‹ Chimie. Traité élémentaire de cette science et de ses applications aux arts et aux manufacturesChapitre 123 sur 162 · CIRE · texte numérisé non relu

CIRE

Le camphre est soumis en Europe à une nouvelle sublimation dans des ballons de verre peu cdeveS , a fond aplati et placés sur un bain de sable; le camphre se vaporise et se solidifie à la partie supérieure du vase, d’01'1 on le détache avec un couteau après avoir brisé le verre : il est alors en masse hémisphérique , concave d’un côté, convexe de l’autre, et percée au centre. Les Hollandais ont tenu long- temps cette purification secrète ; suivant Chaptal ils purifiaient le camphre en le mêlant avant la sublimation avec environ 60 grammes de chaux vive par kilogramme ; mais depuis quelque temps, on le ralïine en France sans cette addition : il sufiit de régler le feu de manière que la partie supérieure du matras soit entre 1^5° et 204° , c’est-à-dire assez chaud pour recueillir tout le camphre sublimé et lui faire prendre la forme d’un gâteau.

Le camphre traité par l’acide nitrique se transforme en acide particulier appelé acide camphorique On peut même former un composé artificiel dont nous avons déjà parlé et qui se comporte sous tous les rapports comme le camphre : on l’obtient en faisant passer de l’acide hydrochlorique dans l’essence de térébenthine. Le camphre est employé en médecine el dans les arts ; il facilite d’une manière remarquable la dissolution de la résine copal ; ses émanations sont très nuisibles aux insectes, et c’est par cette raison qu’on l’emploie pour garantir de leurs ravages les vètemens, les objets d’histoire naturelle.

De la Cire.

La cire est une substance huileuse concrète ; elle forme la partie solide qui renferme le miel des abeilles. Proust pense que la cire existe toute formée dans les végétaux. M. Hubert prétend au contraire que la cire que renferment les ruches est une production qui est due a l’industrie des abeilles, qui ne peuvent se la procurer qu’autant qu’elles ont du miel ou du sucre :

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