ACIDE CHLORHYDRIQUE
marquant à l’aêromètre de Baume.
marquant au densimètre de Gay-Lussac.
renferme d’acide pur pour 100 parties en poids.
io4,4
CMoro^roitmre de eliaux. (des photographes).
Ce n’est pas un composé défini; on l’emploie à la place du bromure de chaux et de la même manière, § 203, comme puissant agent accélérateur. On le prépare en versant sur le bromure de chaux du chlorure de brome (voir ce mot) jusqu’à ce que la teinte de la chaux, qui d’abord passe du rouge au jaune de soufre, devienne une seconde fois rouge de sang; il faut avoir soin, quand on emploie ce composé, de reporter la plaque sur l’iode et de l’y laisser autant de temps qu’au premier iodage.
Cliloi'oforme.
( C2 HCl3).
Corps liquide, limpide, incolore, doué d’une odeur agréable et d’une saveur sucrée; il est beaucoup plus lourd que l’eau (D. 1,49) avec laquelle il ne se mélange pas; il est au contraire miscible en toutes proportions avec l’alcool et l’éther : il
peut donc être ajouté au collodion , auquel il donne, dit-on, une plus grande finesse. Il dissout facilement un grand nombre de substances, comme l’iode, le soufre, le phosphore, surtout les résines, même l’ambre jaune; aussi l’on s’en sert souvent pour préparer avec ce dernier corps un verni qui s’applique facilement à froid sur les glaces. On le prépare en assez grande quantité dans l’industrie en délayant dans un alambic 35 à 4o litres d’eau avec 6 kilos de chaux vive et 10 kilos d’hypochlorite de chaux; on ajoute un litre et demi d’alcool, et après avoir fermé l’alambic on chauffe jusqu’à l’ébullition et on abandonne ensuite l’opération à elle-même. Le chloroforme distille avec une certaine quantité d’eau et tombe au fond du récipient; on le distille deux ou trois fois sur le chlorure de calcium pour l’obtenir à l’état de pureté. C’est une substance qui présente un danger très-réel et qu’on doit respirer avec précaution, car l’inhalation de chloroforme, après avoir causé l’insensibilité, ne tarde pas à amener la mort.
Chlorure «Targeut.
( AgCl= 1792,21 par O ou i43 par H. )
Ce sel est le produit de la combinaison de 1 .équivalent d’argent avec 1 équivalent de chlore. Toutes les fois qu’un chlorure soluble est mis en contact avec un sel d’argent soluble, il se forme immédiatement un précipité de chlorure d’argent qui, s’il est pur, noircit rapidement à la lumière, est insoluble dans l’eau et les acides, soluble dans l’ammoniaque, les cyanures et les sulfocyanures alcalins et l’hyposulfite de soude. Toutes ces propriétés sont utilisées pour la photographie.
Chlorure (sous-) «Targesit.
(Ag2Cl = 3i4i,22 par O ou 25 1 par H.)
Lorsque le chlorure d’argent pur est exposé aux rayons lumineux, il se forme, même dans le vide, une substance violacée, et il y a en même temps un dégagement de chlore (ou d’acide hypochloreux). La composition de cette matière, qui, traitée par l’ammoniaque ou par l’hyposulfite de soude, donne
VOCABULAIRE
de l’argent pur, est restée longtemps indécise; on a prétendu que c’était un sous-chlorure d’argent, qui, au contact des réactifs ammoniaque ou hyposulfite se dédouble en argent métallique insoluble et en chlorure d’argent soluble dans le réactif. Les expériences faites par l’un de nous avec M. Girard semblent prouver que l’action de la lumière entraîne la séparation complète des éléments chlore et argent et non pas un sous-chlorure, et que l’argent est mis en liberté en même temps que le chlore (ou l’acide hypochloreux, peut-être de l’acide perchlorique Bu). On peut néanmoins obtenir un sous-chlorure soit en traitant le sous-oxyde d’argent par l’acide chlorhydrique, soit en versant sur de l’argent métallique des solutions de sesquichlorure de fer ou de chlorure de cuivre. ( Voir à l’Appendice les expériences deM.Éd. Becquerel etdeM.Niepce de Saint-Victor, pour obtenir la reproduction des couleurs avec un composé d’argent qui est peut-être le sous-chlorure.)
Chlorure de barium et chlorure de strontium,
(BaCl— i3oi,2o) (StCl = 99i,20 )
ou io3. ou 79.
Ces deux chlorures, composés de 1 équivalent de chlore pour 1 équivalent de barium ou de strontium , peuvent remplacer le chlorure de sodium ou le chlorhydrate d’ammoniaque dans tous leurs usages. Mais comme ces derniers sont plus communs et plus faciles à se procurer, on leur donne toujours la préférence.
Chlorure de brome (des photographes).
Le chlorure de brome se prépare en faisant passer dans le brome un courant de chlore que l’on obtient en mettant dans une fiole du peroxyde de manganèse, et y versant une couche de 3 à 4 centimètres d’épaisseur d’acide chlorhydrique du commerce; on ferme la fiole avec un bouchon percé portant un tube courbé qui amène le chlore dans le vase où est renfermé le brome. Ce vase doit être bien refroidi , car le chlorure de brome est très-volatil. On laisse le chlore passera saturation. Le gaz est pur tant que le tube qui le conduit ne s’échauffe pas. (Voir Chlorobro mure de chaux.)
4e éd.
Chlorure de sodium.
(Na CI = 780,37 par 0 ou 58 par IL )
Formé par l’union de 1 équivalent de chlore avec 1 équivalent de sodium; c’est le sel proprement dit, sel commun, sel de cuisine , sel de table . On F extrait soit des eaux de la mer par évaporation , il prend alors le nom de sel marin , soit de l’intérieur de la terre où il existe en couches profondes, on le nomme alors sel gemme. Il sert en photographie à la préparation des papiers positifs ; pourtant, comme le sel du commerce est hygométrique, surtout s’il renferme des sels magnésiens, et comme il se mouille alors au contact de l’air saturé d’humidité, on le remplace souvent par le chlorhydrate d’ammoniaque. Il peut servir à la place du bromure de potassium, pour fixer momentanément les épreuves négatives; enfin, il est utilisé pour précipiter certains résidus contenant de l’azotate d’argent et les transformer en chlorure d’argent insoluble, dont on extrait plus lard l’argent métallique. (Voir Traitement des résidus , §§ 235 et suivants.)
Chlorure d’iode. — JPerelilorure d’iode.