‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 72 sur 96 · RECETTE DE M. VAN MONCKHOVEN · texte numérisé non relu

RECETTE DE M. VAN MONCKHOVEN

4“ M. Van Monckhoven préfère les proportions suivantes :

Acide nitrique (D = i ,4) • • • • 5o''‘'

Acide sulfurique (D = i ,8) 100

Coton 7^'’

Après dix minutes d’immersion à la température de 60 degrés, on ajoute 10 centimètres cubes d’acide sulfurique et on prépare 7 grammes de nouveau coton, on laisse encore dix minutes, puis on lave abondamment.

HECETTE DE M. MAXWELL LYTE.

5° M. Lyte préfère à toute autre matière le papier à cigarettes de purs chiffons pour préparer la pyroxyline. On

mélange :

Nitrate de potasse sec en poudre. . . i5^%5o

Acide nitrique (D = i ,38 — . . 200*"®

Acide sulfurique (66° — D= i ,84). 5oo

Lorsque le mélange marque au thermomètre 54 degrés, ajoutez le papier feuille à feuille, après une demi-heure à une heure de contact, on decante l’excès d’acide, puis on jette la masse dans une grande quantité d’eau et on lave sous un courant d’eau pendant huit à dix heures, puis on fait sécher (1).

Le lavage parfait du coton est une des opérations les plus importantes, car s’il reste quelques traces d’acide, on ne pourra jamais obtenir qu’un mauvais collodion.

Pour être parfaitement sûr qu’il n’y a plus d’acide, on ajoute à une des dernières eaux de lavage un peu d’ammoniaque caustique, et, après avoir pressé à plusieurs reprises le coton dans cette eau légèrement alcaline qui sature tout excès, d’acide, on rince de nouveau à plusieurs eaux et on fait sécher. Ce coton est très-susceptible de s’enflammer: en conséquence on doit le laisser sécher spontanément à l’air libre et froid. M. Boettger a proposé l’emploi du coton-poudre pour filtrer les acides concentrés qui sont sans action sur lui. Il arrive quelquefois que le coton-poudre s’altère spontanément, surtout lorsqu’il subit l’influence de la lumière ; il laisse alors dégager des vapeurs d’acide hyponitrique et se change en une matière sirupeuse. Nous pensons que ces accidents n’arrivent

{ I ) On prépare le collodion en prenant ;

Éther rectifié Papier

On agite et verse peu à peu de l’alcool absolu, jusqu’à dissolution du papier. Puis à 3 parties de ce collodion normal ajoutez i partie de la solution iodurée suivante :

lodure de sodium. . . .

lodure de cadmium.. .

Bromure de cadmium Alcool à

VOCAnULAIliE.

qu’à des colons mal préparés, car nous en avons depuis trois ans dans noire laboratoire, qui, bien qu’exposés à la lumière diffuse, n’onl subi aucune altération.

Créosote. •

La créosote est un liquide que l’on extrait principalement du goudron végétal parla distillation ; les opérations pour obtenir la créosote pure sont assez multipliées : c’est un corps huileux, d’une saveur âcre et brûlante et dont l’odeur rappelle la fumée. Elle coagule l’albumine ; elle est surtout remarquable comme antiseptique, c’est-à-dire s’opposant à la décomposition spontanée des matières organiques : c’est dans ce but qu’on l’emploie quelquefois en photographie.

Cttivre,

(Cu =395,60 par O ou 32 par H.)

Les composés de cuivre ne sont pas employés dans les manipulations ordinaires de la photographie; les essais ont montré que leur présence n’élail pas absolument nuisible dans l’azolate d’argent : toutefois il vaut mieux employer ce réactif pur de tout sel de cuivre. (Voir Azotate d’argent.) On se sert de sulfate de cuivre pour la reproduction galvanique des épreuves sur plaque.

Cyanogène.

(C^Az ou Cy — 325 par O ou 26 par H.)

Gaz composé de 2 équivalents de carbone et de i équivalent d’azote, se comportant, dans la plupart des réactions, comme un corps simple analogue au brome, au chlore ou à l’iode. Plusieurs composés du cyanogène sont utilisés en photographie : tels sont le cyanure de potassium, le cyanure d’argent, l’iodure de cyanogène.

Cyanure d’argent.

(AgCy ou AgG'Az= 1674,01 par O ou i34 par H.)

Ce sel renferme i équivalent de cyanogène et i équivalent

d’argent ; il est blanc, insoluble dans Teau, soluble dans le cyanure de potassium, facilement attaquable par la lumière, et, par conséquent, propre à la photographie. On le prépare en mettant en contact un cyanure soluble (cyanure de potassium) avec une dissolution d’azotate d’argent en excès; c’est ‘ ce qui arrive dans la préparation de certains papiers, § 176. Ces propriétés du cyanure d’argent d’être sensible à la lumière, insoluble dans l’eau, et soluble dans le cyanure de potassium, expliquent facilement ces faits incompatibles à priori, que le cyanure de potassium puisse donner de la sensibilité à une préparation et servir comme un excellent fixatif pour anéantir toute sensibilité. Dans le premier cas, le cyanure de potassium en petite quantité trouve un excès d’azotate d’argent, et il se produit du cyanure d’argent insoluble; dans le second cas, au contraire, le cyanure de potassium en excès dissout le cyanure d’argent et tous les sels d’argent encore sensibles, et par conséquent fixe l’épreuve.

Cyaiiuire potassium.

(K Cy ou KC"Az 8i4, 3o par O ou 65 par H.)

Composé de i équivalent de potassium et de i équivalent de cyanogène, ce sel est un des poisons les plus actifs que l’on connaisse ; on ne doit donc s’en servir qu’avec les plus grandes précautions. Il répand à l’air une odeur qui rappelle celle des amandes amères et qu’il doit à un dégagement lent d’acide prussique ; on peut le préparer en calcinant à une forte chaleur, dans une cornue ou dans un creuset de grès ou de porcelaine, le cyanoferrure de potassium, soit seul, soit additionné de carbonate de potasse. On trouve maintenant ce sel dans le commerce, mais il est rarement pur, et contient souvent jusqu’à 6o pour 100 de matières étrangères; aussi fera-t-on bien d’acheter toujours du cyanure de potassium cristallisé. Dans ce cas, on peut diminuer de moitié les dosages indiqués par les différents auteurs, à moins qu’ils n’aient spécialement indiqué le cyanure de potassium pur.

MM. Fordos et Gélis ont donné, pour évaluer la richesse réelle d’un cyanure, un procédé commercial fondé sur ce prin-

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cipe, que o*'',8i4 de cyanure pur décolorent complètement une dissolution alcoolique contenant 3^% 172 d’iode (1 équivalent de cyanure se combinant à 2 équivalents d’iode). Voici comment on opère ; On pèse 5 grammes de cyanure de potassium que l’on dissout dans l’eau de manière à ce que le liquide occupe exactementle volume d’un demi-litre. On prend de celte dissolution 5o centimètres cubes ou ^ représentant de cyanure à analyser, on les introduit dans un

ballon de verre de 2 litres environ, et par-dessus on verse à peu près i y litre d’eau et i décilitre d’eau de Seltz. Cela fait, tenant le ballon d’une main, on le place au-dessus d’une feuille de papier, et de l’autre main on verse peu à peu, au moyen d’une burette graduée , une dissolution d’iode d’un titre connu, liqueur normale d'iodej jusqu’au moment où celle-ci communique au liquide une teinte jaune permanente, indice que le dosage est terminé. La richesse du produit en cyanure de potassium pur est proportionnelle à la quantité d’iode employée. L’expérience a appris que 3^'’, 172 d’iode dissous sont décolorés par o®'‘,8i4 de cyanure de potassium pur.

La liqueur normale est une dissolution d’iode dans l’alcool à 33 degrés contenant 49 grammes d’iode pour i litre, soit o4 d’iode par centimètre cube. Le calcul est dès lors bien simple à faire :*connaissant le nombre de centimètres cubes, on connaît le poids de l’iode employé ; on pose ensuite cette proportion :

Si 3s% 1 72 d’iode correspondent à o , 8i4 de cyanure de potassium pur, le poids de l’iode employé accuse x de cyanure de potassium, ou

3,172 : 0,814 • poids d’iode employé: ^ poids du cyanure.

Comme on a fait l’essai sur 5o de cyanure de potassium réel, le poids trouvé est la valeur du cyanure pour 5o ; il faut le doubler pour avoir la valeur pour 100.

La facilité avec laquelle le cyanure de potassium dissout les sels d’argent insolubles dans l’eau, iodure, chlorure, bromure, cyanure, etc., l’a fait employer avec beaucoup de succès pour fixer les épreuves négatives, surtout les épreuves sur collodion ; il réduit et blanchit en même temps l’image négative ob-

44o TROISIÈME PARTIE.

tenue, et change ainsi les négatifs en positifs. Le cyanure de potassium et les solutions alcalines concentrées soulèvent les couches d’albumine étendues sur les glaces et permettent de les détacher avec facilité. On se sert souvent du cyanure de potassium en dissolution dans l’eau, pour enlever les taches que l’azotate d’argent fait sur la peau; on doit le remplacer avantageusement pour cet emploi par une solution d’iode dans l’iodure de potassium. Nous ne saurions trop répéter ici que le cyanure de potassium est vénéneux, qu’il faut se garder de l’employer lorsqu’on a quelques coupures, et qu’on doit en tout cas, lorsqu’on s’en est servi, se laver aussitôt les mains avec le plus grand soin.

Cyanure cl’iode ou lodure de cy^anogène.

(ICy — 191 1 par O ou 162 par H.)

Ce sel, composé de i équivalent d’iode uni à i équivalent de cyanogène, semble avoir toutes les qualités chimiques désirables pour donner une grande rapidité aux préparations photographiques : on le prépare en mélangeant dans un mortier 2 parties de cyanure de mercure sec et i partie d’iode, et chauffant doucement le mélange dans une cornue ; l’iodure de cyanogène se sublime en belles aiguilles blanches* et soyeuses. Il faut prendre les plus grandes précautions dans la préparation de ce corps, car il est très-délétère ; a été peu étudié

en photographie, et on ne le fait pas entrer à l’état d’iodure de cyanogène dans les préparations connues. Cependant, lorsqu’on décolore peu à peu une dissolution d’iode par une dissolution de cyanure de potassium, et qu’on s’arrête juste sur la limite de la saturation, on obtient un liquide contenant à la fois de l’iodure de cyanogène et de l’iodure de potassium ; c’est ce qui arrive toujours lorsque dans un bain contenant du cyanure de potassium, on ajoute de l’iode libre. Le cyanure iodeux de M, Humbert de Molard employé par lui pour faire virer les épreuves positives, soit pour faire les épreuves négatives rapides sur papier, est précisément ce mélange d’iodure de potassium et d’iodure de cyanogène.

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Dextrine.

On a donné ce nom, ainsi que nous l’avons indiqué §138, à une substance dérivée de l’amidon. La solution de dextrine convenablement préparée peut remplacer la gomme arabique dans presque tous ses usages : par exemple, pour coller les épreuves positives, pour vernir les épreuves sur collodion, etc.; on l’emploie également dans les préparations d’albumine iodurée pour opérer à sec.

Eau.

(HO = 1 12 ,5o par O ou 9 par H.)

Voir § 26, où nous avons insisté sur la nature et sur toutes les propriétés de l’eau. Nous répéterons ici qu’en photographie il vaut mieux se servir de l’eau distillée que de l’eau commune pour tous les bains contenant des sels d’argent.

On reconnaîtra, par l’emploi de l’azotate d’argent, les matières étrangères que l’on rencontre le plus souvent :

Dans les eaux sulfureuses déjà caractérisées parleur odeur, eaux de Baréges, d’Enghien, etc., il produira une coloration et un précipité noir.

Dans les eaux salées, eaux de mer et autres, il produira un précipité blanc insoluble dans les acides acétique et azotique, soluble dans l’ammoniaquè.

Enfin, avec les eaux renfermant des carbonates il formera un précipité blanc, soluble dans ies acides azotique et acétique, et également soluble dans l’ammoniaque.

Les î-ulfates ne seront pas décelés par ce réactif, mais ils le sont par l’azotate de baryte, qui donne un précipité blanc insoluble dans l’eau et l’acide azotique pur et faible.

Eau régale.

On donne ce nom à un mélange de i partie d’acide azotique et de 2 parties ou plus d’acide chlorhydrique ; ces acides, séparément, n’ont aucune action sur certains métaux, tels que l’or ou

le platine ; mélangés, il les attaquent avec énergie : de là cette dénomination ancienne d’eau régale (roj^z/c) attaquant l’or, le roi des métaux.

On peut dire que le produit final de la réaction de l’acide azotique sur l’acide chlorhydrique est, avec l’eau et l’acide hypo-azotique, du chlore, qui, dans ces circonstances, agit énergiquement, soit pour chlorurer, soit pour produire l’oxydation des métaux. L’eau régale nous servira pour préparer le perchlorure d’or. Les acides azotique et chlorhydrique ordinaires du commerce ont une pureté suffisante pour préparer l’eau régale.

de lavande.

On relire l’essence de lavande par distillation de l’eau sur la plante. On s’est servi et l’on se sert encore de l’essence de \siystïide [Lamnclula vera) ou plutôt de l’essence d’aspic {lavande spic, Lavandula spica) pour donner aux plaques le premier poli; elle a la même action que la benzine ; on peut également mettre une petite quantité de cette essence dans l’encaustique dont on se sert pour lustrer les épreuves positives : on se sert dans ce même but de l’essence de térébenthine rectifiée, de l’huile légère de schiste, de l’huile de pétrole. Tous ces corps ont malheureusement une odeur plus ou moins forte qui rend leur emploi désagréable.

Ksseiiee de tëeébeiitliine.

(Voir Essence de lavande,]

C’est l’essence qu’on emploie généralement pour la peinture à l’huile ; on l’extrait de la térébenthine du Pinus maritima de Bordeaux par l’action de la chaleur sans intermédiaire ; on la rectifie par distillation. Elle est employée pour faire avec la cire l’encaustique à lustrer les épreuves.

Étain.

(St, du lalinÀTfl!/iAZMm = 735, 29 par O ou 69 par H.)

Corps simple, métallique, blanc, très-fusible, laissant aux

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doigts une odeur désagréable ; il peut être réduit en feuilles minces comme le papier. L’étain sert à de nombreux usages; il entre dans la composition de plusieurs alliages importants, tels que le bronze (alliage de cuivre et d’étain) : avec le bismuth et le plomb, il forme V alliage fusible [\o\v Bismuth] -, avec le mercure, le tain des glaces.

Étliei* sulfurique [Éther ordinaire),

L’éther est un corps composé liquide, très-fluide, se vaporisant avec la plus grande facilité, bouillant à 35%6, pesant au densimètre 0,72. La vapeur d’éther est excessivement lourde; elle coule comme l’eau et s’enflamme très-facilement : elle forme avec l’air un mélange détonant qui, en prenant feu, peut occasionner de graves accidents. On doit donc avoir grand soin, toutes les fois qu’on aura à se servir de quantités d’éther un peu considérables (pour préparer des liqueurs decollodion par exemple), de faire les transvasements dans une pièce feu, et si l’on a une provision de ce liquide, de la tenir en dehors du laboratoire. L’éther, en se volatilisant, produit un froid considérable ; c’est pour cette raison que l’envers des glaces que l’on prépare au collodion se recouvre^ aussitôt d’une buée provenant de la vapeur d’eau atmosphérique qui s’est condensée.

On prépare l’éther en faisant arriver lentement, d’une manière continue, un courant d’alcool dans l’acide sulfurique concentré [fig. 4b), en chauffant d’une manière régulière et maintenant le mélange à la température de i4o degrés centigrades ; les proportions doivent être 70 d’alcool, 100 d’acide sulfurique. En présence de l’acide sulfurique, l’alcool O H^O^ perd I équivalent d’hydrogène et i d’oxygène ; il se transforme en éther O O, et en eau HO :

(COl«0^r=r OH^O-f-HO.)

On ne peut faire économiquement cette opération soi-même; on a bien meilleur marché d’acheter le produit tout fait.

L’éther du commerce contient souvent une assez forte pro-

portion d’aicooî et d’eau. On reconnaît facilement l’alcool en agitant l’éther dans un petit tube avec une quantité d’eau con-

(Hg. fiG.)

nue, et laissant le mélange se séparer en deux couches : s’il n’y a pas d’alcool, le volume de l’eau doit n’augmenter que trèspeu ; il augmenterait d’autant plus que l’éther contiendrait plus d’alcool. On reconnaît la présence de l’eau en mettant dans un flacon bouché de l’éther en contact avec un peu de chlorure de calcium desséché, qui se dissout en quantité d’autant plus appréciable que la quantité d’eau est plus considérable. L’éther sert, en photographie, à dissoudre le coton-poudre pour préparer le collodion : on doit l’employer rectifié.

Fer.

(Fe = 35o par O ou 28 par H. )

Corps simple, métallique, trop connu pour que nous le dé-

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crivions, caractérisé par sa couleur et sa propriété magnétique; il est très-répandu dans la nature, presque toujours à l’état d’oxyde. L’oxyde de fer, mis en présence du charbon, à une température très-élevée, est réduit à l’état de métal impur uni à une petite quantité de matières dont la nature et la composition sont variables (carbone, aluminium, phosphore, soufre, urane et silicium). Ce produit brut s’appelle la fonte. Dans un second traitement, on élimine les matériaux étrangers et l’on obtient ainsi le fer du commerce qui, étant épuré, peut être de nouveau uni à une faible proportion de carbone pour constituer Vacier. Comme métal, le fer a été jusqu’ici employé dans le matériel des photographes ; plusieurs de ses composés sont utilisés, surtout le sulfate de protoxyde de fer et quelquefois l’iodure de fer.

Fluor.

(Fl “ 235,43 par O ou ig par H.)

Corps simple, l’un des éléments de l’acide fluorhydrique et des fluorures.

On connaît les combinaisons du fluor, mais on ne l’a pas vu lui-même libre comme on voit l’iode, le chlore. Il attaque les vases dans lesquels on tente de l’isoler, et se combine avec la substance même de ces vases. Il est évident qu’en présence des analogies que présentent les fluorures et les chlorures, on ne peut se refuser à admettre l’existence du fluor comme corps simple, encore bien qu’on ne l’ait pas encore complètement prouvée en isolant le métalloïde.

Fluorliytlrate cl*ammoniaque, on Fluorure d’ammonium.

(AzH^HFl ou AzH^ Fl = 460,43 par O ou 37 par H.)

On l’obtient directement en saturant l’acide fluorhydrique par l’ammoniaque; on s’en sert en photographie, comme des autres fluorures, pour obtenir, dit-on, une rapidité plus grande.

Fluorhydrique (Aeide).

(H Fl =247,93 par O ou 20 parti.)

Cet acide, composé de 1 équivalent de fluor et de i équiva-

lent d’hydrogène, est liquide, très-volatil, répandant à l’air d’épaisses fumées blanches ; il a pour l’eau une telle affinité, que chaque goutte d’acide qui tombe y produit le même bruit qu’un fer rouge. Lorsqu’il est concentré, il est très-délétère, très-corrosif; une seule goutte de cet acide en contact sur la peau cause un vif sentiment de brûlure ; les plaies qui résultent de son action caustique sont longues à cicatriser, et, si elles ont quelque étendue, elles peuvent amener les accidents les plus sérieux. L’acide fluorhydrique attaque rapidement le verre, en changeant la silice qu’il contient, en fluorure de silicium ; cette propriété a été mise à profit pour graver sur le verre 47 )• En photographie, cet acide sert à faire les

(Fig. 47-}

fluorures de potassium et d’ammonium. On est obligé, pour le préparer, d’employer un appareil spécial en plomb composé d’une cornue et d’une allonge 48)* On mélange i par-

(Fig.V,8.)

tie de spath fluor (fluorure de calcium) en poudreavecS parties d’acide sulfurique, et l’on chauffe doucement. L’acide fluorhydrique se dégage et vient se condenser dans l’allonge de la cornue, que l’on a le soin de refroidir. 11 est préférable d’ache-

VOCABULAIRE. 447

ter ce réactif tout fait au lieu de le préparer soi-même; on le trouve renfermé dans des petites bouteilles de plomb : il ne faut pas oublier qu’on ne doit le manier qu’avec les plus grandes précautions.

( AgFl = i584,44 par O ou 127 par H.)

Composé de i équivalent de fluor uni à i équivalent d’argent ; il est soluble dans Veau.

C’est à tort que l’on pense obtenir dans le papier du fluorure d’argent, en faisant entrer des fluorures d’ammonium ou de potassium dans les préparations ; car, en admettant qu’au contact du papier avec le bain d’argent il se forme du fluorure d’argent, celui-ci, étant soluble, reste dissous, et il ne peut pas s’en trouver une trace surtout après le lavage

des feuilles} il faudrait, pour que le papier pût contenir du fluorure d’argent, que le dernier bain dans lequel on le passe en tînt lui-même en dissolution. Nous sommes loin de nier pour cela l’action accélératrice du fluorure; peut être sa présence apporte-t-elle une modification dans l’iodure d’argent au moment où il se forme, peut-être la sensibilité des préparations est-elle due à quelques traces de fluorure échappées au lavage; en tout cas, ajoutons que, dans cette dernière hypothèse, il nous paraîtrait rationnel d’ajouter le fluorure d’argent dans les bains de lavage et non dans le bain d’iodure.

Fluorure de f»otas@iuni.

(K Fl 724,73 par O ou 58 par H.)

Ce sel, composé de i équivalent de fluor et de 1 équivalent de potassium, est blanc, très-soluble dans l’eau. Comme le fluorhydrate d’ammoniaque, on le prépare directement en saturant l’acide fluorhydrique par le carbonate de potasse ; on évapore dans une capsule de plomb. On le trouve tout fait dans le commerce ; il vaut mieux l’acheter que de chercher à le préparer soi-même. Il sert exactement aux mêmes usages que le fluorhydrate d’ammoniaque ; il donne, comme lui, une ra-

pidité plus grande aux opérations photographiques. Ces deux sels peuvent être remplacés l’un par l’autre.

Formiciue (Acide).

(C^H^Oh)

Le nom acide formique a été donné à ce corps parce qu’on le préparait autrefois en distillant les fourmis rouges avec de Teau ; aujourd’hui on le produit par l’oxydation d’un grand nombre de matières organiques, comme le sucre, l’amidon, la gomme, etc., que l’on traite par un mélange d’acide sulfurique et de peroxyde de manganèse, et mieux encore en faisant réagir la glycérine sur l’acide oxalique: ce procédé, dû à M. Berthelot, peut donner des quantités considérables d’acide formique. Cet acide rappelle l’odeur des fourmis rouges. Il est liquide, très-corrosif; une goutte sur la peau ne tarde pas à déterminer une ampoule : c’est un réducteur énergique, et quelques essais faits par M. Maxwell Lyte ont prouvé qu’il pouvait être employé utilement en photographie. MM. Ferrier, en ajoutant une petite quantité d’acide formique dans le bain de sulfate de fer, ont obtenu une telle rapidité, qu’ils ont pu faire des épreuves parfaitement nettes d’objets en mouvement.

Foie de soufre. [Y o'w Pentasulfiire de potassium,]

QallÊque (Acide).

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