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Acide organique blanc, légèrement jaunâtre ou grisâtre, trèsléger; il cristallise en aiguilles fines ; il est assez peu soluble dans beau froide : loo parties d’eau à la température ordinaire n’en dissolvent que i partie, tandis que l’eau bouillante en peut dissoudre 3 parties ; il est beaucoup plus soluble dans l’alcool. La dissolution d’acide gallique réduit facilement les sels d’argent solubles, surtout sous l’action de la lumière, ou lorsqu’une première modification a été apportée par l’influence des rayons lumineux, ce qui le rend un agent précieux pour le
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développement des images photographiques. L’acide gallique pur doit être presque blanc, entièrement soluble dans l’alcool, ce qui prouve qu’il ne contient pas de sulfate de chaux cristallisé dans l’acide chlorhydrique ; le sulfate de chaux, qui serait ajouté par fraude, tomberait au fond du verre, et refuserait de se dissoudre, quelle quesoit la quantité d’alcool ajoutée. L’acide gallique ne doit pas laisser de résidu sur la lame de platine. Sa dissolution aqueuse ne doit pas se troubler quand on y ajoute de l’azotate de baryte. On prépare l’acide gallique par une fermentation particulière des substances végétales riches en tannin. Ce sont toujours les noix de galle que l’industrie emploie pour obtenir cette substance. Après avoir choisi, concassé et pulvérisé les noix de galle, on porte la poudre dans une chambre spéciale de fermentation, toujours maintenue à une température de 25 à 3o degrés. On les humecte et on les maintient humides pendant trois mois. On soumet le produit fermenté à la presse, qui fait écouler un liquide noir, épais, contenant des matières gommeuses qui eussent gêné la cristallisation de l’acide gallique. Les tourteaux sont ensuite traités par l’eau chaude acidulée, qui dissout l’acide gallique, et par la concentration des liquides on obtient un acide gallique impur que l’on purifie par trois ou quatre cristallisations successives et que l’on décolore par le noir animal (i). On peut aussi préparer cet acide en épuisant la noix de galle en poudre par l’eau froide. On met cette eau dans une terrine, et on l’abandonne à la cave jusqu’à ce qu’elle ait subi une sorte de pourriture. L’acide tannique contenu dans la noix de galle se change par cette fermentation en acide gallique. On reprend alors tous les matières contenues dans la terrine, on les traite par l’alcool, qui dissout l’acide gallique; on fait cristalliser à diverses reprises, en ayant soin de décolorer avec un peu de noir animal lavé ( voir Noir animal).
On peut encore préparer l’acide gallique d’après un procédé de M. Liebig, qui consiste à précipiter à froid par l’acide sulfurique une dissolution d’acide tannique ; le précipité, lavé à
(i) Extrait du Dictionnaire de Chimie industrielle ; par MM. Barreswil et Girard.
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l’acide sulfurique étendu, est chauffé à l’ébullition pendant quelques minutes avec un mélange de i partie d’acide sulfurique et 2 d’eau : les cristaux d’acide gallique qui se déposent par le refroidissement sont purifiés comme nous avons dit cidessus.
Cëlatine.
La gélatine est une miîtière animale ; elle est soluble dans l’eau bouillante, et la dissolution concentrée et chaude se prend en gelée par le refroidissement. Desséchée, elle est excessivement dure et cohérente, ce qui la fait employer comme colle à bouche, colle pour apprêts, colle forte, etc. On la prépare, soit avec des rognurôs de peaux, de cornes, des cartillages, soit avec des os concassés dont on a primitivement extrait les parties grasses par l’eau bouillante et la partie calcaire par l’acide chlorhydrique. Ces matières animales sont chauffées dâns de grandes chaudières avec de l’eau qui se charge de gélatine ; on obtient par le refroidissement une gelée qu’on coupe par tranches et qu’on fait sécher sur des filets.
Les belles gélatines deDieuzesont préparées exclusivement avec des os. La colle de poisson est fabriquée avec les membranes intérieures de la vessie natatoire de l’esturgeon ; elle diffère complètement de la gélatine.
La gélatine et la colle de poisson ont été plusieurs fois indiquéesdans la préparation des papiers positifs et négatifs, pour obtenir plus de finesse dans les épreuves; elles colorent Iles bains d’argent.
La gélatine est précipitée à l’état insoluble par le tannin et par la solution de noix de galle ; on s’est servi de cette propriété pour la préparation des positifs que l’on peut recouvrir ainsi d’une espèce de vernis très-solide.
Elle est aussi employée en mélange avec le bichromate de potasse, qui a la propriété de la rendre insoluble sous l’influence de la lumière, pour faire des épreuves positives avec des poudres insolubles, ainsi que nous l’avons expliqué en donnant les procédés Talbot, Poitevin, E^argier.
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Qluciiiiiiiii.
Métal rare, formant avec l’oxygène l’oxyde de glucinium ou giucine, l’un des principes constituants des émeraudes.
Olticose ou Olycose.
On donne ce nom au sucre de fécule que l’on obtient facilement par la réaction de l'eau bouillante, légèrement acidulée par l’acide sulfurique, sur la matière amylacée (fécule ou amidon) délayée dans l’eau. On sature l’acide par du carbonate de chaux, et la liqueur, convenablement évaporée, seprend en une masse solide, ou se granule en petits cristaux suivant le degré de concentration. On peut l’obtenir aussi par la réaction de l’orge germée (diastase) sur le principe amylacé. Ce corps réduit les sels d’argent, et quoiqu’il soit peu employé jusqu’ici en photographie, nous avons cru devoir, à cause de cette propriété, appeler sur lui l’attention des photographes. Le sucre des raisins, le sucre de diabète (extrait de l’urine des diabétiques) et le miel se comporteraient de la même manière.
Glycérine.
La glycérine est le principe doux et sucré découvert par Scheele en traitant les huiles par la litharge pour les transformer en savon ou emplâtre simple. On l’obtient chaque fois que l’on saponifie un corps gras neutre animal ou végétal par un alcali ou un oxyde métallique. Gay-Lussac a découvert qu’une distillation effectuée à une température élevée et en vases clos produisait la même réaction que la saponification, c’est-à-dire quand on opère le dédoublement du corps gras neutre en un acide gras, et en un corps qui, fixant immédiatement un équivalent d’eau, devient la glycérine.
Sous l’influence d’une chaleur élevée elle se décompose en se charbonnantet donnant le produit connu sous le nom â' acroléine. On est pourtant parvenu, en opérant à l’abri de l’air dans la vapeur d’eau, à distiller la glycérine sans lui faire subir de décomposition.
La glycérine que l’on rencontre dans le commerce a deux origines: Tune provient delà fabrication des bougies par la saponification calcaire, elle est presque toujours impure et renferme au moins i à 2 pour 100 de sels de chaux; elle doit donc, autant que possible, être rejetée par le photographe : l’autre provient de la fabrication des bougies par distillation ; celle-ci, produite sans l’intermédiaire d’agents minéraux, est plus pure. La glycérine, quelle que soit son origine, si elle a été distillée, peut donner des résultats constants qu’on ne saurait garantir avec la matière brute.
Le produit pur est un liquide sirupeux, d’une saveur franchement sucrée, miscible en toutes proportions avec l’eau et l’alcool, presque insoluble dans l’éther, et complètement insoluble dans la benzine et les huiles essentielles, incolore et inodore, volatile sans résidu sur la lame de platine; sa densité est de 2,28.
La glycérine ne présente avec les agents qu’emploie la photographie aucune réaction bien remarquable, mais cependant elle dissout à peu près toutes les substances que dissout l’eau elle-même, l’iodure de potassium, le nitrate d’argent, etc. Sous l’influence delà lumière, et même de l’air atmosphérique seul, elle active la décomposition des différents sels d’argent; l’iode s’y dissout légèrement, et le brome l’attaque en donnant de l’acide bromhydrique. Comme elle ne sèche pas, on l’a employée peur conserverie collodion.
(womme.
[Foir, § 41, Chimie organique.)
On se sert surtout de la gomme arabique, soit pour coller les épreuves, soit pour les recouvrir d’un vernis ; on peut le plus souvent la remplacer par la dextrine.