‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 7 sur 96 · CHIMIE MINER ALE · texte numérisé non relu

CHIMIE MINER ALE

Les corps simples i i ) se divisent en deux classes :

i‘^ Les corps non métalliques ou métalloïdes ; t

2^ Les métaux.

GÉINÉRALiTÉS SUR LES MÉTALLOÏDES.

§ 12. Les métalloïdes, à la température ordinaire d(‘ l’atmosphère, se présentent sous des états bien différents : les uns, comme l’oxygène, l’hydrogène, l’azote, le chlore, sont gazeux; d’autres sont solides, comme l’iode, le soufre, le phosphore, l’arsenic, le carbone; le brome seul est liquide.

Ces corps peuvent se combiner entre eux pour former un grand nombre de composés, dont les plus répandus sont ceux qui renferment l’oxygène ou l’bydrogène. Parmi ces composés, les uns sont acides, quelques-uns sont neutres ou indifférents; d’autres, comme l’ammoniaque, jouent le rôle de base.

(i ) Nous (lonnoiis ici uue étude très-succincte de l’ensemble des corps simples, en mentionnant seulement les pro[)riétés qui sont communes à tout le groupe. Pour les détails et la ])réparation de fous ceux employés en pliotograpluo, nous rôjïvoyons au Vocabidaire.

ÉIJîMElNTS DI- CHIMIE. K)

§ 13. Uydracides, oxacides. — Parmi les acides, nous (levons distinguer les acides hydrogénés ou hydracides, et les acides oxygénés ou oxacides. Les acides hydrogénés sont au nombre de sept; tous sont formés de i équivalent d’hydrogène uni à i équivalent de chlore, de brome, d’iode, de fluor, de soufre, de sélénium et de tellure. Gomme l’hydrogène ne donne qu’un seul acide avec chacun d’eux, les formules de ces hydracides sont identiques; ainsi nous avons les acides chlorhydrique GUI, hromhydrique Br H, iodhydrique IH, fluorhydrique Fin, etc. L’oxygène, au contraire, peut se combiner avec les métalloïdes en plusieurs proportions ; avec l’azole, par exemple, il donne les acides azoteux AzOL hypoazotique AzOL et azotique AzOL

§ 14. Sels. — Les hydracides et les oxacides s’unissent aux hases pour former des sels (§ 3 ) ; l’acide chlorhydrique et l’acide azotique se combinent a la potasse, a la chaux, pour donner des sels de potasse ou de chaux. Dans la formation des sels à hydracides, on peut admettre également bien soit une union simple avec la hase, soit une décomposition de l’hydracide dont le radical ( i j, s’unissant au métal de la base, abandonne son hydrogène, lequel avec l’oxygène de cette même base forme de l’eau. Lorsque la réaction se fait au milieu d’un liquide, et que le sel produit reste dissous, on ne peut savoir au juste ce qui se passe : l’acide chlorhydrique GUI par exemple, s’unissant a la potasse KO, peut tout aussi bien représenter du chlorhydrate de potasse GIH, KO que du chlorure de potassium GIK et de l’eau HO; mais si l’on extrait le sel

(i) Nous oulendons par radical le métalloïde qui, uni a i’iiydrogene , forme l’acide.

PAiniK.

privé (l’eau (anhydre), ou si le sel qui se forme est insoluble, la décomposition de l’acide et de la base s’opère évidemment. C’est ainsi que l’acide chlorhydrique, uni à l’oxyde d’argent, donne sans contredit du chlorure d’argent insoluble et de l’eau, d’après la réaction suivante :

ClHH-AgOr=CIAg + HO

Acicie chlorhyd. + oxy(je (j’arg. = chlorure d’arg. H- eau.

Il faut, dans la nomenclature, admettre l’une ou l’autre hypothèse, et dire : chlorhydrate, iodhydrate de potasse, d’ammoniaque, etc., ou bien chlorure, iodure de potass?wm, d’ammon?i/m, etc., et non pas, comme cela arrive si souvent aux photographes : chlorure, iodure de potasse, d’ammoniaque, ou (ddorhydrate, iodhydrate de potassium ou d’ammonium. En général, c’est la seconde dénomination qui a prévalu.

Dans les sels formés par un oxacide, on admet ordinairement l’acide s’unit à la base pour former le sel, et qu’il n’y a, dans ce cas, décomposition ni de l’acide ni de la base : ainsi

Az 0 ' HO -h Ag 0 = Az 0 ’ Ag 6 + HO,

Acide azotique -H oxyde d’argent — azotate d’oxyde d’argent.

L’équivalent d’eau, qui était uni à l’acide, est seul séparé ( i ). Ces deux corps, résultant de l’action d’un hydra-

(i) On peut encore expliquer la formation des sels en disant que le métal de la base prend la ])lace de l’hydrogène de l’acide; s’il s’agit d’un oxacide, il suffit de faire intervenir dans la formule i équivalent d’eau. Exemples :

CAW +AgO = ClAg+IiO,

Acide chlorhydrique 4- oxyde d’argent -- chlorure d’argent + eau.

AzO-’HO q- AgO - Az(C AgO q-HO,

Acide azoti(pie-h oxyde d’argent — azotate d’argent q- eau.

eide ou (ru U oxacide sur uii oxyde uiélaUi(|U(‘, soûl tous deux également des sels; Berzelius a proposé de uomiiier les premiers sels Jmloides, et de donner aux seconds le nom de sels atnplùdes,

§ 15. Avant de terminer c(‘S généralités sur les mélaU loides, nous ne pouvons [)asser sous silence un corps composé tout à fait remar(jua!)le, (|ui présente, dans Fensemhle de ses réactions, tous les caractères d’un corps simple, a tel point que les règles (jiie nous venons d’énumérer lui sont applicahles. Ce corps est formé de 2 é(|uivalents de carbone et 1 équivalent d’azote, (7 Az : on lui a néanmoins donné, comme à un corps simple, le nom particulier et univoque de cyanogène ( 5 ), on le représente par b; symbole (Cy ); il est (|uel(juefois employé dans les opérations photographiques, combiné avec le potassium 1 cyanure de potassinm, KCyj.

A c(jté du evanoüène, nous devons citer un autre couî" posé de deux métalloïdes au((uel ses propriétés spéciales ont fait également donner un nom pai*ticulier : c’est le gaz ammoniac, formé de 1 équivalent d’azote uni à 3 équivalents d’hydrogène, Az HC Ce composé, combiné à 1 équivalent d’eau, AzlFIIO, se comporte dans^ toutes ses réactions comme un oxyde métallique : on l’appelle alors ammoniaque. Il est dans ce cas considéré, par beaucoup de chimistes, comme un véritable oxyde métallique composé, l’oxyde d’ammonium, AzHHl, dont le radical ( le mêlai ) serait AzTF. C’est pour cela que les noms des composés auimoniacaux varient, et (jue l’on dit indifféremment lodbydrate d’ammoniaque, représenté par la formule Az W HI, ou iodure d’ammonium, repré-

(i) Cyanogène sigiiilie j’engendre le bleu. Le cyanogène uni au Ier produit le bleu de Crusse.

senté par AzH'^ 1, suivant que Ton considère l’aininoniaque comme unie à l’acide iodbydrique, ou combinée avecriiydrogène de l’acide iodbydrique pour former l’ammonium ou par suite l’iodure d’ammonium.

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