‹ Chimie. Traité élémentaire de cette science et de ses applications aux arts et aux manufacturesChapitre 122 sur 162 · GOMMES-RÉSINES · texte numérisé non relu

GOMMES-RÉSINES

4e Classe. La résine eopal forme un très beau vernis ; le véhicule est ordinairement l’éther, et quelquefois l’essence de térébenthine.

5e Classe. Cette espèce de vernis est ordinairement composée de copal que l’on dissout dans l’huile grasse; on ajoute ensuite de l’essence de térébenthine. Ces vernis sont incolores, durs, et peuvent supporter une température de 35o°.

Des Gommes-résines.

Les gommes-résines sont des substances qui découlent naturellement ou par incision d’arbres ou de végétaux herbacés , et qui sont un mélange de mucilage, de résine, d’huile essentielle, de débris de végétaux, et quelquefois d’amidon : on les désigne ordinairement par le nom du végétal qui les produit , quelquefois par un nom dont l’origine est inconnue. Les gommes-résines ont pour caractères distinctifs de se dissoudre partiellement dans l’eau et dans l’alcool , d’être solides , plus pesantes que l’eau , et d’avoir une odeur très prononcée et une saveur âcre. Les gommes-résines s’emploient en médecine et dans la fabrication des vernis. Les principales gommes-résines en usage sont :

Aloës. ......... x\loë Soccotrina.

Ammoniaque ( gomme-résine ) . . Ombellifère.

Assafætida . Ombellifère.

Bdellium Origine inconnue.

Caragne Origine inconnue.

Euphorbe * De plusieurs euphorbes.

Galbanum Bubon galbanum.

Gamboge (gomme gutte) Gambogia gutta.

Myrrhe $9 Origine inconnue.

Oliban , encens Juniperus lycia.

Opopanax Pastinaca opopanax.

Sngapennm Ombellifère.

Scammonée Convolvulus seammonia.

Des Baumes.

Les baumes sont extraits par incision des végétaux ;

34î CAMPHRE.

ils sont solubles dans l’alcool à 36° et donnent de l’acide benzoïque lorsqu’ils sont exposés à l’action de la chaleur. On les emploie en médecine et dans les arts. Les principaux baumes connus sont :

Le baume benjoin Styrax, benjoin.

— du Canada Abies balsamea.

— Copahu. Copaifera officinalis.

— Gilead Amyris gileadensis.

— de la Mecque. .... Amyris opobalsamum.

— de Pérou Miroxylum peruiferum

— de Tolu. . , , Toluifera balsamum.

Du Camphre.

Le camphre purifié est solide , blanc , cristallin , peu cassant , d’un aspect analogue à celui que présente le blanc de baleine, et si volatil qu’il se dissipe complètement lorsqu’il est exposé à l’action de l’air chaud. Son odeur est très forte , sa saveur âcre , sa densité est inférieure à celle de l’eau; il brûle avec vivacité, donne une flamme brillante , répand beaucoup de fumée et ne laisse aucun résidu : il est insoluble dans l’eau , mais lui communique son odeur ; soluble dans l’alcool , l’éther et les huiles. L’eau le précipite de sa dissolution alcoolique' ; il fond à 175°, et entre en ébullition à 20/j0. Les alcalis sont sans action sur le camphre , la plupart des acides le dissolvent. On le trouve tout formé dans un grand nombre de plantes aromatiques, et particulièrement dans la famille des labiées. Celui que l’on trouve dans le commerce nous est envoyé brut de la Chine, du Japon, des îles de Sumatra et de Bornéo. On l’extrait des racines , du bois et des feuilles de deux espèces de lauvus : ce sont les racines qui en donnent davantage ; ou distille avec de l’eau le bois du laurus campbora , dans de grandes cucurbites de terre, surmontées de chapitaux remplis de paille et munis d’un récipient. La plus grande partie du camphre se sublime , se condense sur la paille , et le reste passe dans l’eau.

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