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PROCÉDÉ DE M. STÉPHANE GEOFFRAY

§ 166. On doit à M. Stéphane Geoffray le procédé suivant pour iodurer le papier en même temps qu’on l’enduit d’un des éléments de la cire, la céroléine; ce procédé donne de très-bons résultats. Nous transcrivons ici textuellement la description que M. Stéphane Geoffray a donnée de son procédé :

« § 1er. J’introduis dans une cornue de verre 5oo grammes de cire » jaune ou blanche , j’ajoute i litre d’alcool au degré du commerce, et » je fais bouillir jusqu’à dissolution complète de la cire (j’ai eu soin de » disposer à la suite de ma cornue un appareil au moyen duquel je puis » recueillir tout le produit de la distillation).' Je verse dans un vase le » mélange encore liquide; bientôt, à mesure qu’il v a refroidissement, la » myricine et la cérine se solidifient, et la céroléine reste seule en disso- » lution dans l’alcool; j’isole ce liquide en le passant sur un linge fin ; et, » par une dernière opération, je le filtre à travers un papier dans un » entonnoir de verre, après y avoir mêlé l’alcool résultant de la distilla- » tion. Je conserve en provision cette liqueur dans un flacon bouché à » l’émeri et je m’en sers à mesure que j’en ai besoin après l’avoir mé- » langée de la manière suivante.

» § 2. D’autre part je fais dissoudre dans i5 grammes d’alcool à 36 de- » grés 20 grammes d’iodure d’ammonium (ou de potassium), i gramme » de bromure d’ammonium ou de potassium, i gramme de fluorure de » potassium ou d’ammonium.

» Dans une capsule j’ai versé sur un gramme environ d’iodure d’argent » fraîchement préparé, et goutte à goutte, ce qu’il faut seulement pour le » dissoudre d’une solution concentrée de cyanure de potassium.

» J’ajoute cet iodure d’argent dissous au mélange précédent et j’agite ; » il reste comme en dépôt au fond du flacon une épaisseur assez considé- » rable de tous les sels ci-dessus, qui servent à saturer l’alcool par lequel » je remplace successivement celui saturé que j’extrais au fur et à me- » sure dans les proportions ci-dessous.

» § 3. Ces deux flacons étant composés, lorsque je veux préparer des » négatifs, je prends 200 grammes environ de la solution n° 1 de céro- » léine et d’alcool auxquels je môle 20 grammes de la solution n° 2, je filtre » le mélange avec soin pour éviter les cristaux non dissous qui tachent » toujours le papier, et je fais dans une cuvette en porcelaine un bain où » je laisse s’imbiber pendant un quart d’heure environ et par cinq ou six » à la fois, jusqu’à épuisement de la liqueur, les papiers choisis et coupés.

PAPIER

» — Retirés, suspendus par un angle et séchés, ces papiers, qui ont pris » une teinte rosacée toujours très-uniforme, sont enfermés à l’abri de la » poussière et conservés au sec. Quant à la sensibilisation par le nitrate » d’argent, l’apparition de l’image sous l’action de l’acide gallique et la » fixation de l’épreuve par l’hyposulfite de soude, je suis les méthodes » ordinaires, celle de M. Legray le plus souvent. J’ajoute seulement, si » j’en ai de préparée, 1 gramme ou 1 d’eau-de-vie camphrée à 1 litre de » la dissolution d’acide gallique. »

M. Civiale remplace la cire ou la céroléine par la paraffine.

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