se colore à l’air. Le benjoin employé pour vernis est le benjoin de Sumatra; la première qualité est nommée benjoin amy'gdaloïde , à cause de*sa forme en amande ; la seconde est le benjoin commun en masses rougeâtres presque privées de larmes et contenant des débris d’écorces. Le benjoin de Siam^ ou benjoin à odeur de vanille, est d’un prix trop élevé pour l’employer comme vernis. Il sert fomme parfum.

4lO

JBenzliie.

Le produit chimique auquel appartient ce nom est un carbure d’hydrogène qu’on obtient par la déconiposition de l’acide benzoïque. Les produits industriels connus sous ce même nom forment un beau liquide de nature variable, incolore, volatil sans résidu, inflammable, d’une odeur pénétrante, mais qui disparaît complètement; on le relire des produits de distillation de certains combustibles minéraux, principalement du cannel-coal. On peut l’employer avec succès pour le nettoyage des plaques, même celles qui ont subi le fixage au sel d’or; il dissout avec une grande facilité les corps gras et goudronneux, et active l’action du tripoli.

Biclilorure de mercure ou Sublimé corrosif,

(HgCl = 1693,-20 par O ou t35 par H.)

Sel vénéneux composé de i équivalent de mercure uni à I équivalent de chlore : il est blanc, cristallisé en aiguilles satinées, soluble dans l’eau, et volatil sans résidu par l’action de la chaleur; ce qui permet de constater sa pureté. C’est un poison violent; on le prépare en mélangeant le sulfate de bioxyde de mercure avec le sel marin, et chauffant dans une cornue. Le bichlorure de mercure se volatilise et se condense dans le col de la cornue, sous forme de poudre blanche, que l’on recueille pour la dissoudre dans l’eau, et faire cristalliser le sel pur; il vaut mieux l’acheter chez le fabricant de produits chimiques que le préparer. Le sublimé corrosif sert en photographie à blanchir les épreuves positives directes sur verre, à donner plus d’intensité aux clichés trop faibles et à faire virer au rouge les épreuves positives fixées au chlorure d’or.

Bismiitli.

(Bi = i33o,38 par O ou 106 par H.)

Métal gris-blanc, cassant; le blanc de fard est le sous-nitrate de bismuth. Ce métal est jusqu’ici inutile en photographie; il entre dans la composition du métal fusible qui sert à prendre les empreintes.

VOCABULAIRE

Principaux allia§;es fusibles du bismuth.

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