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Ces deux corps ont été utilisés en dissolution comme agents accélérateurs pour le daguerréotype sur plaque : mais leur emploi peu commode a fait préférer le bromure et le chlorobromure de chaux, avec lequel on obtient des résultats étonnants comme rapidité et vigueur de ton : on les prépare en faisant passer un courant de gaz chlore sur des cristaux d’iode.

Chlorure d’oi ^ [Per chlorure d'or).

( Au2CP = 3785,io par O ou 3oi par II.)

Composé de 2 équivalents d’or unis à 3 équivalents de chlore; c’est un sel solide, rouge-brun, soluble dans l’eau, dans l’alcool ou dans l’éther, facilement réductible par la chaleur : on le prépare en soumettant l’orà l’action de l’eau régale (mélange

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de i partie d’acide azotique et de 3 ou 4 parties d’acide chlorhydrique), et chauffant doucement, il se produit dans cette opération du chlore et des vapeurs d’acide hypo-azotique. L’or est dissout, on évapore l’excès du liquide à une douce chaleur, et le perchlorure d’or combiné à l’acide chlorhydrique cristallise par le refroidissement en longues aiguilles jaune clair et donne ainsi un chlorhydrate de perchlorure d’or acide, Au2Ci3ClH, qui est le produit vendu ordinairement dans le commerce (i). Si on continue de chauffer pour éliminer l’excès d’acide, on obtient peu à peu une masse qui brunit beaucoup, une partie du perchlorure passe à l’état de protochloEure insoluble dans l’eau; on se trouve donc placé entre deux écueils : ou bien on a un perchlorure d’or acide, ou bien une partie est perdue parce qu’elle passe à l’état de protochlorure insoluble. Aussi on doit conseiller d’employer de préférence les chlorures doubles d’or et de potassium ou de sodium , dont la préparation est facile, et que l’on peut employer aux mêmes doses.

Le perchlorure d’or pur devrait, en se décomposant à une température élevée, laisser 34 centigrammes d’or pour i gramme de sel ; mais il contient toujours soit de l’acide, soit de l’eau en excès, quelquefois même on y trouve du chlorure de sodium. Cette falsification se découvre toujours facilement. On chauffe fortement un peu de chlorure d’or à essayer, dans une petite capsule de porcelaine, on verse dans cette capsule refroidie deux ou trois gouttes d’eau distillée bien pure, on chauffe légèrement : cette eau, évaporée de nouveau sur la lame de platine, n’y doit pas laisser de résidu; une nouvelle goutte d’eau à laquelle on ajoute une goutte d’azotate d’argent ne doit pas donner de précipité.

Chlorure fie platine (Biehlomre oit Ferchlonire).

(Pt Cl2 =■ 2i 1 8,58 par O ou i68parH.)

Le bichlorure de platine s’obtient très-facilement en dissolvant le platine dans l’eau régale ou le mélange de 3 parties

(i) Note de M. Fordos. Mai 1860.

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d’acide chlorhydrique avec i partie d’acide azotique. Lorsque le platine est dissous, on évapore la solution à sec, mais à un feu très-doux pour ne pas décomposer le produit, ce qui a lieu déjà à une température de 200 degrés, puis on le renferme dans un flacon bien bouché, parce qu’il attire l'humidité de l’air. Nous avons donné, page 3 18, le mode d’emploi du chlorure de platine pour faire virer les épreuves.

Chlorupes doubles d’or de potassium ( ou sodium).

(Au7Cl3KCl -+- 5HO, ou Au1 Cl3 Na Cl 4 HO.).

On dissout 1 gramme d’or dans un mélange de 1 gramme d’acide azotique et 4 grammes d’acide chlorhydrique, on évapore à cristallisation, et on étend d’un peu d’eau distillée, puis on ajoute ogr,5i de bicarbonate de potasse; on évapore à sec pour chasser l’excès d’acide, on dissout dans un peu d’eau distillée, et on évapore de nouveau après filtration sur l’amiante, pour faire cristalliser.

Pour avoir le chlorure double d’or et de sodium, on remplace les ogr,5i de bicarbonate de potasse par 0,73 de carbonate de soude pur.

Chromâtes «le potasse.

On connaît dans le commerce deux chromâtes de potasse : Lun, jaune, représenté par la formule

KOCrO3,

c’est le cbromale neutre; l’autre, rouge, dont la formule est

KO2OÔ3.

c’est le bichromate : ce dernier est le plus employé. 31 a été proposé comme agent photographique; on l’a appliqué mélangé à des matières organiques, pour la gravure sur acier et l’impression sur pierre.

La réaction du bichromate de potasse (ou autres sels chromiques solubles) sur les matières organiques a servi de base à la plupart des procédés de photographie dans lesquels le dessin est formé par des poudres insolubles ; l’acide chromique du bichromate de potasse cède une partie de son oxygène et re-

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vient à l’état de sesquioxyde de chrome. La sensibilité à la lumière des préparations chromées n’est pas assez grande pour qu’il ait été possible jusqu’ici de les employer à la chambre noire autrement que pour des essais.

Chrome.

( Cr == 328, 5o par O ou 26 par H.)

Uni à l’oxygène, il entre dans la composition de nombreuses couleurs, le jaune et l’orangé de chrome, le vert anglais, le vert émeraude, etc.

Cire.

La cire est la matière dont sont fabriquées les cellules qui servent aux abeilles pour déposer leurs œufs et le miel qui doit les nourrir. Pour épurer le miel on expose les gâteaux sur des claies au soleil, le miel en découle, on l’appelle miel vierge; puis on soumet les rayons à la presse, on obtient ainsi un miel plus coloré; enfin, en fondant la cire, on recueille une troisième qualité. La cire est coulée dans des vases en terre ou en bois : c’est la cire jaune.

On l’épure et on la blanchit en la divisant en rubans ou en grenailles et l’exposant sur le pré ; elle est alors très-sèche et friable : on lui ajoute une très-petite quantité de suif. La cire doit être blanche, solide, coulante, à peine odorante etsapide, un peu plus légère que l’eau (0,966), molle et ductile à la température de 35 degrés ; elle fond à 70 degrés, se coagule à 62 degrés. Mâchée dans la bouche, elle ne doit pas donner le goût du suif. Pétrie entre les doigts, elle doit rester liante et ne pas se diviser en grumeaux.

Citrique (Acide).

L’acide citrique tire son nom du citron, dans le jus duquel on le trouve en abondance. Il existe également dans les fruits acides, comme les groseilles, les cerises, les framboises, les oranges. On l’extrait du citron en saturant le jus par la craie: on obtient ainsi du citrate de chaux insoluble que l’on décompose ensuite par l’acide sulfurique ; on concentre le liquide

résultant de cette opération et on obtient les cristaux d’acide citrique.

La saveur de cette substance est très-acide, agréable au goût; Facide citrique se dissout facilement dans l’alcool et dans l’eau* la solution aqueuse ne tarde pas à se couvrir de moisissures. Aussi est-il bon de l’alcooliser, à moins qu’on ne la prépare au moment de s’en servir.

Cet acide peut le plus souvent remplacer l’acide acétique dans les préparations photographiques. M. Gaillard a le premier proposé cette substitution pour préparer la solution pyrogallique, destinée à faire paraître les négatifs sur collodion. Sous son influence, l’image apparaît moins vite, mais elle sort avec plus de régularité et de finesse, et le négatif, au lieu de la couleur grise opaque que lui donne l’acide acétique, prend ordinairement une belle teinte noir-bleu. On emploie généralement cet acide à doses bien moins fortes que Facide acétique : il suffit de mélanger Facide citrique et Facide pyrogallique à poids égaux : i gramme d’acide citrique remplace 20 grammes d’acide acétique eristallisabîe.

Cobalt.

(Co = 368 ,65 par 0 ou 29 par H.)

Métal dont F oxyde sert à produire les bleus pour les émaux, verres, porcelaines et poteries, peintures, l’azur, le bleu Thénard, le vert de Rinmann (vert de cobalt et de zinc), etc., etc.

11 y a lieu de croire que les iodure et bromure de cobalt pourraient être employés en photographie comme les sels correspondants de nickel.

Collodioia.

On a donné le nom de collodion à une dissolution de pyroxyline (coton-poudre) dans l’éther; par l’évaporation de l’éther, le coton-poudre reste étendu en pellicule mince transparente, insoluble dans l’eau, d’une texture très-uniforme et assez résistante. La première application du collodion a été pour Fart de guérir, on s’en sert pour recouvrir les plaies, coupures, brûlures, etc., puis on Fa appliqué à la photographie; il donne*

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comme l'albumine, une couche insoluble dans laquelle reste emprisonnée une substance sensible.

Nous avons donné au chapitre Colloclion, pages i/[o et suivantes, les formules de collodion les plus employées.

Les diverses recettes de collodion peuvent en définitive se résumer ainsi : Avoir un collodion assez fluide pour s’étendre en couche mince, y incorporer en petite quantité un iodure soluble, qui forme dans le bain d’azotate d’argent de l’iodure d’argent insoluble. Nous ne saurions trop insister sur la limpidité parfaite du collodion pour éviter les taches; aussi serait-il bon de filtrer ou simplement de décanter chaque jour la quantité qu’on suppose nécessaire, et de remettre dans un autre flacon (pour être filtré ou décanté ultérieurement) l’excédant de ce qui a été versé sur la glace.

Le collodion mélangé d’iodures solubles ne conserve pas toujours la même sensibilité ; en général il s’altère d’autant plus vite que l’iodure est plus facilement décomposable. Les causes qui amènent cette altération du collodion photographique commencent à être mieux connues, grâce aux études faites par plusieurs savants, parmi lesquels nous citerons MM. Hardwich, Van Monckhoven, Ad. Martin.

11 arrive souvent, par le fait même de cette décomposition spontanée, que l’on amasse des quantités de vieux collodions qui représentent une certaine valeur par le volume d'éther et d’alcool qu’ils contiennent ; on peut facilement traiter ces collodions par la distillation, et en extraire un mélange d’alcool et d’élher propre à faire du nouveau collodion si la rectification a été bien faite. On doit dans cette opération ne pas oublier un instant : i° que l’alcool et l’éther sont des corps inflammables; 2° que la vapeur d'éther beaucoup plus lourde que V air coule comme de l’eau en descendant toujours vers le sol ; 3Ü que le mélange d’air et de vapeur d’éther et d’alcool est explosif. Il faut, en conséquence, prendre les précautions les plus sérieuses contre le feu.

On commence par décolorer le collodion en y ajoutant quelques rognures de zinc; quand il est parfaitement décoloré, ce qui montre qu’il n’y a plus d’iode libre, on adapte au col de la cornue ou au bouchon du ballon un tube très-long

5o4 TROISIÈME PARTIE.

que l’on refroidira si on peut par le réfrigérant de Liebig

(fig. 65 ) ; on pourra aussi, et ce serait mieux, se servir du flacon

Fig. 65.

même dans lequel est le collodion, et distiller au bain-marie.

Dans ce cas on mettra le flacon ou le ballon dans une capsule ou une marmite de terre, et on y versera graduellement de l’eau de plus en plus chaude (chauffée loin de l’appareil) jusqu’à ce que le liquide entre en ébullition ; on peut entretenir la température de l’eau par quelques charbons, mais le mieux sera de renouveler l’eau chaude partiellement et de ne pas mettre de feu dans le fourneau dont on se sert seulement comme support, car la rupture du ballon pourrait entraîner de graves accidents par l’inflammation de l’éther.

Coton.

Nous avons dit que l’on avait donné le nom de cellulose à la substance pure des fibres qui forment le tissu des végétaux. Cette substance, lorsqu’elle est débarrassée de la matière incrustante ou des autres corps qui s’y trouvent le plus souvent mélangés, est toujours identique dans sa composition : elle est formée d’oxygène, d’hydrogène et de carbone, et peut être représentée par la formule chimique C12H10O'°.

Le coton, nettoyé de manière à enlever les impuretés qui peuvent s’y trouver mélangées mécaniquement, nous représente de la cellulose presque pure.

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\ cet état., il sert en photographie pour le nettoyage des plaques ou des glaces, et surtout pour préparer la pyroxyline ou coton-poudre, qui entre dans la composition des collodions. La cellulose, qu’on a regardée longtemps comme insoluble dans les divers réactifs chimiques, présente cette propriété très-remarquable découverte par Schweitzer, d’être soluble sans décomposition dans une solution d’oxyde de cuivre ammoniacal, à laquelle on a donné le nom d 'oxyde de cupi 'ammonium (Répertoire de chimie appliquée, 1859). Si on verse de l’eau acidulée dans cette solution de cellulose, celle-ci se précipite immédiatement à l’état de pureté. M. Van Monckhoven a cherché à utiliser cette propriété en photographie, et il a obtenu des épreuves au moyen de cette solution convenablement iodurée et sensibilisée; mais ces recherches, trèsintéressantes au point de vue théorique, n’ont pas donné de résultats aussi satisfaisants que les procédés actuellement employés.

Une autre propriété remarquable de la cellulose, lorsqu’elle est traitée par l’acide azotique concentré pur ou mélangé à d’autres substances, est d’échanger plusieurs des équivalents d’hydrogène qui entrent dans sa composition, contre un corps dérivé de l’acide azotique, qui est l’acide hypo-azotique.

Cette substitution peut s’effectuer sans qu’il y ait modification très-apparente dans l’état physique de la cellulose, mais il y a changement dans les propriétés chimiques: le poids du corps est notablement augmenté : il est devenu soluble dans des liquides qui ne pouvaient pas le dissoudre auparavant; enfin il présente une combustibilité beaucoup plus grande, ce qui lui a fait donner le nom de coton-poudre.

Coton-poinBre ou Pyroxyline.

La découverte des propriétés de la cellulose modifiée par l’action de l’acide azotique fut faite par Schœnbein en 1846. On pensa d’abord utiliser ses propriétés détonantes pour les armes de guerre; mais il agissait comme poudre brisante et les détériorait dans un temps très-court: on fut obligé de renoncer provisoirement à son emploi : de nouveaux essais sont repris en Autriche et donnent les plus sérieuses espé-

5o 6 TROISIÈME PARTIE.

rances. On doit à M. Richer de connaître sa solubilité dans l’éther acétique; MM. Florès et Bomonte ont vu depuis qu’il était soluble dans l’éther mêlé d’alcool. Cette dissolution utilisée d’abord en chirurgie a été ensuite indiquée pour la photographie par M. Legray.; ce sont MM. Archer et Fry qui ont donné la première formule applicable.

Nous avons dit que le coton-poudre ou pyroxyline était de la cellulose, dans la composition de laquelle plusieurs équivalents d’hydrogène étaient remplacés par un nombre égal d’équivalents d’acide hypo-azotique ; mais le nombre de ces équivalents déplacés et remplacés varie suivant le mode de préparation : aussi a-t-on reconnu qu’il existait plusieurs variétés de pyroxyline. MM. Réchamp, Van Monckhoven, Hardwich et Ad. Martin ont fait sur ce sujet des recherches fort intéressantes; les dernières sont celles que M. Ad. Martin a présentées à la Société française de Photographie, et que nous donnons ici d’une manière sommaire, laissant à l’auteur la responsabilité des analyses et conclusions.

Le coton-poudre ou pyroxyline présente quatre variétés, selon qu’il contient 5, 3 ou 2 équivalents d’acide hyponi-

trique. Celui à 5 équivalents insoluble dans l’éther alcoolisé, dans lequel il se gonûe seulement et se dépose ensuite sous forme gélatineuse, ne peut se dissoudre que dans l’éther méthylacétique, et encore, après évaporation, il reste sous forme pulvérulente, et ne peut donc être appliqué à la photographie. Celui qui contient 4 équivalents d’acide hypo-azotique est le vrai coton photographique, se dissolvant dans l’éther alcoolisé et se déposant en couche mince et transparente. Le coton à 3 équivalents d’acide hyponitrique est poudreux, désagrégé, il est soluble dans les mêmes liquides que les deux variétés précédentes, mais il se dissout aussi dans l’acide azotique étendu et dans l’acide acétique : il donne par évaporation une couche qui manque de ténacité. Enfin la quatrième variété à 2 équivalents d’acide hypo-azotique serait soluble dans l’eau, et ne pourrait donc être employée dans la préparation du collodion.

Ces quatre variétés de coton sont généralement mélangées dans les produits que l’on obtient en préparant Le coton-poudre : de là les nombreuses différences que l’on rencontre fré-

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quemment. Il est important d’obtenir surtout la seconde variété ; la première n’a d’autre action nuisible que de modifier le dosage, et il est facile de se débarrasser de la troisième en épluchant le coton de manière à enlever la poudre; la quatrième (qui ne saurait être appelée coton-poudre) ne reste jamais, puisqu’elle est complètement enlevée par les lavages : toutefois elle peut se produire dans le collodion déjà préparé, lorsque celui-ci renferme des alcalis. Les alcalis ont donc la propriété, selon M. Martin, d’enlever au coton dissous une certaine quantité d’acide hyponitrique , et de le faire passer successivement de la première à la quatrième variété.

Une des conditions les plus importantes dans la préparation du coton, dit l’auteur, est d’employer un acide azotique préalablement chargé d’acide hypo-azotique.

Le lavage parfait du coton poudre, quel que soit le procédé de préparation, est une des opérations les plus importantes, car s’il reste quelques traces d’acide, on ne pourra jamais obtenir qu’un mauvais collodion.

Pour être parfaitement sûr qu’il n’y a plus d’acide, on peut ajouter à une des dernières eaux de lavage un peu d’ammoniaque caustique, et, après avoir pressé à plusieurs reprises le coton dans cette eau légèrement alcaline qui sature tout excès d’acide, on rince de nouveau à plusieurs eaux et on fait sécher. Ce coton est très-susceptible de s’enflammer : en conséquence on doit le laisser sécher spontanément à l’air libre et froid. Il arrive quelquefois que le coton-poudre s’altère spontanément, surtout lorsqu’il subit l’influence de la lumière; il laisse alors dégager des vapeurs d’acide hyponitrique et se change en une matière sirupeuse. Nous pensons que ces accidents n’arrivent qu’à des colons mal préparés, car nous en avons depuis trois ans dans notre laboratoire, qui, bien qu’exposés à la lumière diffuse, n’ont subi aucune altération.

M. Boetger a proposé l’emploi du colon-poudre pour filtrer les acides concentrés qui sont sans action sur lui.

Préparation du colon-poudre.

On peut employer pour la préparation du coton-poudre diverses matières représentant la cellulose dans un état de pureté convenable . tels sont les chiffons de toile de chanvre, de lin ou de coton, le papier blanc sans colle, dit papier Berzélius, ou le papier à cigarette ; mais on prend généralement de préférence le coton en cardes parfaitement nettoyé.

On a proposé divers procédés pour transformer ce coton en pyroxyle, nous allons donner ici les principaux.

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