ACIDE SULFURIQUE
marquant
marquant
contient
contient
au densimètre de
à l’aréomètre de
d’acide monohydraté
d’acide anhydre
Gay-Lussac.
Baumé.
pour 100,
pour 100.
ïOO
io3
Tannin*
Le tannin a été proposé depuis quelques années par le major Russell pour préparer des glaces au collodion sec. C’est un corps blanc-jaunâtre pulvérulent, très-léger, inodore, d’un goût astringent, très-soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther. Il existe tout formé dans la noix de galle, qui peut en contenir jusqu’à 66 pour ioo.
On l’extrait facilement en faisant macérer la noix de galle en poudre pendant vingt-quatre heures dans l’éther chargé d’eau, on filtre et on évapore à sec.
Tartriipie (Acide).
(C8ILO'°, 2 HO = 1875 par O ou i5o par H„)
VOCABULAIRE. DO'J
Acide organique qui existe dans un très-grand nombre de fruits ; on l’extrait principalement du jus de raisin, dans lequel il se trouve uni à la potasse et à la chaux. Après la transformation du jus de raisin en vin par la fermentation qui produit l’alcool aux dépens du sucre, le bitartrate de potasse et le tartrate de chaux se précipitent lentement, parce qu’ils sont moins solubles dans le liquide alcoolisé que dans le même liquide non fermenté. Us forment alors la majeure partie de ce qu’on appelle la lie et surtout de la croûte qui reste adhérente aux parois du tonneau et que l’on appelle tartre ; de là le nom d’acide tartriqùe donné à l’acide que l’on en retire. On purifie le tartre ou bitartrate de potasse, et on obtient ainsi la crème de tartre du commerce. On extrait l’acide tartriqùe de la crème de tartre en transformant d’abord le bitartrate de potasse en tartrate de chaux, et en décomposant ce dernier par l’acide sulfurique; on filtre pour séparer le sulfate de chaux formé, et on concentre la liqueur pour obtenir l’acide tartriqùe à l’état cristallisé. L’acide tartriqùe, peu employé jusqu’ici en photographie, a donné des résultats remarquables dans les dernières expériences faites par M. Poitevin, § 2à7.
Thallium.
Le thallium a été récemment découvert par la méthode de l’analyse spectrale dans les boues des chambres de plomb qui servent à la fabrication de l’acide sulfurique. C’est un métal inutile jusqu’ici en photographie.
Vlieirmomètre*
La température élevée active presque toujours les réactions chimiques, son effet doit donc être le même pour toutes les opérations photographiques ; elle hâte la formation de l'image, son développement, son fixage. L’intensité de la température se mesure au moyen d’instruments gradués appelés thermomètres. L’échelle thermométrique adoptée n’est malheureusement pas la même partout, ni pour tous les ouvrages d’un même pays. Actuellement en France on se sert toujours du thermomètre centigrade: autrefois on se servait du thermomètre selon Réaumur. En Angleterre et en Allemagne, on emploie le thermo-
mètre de Fahrenheit. Ces instruments diffèrent en ce que le thermomètre centigrade marque o à la glace fondante et iooà la température de l’eau bouillante, tandis que le thermomètre de Réaumur marque o à la glace fondante et 80 à l’eau bouillante ; celui de Fahrenheit marque 32 à la glace fondante et 212 à l’eau bouillante. On ramène facilement un nombre donné de degrés Réaumur à leur valeur en degrés centigrades, en multipliant ce nombre par|, puisque 1 degré Réaumur vaut - de 1 degré centigrade ; pour les degrés Fahrenheit, on commence par soustraire 32 degrés du nombre donné, puisque le o centigrade est à 32 Fahrenheit, puis on multiplie le reste par f qui représente la valeur de 1 degré Fahrenheit comparé à 1 degré centigrade.
Pour faciliter la lecture des ouvrages anciens ou étrangers, nous avons pensé qu’il serait utile de donner la comparaison toute faite des diverses échelles thermométriques.
Tableau comparatif des degrés centigrades, Réaumur et Fahrenheit.
CENTIGRADES