‹ Chimie photographiqueChapitre 92 sur 109 · GG · texte numérisé non relu

GG

VOCABULAIRE

Tableau comparatif des degrés centigrades, Réaumur et Fahrenheit.

[Suite. ]

CENTIGRADES

RÉAUML'R.

FAHRENHEIT

io5,8

ii4,8

CENTIGRADES

RÉAUML’R .

FAHRENHEIT

en

-bioo

SyO

Tournesol (Teinture de).

Dissolution bleue que l’on prépare au moyen des lichens servant à la fabrication de l’orseille. La teinture de tournesol a la propriété de virer au rouge par Faction des acides, et d’être ramenée au bleu par les alcalis. On la prépare au moyen du produit vendu dans le commerce sous le nom de tournesol en pains. Pour cela on pulvérise et on délaye dans l’eau ces petits pains ; la dissolution filtrée est la teinture bleue de tournesol. On emploie aussi comme réactif le papier couvert de cette teinture, et le même papier qu’on a préalablement trempé dans une eau acidulée à l’acide sulfurique qui le rougit : le papier rougi est lavé à grande eau ; on peut le préparer d’une grande sensibilité ; on le trouve d’ailleurs tout fait chez les marchands de produits chimiques : il nous sert à reconnaître si certains produits, l’azotate d’argent par exemple, sont acides ou parfaitement neutres.

Tripoli*

On donne cé nom à toutes les variétés de silices terreuses qui peuvent servir à polir. Le plus estimé vient de l’île de Corfou : il est schisteux, rougeâtre, très-hygrométrique. On en trouve d’analogue à Ménat, près de Riom (Puy-de-Dôme), à Yalckeghem, près d’Audenarde (Belgique); en Toscane, en Saxe, etc.

Le tripoli sert en photographie à nettoyer, à polir les glaces ou les plaques. On doit avoir soin d’employer un tripoli trèsfin qui puisse polir sans rayer. On arrive facilement à ce résultat par les mêmes procédés que pour le rouge à polir, en mettant la poudre en suspension dans l’eau et décantant (lévigation).

( U = 750 par O ou 60 par H.)

L’uranium est un métal que l’on prépare en traitant le chlorure d’uranium par le potassium ; l’azotate de sesquioxyde d’uranium a été appliqué à la photographie dans ces derniers

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temps par M. Niepce de Saint-Victor ( voir §250); il est sensible à l’action des rayons lumineux ; un papier imprégné d’une solution d’azotate d’urane donne des épreuves qui se développent dans une solution d’azotate d’argent ou de chlorure d’or.

Les sels de protoxyde d’urane ont été indiqués comme réduisant l’argent de son azotate et pouvant servir à développer les épreuves négatives au collodion humide.

On prépare l’azotate d’urane en attaquant par l’acide azotique le minerai d’uranium, la pechblende, préalablement pulvérisé. La dissolution se fait facilement; on évapore à sec et on reprend par l’eau, qui dissout l’azotate d’urane et d’autres sels étrangers. On concentre le liquide, qui laisse déposer des cristaux jaunes à reflets verts d’azotate d’urane; on reprend par l’eau ces cristaux convenablement égouttés; on les purifie par une seconde cristallisation ; enfin, si l’on veut l’azotate d’urane absolument pur, on dissout dans l’éther les cristaux déjà purifiés, et par évaporation on obtient une nouvelle cristallisation d’azotate d’urane complètement dépouillée de substances étrangères.

Vernis jioïïi0 collodion.

Lorsqu’on a terminé une épreuve au collodion, il est nécessaire de la recouvrir d’un vernis pour la garantir de tout contact extérieur. Ce vernis peut être une dissolution de gomme arabique, mais alors il ne résiste pas au lavage; on peut employer les divers vernis blancs connus dans le commerce. Nous avons donné la composition de quelques-uns, § 93.

Zinc.

( Zn = 4°6, 5o par 0 ou 33 par H. )

Ce métal, fusible à degrés, est volatif au rouge vif; les vapeurs du zinc en ébullition s’oxydent au contact de l’oxygène de l’air, et se répandent dans l’atmosphère en flocons

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