‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 76 sur 96 · MESURES DE LONGUEUR · texte numérisé non relu

MESURES DE LONGUEUR

Anglaises.

Françaises.

Inch, pouce (jg du yard).

2,539954 centimètres.

Foot, pied (| du yard)

3,0479449 décimètres.

Yard impérial

0,91438348 mètre.

Fathom (2 yards )

1 ,82876696 mètre.

Pôle ou perch (5 { yards). .

5,02911 mètres.

Furlong (220 yards)

201,16437 mètres.

Mile (1760 yards)

1609,3149 mètres.

PofiAsse.

(KO, HO = 701 ,80 par O ou 4? par H.)

Alcali composé de 1 équivalent de potassium et de i équivalent d'oxygène ; ce corps est blanc, très-soluble, ramène énergiquement au bleu la teinture de tournesol rougie. La potasse caustique du commerce renferme une quantité d'eau variable, au moins i équivalent : elle est très-soluble et même déliquescente ; elle dissout ou détruit les matières organiques. On retire la potasse du carbonate de potasse ordinaire, en dissolvant celui-ci et ajoutant dans sa dissolution un lait de chaux; il se produit une réaction par laquelle on obtient du carbonate de chaux insoluble, et de la potasse caustique soluble ; on évapore la liqueur claire dans des vases de fonte, ou mieux d'argent, et Ton obtient la potasse à la chaux ( pierre à cautère ou potasse caustique), que l’on coule en tablettes, en crayons ou en pastilles. Ajoutée en petite quantité dans le bain d’iodure, la potasse donne, dit-on, de la rapidité aux épreuves négatives; peut-être n'agit-elle alors que parce qu'elle sature ultérieurement une certaine quantité de l’acide acétique contenu dans l’acétonitrate en formant de l’acétate de potasse; elle sert quelquefois à' faire varier les tons des épreuves positives, après les bains d’hyposulfite. Lorsqu’on veut de la potasse ou de la soude pure, il faut demander au fabricant de la potasse ou de la soude à Ualcool, c’est-à-dire qu’on a purifiée en la dissolvant dans l’alcool, et conserver la dissolution dans un flacon de verre vert et non dans un flacon de cristal. On n’emploie guère en photographie que les potasses communes (potasse d’Amérique, potasse de Russie, qui ne sont autres que du carbonate de potasse impur), souvent mêlées par fraude de carbonate de soude ; on appelle potasse factice le carbonate de soude très-caustique. Quoique très-impurs, ces produits sont convenables pour le nettoyage des glaces.

Potassium.

(K = 4^9?^® ^ ou 39 par H.)

Métal solide, d’un blanc d’argent, mou, plus léger que l’eau.

VOCABULAIKK.

ayant pour l’oxygène une grande affinité, décompose l’eau à froid et s’empare de son oxygène pour former de la potasse (oxyde de potassium, KO); l’hydrogène se dégage et brûle avec une belle flamme pourpre; cettecouleur de la flamme est due à la présence de la potasse. On extrait le potassium delà potasse à l’aide du charbon ou du fer à une température trèsélevée.

Pyrogallique (Aeide).

( C®H^ 0^ = 787 ,5o par O ou 63 par H.)

Lorsqu’on chauffe l’acide gallique dans une cornue à une température de 210 à 216 degrés, il se volatilise un corps particulier, très-léger, blanc, cristallisé en paillettes, que M. Pelouze, l’auteur de sa découverte, a appelé acide pyrogallique, parce qu’il dérive de l’acide gallique et qu’il est préparé au moyen de la chaleur; on peut encore le préparer en chauffant l’acide gallique, le tannin, ou même la noix de galle en poudre, dans un têt recouvert d’un papier tendu et coiffé d’un cône de papier collé ou de carton; l’acide pyrogallique se volatilise [se sublime],ipms se condense sous forme de paillettes blanches dans le cône de papier. M. Liebig a modifié ce procédé d’une manière très- avantageuse [fig-^^]- On prend l’acide gallique

( Fis- ^l9- )

préalablement desséché, concassé et mélangé avec deux fois son poids de pierre ponce ; on le distille dans une cornue tubulée, enterrée dans un bain de sable. Un courant d’acide carbonique lavé et séché balaye continuellement l’appareil; on chauffe à i5o degrés, l’acide pyrogallique se sublime et est entraîné hors de la cornue par le courant gazeux. On reçoit dans un ballon le liquide sirupeux que l’on concentre et fait cristalliser. On peut obtenir ainsi jusqu’à 3o pour loo du poids de l’acide gallique employé.

Cet acide est très-soluble dans l’eau ; il a des propriétés réductrices très-énergiques, et il est par conséquent excellent pour développer les épreuves photographiques ; on l’emploie surtout dans le procédé au collodion à la place du sulfate de protoxyde de fer : il agit avec moins de rapidité, mais il donne plus de vigueur aux épreuves.

On achète l’acide pyrogallique dans le commerce : on ne peut le préparer soi-même économiquement. L’acide pyrogallique, de même que l’acide gallique, est considéré comme pur lorsqu’il est blanc, cristallisé, complètement soluble dans l’alcool et brûlant sans résidu sur une lame de platine; il produit avec les sels ferriques un précipité bleu-noir très-foncé. On se sert d’une dissolution de i gramme dans 25o grammes d’eau, plus 20 grammes d’acide acétique, ou i gramme d’acide citrique; de cette solution on mélange, au moment de s’en servir, une partie avec un volume égal d’une autre solution de 10 grammes d’azotate d’argent dans 5oo grammes d’eau. Si l’on faisait ce mélange à l’avance, l’action réductrice de l’acide pyrogallique se porterait sur l’azotate d’argent, et la liqueur se décomposerait rapidement.

La dissolution d’acide pyrogallique s’altère au bout d’un certain temps,

[Y o\Y Coton-poudre.)

Résine de Dammara.

Il y a plusieurs résines de Dammara; celle que l’on connaît dans le commerce sous le nom de Dammar ou Dammar puti.

VOCABULAIRE

qui veut dire résine blanche^ ou Dammar balu, qui signifie

estune substance incolore presque comme le cristal et qui exsude à l’état liquide d’un conifère, le Dammara alba; elle s’épaissit et se solidifie au contact de l’air et pend des arbres comme des cônes de glace. Cette résine est caractérisée par son extrême friabilité, elle présente de grands rapports avec le succin. Elle est employée dans la composition des vernis.

Itouge à polir.

Le corps que l’on désigne encore sous le nom de rouge cV A ngleterre est du peroxyde de fer en poudre impalpable. On le prépare en calcinant au rouge le sulfate de protoxyde de fer (vitriol vert, couperose du commerce) qui se décompose en acides sulfurique et sulfureux, et en peroxyde de fer, s’il' est distillé tel quel ; ou en acide sulfurique et peroxyde de fer, s’il a été préalablement grillé au contact de l’air.

La masse rouge obtenue comme résidu de la calcination est réduite en poudre et lévigée, comme nous l’avons indiqué, en la mettant dans l’eau et décantant le liquide après un temps plus ou moins long selon que l’on veut obtenir une poudre plus ou moins fine. On se sert de ce rouge pour donner aux plaques un dernier poli parfaitement clair; il faut toujours employer du rouge convenablement sec pour éviter toute adhérence sur la plaque. On peut essayer la finesse du rouge, et en général celle de toutes les poudres impalpables, en les frottant entre les ongles des pouces ; si une poudre est suffisamment fine, elle ne doit pas altérer la douceur du toucher. Le rouge préparé spécialement pour les plaques ou pour bijoux est ordinairement bon ; s’il n’est pas assez fin, on peut le léviger de nouveau : après avoir recueilli la poudre sur un filtre, on la chauffe dans une capsule jusqu’à ce que toute l’humidité en soit partie. Il est nécessaire que le rouge soit conservé à l’abri des poussières et des corps étrangers ; le moindre grain de sable suffirait pour rayer la plaque et la perdre complètement.

Rubidium, nouveau métal encore sans emploi.

Voir, § 7, la définition chimique de ce mol.

Sel marin, ou sel commun, sel de cuisine, sel gemme, sel de table, etc.

Voir Chlorure de sodium.

Sérum. (VoirZ«ï7.)

Silice.

(Si 0^—566,82 par 0 ou 45* par H. )

La silice, ou acide silicique, est très-répandue dans la nature, soit pure, par exemple à l’état de cristal de roche, soit colorée, dans l’agate, le silex, etc., soit combinée à l’alumine ou à la chaux, comme dans les argiles, les marnes, etc. Anhydre, elle est inattaquable par les acides autres que l’acide fluorhydrique ; mais elle est attaquée par les alcalis à une température élevée. La silice pure en poudre légère peut être utilement employée pour les divers polissages nécessaires en photographie.

Sodium.

(Na = 287 , 1 7 par 0 ou 28 par H.)

Métal qui, uni à l’oxygène, donnerait la soude, et, par suite, tous les sels de soude ; on l’extrait de la soude à l’aide du fer ou du charbon à une température élevée ; il décompose l’eau à froid.

Solubilité des principaux agents cliimiques employés en pliotograpliie.

Le tableau suivant a été, pour la facilité des recherches, rangé par ordre alphabétique; il renferme la plupart des corps employés en photographie : l’auteur, M. Girard (i), y a joint la

( 1 ) Bulletin de In Sociclc française de Photographie^ année 1857, n® 12.

VOCABULAIRE. 4^9

richesse en centièmes correspondant à la densité pour les liquides les plus employés, tels que les acides, l’ammoniaque, etc.

Acétate d’ammoniaque.

Soluble dans l’eau à peu près en toutes proportions.

Acétate de chaux.

TEMPÉRATURE

QUANTITÉ

dissoute.

Solubilité ;

dans 100 parties d’eau

Toutes propor-

tions.

Acétate neutre de plomb .

TEMPÉRATURE

QUANTITÉ

dissoute.

Solubilité :

dans 100 parties d’eau. ...

Fond dans son

eau de cristall.

. Remarque. — A partir de 75 degrés, il est soluble en toutes proportions dans l’eau.

Acide acétique.

DEGRÉS

QUANTITÉ d’eau

du pèse-acide

p. 100 d’acide

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