C-OBtime Blaiiiiiiai*. ( Voir Résine de Dammara
Ciutta-perelia (Oettania).
Cette substance n’est connue dans le commerce que depuis le retour de la Commission française envoyée en Chine. On la reçoit de Bornéo et de Syngapore ; elle découle abondamment
VOCABULAIRE
d’un arbre, V Isonandm gutta, de la famille des Sapotées. La gulla a beaucoup de rapport avec le caoutchouc et présente à peu près les mêmes propriétés chimiques, mais elle en diffère par ses propriétés physiques : elle n’a pas la même élasticité, et la chaleur la ramollit. En la pétrissant dans l’eau bouillante, on peut lui donner toutes les formes que l’on veut ; par le .refroidissement, elle reprend la dureté du cuir. Elle est inattaquable à froid par la plupart des agents chimiques : les acides, le chlore en dissolution sont à peu près sans action sur elle ; mais les huiles essentielles, les huiles de houille et de schiste rectifiées, et surtout le sulfure de carbone la dissolvent. Elle s’altère avec le temps, surtout lorsqu’elle est à l’abri de l’humidité ; elle devient alors cassante au point de se réduire en poussière.
Elle est devenue précieuse pour les manipulations chimiques, et principalement pour la photographie en voyage. On peut, en effet, remplacer la plupart des instruments les plus fragiles, soit en verre, soit en porcelaine, par des instruments de gutta-percha, tels sont les entonnoirs, les cuvettes horizontales ou vérticales, les flacons, etc., etc. On doit nettoyer les instruments de gulla avec d’autant plus de soin qu’il est plus difficile, à cause de leur opacité, de reconnaître s’ils sont parfaitement propres.
Huiles ou mieux Essences de pëteole et de iia|)lite.
Ces essences proviennent, par distillation, de bitumes liquides portant les noms de pétrole et de naphte ; elles sont incolores, d’une odeur persistante assez forte ; elles peuvent servir à nettoyer les plaques de daguerréotype; il est bon d’y ajouter quelques gouttes d’acide azotique quand on veut s’en servir pour aviver complètement une plaque qui a été fixée au chlorure d’or. On peut aussi employer pour ce décapage de l’huile d’olive et du tripoli ; mais il faut ensuite beaucoup de soin pour enlever le corps gras.
L’essence de pétrole sert de dissolvant dans le procédé de gravure de Niepce.
llyclracicles. (/^oz>§i3.)
On a donné ce nom aux combinaisons des corps simples avec l’hydrogène, ayant les caractères des acides.
Hydrogène.
(H= i2,5o par O ou i s’il sert de point de comparaison.)
Corps simple, gazeux, incolore; inodore; il est plus léger que l’air (i4 fois f ) : par cette raison, il est souvent employé pour gonller les aérostats; il est très-inflammable, brûle au contact de l’air avec une flamme incolore, qui devient quelquefois jaune ou verte, suivant la nature du corps au contact duquel se fait la combustion. Le mélange d’hydrogène et d’oxygène détone avec une grande violence ; le produit de la combinaison est l’eau. On prépare facilement l’hydrogène en mettant dans un flacon du zinc et de l'eau contenant d’acide sulfurique; l’eau (HO) est immédiatement décomposée ; on peut dire que l’oxygène de l’eau se porte sur le zinc, et forme de l’oxyde de zinc, qui, avec l’acide sulfurique, produit du sulfate d’oxyde de zinc (sulfate de zinc). L’hydrogène se degage à l’état de gaz ; au moyen d’un tube, on le conduit dans le récipient où l’on veut le recueillir.
L’hydrogène a la plus grande affinité pour l’oxygène, et par cela seul il en est un réducteur énergique ; jusqu’ici il n’a pas été employé en photographie. Nous avons indiqué une expérience intéressante qui peut convaincre de ce pouvoir réducteur. Elle consiste à toucher avec un morceau de zinc une plaque venue au mercure^el plongée dans un bain d’eau acidulée (avant le lavage à l’hyposulfite). Sous l’influence de l’hydrogène produit au contact, l’iodure d’argent est immédiatement réduit ; l’image est fixée, seulement il se manifeste un voile qui en affaiblit l’effet.
lIy|io-a%otic|iie (Aei«Be).
( Az(L = 575 par O ou ^6 par H.)
f^et acide, composé de î équivalent d’azote et de 4 équivalents d’oxygène, est liquide à une basse température, mais émi-
VOCABULAIRE
nemmenl volatil ; dans les manipulations, on le voit surtout à rétat de vapeur; il se produit lorsqu’on attaque par lacide azotique un métal ou un autre corps capable de s’oxyder ; ainsi, par exemple, dans la préparation de l’azotate d’argent, l’acide hypo-azotique apparaît immédiatement sous forme d’un nuage roux, d’une odeur nauséabonde. On doit se mettre à l’abri de ses émanations, attendu qu’il est très-délétère et rouille les métaux ; c’est un oxydant énergique : dissous dans l’acide azotique, il sert pour la gravure à l’eau-forte.
HypocUlorite «le eltaux..
C’est le corps que l’on connaît communément sous le nom de chlorure de chaux, lequel est un mélange intime de chlorure de calcium et d’hypochlorite de chaux; il détruit la plupart des substances colorées ; on l’emploie pour le blanchiment des toiles et du papier ; il est également employé comme désinfectant. Il possède, du reste, toutes les propriétés de l’hypochlorite de potasse. 11 peut servir, mélangé au chlorure d’or, pour faire virer les épreuves positives.
L’emploi de l’hypocblorite de chaux mélangé au chlorure d’or est surtout précieux en photographie, lorsque l’on veut faire virer des épreuves positives dont le papier a jauni, soit par suite d’une préparation déjà ancienne, soit par l’influence fâcheuse d’un mauvais encollage. On doit employer ce corps à la dose de 2 ou 3 grammes pour i gramme de chlorure d’or dissQus dans i litre d’eau. On peut obtenir ainsi des images d’un ton très-riche, mais une immersion trop prolongée dans ce bain donne à l’épreuve un ton gris et froid que l’on évite facilement avec un peu d’habitude de ce mode de virage.
Hypoclilorite «le ftiota^se [Eau de Javel).
On a donné originairement le nom à'eau de Javel à un composé de chlore, d’oxygène et de potasse; cette liqueur a un très-grand pouvoir décolorant, partagé par l’hypochlorite de soude ( originairementliqueur Labarraque etaujourd’hui la véritable eau de Javel) et par l’hypochlorite de chaux (chlorure de chaux). On a indiqué ce corps pour faire virer les épreuves sur papier ; il peut remplacer l’Iiypochlorite de chaux.
HypocSilorste fie soude ( Chlorure de soude],
(Liqueur de Labarraque. )
[\o\v Hy^pochlorite de potasse. )
Hyiiosullite de soude,
( NaO, S^0% 5 HO = 1549,67 par 0 ou 124 par H.)
Ce sel, composé de soude et d’acide hyposulfureux, s’obtient par l’action du soufre sur le sulflte de soude ; on le trouve pur dans le commerce. Ajoutons qu’il faut opérer sur des quantités assez considérables pour le produire avec économie. Il cristallise en gros cristaux incolores et transparents ; on peut l’exiger tel du commerce, il doit donner avec l’eau distillée une dissolution totale sans résidu ni trouble, qui ne précipite pas l’azotate de baryte ; il est alors convenablement pur pour les opérations photographiques. 11 est tout à fait pur , lorsque 1 gramme d’hyposulfite, dissous dansl’eau, décolore d’iode dissous dans l’alcool. L’hyposulfite dissout avec la plus grande facilité les sels d’argent insolubles dans l’eau, tels que les iodure, bromure, chlorure, cyanure, tandis qu’il n’attaque que très-lentement les sels d’argent noircis ou l’argentmétallique : aussi, l’hyposulfite de soude représente-t-il en photographie le fixatif par excellence. On se sert de sa dissolution aqueuse pour fixer les épreuves sur plaques, après l’exposition au mercure , celles sur papiers secs ou humides et sur glaces albuminées ou collodionnées après le développement de l’image : pour les épreuves sur glaces on peut employer une dissolution saturée.
Le tableau ci-dessous que nous avons, emprunté à l’ouvrage de M. G. Sella, indique, d’après le degré que marque une dissolution d’hyposulfite de soude à l’aréomètre de Baumé, la (piantité de ce réactif contenu dans un litre de dissolution.
VOCABULAlllE.
DEGRÉS
de
raréomèlre.
QUAMITÉ
d’hyposulfite de soude dans 1 litre.
DEGRÉS
de
l'aréomètre
QUANTITÉ
d’hyposulfite de soude dans 1 litre
Hyposulfite d'oi* et de soude (sel d'or de Fordos et Fiélis.)
Le corps que l’on emploie fréquemment dans le virage des épreuves sous le nom de sel d’or est un hyposulfite double d’or et de sodium ayant la formule Au=^0, 3 Na OS^O% 4HO :
il se formetouteslesfoisquel’on verse unesolution de chlorure d’or dans une solution d’hyposulfite de soude en excès, mais il se produit en même temps, ainsi que MM. Fordos et Gélis l’ont prouvé dès i843, de l’acide sulfureux, du soufre, des acides pentathionique, télrathionique, trithionique, qui tous sont éminemment sulfurants. Ces deux habiles chimistes ont donné le moyen d’isolerle sel d’or à l’état de pureté, et l’on peut dans toutes les formules où l’on indi(|ue l’emploi du chlorure d’or mélangé à l’hyp(»suirite de soude, remplacer ce mélange
parle sel d’or; on n’a plus à craindre alors aucune des décompositions compliquées ci-dessus mentionnées: mais comme ce sel contient moins d’or que les chlorures, il faut augmenter la proportion de moitié, c’est-à-dire au lieu de i gramme de chlorure d’or mettre i | gramme de sel d’or.
L’expérience (i) a démontré que les épreuves virées au sel d’or devaient être classées parmi celles qui résistaient le mieux à l’altération.
fo«le.
(I— i586 par O ou 126 par H.)
Ce métalloïde, très-employé en photographie, soit libre, soit à ritatde combinaison, mérite, par son importance, d’être cité d’une manière spéciale.
La découverte de l’iode est toute moderne ; Courtois en signala le premier l'existence en i8i4, mais c’est à Gay-Lussac que nous en devons l’étude approfondie.
C’est un corps simple, solide, cristallisé en lames grisbleuâtre d’un éclat presque métallique ; il se volatilise facilement parla chaleur en donnant une belle vapeur violette caractéristique; son odeur rappelle celle du chlore : il est peu soluble dans l’eau, plus soluble dans l’alcool et dans l’éther, qu’il teint en jaune ou en rouge brun, soluble également dans le chloroforme et le sulfure de carbone qu’il colore en violet. Il colore la plupart des substances organiques animales ou végétales en Jaune : cette couleur disparaît au bout de quelques instants par la volatilisation de l’iode, à moins que le contact n’ait été un peu prolongé : dans ce cas la matière est désorganisée.
Le caractère distinctif de l’iode libre est de colorer en bleu l’amidon (fécule, farine, etc.); cette coloration disparaît quand on chauffe la liqueur à 80 degrés, pour reparaître ensuite par le refroidissement. H arrive le plus souvent que le papier collé
(i) Expériences sur V altération des épreuves; par MM. Davanne et (iirard,
VOGABULxVIRE.
contient de la fécule, ce qui explique pourquoi il se colore immédiatement quand on le passe dans un bain contenant de l’iode libre ; mais si l’iode est à l’état d’iodure et si le papier ne retient pas de chlore, la coloration, plutôt violette que bleue, n’apparaît souvent qu’après un certain temps d’exposition à l’air, où elle se manifeste sans doute sous l’influence de Vozone, Cette réaction de l’iode sur l’amidon explique pourquoi l’iode libre ajouté dans un bain préparé à l’eau de riz donne une coloration bleue intense, à moins que ce bain ne contienne en même temps du cyanure de potassium ; dans ce dernier cas, la coloration bleue n’apparaît qu’au moment où tout le cyanure a été décomposé par l’iode ajouté : il se forme alors de l’iodure de potassium et de l’iodure de cyanogène. La présence de ce dernier composé dans les bains d’iodure de potassium nous a toujours paru donner aux papiers une sensibilité plus grande. Les feuilles que l’on prépare dans ces conditions prennent rapidement une teinte violacée foncée, qui peut même aller au bleu noir s’il y a un léger excès d’iode; cette teinte disparaît complètement dans l’acétonitrate d’argent.
L’iode est préparé en grand dans les usines spéciales ; on le retire des eaux mères de purification du nitrate de soude, des dernières eaux mères provenant de l’extraction des sels de soude et de potasse contenus dans les cendres de varechs. Il est à l’état d’iodure mélangé à des bromures, à des sulfures et - autres corps : on en sépare l’iode à l’état de liberté par une saturation exacte, au moyen du chlore; l’iode libre, très-peu soluble, se dépose; on le sèche et on le sublime ensuite pour l’obtenir cristallisé.
On se sert, en photographie, de l’iode pur pour la prépara^ tion des plaques, sur lesquelles il va former un iodure d’argent sensible ; quand un papier encollé à l’amidon est préparé dans une dissolution d’iode libre, puis passé à l’acétonitrate d’argent jusqu’à complètedécolorationdel’iodurebleu d’amidon, il a acquis une sensibilité assez grande pour fournir de trèsbonnes épreuves. Mais on emploie de préférence les divers composés, iodures de potassium, d’ammonium, dans la préparation des bains pour papiers ou glaces, principalement afin d’ob-
46o TROISIÈME PARTIE.
tenir par double décomposition dans le bain d’azotate d'argent une proportion plus forte de l’iodure d’argent qui forme la couche sensible.
lodliydrated'ammotiiiAfiue ou lodiire d’ammonium, (Az HI ou AzH^ I = i8i i par O ou i44 par H.)
Ce sel est composé de i équivalent d’acide iodhydrique et de I équivalent d’ammoniaque, .ou de i équivalent d’iode I et de î équivalent du métal hypothétique Vdimmomxxm Az ; il est blanc, légèrement jaunâtre, facilement décomposable, ce qui lui fait prendre, en vieillissant, une teinte rouge due à ce qu’une partie de l’iode est mise en liberté. On le prépare, soit directement en saturant l’ammoniaque par l’acide iodhydrique, soit en précipitant de l’iodure de fer par du carbonate d’ammoniaque, soit en saturant d’iode une dissolution de sulfhydrate d’ammoniaque, filtrant et évaporant la liqueur obtenue jusqu’à cristallisation. Ce sel sert, en photographie, à préparer lesbains iodurés ; on obtient, dit-on, par son emploi une rapidité plus grande qu’avec l’iodure de potassium, ce qui tient peut-être à la présence d’unepetitequantitéd’iodelibre, attendu que ce corps se décompose facilement. C’est probablement aussi pour cette dernière raison que les papiers préparés dans une dissolution d’iodhydrate d’ammoniaque se conservent moins longtemps aptes à recevoir le bain d’azotate d’argent que ceux préparés à l’iodure de potassium, parce que les deux produits de la décompositioni l’iode et l’ammoniaque, étant volatils, le papier s’appauvrit bientôt au point de perdre la propriété de pouvoir être sensibilisé, tandis que les papiers à l’iodure de potassium sont encore excellents au bout de trois mois.
loflure
( Agi = :><935,oi par O ou 234 par H.)
(Composé de i équivalent d’iode et de i équivalent d’argent; il est jaunâtre, complètement insoluble dans l’eau, dans les acides et l’ammoniaque.
Il est facile d’obtenir l’iodure d’argent par double décompo-
VOCABULAIUK.
silion : il suffit de mélanger une solution d’iodure de potassium (ou autre iodure soluble) avec une solution d’azotate d’argent. Si on laisse l’iodure soluble en excès, la lumière n’a aucune action sur lui. Si au contraire on met un excès d’azotate d’argent, l’iodure est sensible, même après des lavages répétés, et il peut noircir soit par l’action de la lumière seule, comme le chlorure d’argent, mais avec beaucoup plus de lenteur, ou bien en présence de corps réducteurs énergiques, tels que les acides gallique ou pyrogallique, le sulfate de protoxyde de fer et un excès d'azotate d’argent, etc. L’iodure d’argent qui a subi l’impression des rayons lumineux, noircit et se recouvre d’une couche d’argent réduit; le développement des images photographiques est dû à cette réaction, ainsi que nous l’avons expliqué § 75 et suivants.
Pour avoir une couche d’iodure d’argent, il suffit d’incorporer un iodure soluble dans une substance insoluble, mais perméable à l’eau, comme le papier, l’albumine coagulée et le collodion, puis de passer cette préparation dans le bain d’azotate d’argent : immédiatement la décomposition s’opère, l’iodure d’argent formé est retenu par la préparation, et l’on a une surface sensible.
L’iodure d’argent est soluble dans un excès d’iodure de potassium et dans un excès de nitrate d’argent; sa solubilité dans l’un ou l’autre de ces corps est d’autant plus considérable, que les solutions sont plus concentrées. Si l’on vient à les étendre d’eau, l’iodure d’argent trouble immédiatement le liquide et se précipite en poudre fine.
Iodure de eadiiiiuiii.
(Cdl = 2292,77 par O ou 182 par H.)
L’iodure de cadmium est employé très-fréquemment dans la composition du collodion; il lui donne beaucoup plus de stabilité que tous les autres iodures. Il suffit pour le préparer de mettre dans un flacon avec de l’eau un poids d’iode égal aux trois quarts environ de la quantité d’iodure que l’on désire. On ajoute du cadmium laminé mince, et on laisse réagir ces deux corps l’un sur l’autre, en agitant de temps en temps jus-
TBOISIEME PARTIE.
qu’à décoloration complète du liquide; on décante dans une capsule; on concentre le produit par évaporation, et il se dépose, à mesure du refroidissement, de belles écailles nacrées qui sont l’iodure de cadmium. On peut encore préparer directement l’iodure de cadmium dans le collodion [voir page 122), ou opérer la réaction dans l’alcool, et garder là solution pour iodurer directement le collodion. Il se forme souvent de l’oxyde de cadmium qui s’unit à l’iodure, l’oxy-iodure qui en résulte est décomposable par l’alcool : il sera donc bon de faire préalablement les solutions d’iodure de cadmium dans l’alcool, et de les filtrer avant de les employer, car la présence de l’oxyde serait funeste pour le collodion.
lotliire de fer.
(Fel — 1936 par O ou i54parH.)
Sel formé de i équivalent d’iode et de i équivalent de fer; on le prépare en chauffant 5 parties d’iode, 26 parties d’eau dans laquelle on ajoute peu à peu 2,5 de limaille de fer : la liqueur qui baigne le métal en excès est l’iodure de fer. Quelques personnes recommandent ce sel en photographie pour obtenir plus de rapidité ; il sert généralement à préparer l’iodhydrale d’ammoniaque.
lodure tle pota^siuiti.
(Kl = 2075,30 par O ou i65 par H.)
Composé de i équivalent d’iode uni à i équivalent de potassium. Ce sel est blanc, cristallisé en gros cubes comme le sel marin, très-soluble dans l’eau, beaucoup moins dans l’alcool. Il attire l’humidité : on doit en conséquence le conser ver dans des flacons bouchés. Il a la propriété de dissoudre l’iode en formant un iodure ioduré de potassium rouge-brun. On le prépare en ajoutant l’iode à une dissolution de potasse caustique, jusqu’à ce que celle-ci prenne une teinte jaunâtre persistante; il se forme de l’iodwre de potassium et de V\o&ate de potasse : on évapore à sec et on calcine le résidu au rouge sombre; tout l’iodate de potasse est décomposé en iodure de
VOCABULAIUE.
potassium et oxygène, et la masse, reprise par Teau, laisse cristalliser l’iodure de potassium pur. On voit, par ce mode de préparation, que l’iodure de potassium peut contenir de la potasse caustique, du carbonate de potasse, du carbonate double de potasse et de soude; quelquefois, frauduleusement, on y ajoute même du chlorure de potassium. Ces trois impuretés peuvent se reconnaître de la manière suivante : la présence de la potasse caustique se constate facilement par l’addition, dans la liqueur, de quelques gouttes d’eau iodée ou de teinture d’iode (dissolution d’iode dans l’alcool) ; s’il y a excès de potasse, on remarque une décoloration immédiate; au contraire, si la liqueur à essayer est exempte de potasse, elle prend aussitôt une teinte jaune. Le carbonate de potasse se reconnaît en ajoutant dans la dissolution d’iodure une goutte ou deux de chlorure de calcium qui donne immédiatement un précipité blanc de carbonate de chaux. Enfin, la présence du chlorure de potassium est constatée en traitant la liqueur par une dissolution d’azotate d’argent, l’iode et le chlore sont précipités à l’état d’iodure et de chlorure d’argent; on ajoute aussitôt un léger excès d’ammoniaque qui dissout le chlorure d’argent. On filtre la liqueur, l’iodure reste sur le filtre, et en saturant l’ammoniaque de la liqueur filtrée par l’acide azotique, on fait réapparaître pour la plus grande partie le précipité de chlorure d’argent dont le poids permet de déduire approximativement la proportion de chlorure de potassium mélangée à l’iodure.
L’iodure de potassium est très-utile à la photographie; de quelque manière qu’on l’emploie, son rôle, dans toutes les préparations photographiques les plus employées jusqu’ici, est de donner, au contact de l’azotate d’argent, de l’iodure d’argent insoluble qui forme la couche impressionnable.
Raoliii.
Le kaolin est un composé de silice et d’alumine, c’est une argile très-blanche et très-pure qui sert à la fabrication de la porcelaine ; elle provient de la décomposition de certaines roches appelées feldspaths, qui sont des silicates doubles d’alumine et
464 TEOISIÈME PARTIE.
de potasse. Le kaolin est employé avec beaucoup de succès en photographie pour décolorer les baies salis par des matières organiques^ tels sont ceux qui servent aux préparations albuminées ou gélalinées. Il se faitaîorsrentre la matière colorante et Talumine de cette argile, une combinaison de la nature des laques.
Le kaolin a été également employé à l’imprimerie photographique de Vienne pour préparer, soit avec la gélatine, soit avec l’albumine, des papiers glacés analogues à ceux que nous appelons cartes-porcelaines, sur lesquels on peut obtenir des épreuves excessivement fines. On pourrait employer les papiers préparés au sulfate de plomb ou au sulfate de baryte.
liait.
Le lait est un liquide blanc sécrété par les glandes mammaires des femelles des animaux. Ce liquide est très-complexe, il renferme une multitude de globules graisseux qui sont en suspension, et montent à la surface après un repos de quelques heures; ils constituent alors ce qu’on appelle la crème. Le lait contient en outre une matière azotée nommée caséum, que l’on peut en séparer en faisant bouillir le lait^et y ajoutant quelques gouttes d’acide (acide acétique, sulfurique ou autre); le caséum se prend alors en une masse solide, se coagule, et il reste une liqueur verdâtre à peine teintée, que l’on appelle sérum ou petit-lait. Le sérum est composé principalement d’eau, qui tient en dissolution du sucre de lait et des matières albuminoïdes. Les proportions des divers éléments du lait varient continuellement suivant les animaux, et pour un même animal suivant l’alimentation ou l’époque de la traite. Le sérum ou petit-lait est seul employé en photographie comme dissolvant des iodiires solubles; les substances albuminoïdes qu’il renferme et le sucre de lait en font un excellent encollage : ce liquide est par cela même difficile à filtrer sur les papiers ordinaires, on est obligé soit de le passer à travers un linge, soit de le filtrer sur du coton.
VOCABULAIRE
]flag;nësluiti.
(Mg = i58, i4 par O ou 12 par H.)
Métal qui, uni à l’oxygène, forme l’oxyde de magnésium ou magnésie.
manganèse.
(Mn = 344^68 par O ou 28 par H .) .
Métal sans application en photographie, mais qui promet d’être, dans un avenir prochain, utilisé dans les arts. Le bioxyde de manganèse naturel (minerai de manganèse) est très-employé dans l’industrie pour extraire le chlore de l’acide chlorhydrique et du sel marin, l’iode et le brome des iodures et bromures de potassium, etc.
mercure.
(Hg = i25o par O ou 100 par H.)
Métal liquide, blanc, brillant, qu’on peut congèlera — degrés dans un mélange réfrigérant; il bout à 36o degrés : à la température ordinaire, il émet des vapeurs appréciables; aussi une feuille d’or placée dans un flacon, au-dessus du mercure maintenu à i5 degrés, ne tarde-t-elle pas à blanchir. Le développement de l’image sur plaque nous donne une preuve nouvelle de cette volatilisation à une basse température. En effet, le mercure, chauffé de 5o à 70 degrés, est encore loin de son point d’ébullition, il émet cependant des vapeurs assez sensibles pour faire apparaître une image en deux ou trois minutes (i); à la loupe, on distingue facilement des globules de mercure sur la plaque, et au bout de peu de temps l’intérieur de la boîte à mercure est tapissé d’une poussière blanche qui n’est autre chose que du mercure très-divisé. La présence des métaux étrangers, tels que le plomb, le zinc, le cuivre, l’étain, retarde
(1) M. Claadet a pu produire des épreuves par le mercure à la température ordinaire en o[)érant dans le vide.
beaucoup l’émission des vapeurs mercurielles, el il nous est arrivé, en employant du mercure impur, de ne plus pouvoir faire apparaître l’image; celte propriété est due à la formation d’une pellicule d’oxyde du métal étranger qui vient se former à la surface du mercure, et qui s’oppose à la volatilisation (i). On purifie facilement le mercure soit en le distillant dans une petite cornue de verre, il passe seul à la distillation et les impuretés restent pour la plus grande partie dans la cornue; soit en l’agitant avec de l’acide azotique ou de l’acide sulfurique étendus, et le laissant en contact avec ces acides pendant vingt-quatre heures. Le mercure pur se reconnaît aux caractères suivants : quand on le met dans un tube, sa surface est brillante el convexe (autrement elle est plane); agité avec l’eau distillée, il n’en trouble pas la transparence. Lorsqu’on fait courir des globules dans une cuvette, ils restent toujours ronds, ne s’attachent pas, ne font pas la queue : un globule chauffé dans une petite capsule de porcelaine doit pouvoir être réduit en vapeur sans laisser de résidu. Si le mercure ne présentait pas ces caractères de pureté, on le purifierait comme nous avons dit plus haut.
IfEëtagëlatiiie [Colle liquide).
On donne ce nom à la gélatine que l’on a fait bouillir avec un acide étendu et qui a perdu la propriété de se coaguler.
M. Maxwell Lyte en a proposé l’emploi pour conserver sensibles les glaces collodionnées.
IV^ickel.
(Ni — 369, 33 par O ou 29 par H.)
Métal blanc, que l’on unit au cuivre pour faire ces alliages auxquels on donne les noms de maillechort, packfong, etc. ; ces composés sont peu usités jusqu’ici en photographie; cependant on a obtenu de bons résultats en employant l’iodure et le bromure de nickel dans le collodion.
(i) M. Barreswil, Journal de Pharmacie et de Chimie.
VOCABULAIRE. 4^7
]Viti*ate tl*ammoiilaque , d’argent, de potasse, Acide nitrique.
Voir Azotate d' ammoniaque , d'argent, de potasse. Acide azotique.
Nous avons en général adopté les mots azote, acide azotique, azotate, au lieu de nitrogène, acide nitrique, nitrate; les uns et les autres s’emploient et se retrouvent indistinctement dans tous les ouvrages.
IVoir animal [Charbon animal).
C’est le produit de la carbonisation des os à l’abri du contact de l’air. Ce charbon est excessivement poreux, il est apte à retenir dans ses pores un grand nombre de substances chimiques, notamment les matières colorées. A cause de cette propriété, on l’emploie en photographie pour décolorer les dissolutions d’argent qui ont servi à la préparation de papiers albuminés ou gélatinés ; il suffit, pour obtenir ce résultat, de mélanger la solution que l’on veut décolorer avec une petite quantité de noir en poudre, et de la filtrer. Mais cette addition modifie toujours le bain d’argent, car si on emploie le noir tel que le livrent les fabriques, comme il contient du phosphate et du carbonate de chaux, ces sels de chaux entreront en solution dans le bain, s’il est acidulé, et neutraliseront l’acide; si l’on emploie ce que l’on appelle le noir lavé , c’est-à-dire débarrassé par des lavages à l’acide chlorhydrique faible des phosphate et carbonate qu’il contient, ce produit épuré par de grandes quantités d’eau pure retient encore assez d’acide chlorhydrique pour précipiter une partie de l’argent à l’état de chlorure, et en abaisser sensiblement le titre. Nous préférons les moyens de décoloration que nous avons indiqués, par le kaolin ou le chlorure de sodium.
Or.
( Au 1 227 , 75 par O ou 98 par H. )
Ce métal n’est jamais employé à l’état métallique en photo-
graphie ; mais le mélange de chlorure d’or et d’hyposullîte de soude, liqueur de Fizeau, ou le sel d’or de Fordos et Gélis (hyposulfite double d’or et de soude) sont fréquemment employés soit pour le fixage des épreuves sur plaques, soit pour le fixage des épreuves positives sur papier {voir^ 181). Le perchlorure d’or est également usité dans la photographie sur papier pour les épreuves positives. Les sels d’or sont trèsfacilement décomposables, surtout sous l’influence de la lumière.
Oxacides.
La nomenclature chimique donne ce nom aux acides minéraux dans la composition desquels il entre de l’oxygène ; tels sont l’acide azotique Az 0% l’acide sulfurique S0% etc., par opposition aux hydracides ou acides dans la composition desquels il entre de l’hydrogène, comme l’acide chlorhydrique H Cl, etc.
Oxalique (Acide).
(G' 0^ HO = 502 ,5o par 0 ou ^5 par H. )
Cet acide se trouve en quantité assez considérable, dans le suc de l’oseille à l’état de bioxalate de potasse ( seVd’oseille ) ; dans les lichens, à l’état d’oxalate de chaux ; il est blanc, solide, d’une saveur piquante, soluble dans l’eau et l’alcool, on le prépare artificiellement en faisant réagir l’acide azotique sur le sucre, l’amidon, la cellulose, etc.; sa dissolution réduit les sels d’or avec la plus grande facilité. Peut-être ce corps, inutile jusqu’ici en' photographie, pourrait-il être employé à cause de ses propriétés réductives : on le trouve cristallisé et pur dans le commerce- Il donne, avec les alcalis, des sels solubles; tels sont les oxalate et bioxalate de potasse, de soude et d’ammoniaque ; il nous servira, à l’état d’oxalate d’ammoniaque, pour reconnaître dans les liquides la présence de la chaux avec laquelle il forme l’oxalate de chaux, composé insoluble dans l’eau, même en présence de l’acide acétique.
On l’utilise souvent à l’état de bioxalate de potasse pour enlever les taches de noir d'encre et les taches de rouille, auxquelles les photographes sur collodion sont plus exposés que
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tous les autres par l'emploi de l’acide gallique et des bains de sulfate de protoxyde de fer.
Oxygène.
(O = loo ou 8 comparé à H. )
Gaz incolore, inodore, insipide; il entre pour environ dans la composition de l’atmosphère; c’est lui qui entretient la combustion et la respiration. On prépare facilement l’oxygène en chauffant, dans une petite cornue, du chlorate de potasse (Cl 0“K0), qui se décompose par l’action de la chaleur en 6 équivalents d’oxygène et i équivalent de chlorure de potassium. L’oxygène n’est pas employé à l’état libre dans les opérations de photographie.
Ozone. Èiâi particulier (allotropique) de l’oxygène sous lequel il a des affinités plus énergiques ; il devrait attirer l’attention des photographes. L’oxygène ordinaire pur que l’on soumet à l’action répétée de l’étincelle électrique se transforme en entier en ozone sans augmentation ni diminution de volume. On obtient l’ozone ou oxygène actif par la réaction de l’acide sulfurique sur le bichromate dépotasse. Si l’on expose au contact de l’oxygène, après l’action de l’électricité, une bande de papier imprégnée d’iodure de potassium mêlé d’empois d’amidon, celle-ci bleuit immédiatement, l’air étant électrisé, ozonisé. L’ozone isole l’iode de sa combinaison <;omme ferait le chlore et le rend libre et capable de s’unir à l’amidon.
Papier.
Le papier, nous l’avons déjà dit, retient entre ses fibres les diverses substances photographiques; le bon papier peut être considéré comme de la cellulose (§36) presque pure, car il est composé seulement de fibres végétales, chanvre, lin ou coton. La première condition des papiers photographiques, pour négatifs, est de présenter une texture aussi fine, aussi régulière que possible, d’être exempts de taches et fortement encollés, afin de résister mieux à l’action prolongée des divers bains qu’ils doivent subir; quelques fabriques de France, d’Angleteire et d’Allemagne produisent du papier excellent.
k'jo TKOiSJÈME PARTIE.
Dans les laboratoires de chimie, on purifie le papier en le mettant pendant quelques heures dans un bain d’eau acidulé par ~ au plus d’acide chlorhydrique qui dissout les traces de sels de chaux et de fer; on le lave ensuite longtemps en le laissant tremper dans une bassine, dont on change fréquemment l’eau, que l’on a soin d’employer filtrée et même distillée pour les derniers lavages. Toutefois ce traitement altère beaucoup l’encollage.
Les moindres traces d’acide restées dans la pâte du papier suffisent pour exercer, dans un temps plus ou moins long, les effets les plus désastreux : le papier devient cassant, au point de pouvoir être réduit en poussière. Pour se mettre complètement à l’abri de cet inconvénient, il suffit de faire les premiers lavages avec une eau légèrement ammoniacale qui, neutralisant l’excès d’acide chlorhydrique, en annihile également l’action destructive.
Les papiers pour positifs doivent être bien lisses, mais la régularité de leur texture, vue par transparence, est beaucoup moins importante que pour les papiers négatifs. Les différents modes de préparation des papiers ont été indiqués aux paragraphes spéciaux.
Pentasulfiire de potassium.
Lorsqu’on chauffe un mélange de carbonate de potasse et de soufre, on obtient une masse brune, soluble dans l’eau, qui est un mélange de pentasulfure de potassium, d’hyposulfîte et de sulfate de potasse, auquel on a donné en pharmacie le nom de foie de soufre. Ce mélange nous sert en photographie à précipiter l’argent qui se trouve dans les solutions d’hyposulfite de soude ou de cyanure de potassium; l’argent passe à l’état de sulfure insoluble et est précipité sous forme de poudre noire que l’on recueille pour la traiter comme nous avons dit § 213, au chapitre Traitement des résidus; il se fait en même temps un abondant précipité de soufre libre.
Pliospliore.
( Ph ^ OU 32 par H. )
Métalloïde blanc, translucide, doué d’une grande affinité pour l’oxygène: spontanément inflammable à l’air, on doit
VOCABÜLAIHE.
toujours le manier sous L'eau, C’est non-seulement une matière très-incendiaire, mais de plus un poison des plus redoutables. Il entre dans la composition des allumettes chimiques, et leur donne la propriété de prendre feu par le frottement ; il n’a pas été jusqu’ici employé d’une manière suivie en photographie. Signalons toutefois aux photographes le pouvoir réducteur des vapeurs qu’émet une dissolution de phosphore dans l’huile fixe. ^
Phosphore rouge. — L’action longtemps continuée d’une température voisine de son point d’ébullition (à l’abri du contact de l’air) amène le phosphore à un état particulier allotropique, sous lequel il présente des affinités moins énergiques; il ne paraît plus alors susceptible d’emploi en photographie. Il sert à composer ces frottoirs à l’aide desquels on enflamme des allumettes préparées au chlorate de potasse. Avec ce système d’allumettes, importé de Suède, par lequel le feu ne peut prendre sans la volonté de l’opérateur, on est moins exposé aux incendies par imprudence. Le phosphore rouge qui compose les frottoirs ne paraît pas être vénéneux.
Plaqué.
On a réservé plus particulièrement le nom de plaqué à une feuille d’argent recouvrant une feuille épaisse de cuivre. Pour le daguerréotype, on fait un très-grand usage de plaqué, ce qui nous a engagés à faire connaître le mode de fabrication. On prend une planche de cuivre convenablement laminée et planée, on la nettoie à vif et on Y amorce en étendant dessus une dissolution concentrée d’azotate d’argent ( argenture superficielle),puis on pose surle cuivre une plaque d’argent de même grandeur, pesant soit le dixième, le vingtième ou le trentième du poids du cuivre, selon le titre que l’on veut donner au plaqué; pour empêcher l’oxydation, on enveloppe le tout dans une feuille mince de cuivre jaune, et l’on chauffe au rouge dans un four spécial. On facilite l’adhérence en passant sur le couple une tige de fer qui, pressant la surface, chasse l’air interposé entre les deux métaux. Le plaqué ainsi préparé est laminé et recuit au besoin jusqu’à ce qu’il ait acquis l’épaisseur nécessaire pour l’usage auquel on le destine ; les deux
feuilles métalliques adhèrent parfaitement l’une à l’autre, et semblent ne plus former qu’un même corps. Lorsqu’on veut préparer des plaques de daguerréotype, on coupe le plaqué de grandeur, et on le plane, soit à la main, soit à la mécanique. On se sert également, pour le daguerréotype de plaques de cuivre argentées par le procédé électrochimique, ou d’une sorte de plaqué préparé de toutes pièces par la galvanoplastie ces plaques donnent d’excellents résultats. [Voir, pour l’analyse du plaqué, le chapitre des essais où nous avons réuni tous les modes de dosage de l’argent.)
Platine.
( Pt — 1 282 , o8 par O ou 98 par H.)
Métal blanc, tirant un peu sur le gris, infusible au feu de forge, facilement fusible au fourneau à gaz de M. H. Sainte- Claire Deville, inattaquable, comme l’or, par la plupart des agents chimiques, mais attaquable comme lui, par l’eau régale, et donnant un sel brun-rouge, cristallisé (bichlorure de platine). Ce sel, que nous avions déjà signalé dans notre première édition comme pouvant remplacer le chlorure d’or en photographie, a été appliqué par M. Caranza au virage des épreuves positives. On le prépare de la même manière que le perchlorure d’or.
Plomb.
(Pb=: 1264,50 par O ou 104 par H.)
Métal connu dès la plus haute antiquité, remarquable par sa mollesse ; il fond à 334 degrés, s’oxyde facilement en donnant du massicot, de la litharge ou du minium : l’acide azotique, même étendu, l’attaque rapidement. Certaines eaux de source et l’eau distillée surtout, au contact de l’air, provoquent l’oxydation du plomb.
Poids et mesures (comparaison des poids et mesures de France et d’Angleterre) .
Nous pensons que ce tableau comparatif pourra être utile aux photographes. On reçoit souvent d’Angleterre et d’Amérique des recettes avec les poids et mesures du système anglais; on pourra, par un calcul simple, les ramener au système français.
VOCABULAIUE.