‹ Chimie. Traité élémentaire de cette science et de ses applications aux arts et aux manufacturesChapitre 40 sur 162 · AZOTE · texte numérisé non relu

AZOTE

Acide bromique. Comp. 65, io brome, 34,90 oxi^ène (éch. syn. 75 brome, 4° oxigène). Liquide syrupeux que l’on obtient en traitant le brômate de barite par l’acide sulfurique ; il se forme un précipité blanc de sulfate de barite, et la liqueur est de l’acide bromique que l’on concentre en chauffant modérément : une chaleur un peu forte en volatilise une partie et décompose l’autre en brome et en oxigène.

Acide hydrobromique. Comp. 98,68 brome, 1 >32 hydrogène (ech. syn, 75 brome, 1 hydrogéné ). Lst un gaz acide qui ressemble a 1 acide hydrochloi ique sous beaucoup de rapports et à l acide hydriodique sous quelques autres. Il est extrêmement difficile de le pitparer directement , c’est-a— dire , par 1 union delà \ apeur de brome et de 1 hydrogéné ; mais en traitant un bromure alcalin par 1 acide sulfurique il se dégagé de l’acide hydrobrômique qui est à la vérité mélangé d acide sulfureux. On n’a pas encore trouve le moyen de le purifier complètement.

Le brome s’unit, i° au chlore et forme un bromure de chlore , liquide, jaune, rouge, très fluide, très volatil; 2° à l’iode et donne deux bromures d'iode , l’un est brun-Yougeâtre et en cristaux à feuilles de fougère ; l’autre, contenant une plus grande proportion de brome, estunliquide qui ressemble à l’acide hydriodique fortement ioduré ; 3° au soufre, la combinaison se fait à froid ; il suffit de verser du brome sur de la fleur de soufre; le bromure de soufre est un liquide huileux, rougeâtre, répandant des vapeurs blanches.

Je n’ai pu tracer que d’une manière extrêmement succincte les diverses propriétés du brome et de ses composés , je renvoie pour de plus amples details au mémoire dû à l’auteur de cette belle découverte : ce mémoire est inséré dans les annules de chimie, tome 32, page 337.

De l’Azote.

Azote. Pes. o,q72. Fluide élastique, inodore, trans-

n4 AÏR ATMOSPHÉRIQUE,

parent, incolore, impropre à la combustion et à la respiration. Le chlore, le soufre, l’iode, ne se combinent pas directement avec lui il est sensiblement insoluble dans I eau, n altère pas la teinture de tournesol et ne trouble pas 1 eau de chaux ; mélangé avec l’oxigène dans les proportions de 79 parties contre 21 d’oxigène , il constitue 1 air atmosphérique ; aussi obtient-on l’azote en enlevant a Pair la portion d’oxigène qu’il renferme. On peut y parvenir de plusieurs manières : i° en plaçant du phosphore danS une cloche contenant de Pair atmosphérique : l’oxigène est absorbé, et le résidu est de l’azote que l’on prive de la petite quantité d'acide carbonique qu’il renferme en absorbant cet acide par un oxide alcalin , par exemple, la potasse j 20 en mêlant ensemble dans une cloche sur l’eau çent mesures d air ordinaire et quatre-vingts mesures de deutoxide d azote ; ce dernier gaz absorbe l’oxigène de l’air se transforme en acide nitreux qui est absorbé par l’eau ; u reste soixante-dix-neuf mesures d’azote.

L’azote, appelé quelquefois nitrogène , fut découvert en 17 72, par Rutherford. En 177 3 , Lavoisier démontra qu il était une des parties constituantes de l’air atmosphérique. Ce dernier fluide, par son importance dans 1 économie animale, mérite un examen particulier.

De l’Air atmosphérique.

La masse immense de fluide élastique permanent qui enveloppe notre globe se compose de toutes les espèces d’air qui se dégagent des corps dissémines sur sa surface. Plusieurs de ces gaz sont absorbes par 1 eau ; d autres se décomposent en se combinant entre eux, consequemment la partie inférieure de l’atmosphère se composera principalement d’azote, d’oxigène , de vapeur aqueuse et d’acide carbonique. La partie supérieure parait au contraire renfermer une assez^ grande proportion d hydrogène : ce dernier gaz est d une densite si faible qu’il doit naturellement s’é-*

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